Le congrès statutaire du parti Union pour la République (UNIR) domine l’actualité des journaux parus ce jour. Le parti au pouvoir Union pour la République (UNIR) a tenu son premier congrès statutaire le weekend end dernier à Tsévié, ville située a trente-cinq kilomètre de Lomé. Premier congrès de l’Union pour la République (UNIR), « des résolutions pour donner une nouvelle impulsion au parti », mentionne ‘‘Togo-Presse » A l’issu de ce congrès, la « confiance a été renouvelée au Président Faure Gnassingbé à la tête du parti», renseigne ‘‘Lettre de la Kozah ‘‘ .« Enfin, le Chef de l’Etat a parlé !», s’extasie »Forum de la Semaine » pour faire comprendre que le Président Faure Gnassingbé, après un long temps de mutisme, a prononcé un discours lors de ce congrès. « Ouf ! (…) Faure Gnassingbé a parlé quand même », renchérit »Liberté » ‘‘Le Combat du Peuple » reprend d’ailleurs certains propos du Chef de l’Etat : « On peut transformer une chose juste ou un homme simple comme moi en dictateur sanguinaire. Mais je crois que le fait d’être parmi vous ce matin et de voir l’accueil que vous me réservez, me réconforte. Effectivement, la vérité finira toujours par triompher » « Faure est le seul commandant à bord du navire UNIR », écrit ‘‘La Symphonie ». Par ce congrès, « des armes de la remobilisation sont forgées », ajoute-t-il. ‘‘Togoreveil » pour sa part informe que « 2000 délégués forts, sereins et optimistes » sont venus du Togo et de la diaspora pour participer au congrès de UNIR et qu’un bureau national avec cinq nouveaux vice-présidents sont choisis pour « renforcer la décentralisation du parti ». «Outre le Grand Lomé et la région Kara qui restent à doter de vice-présidents, M.Tahirou Bagbiégué est celui de la région des savanes, Atcha Dédji Affoh, celui de la région centrale, Ihou Atigbé Komi pour les plateaux, Adédzé Kodjo pour la maritime. Le parti a subdivisé Lomé en deux zones : Lomé Agoè avec pour vice-présidente Ibrahima Mémounatou, le temps que le grand Lomé soit doté par concertation des membres du bureau. », explique ‘‘Nouvelle Opinion ». »Liberté » voit d’un autre angle ce congrès de UNIR et affiche à sa une : « Malgré les massacres… Faure Gnassingbé s’angélise à Tsévié ». Dans la situation de crise actuelle, «difficile de ne pas s’étonner de son insensibilité face aux cris de détresse des populations, au cours d’un mandat que l’on crie social », commente le quotidien privé. « Tsévié ou la consécration d’un règne sans fin… Faure se découvre dictateur sanguinaire et se braque contre le peuple togolais », pense »Le Correcteur » Sur un sujet différent, ‘‘Liberté » se fait l’écho d’un message audio publié par Tikpi Atchadam dans lequel il dit : « C’est le moment d’écouter le peuple et de rompre en conséquence ». ‘‘Le Combat du Peuple » qualifie le leader du PNP de « dangereux harangueur » et le cite : « Je n’aurai pas le sang de ceux qui sont tués sur la main ». Par ailleurs, ‘‘Le Correcteur » s’intéresse à la tournée de la coalition de l’opposition et mentionne que « Kara est à nouveau interdit d’accès, des dérapages préjudiciables à un pays en crise. » En outre, l’hebdomadaire fait savoir que des manifestations des togolais de la diaspora ont eu lieu dans douze (12) pays en Afrique, Europe et Amérique pour les réformes au Togo. « Le Pape François soutient la lutte au Togo », informe-t-il. « Le Pape François reçoit ‘les Djihadistes de Faure au Vatican », ironise ‘‘Le Rendez-vous » Dans le reste de l’actualité, »Le Rendez-vous » revient sur les suites des manifestations de l’opposition à Sokodé et à Bafilo et observe « des expéditions punitives pour taire la contestation … des tueurs à gage reculent les populations en exil dans les brousses.» Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 975 du 27 octobre 2017
