Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mardi : la situation politique au Togo et la rentrée scolaire 2017-2018.
Mais d’abord cette information que nous livre ‘’L’Alternative’’. A en croire le bihebdomadaire, l’honorable membre de la HAAC, Mme Aminata Adrou, aurait, au cours d’une séance de louages et de prières organisée le lundi 18 septembre 2017 à Lomé, tenu des propos moins tendres à l’endroit de certains journalistes. Le confrère rapporte que « pour la ‘’présentatrice vedette’’ à la télévision nationale convertie chrétienne, les journalistes sont des prophètes de malheurs et de destruction ».
La publication croit savoir que « cette sortie incendiaire de Mme Adrou, non seulement trahit l’état d’âme de la HAAC où certains de ses membres sont contre les journalistes jugés critiques à l’égard du pouvoir, mais aussi est révélatrice de la position de cette institution de régulation ». Et le tabloïd de reprocher à la Haute Autorité de ne s’être pas « indignée » suite aux « menaces » et à « l’agression » de certains journalistes dans l’exercice de leur métier.
Situation politique au Togo
Elle est marquée par le débat sur les réformes pour certains et le retour à la constitution de 1992 pour d’autres. Il y a peu, d’aucuns au sein de l’opposition estimaient que l’application de la loi sur les réformes, si elles sont mises en œuvre, devrait avoir un effet rétroactif. A ceux-là, le Premier ministre a répondu le week-end dernier à Notsè, à l’occasion d’un meeting de sensibilisation, informe ‘’Forum de la Semaine’’. Komi Sélom Klassou leur a demandé d’ « oublier » cette question de rétroactivité et d’être « légaliste ».
Selon ‘’Liberté’’, au cours de ce même meeting, le Roi de Notsè, Togbui Agokoli IV, a « pris fait et cause pour la dictature ‘’gnassingbéenne’’ qui étouffe les Togolais depuis plus de 50 ans ». Et ce faisant, il a « démontré une fois encore qu’il n’est pas à prendre au sérieux », écrit le quotidien privé qui parle de « honte ».
Evoquant les revendications de l’opposition, ‘’La Voix du peuple’’ dit non au retour à la constitution de 1992 car, selon lui, elle « ramène la jeunesse au biberon ».
Pour autant, cela suffit-il pour émousser l’ardeur de la coalition des 14 partis qui convie à des marches ? Rien n’est moins sûr, puisque ‘’Le Médium’’ renseigne que « l’opposition appelle à de nouvelles manifestations » demain et jeudi prochain. A Guérin-Kouka où les partisans de l’opposition et de l’UNIR projettent de marcher au même moment, ces manifestations sont « à haut risque », relève ‘’Liberté’’. La rue va encore « gronder de colère contre Faure » Gnassingbé les 4 et 5 octobre, renchérit ‘’L’Alternative’’. Il s’agira des « marches décisives de la colère du peuple », commente le Secrétaire Général adjoint de la CDPA, Pascal Adoko dans ‘’L’Indépendant Express’’ qui assure, par ailleurs, que « Faure refuse tout et choisit l’option du suicide ». L’illustration de cette voie serait la « mission lugubre » confiée à Gilchrist Olympio à l’effet de « torpiller la lutte » populaire.
En réalité, rien ne saurait « entamer la détermination des Togolais à en finir » avec le régime actuel, prévient ‘’L’Alternative’’. Elle révèle que « Faure Gnassingbé pliera bagages, que ce soit maintenant ou après, qu’on le veuille ou non ». Pour le journal, « la question est de savoir comment il partira ». Le fera-t-il comme Dos Santos ou choisira-t-il de « sombrer avec tout son parti ? » se demande-t-il. La publication révèle que certains collaborateurs du président Faure commencent à penser que ce dernier doit « renoncer » à un tout autre mandat après celui en cours. Le bihebdomadaire rapporte les propos de Tikpi Atchadam qui martèle : « si la vie des Togolais n’intéresse pas Faure, pourquoi il s’intéresse au pouvoir au Togo ? ».
Justement, ‘’L’Indépendant Express’’ présente le président du PNP comme « l’espoir du peuple et le cauchemar » du pouvoir. Pouvoir en place dont, d’après lui, les cadres réclament la paix et la quiétude tout en jouant les « pyromanes », à travers leurs actes et paroles.
Dans le reste de l’actualité, la presse du jour s’intéresse à la rentrée scolaire 2017-2018. Le démarrage des cours n’a pas été effectif dans certains établissements pour cause de grève de deux jours, malgré le statut particulier des enseignants et l’augmentation de la prime unique.
Le Service de Presse/HAAC