« Les choses semblent changées désormais et si les organisations de presses ne prennent garde, plusieurs patrons de presses privées, de radios ou de télévisions mettrons définitivement la clé sous le paillasson … ». C’est le cri de cœur de l’hebdomadaire « Le Perroquet-AKO- » dans sa livraison du jour. Et pour cause, le journal s’insurge contre l’annonce de la mise en application du décret N°2009-065/PR du 30 mars 2009 relatif à l’aide de l’Etat à la Presse, exercice 2016. Sa « Une  » affiche en illustration les photos du Président de la HAAC, Pitang TCHALLA, du président de la commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la Presse, Badjibassa BABAKA et du Ministre de la Communication, Guy Madjé LORENZO. « Le Perroquet » se demande si nous allons « Vers une mort subite et une disparition programmée des médias privés au Togo ?’ », puis dénonce le « Silence sépulcral inquiétant des organisation de presses ». L’auteur de l’article, Germain Ayivi, en vient à des inquiétudes et interrogations du genre : « Si on admet et qu’on soutienne que les journaux sont des entreprises de presses privées, le pouvoir lui-même n’a-t-il pas crée de division au sein de la presse privée en octroyant des aides parallèles à certains journaux, des proches du pouvoir ? Quand des avantages à ces journaux comme les voyages présidentiels et autres ? ». Restons dans le monde des médias avec le grand quotidien national d’information « TOGO PRESSE » qui nous informe : « Mise en œuvre des recommandations des Etats Généraux de la Presse. L’OTM s’ouvre à d’autres organisations professionnelles représentatives et précise que ces nouvelles organisations professionnelles sont ATOPEL, le PPT, le SYNJIT et l’URATEL. Tout s’était passé hier à la Maison de la Presse à Lomé lors d’une Assemblée générale extraordinaire de l’OTM

A Propos justement de voyages, le président de la République a effectué un déplacement à ADDIS ABEBA ces derniers jours dans le cadre de la 29ème session ordinaire de l’Union Africaine. Et sûrement, que certains médias togolais ont couvert l’évènement. La preuve, nombre de parutions de ce jour sont revenus sur les travaux de cette assise continentale. « Wara les Vainqueurs » précise : « Fin de la 29ème session ordinaire de l’UA axée sur les réformes économiques et la recherche de solution aux crises sécuritaires et politiques qui minent le continent. Le chef de l’Etat a activement pris part aux travaux. Tout sur le séjour de Faure GNASSINGBE à Addis-Abeba ». Vraiment tout sur ce voyage ! En témoigne les « Photos Album » affichées à sa page 8.

Pour le Bimensuel « Economie et Développement », c’est presque toute la première page de sa parution du jour qui occupe les différents compartiments de ce 29ème sommet de l’Union Africaine. Le journal n’a pu s’empêcher de rapporter: « 29ème Sommet de l’Union Africaine. La diplomatie du TOGO et de la CEDEAO très sollicitée à Addis-Abeba ». « Economie et Développement » fait remarquer par la suite que :  » C’est la première participation au sommet de l’instance continentale, du chef de l’Etat togolais, depuis son élection le 4 juin dernier à Morovia (Lébéria) à la tête de la CEDEAO ». Cette parution livre en outre l’avis du diplomate togolais, Robert Dussey sur le thème de ce 29ème sommet : « Le thème de ce sommet touche un investissement dans les jeunes. Nous pensons que le Togo est déjà en avance ! ».  » Chronique de la Semaine » n’a pas manqué au rendez-vous de ce reportage sur le sommet. Il écrit : « 29ème session ordinaire de l’Union Africaine (UA) : Faure GNASSINGBE désigné leader pour la Sécurité, la Sûreté maritimes et le développement ».

Ce 29ème sommet n’a pas eu le même traitement chez « Le Bâtisseur » qui critique : « …Encore le bal des hypocrites ». « Le Bâtisseur » parvient à ce constat : « … des satrapes s’accrochent toujours au pouvoir … nombreux sont ces chefs d’Etats qui tripatouillent leurs constitutions pour s’accrocher au pouvoir au grand dam des velléités de changement et d’alternance nourries des populations… »

Et « Le Libéral » de revenir sur les grands moments de ce sommet. Il affiche : « 29ème session ordinaire des chefs d’Etat de l’Union Africaine. Retour sur les grands sujets ».

Ce qui amène à faire un retour dans l’actualité au TOGO. Le meeting du Parti National Panafricain (PNP), de TIKPI ATCHADAM, le dimanche dernier, revient à l’affiche du journal « Echos du Pays » qui se demande : « Tikpi ATCHADAM nouveau patron de la mobilisation populaire ? ». Mieux, « Le Rendez-Vous » titre : « Gigantesque meeting du P.N.P. L’irrésistible ascension d’un leader qui donne des insomnies au régime » avec un album photos révélateur dudit meeting et l’intégralité du discours circonstanciel du meeting. A l’entame de ce long discours, l’on peut décortiquer : « …Nous tenons pour vraie l’assertion selon laquelle un peuple qui refuse de faire l’histoire doit se préparer à le subir. Or choisir de subir l’histoire, c’est abdiquer. Et puis il n’y a rien de plus pénible… ». C’est peut-être ce refus de subir l’histoire qui a animé les étudiants rassemblés au sein de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (L.T.D.E) avec à leur tête Foly SATCHIVI dont l’identité  » Etudiants » pose problème. A cet effet, le président de l’Université de Lomé qui a vertement affirmé que SATCHIVI n’est pas étudiant pour le compte de la Mousson 2016-2017, a saisi ce lundi le doyen de la Faculté de Droit. C’est « Forum de la semaine » qui nous l’apprend : « Université de Lomé : Dodji KOKOROKO saisit Komi Wolou pour ne pas permettre à Foly SATCHIVI de composer ». « Le Perroquet » lui, écrit : « Foly Satchivi est bel et bien inscrit à l’Université de Lomé pour l’année académique 2016-2017. » , Comme pour dire que la décision du président de l’Université de Lomé n’aura pas d’effet.

« Liberté » appui : « Crise à l’Université de Lomé. Dodji Kokoroko ferme les yeux sur les revendications des étudiants et s’acharne sur Folly Satchivi ». Jusqu’où ira ce bras de fer ? C’est le Wait and see !

« The Guardian », lui, s’est intéressé plutôt à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Il expose : « changement à la tête de la CNSS. Voici pourquoi et comment Ingrid Awadé a délogé Koffi Walla ». Le confrère informe : « 72 heures après sa nomination ce 02 avril 2017, Ingride AWADE débarque sur les lieux et réclame les clés de son nouveau bureau sans laisser le temps à son prédécesseur, Koffi WALLA, de mettre en ordre les archives … ». Il poursuit plus loin : « Elle… a modifié l’organigramme de la CNSS sans avoir l’avis du Conseil d’Administration… modification… plutôt bien accueillie par le personnel … » , avant de conclure : « l’allure où vont les choses tout donne l’impression que la guerre entre les deux inconditionnels du régime ne vient que de commencer… »

Le Service de Presse/HAAC

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *