Deux sujets principaux alimentent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la tournée de la commission de réflexion sur les réformes et les marches annoncées de certains partis politiques.

 Tournée de la commission de réflexion sur les réformes

Elle est rendue ce mercredi à l’étape des préfectures de Kougnohou et Wawa dans la région des Plateaux, informe ‘’Le Médium’’. Mais ‘’La Lanterne’’ donne à savoir qu’à Atakpamé et pour éviter « l’affront » infligé à la commission à Dapaong et à Sokodé, où elle a été « huée et accablée de questions », les autorités locales ont fait dresser la liste des participants à la rencontre, ramenant ainsi la réunion à la « partie congrue » des populations. En sus, l’hebdomadaire questionne le « crédit » à accorder à la rencontre d’Atakpamé après cette ‘‘manœuvre’’.

Si l’objectif d’Awa Nana et des membres de la Commission était de recueillir l’avis des Togolais, eh bien, ils ont du grain à moudre tant les populations ne sont pas allées par quatre chemins pour rappeler avec emphase la nécessite de limiter le mandat présidentiel et l’adoption du mode de scrutin à deux tours, relève ‘’La Dépêche’’. Face à cette situation, analyse le confrère, la commission a deux choix, « soit proposer un projet de constitution conforme aux intérêts du peuple ou alors passer outre en faisant des propositions qui font reculer le pays ». Mais la publication prévient : si les membres de la commission optent pour cette seconde voie, « ils entreront dans l’histoire comme étant ceux qui ont été à la base du malheur des Togolais ».

‘’Sika’a’’ aussi opine sur cette tournée qu’il considère comme une « perte de temps et d’argent » dans la mesure où les tenants du pouvoir savent ce qu’il y a lieu de faire. Le magazine satirique interpelle les « caciques » du régime qui doivent, d’après lui, s’abstenir de faire basculer le pays dans la violence au nom de la sauvegarde de leurs intérêts.

« Le temps viendra où la commission fera le bilan de sa moisson. On se rendra compte que ceux qui parlent au nom du peuple sont loin d’être représentatifs. Quoi qu’il en soit, la mission de la commission est salvatrice pour le peuple, pour le gouvernement qui saura les vraies aspirations du peuple et pour le président de la République qui saura les réformes à mettre en œuvre pour que le pays avance », commente ‘’Le Médium’’.

 Manifestations populaires

La date du 19 août prochain est à marquer d’une pierre particulière, d’autant que le Parti National Panafricain appelle à une mobilisation générale à Lomé, à l’intérieur du pays et même à l’étranger. Le but de ces marches synchrones, est explique-t-on au PNP, de réclamer le retour à la constitution de 1992. A en croire ‘’La Dépêche’’, ces manifestations annoncées « créent la psychose dans le pays et font paniquer le pouvoir en place ».

Dans tous les cas, l’UNIR ne compte pas rester sans répartie. Les tabloïds du jour informent de ce que le parti de la majorité présidentielle compte lui aussi descendre dans la rue à la même date. Certes, aucune communication officielle ne confirme pour l’instant cette marche mais elle « pourrait bel et bien se tenir, sauf changement de dernière minute », écrit ‘’Le Messager’’ qui signale que « la majorité au pouvoir semble être décidée à ne plus se faire piétiner et pourrait répondre du tic au tac ».

Selon ‘’Tingo Tingo’’, la manifestation de l’UNIR est une « réponse » à celle organisée par le CAP 2015 le 3 août dernier pour réclamer, entre autres, la mise en œuvre des réformes. Le journal se demande si la rue pourra « régler les problèmes » qui divisent opposition et pouvoir.

De son côté, ‘’La Nouvelle’’ pense que ces genres de manifestations organisées par l’opposition ne suffiront pas à « faire plier le régime Gnassingbé qui pratique la fuite en avant et la diversion » en ce qui concerne la matérialisation des réformes. La publication pointe certains responsables politiques de l’opposition prêts à trahir pour prolonger la gouvernance du président Faure qui bouclera « bientôt » 15 ans au pouvoir. Aussi, assure-t-elle que sans « contre-pouvoir en face », l’actuel chef de l’Etat « fera des Togolais de véritables abrutis ».

Dans un registre différent, ‘’La Nouvelle’’ revient sur les cérémonies de purification organisées par le HCRRUN et assure que ce n’est ni plus moins que de la « pure comédie, du cinéma » car il ne saurait avoir une véritable purification sans reconnaissance de la faute commise et sans pardon. Pour le mensuel, même « toute l’eau de l’océan ne suffira jamais à purifier les bourreaux, les criminels et les miliciens qui ont commis des atrocités au Togo en 2005 ». Et d’ajouter que « ces fausses purifications constituent déjà un aveu pour que les tribunaux réagissent ».

Par ailleurs, le tabloïd renseigne que cela fait 32 mois que l’Etat togolais n’a pas payé le loyer de l’immeuble qui abrite le commissariat central de Lomé. C’est une « honte pour le régime RPT/UNIR » qualifié d’ « inique ». ‘’La Nouvelle’’ commet également un dossier sur la mort d’Atsutsé Agbogbli qui, croit-elle savoir, a été « tué par l’ANR » il y a 9 ans.

Au surplus, ‘’Le Médium’’ s’intéresse à la transformation du groupe Togo Télécom et interroge le « désaccord » des syndicats des agents de ce groupe. « Qu’est-ce qui peut être à la base de cette désapprobation, si tant est que tout le monde est d’avis que le téléphone coûte cher au Togo et que la connexion internet laisse à désirer ? » se demande le confrère. L’hebdomadaire mentionne que Togocom est la « garante de l’efficacité » du groupe. « Pourquoi aucune autorité ne se décide-t-elle pas de dire la vérité à qui de droit dans ce dossier pour arrêter l’hémorragie ? » se questionne ‘’La Lanterne’’.

Et puis, ‘’Sika’a’’ indique le 9 août 2017, deux invités sur radio Métropoolys, en l’occurrence Abass Kaboua, président du MRC et Crédo Tetteh, directeur de publication de ‘’Le Médium’’, ont débattu d’Eric Dupuy, responsable à la Communication de l’ANC, pourtant absent. A en croire le magazine, les invités cités supra l’ont « insulté et traité de tous les noms d’oiseau ». « Qui a dit que les médias ne font pas du bon boulot au Togo ? » ironise-t-il.

Le Service de Presse/HAAC

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