La politique occupe le haut du pavé des publications de ce lundi.
La crise politique qui secoue le Togo avec des manifestations violentes de l’opposition et ses conséquences, inquiète la communauté internationale qui lance des appels au calme et au dialogue. C’est le cas de cinq (05) représentations diplomatiques composées de la Délégation de l’union européenne, la Coordination du Système des Nations Unis et les Ambassades d’Allemagne et de France et des Etats-Unis d’Amérique qui ont, dans une déclaration conjointe le vendredi 20 octobre dernier, appelé les «forces politiques du Togo à engager rapidement un dialogue… », rapporte ‘’Togomatin’’.
Le confrère publie ensuite une lettre ouverte de Germain A. SOSOU, à Tikpi Atchadam, leader du PNP dans laquelle il lui demande de faire un « repli capital à la faveur du peuple ». Aussi ‘’Togomatin’’ se fait l’écho de la proposition de l’ex Premier ministre togolais Edem Kodjo pour une sortie de crise. Le président de l’Organisation Non Gouvernementale PAX AFRICANA estime qu’il est temps « de prendre le taureau par les cornes et d’aller courageusement vers les voix d’un dialogue républicain et fécond », écrit-il.
‘’Nouvelle Opinion’’ voit d’un autre angle cette sortie de Edem Kodjo qui pense que « ce n’est pas seulement de l’extérieur que peut venir la solution ». Ainsi, l’ex Premier ministre propose-t-il ses services de médiateur qui sera sa contribution à la réalisation de grand idéal qui sera la sortie de crise, remarque l’hebdomadaire.
Concernant toujours cette crise politique, le tabloïd trouve paradoxal, le fait qu’après avoir boudé l’Organisation Internationale de la Francophonie, (OIF), l’opposition réclame Macron pour aider le Togo à sortir de sa crise.
‘’Le Combat du Peuple ‘’ enfonce le clou après avoir écouté sur Radio France International, Tikpi Atchadam lancer un appel à Macron pour qu’il intercède dans la crise togolaise : « Nous n’avons rien compris à cette bourde politique monumentale de la part de quelqu’un qui s’est viscéralement présenté comme un panafricaniste…demander à un Président français d’intervenir dans une crise comme celle du Togo qui n’est qu’interne », commente-t-il.
L’opposition, pour faire ses revendications a organisé des marches dans certaines capitales des pays africains. Au Burkina Faso, ces marches auraient été interdites et le Président Directeur Général de l’entreprise des travaux publics EBOMAF était pointé du doigt comme étant à la base de cette interdiction. Mais « Mahamadou Bonkoungou, PDG d’EBOMAF n’est ni de près ni de loin mêlé », affirme ‘’Libération’’
‘’Liberté’’ s’intéresse au volet humanitaire de la crise et titre : « Faure Gnassingbé en guerre contre son peuple ! Urgence humanitaire pour les populations de Sokodé, Mango… »
Pour le ‘’Correcteur’’, Sokodé est assiégée et il est nécessaire d’ouvrir un corridor humanitaire pour assister la population.
Pour mettre fin à ces souffrances de la population et offrir une chance à la paix, « le groupe des cinq » demande expressément à Faure Gnassingbé de mettre tout en œuvre pour faire libérer tous les détenus arrêtés depuis le déclenchement des manifestations et surtout l’Iman de Sokodé… de s’adresser à ses compatriotes et prendre un engagement solennel pour laisser le pouvoir au terme de son troisième mandat en 2020, fait savoir ‘’Liberté’’ qui confie encore : « Faure Gnassingbé pas chaud pour ce schéma ».
Si le Chef de l’Etat n’est pas « chaud », les rues du pays non plus sont loins de retrouver leurs calmes. Des manifestations de l’opposition sont annoncées les 7, 8 et 9 novembre prochains, informe ‘’Le Correcteur’’ qui opine que « l’étau se resserre autour de Faure Gnassingbé ».
‘’Forum de la Semaine’’, analyse l’émergence du Parti National Panafricain (PNP) sur la scène politique togolaise et s’interroge : « la crise d’août 2017 a-t-elle pu être fomentée de l’étranger ? ». Le confrère répond par l’affirmative et demande à la communauté politique nationale de s’intéresser à la nature des liens que le PNP peut avoir avec l’étranger.
Sur un sujet différent, ‘’Le Combat du Peuple’’ commet un article sur le métier de journaliste qui selon lui est « toujours mal compris dans notre pays. » Il fait remarquer que « les renégats de la presse togolaise sont dans leur sale besogne. » Le confrère fait allusion aux journalistes qui « s’offrent le luxe de publier des listes de classification de leurs confrères pour les dénigrer en les présentant comme proches du pouvoir, donc stipendiés et corrompus. »
Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur la prestation de serment des nouveaux membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante, vendredi dernier devant la Cour Constitutionnelle.
Le Service de Presse/HAAC