A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi : les réformes politiques
au Togo

‘’Echos du Pays’’ observent que l’opposition continue de « mettre la pression »
pour que le pouvoir accède à ses revendications, pendant que gouvernement
« joue à l’apaisement ». C’est dans ce contexte que la parole a été donnée aux
députés à l’Assemblée nationale qui plancheront demain vendredi sur le projet
de loi portant révision constitutionnelle, renseigne ‘’Forum de la Semaine’’.
Quant à ‘’Chronique de la Semaine’’, elle donne à savoir que l’article 110 du
règlement intérieur de l’Assemblée nationale explique que la révision
constitutionnelle ne peut faire l’objet d’une procédure d’urgence. Alors, le
susdit article « sera-t- il violé ? » s’interroge l’hebdomadaire.

‘’Le Perroquet’’ rappelle que c’est la pression de l’opposition qui a « contraint »
le président de l’Assemblée nationale à modifier l’ordre du jour de la session
extraordinaire à laquelle ont été convoqués les députés. « Le régime de Faure
Gnassingbé a le feu aux fesses », insiste le tabloïd qui pense qu’il est nécessaire
que l’opposition « maintienne » la pression de la rue « pour le résultat final ».
Justement, l’opposition « ne désarme pas ». Elle a appelé à un « grand
meeting » demain, mentionne ‘’Flambeau des Démocrates’’.

De son côté, ‘’Le Changement’’ informe que le projet de loi envoyé à
l’hémicycle par le gouvernement est délesté de la mention « En aucun cas, nul
ne peut faire plus de deux mandats ». Et l’opposition l’a aussitôt « rejeté ». Pour
le confrère, la principale revendication aujourd’hui reste le retour à la
constitution de 1992, « à prendre ou à laisser ». « Ce qu’ils ont fait, on appelle
ça foutage de gueule », peste dans les colonnes de ‘’Flambeau des
Démocrates’’ le député CAR, Jean Kissi qui brandit le recours à la rue pour
mettre la pression si la pouvoir en place n’écoute pas le message du peuple. Le
journal croit savoir que « ça sent le roussi » devant la complexité de l’équation
et la rigidité observée pour le moment dans la position des uns et des autres.

Ce dont a besoin le peuple pour que le pays retrouve l’apaisement est la
constitution de 1992 dans son entièreté en non la modification de quelques
articles, opine ‘’Liberté’’ qui estime que si cette exigence est satisfaite, Faure Gnassingbé ne saurait prétendre à un nouveau mandat au terme de celui en cours. Jean-Pierre Fabre demande avec insistance le départ de Faure
Gnassingbé. Le chef de file de l’opposition « se trompe de combat », indiquent
‘’Waraa les Vainqueurs’’, qui tout comme ‘’Chronique de la Semaine’’
annoncent une marche des partisans de l’UNIR les 20 et 21 septembre
prochains. En attendant, ce sont les conseillers du chef de l’Etat qui étaient face
à la presse hier à Lomé. Ils ont « appelé les uns et les autres au calme et à la
responsabilité dans l’intérêt supérieur du pays », écrit ‘’Togo-Presse’’.

Dans tous les cas, la Représentation nationale est sous les feux de la rampe et
les élus du peuple « au carrefour de l’histoire », relèvent ‘’Echos du Pays’’. ‘’Le
Dauphin’’ lui, appelle à « l’esprit d’apaisement », surtout à une « prise de
conscience et à la recherche du consensus ». En un mot comme en mille, la
publication prescrit de ne pas « mettre le feu aux poudres ».

‘’Le Perroquet’’ revient sur les journées des 7 et 8 septembre derniers qui,
selon lui, étaient des journées « d’un véritable terrorisme d’Etat du régime
Faure Gnassingbé ». A l’en croire, les forces de l’ordre et « la milice du
pouvoir » ont commis d’autant plus d’exactions qu’elles ont « failli rééditer le
scénario d’avril 2005 ». Toujours d’après la publication, même des journalistes
ont été « ciblés et passés à tabac ». Par ailleurs, le journal révèle que
« plusieurs personnalités militaires et civiles » dont les noms ne sont pas cités
pourraient « bientôt être visées dans une supposée affaire de tentative de coup
de coup d’Etat ».

En lien avec les réformes, les confrères informent que la commission de
réflexion mise sur pied à cet effet a remis son rapport au chef de l’Etat. A en
croire ‘’Liberté’’, elle propose, non pas le retour de la constitution de 1992,
mais carrément une nouvelle loi fondamentale comportant la limitation du
mandat présidentiel (5ans) à deux, le mode de scrutin à deux tours et d’autres
mesures relatives à l’impunité, la corruption et au chômage.
La presse du jour évoque également la menace de grève de certains syndicats
d’enseignants à quelques semaines de la rentrée scolaire. A cette menace de
grève, ‘’Le Dauphin’’ ajoute le mouvement de débrayage au ministère de la
Fonction publique et la situation politique « tendue » pour se questionner :
« où va le Togo de Faure Gnassingbé ? »

Sur un tout autre sujet, ‘’Liberté’’ se fait l’écho de certaines révélations de
Reporter sans Frontières concernant la correspondante de TV5 Monde dont
l’accréditation au Togo a été retirée. Selon RSF, Emmanuelle Sodji a « ‘’subi
plusieurs menaces, afin qu’elle arrête de couvrir les marches de l’opposition,
jusqu’à des propositions d’argent pour inverser les informations contenues dans
son papier’’ ». Reporter Sans Frontières qui parle « ‘’d’une grave ingérence des
autorités togolaises dans la liberté d’information’’ » demande à ces dernières
de « ‘’laisser les médias faire leur travail afin d’informer la population sur les
enjeux actuels du Togo’’ ».

Toujours dans le domaine de la communication, ‘’Echos du Pays’’ projettent la
lumière sur le secteur de la presse en ligne au Togo. Ils dressent le constat que
ce secteur n’est soumis à aucune réglementation. Une lacune, ajoutent-t- ils,
que la HAAC « s’évertue à corriger en collaboration avec les acteurs et les
associations de la presse en ligne ». Aussi, le journal relève-t- ils que les médias
en ligne évoluent dans un environnement précarisé par la rareté de la publicité.

Au surplus, ‘’Liberté’’ informe que le ministre de l’Administration territoriale a
élaboré un avant-projet de loi aux fins de modifier le texte fixant les conditions
d’exercice de la liberté de réunion et de manifestations pacifiques publiques. Le
quotidien privé souligne que ledit avant-projet contient « l’interdiction de
manifester 30 jours avant tout évènement important ». Une manœuvre pour
« restreindre » la liberté de manifestation, commente le tabloid.

Service de presse de la HAAC

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