La crise politique au Togo et le congrès de l’UNIR prévu ce week-end concentrent l’attention dans les colonnes des journaux parus ce vendredi. Comme le rappelle »L’Union pour la Patrie », le groupe Vivendi « offre » une salle de Cinéma au Togo. Canal Olympia, c’est ainsi qu’est baptisée cette salle de 300 places. Elle est a été inaugurée mardi dernier par Faure Gnassingbé et Vincent Bolloré de ce groupe, indique »Innov’Africa ». L’inauguration de cette salle de spectacle entre « dans la droite ligne de la politique culturelle du gouvernement », relève »L’Eveil de la Nation ». Alors, « que le spectacle commence !», lance »Le Canard Indépendant ». Pour sa part, »L’Alternative » ne trouve pas normal que pour cette « pseudo-salle », en réalité, un « hangar badigeonné et décoré en salle de cinéma » de 300 places construit dans l’un des quartiers les plus « insalubres » de Lomé, on « bloque les rues du matin jusqu’au soir, qu’on fasse déplacer toute la République et qu’on mette les populations au soleil ». Le bihebdomadaire pense que l’argent investi par Bolloré qui se comporte en « colon des temps modernes » aurait pu servir à « l’assainissement du quartier Hanoukopé, à la réfection d’une école, à la construction d’un amphithéâtre ou à la réparation d’un scanner du CHU ». Pour une « petite » salle de 300 places, c’est le « chef quartier » qui devrait aller l’inaugurer et non le président de la République, ironise »Liberté » qui observe que les Togolais demandent le « départ » de Faure Gnassingbé et il leur offre une salle de cinéma. Parlant des Togolais, une partie manifeste pour poser un certain nombre de revendications. Ces manifestants ont subi une « répression sanglante et aveugle des forces de l’ordre qui les ont bien bastonnés jusque dans leur dernier retranchement », rapporte ‘‘Le Canard Indépendant ». Et de conclure : « Lorsque les forces de l’ordre censées protéger les populations deviennent un danger, il y a de quoi véritablement s’inquiéter ». Des inquiétudes, les Etats-Unis, la France et la CEDEAO en ont, non seulement à propos de la « répression » des manifestations mais aussi de leur « restriction ». Ils ont tenu à « rappeler les principes démocratiques » au Togo, signale toujours »Le canard Indépendant ». Washington et Paris « mettent également en garde » Lomé en ce qui concerne les « violences des milices parrainées par le gouvernement », renseigne »L’Alternative ». Pour ce qui est de la présence de « »milices »du pouvoir » lors des manifestations de l’opposition, le gouvernement « rejette en bloc ces accusations », informe »L’Eveil de la Nation » qui se fait l’écho d’un communiqué du ministre de la Sécurité à cet effet. « Ces accusations ont, bien sûr, pour seul objectif de déconsidérer le gouvernement et de pousser les partisans des partis politiques de l’opposition à des affrontements violents avec le reste de la population et créer ainsi un profond désordre dans notre pays », explique le susdit communiqué. Pendant ce temps, les pistes de la médiation continuent d’être explorées. Selon »Le Canard Indépendant », la « lumière » peut possiblement venir du Togolais Edem Kodjo qui a déjà contribué à la résolution des crises politiques dans plusieurs pays. La CEDEAO aussi tente de faire entendre sa voix. L’organisation communautaire et Paris sont « favorables à la révision constitutionnelle déjà engagée », même s’ils pensent que le dialogue est la meilleure solution pour sortir le Togo dans la situation actuelle, note »L’Union pour la Patrie ». Parlant de dialogue, il ne doit pas être un « moyen de blocage, de défiance ou encore de marchandage », opine dans les colonnes de »Forum de la Semaine » Ourna Gnanta, membre de l’UNIR. Quid des manifestations de rues ? »L’Alternative » informe que la Coalition en appelle à de nouvelles les 7, 8 et 9 octobre prochains. « Il n’y a pas meilleur moment que le présent », renchérit à l’endroit des Togolais, le Prof Aimé Gogué dans »Liberté ». Congrès de l’UNIR Qu’en sera-t-il question : « Opérer des mutations pour survivre à la tempête ou faire du saupoudrage et pousser le parti dans le gouffre ? » s’interroge »L’Eveil de la Nation ». Prévues les 28 et 29 octobre prochains à Tsévié, ces assises seront l’occasion pour les 2000 délégués attendus de « faire le bilan, mettre en place les instances du parti et d’explorer les perspectives », mentionne »Forum de la Semaine ». « Il faut aussi s’attendre à ce que ce congrès soit une occasion de faire constater que le parti se porte à merveille et de lui donner encore plus de dynamisme en vue des législatives et locales de 2018 », ajoute ‘‘Le Canard Indépendant ». A cette occasion, le président du parti va parler. Enfin, « rien n’est sûr, car il s’agit après tout de Faure Gnassingbé », commente »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 974 du 26 octobre 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi : la situation politique au Togo et le congrès du parti UNIR. Situation politique au Togo L’atmosphère politique au Togo est loin d’être un long fleuve tranquille. Aux manifestations et contre manifestations ont succédé des scènes de violence et des affrontements entre manifestants et forces de sécurité. La situation a fini par culminer à l’étape de l’apparition dans les rues de « miliciens » ainsi que les qualifient la presse et certains analystes. Cet état de fait « préoccupe » la France, écrit »Liberté ». Le modus operandi de ces hommes « consiste à prendre d’assaut les maisons, tabasser tout ce qui bouge, casser ou voler en toute impunité », renseigne »Vision d’Afrique ». ‘‘Waraa les Vainqueurs » se demandent comment ces miliciens ont « réussi à avoir des pickups non immatriculés qu’ils utilisent dans leurs basses besognes ». L’hebdomadaire prévient du « danger » que le pays encourt avec ce phénomène et demande au ministre de la Sécurité de « prendre ses responsabilités pour anéantir ces milices afin que d’autres groupes ne naissent pour semer de l’anarchie dans les villes ». Avec l’apparition de ces miliciens, « des signes avant-coureurs de l’avènement de l’apocalypse » deviennent de plus en plus visibles, observe »Le Perroquet » qui croit aussi savoir que « des informations de plus en plus alarmantes renseignent sur un plan d’élimination physique des leaders de l’opposition les 7, 8 et 9 novembre prochains ». Et lorsque, en sus, »Liberté » relève que des personnes manœuvrent dans l’ombre pour que la crise politique actuelle dégénère en un « conflit ethnique et religieux », elle dénonce un « jeu dangereux du pouvoir et sa majorité pilleuse ». Pour sa part, »La Nouvelle Tribune » a fait un tour à Sokodé et a découvert « l’horreur » des stigmates portés par cette ville, théâtre de diverses manifestations. Manifestations, affrontements, casses… « Et maintenant ? » s’interroge ‘‘Focus Infos ». Et maintenant, la médiation assurément. Edem Kodjo à travers sa fondation Paxafricana, pourquoi pas ? opine »Flambeau des Démocrates ». Mais pas seulement. Plusieurs autres tentatives ont eu lieu et les « résultats sont toujours attendus », notent »Echos du Pays ». Alassane Ouattara lui, a rendu publiques trois pistes de sortie de crise qui vont de l’approbation des manifestations pacifiques à la rigueur de la loi face aux fauteurs de troubles en passant par l’onction aux réformes en cours dans la concertation, rappelle ‘‘Forum de la Semaine ». Il fallait s’y attendre, le « syndicat » des chefs d’Etat de la CEDEAO a encore fait parler de lui et est venu au secours du président togolais qui se trouve dans une situation inconfortable, décrypte »Actu Express ». La publication se désole de constater que cette posture de l’organisation communautaire est en déphasage avec les « intérêts du peuple ». L’une des conséquences de la crise est la « perte » par Lomé de « sa place de carrefour de grandes rencontres », souligne »Vision d’Afrique » qui informe de la non tenue de la Conférence ministérielle de la Francophonie à Lomé. Elle sera plutôt organisée à Paris en France. La France qui prescrit un « dialogue immédiat » aux acteurs politiques, comme le relève »Flambeau des Démocrates ». Les Evêques eux, plaident pour une « rencontre dépassionnée » entre le pouvoir et l’opposition, mentionne »Liberté ». Même appel au dialogue dans les colonnes de »Echos du Pays ». Congrès de L’UNIR Il se tiendra le week-end prochain à Tsévié et c’est un « rendez-vous décisif » avec à la clé des « surprises », indiquent »Waraa les Vainqueurs ». Des assises de « toutes les incertitudes » avec déjà en perspective « d’importants bouleversements », renchérit ‘‘Le Patriote ». Dans tous les cas, elles sont « très attendues », assure »Flambeau des Démocrates ». Quant à »Liberté », elle donne à savoir que « des opérateurs économiques sont harcelés pour financer ce congrès ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 973 du 25 octobre 2017
La crise togolaise toujours à la une de l’actualité dans les journaux parus ce mercredi. Les réactions se succèdent pour appeler au calme et au dialogue. Le son de cloche discordant est venu de la Gambie où le ministre des Affaires Etrangères aurait appelé Faure Gnassingbé à la démission. »Le Libéral » dénonce les « tares » d’un chef de la diplomatie qui maitrise très peu son sujet. En tout cas, son homologue togolais ne s’est pas fait tirer les oreilles pour lui répondre. Indigné par cette sortie, Robert Dussey s’en est « insurgé » et l’a qualifiée d’ « irresponsable », rappelle »Dounia le Monde ». Coup de théâtre, dans sa livraison du jour, »Le Messager » renseigne que Ousainou Darboe, le ministre des Affaires Etrangères en question « dément » avoir demandé la démission du président togolais. « Il n’y a aucune raison pour le gouvernement de Gambie de prendre position dans la crise togolaise », aurait-il expliqué dans des propos rapportés par le confrère. « Tout compte fait, ce qui est dit est dit », commente »Liberté ». « Jusqu’où Robert Dussey pourra-t-il sauver Faure Gnassingbé ? » se demande »Fraternité ». Pour sa part, »La Lanterne » signale que la diplomatie togolaise est « en panne et qu’un remaniement ministériel s’impose ». Qu’à cela ne tienne, il est à noter que la situation politique n’a pas évolué. ‘‘La Lanterne » constate une « mobilisation monstre » de la communauté internationale pour aider le Togo à retrouver la quiétude. Pour l’hebdomadaire, le tout n’est pas de s’intéresser au cas du Togo mais de savoir être « impartial » et surtout faire des propositions concrètes pour une sortie de crise. Des propositions concrètes, le président ivoirien en a faites. Une solution à trois pistes suite à une rencontre de 5 chefs d’Etat de la CEDEAO, informe »Le Libéral ». Primo, Alassane Ouattara dit oui aux manifestations pacifiques, secundo, oui à des négociations devant aboutir à des modifications constitutionnelles déjà engagées et tertio, il suggère que les auteurs des violences soient sanctionnés, détaille-t-il. Hormis ces propositions du président Ouattara, « quelles sont les issues possibles à cette crise ? » La solution diplomatique ou le référendum ? se demande »La Dépêche ». La publication pense que l’opposition peut creuser la piste du référendum mais « en exigeant la refonte du code électoral et le nettoyage du fichier ». Ce référendum est « truqué à l’avance », en témoigne le « passage en force du pouvoir » à travers la prestation de serment des membres de la CENI, souligne ‘‘Le Nouvelliste ». Parlant de la CENI, il a enregistré un 13è membre. Jean-Claude Homawoo, représentant de l’UFC, a été élu hier par l’Assemblée nationale et devra prêter serment devant la Cour constitutionnelle. »Fraternité » s’intéresse à la médiation pour la résolution de la crise au Togo et recommande à l’ONU de « prendre les taureaux par les cornes ». En attendant, l’ancien Premier ministre, Edem Kodjo offre ses services, relève »Liberté ». Les solutions envisagées par M. Ouattara au nom de la CEDEAO, disions-nous, ont été rendues publiques à l’issue d’un mini-sommet tenu au Niger. Mais »Liberté » croit savoir, que cette rencontre n’était qu’un « paravent », car en réalité, Faure Gnassingbé a été « convoqué » par ses pairs pour lui « transmettre le message de la résolution pacifique de la crise et le persuader d’entendre raison ». Justement, « va-t-il entendre raison ? » s’interroge le quotidien. Pendant ce temps, « les signes avant-coureurs d’une guerre civile » se précisent, assure »Le Nouvelliste » qui présente Faure Gnassingbé comme un « président de fait ». »Fraternité » elle, fait observer que la « colère des Etats-Unis est montée d’un cran face à la répression et la traque des manifestants ainsi que face aux tentatives de restriction de la liberté de manifestation ». Les USA appellent le gouvernement togolais à « respecter le droit de manifester », écrit »Liberté ». Par ailleurs, »Le Libéral » note que depuis le début de la crise, le président togolais observe un « silence assourdissant ». Et ce silence est « synonyme de mépris » renchérit »La Dépêche ». Pour le retour au calme, un « dialogue sincère et franc s’impose », mentionne »Dounia le Monde ». Dans un tout autre registre, le partir UNIR tiendra son congrès le week-end prochain à Tsévié. Le choix de cette ville n’est pas « anodin et la destinée du parti présidentiel pourrait être confiée à un natif du Zio », renseigne »Le Libéral ». L’autre enjeu est la prise de parole attendue de Faure Gnassingbé à cette occasion. Va-t-il se prononcer sur la vie de sa formation politique, voire sur la situation politique actuelle ? se questionne »Dounia le Monde ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 972 du 24 octobre 2017
A la une de l’actualité telle que traitée par les journaux parus ce mardi, la situation politique au Togo. La nouveauté nous vient de la Gambie et de son ministre des Affaires Etrangères qui prend position dans la crise togolaise. En effet, Ousainou Dorboe a, dans un entretien accordé à l’agence de presse Reuters, appelé Faure Gnassingbé à la démission. C’est un « message fort et sans ambiguïté », commente »L’Alternative ». Un « début d’isolément », analyse »Liberté ». Dans tous les cas, la réaction du pouvoir de Lomé ne s’est pas fait attendre. Par le biais de son chef de la diplomatie, Robert Dussey, le Togo « dénonce », à travers un communiqué, « des propos irresponsables et a rappelle que l’actuel chef de l’Etat est régulièrement élu et reconnu par la CEDEAO », précise »Forum de la Semaine ». Pendant ce temps, le régime en place est « prêt à plonger le Togo et la région dans l’instabilité », croit savoir ‘‘L’Alternative ». Le bihebdomadaire qui mentionne, par ailleurs, que le régime a « la main sur le fusil et le cœur à la fortune » ajoute que le pouvoir a une « dernière arme : pousser les Togolais à un conflit ethnico-religieux ». »L’Indépendant Express » renchérit et fait observer « le déclin de l’empire ». Pour le tabloïd, « l’après Faure Gnassingbé se prépare ». De son côté, »Vérité des peuples » constate que « l’atmosphère est très tendue » dans le pays. L’on assiste au « retour à l’Etat de terreur », opine ‘‘Le Bâtisseur » qui se demande s’il ne faille pas organiser une autre « cérémonie de purification » du Togo après que le « sang y a encore coulé » ces dernières semaines. « Le Togo bascule dangereusement vers le pire », alerte »L’Indépendant Express ». »Sika’a » évoque la « sanglante répression » et questionne « le vivre ensemble ». Ce vivre ensemble est plus que jamais « fragilisé », répond »Le Médium » qui recommande d’ « éviter l’escalade ». Pour sa part, »L’Alternative » revient sur le phénomène de « miliciens ou groupes d’auto-défense» et présente le ministre de la Sécurité comme le « héraut d’un Togo aux lendemains invivables ». Quant à ‘‘Liberté », elle s’intéresse à la situation dans laquelle vivent les populations de Sokodé et de Bafilo. Le quotidien s’attarde sur « ces cadres du pouvoir RPT/UNIR qui regardent tuer et martyriser leurs frères et sœurs ». A quand le retour au calme ? Ce n’est pas demain la veille semble dire »L’Alternative » qui informe que « le Togo se prépare à des jours plus chauds » les 7, 8 et 9 novembre prochains, dates où les Togolais sont conviés à une « grande mobilisation ». Ce sera « l’assaut final », assure »L’Indépendant Express ». Pour la « réussite du combat » politique que l’opposition mène, l’hebdomadaire lui suggère d’éviter la « trahison ». D’ici la reprise des manifestions de rues, au moins deux semaines se seront écoulées. « Un ouf de soulagement pour les populations togolaises », lance ‘‘Forum de la Semaine », attendu que ces manifestations font quelquefois des « victimes » lorsqu’elles ne « ralentissent » pas les activités quotidiennes. Il faut dire que la communauté internationale en appelle à l’apaisement et au dialogue. Ainsi, plusieurs personnalités ont offert leur médiation, renseigne »L’Union pour la Patrie ». Edem Kodjo aussi est disponible pour la même cause, informe »L’Alternative ». Pas l’ancien Premier ministre, car il est « incompétent et inconséquent », relève »L’Indépendant Express ». Dans le reste de l’actualité, les confrères se font l’écho de l’ajournement de la Conférence ministérielle de la Francophonie qui devrait se tenir à Lomé du 24 au 26 novembre prochain. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 971 du lundi 23 octobre 2017
La politique occupe le haut du pavé des publications de ce lundi. La crise politique qui secoue le Togo avec des manifestations violentes de l’opposition et ses conséquences, inquiète la communauté internationale qui lance des appels au calme et au dialogue. C’est le cas de cinq (05) représentations diplomatiques composées de la Délégation de l’union européenne, la Coordination du Système des Nations Unis et les Ambassades d’Allemagne et de France et des Etats-Unis d’Amérique qui ont, dans une déclaration conjointe le vendredi 20 octobre dernier, appelé les «forces politiques du Togo à engager rapidement un dialogue… », rapporte »Togomatin ». Le confrère publie ensuite une lettre ouverte de Germain A. SOSOU, à Tikpi Atchadam, leader du PNP dans laquelle il lui demande de faire un « repli capital à la faveur du peuple ». Aussi ‘‘Togomatin’‘ se fait l’écho de la proposition de l’ex Premier ministre togolais Edem Kodjo pour une sortie de crise. Le président de l’Organisation Non Gouvernementale PAX AFRICANA estime qu’il est temps « de prendre le taureau par les cornes et d’aller courageusement vers les voix d’un dialogue républicain et fécond », écrit-il. ‘‘Nouvelle Opinion » voit d’un autre angle cette sortie de Edem Kodjo qui pense que « ce n’est pas seulement de l’extérieur que peut venir la solution ». Ainsi, l’ex Premier ministre propose-t-il ses services de médiateur qui sera sa contribution à la réalisation de grand idéal qui sera la sortie de crise, remarque l’hebdomadaire. Concernant toujours cette crise politique, le tabloïd trouve paradoxal, le fait qu’après avoir boudé l’Organisation Internationale de la Francophonie, (OIF), l’opposition réclame Macron pour aider le Togo à sortir de sa crise. »Le Combat du Peuple ‘‘ enfonce le clou après avoir écouté sur Radio France International, Tikpi Atchadam lancer un appel à Macron pour qu’il intercède dans la crise togolaise : « Nous n’avons rien compris à cette bourde politique monumentale de la part de quelqu’un qui s’est viscéralement présenté comme un panafricaniste…demander à un Président français d’intervenir dans une crise comme celle du Togo qui n’est qu’interne », commente-t-il. L’opposition, pour faire ses revendications a organisé des marches dans certaines capitales des pays africains. Au Burkina Faso, ces marches auraient été interdites et le Président Directeur Général de l’entreprise des travaux publics EBOMAF était pointé du doigt comme étant à la base de cette interdiction. Mais « Mahamadou Bonkoungou, PDG d’EBOMAF n’est ni de près ni de loin mêlé », affirme »Libération » »Liberté » s’intéresse au volet humanitaire de la crise et titre : « Faure Gnassingbé en guerre contre son peuple ! Urgence humanitaire pour les populations de Sokodé, Mango… » Pour le »Correcteur », Sokodé est assiégée et il est nécessaire d’ouvrir un corridor humanitaire pour assister la population. Pour mettre fin à ces souffrances de la population et offrir une chance à la paix, « le groupe des cinq » demande expressément à Faure Gnassingbé de mettre tout en œuvre pour faire libérer tous les détenus arrêtés depuis le déclenchement des manifestations et surtout l’Iman de Sokodé… de s’adresser à ses compatriotes et prendre un engagement solennel pour laisser le pouvoir au terme de son troisième mandat en 2020, fait savoir ‘‘Liberté » qui confie encore : « Faure Gnassingbé pas chaud pour ce schéma ». Si le Chef de l’Etat n’est pas « chaud », les rues du pays non plus sont loins de retrouver leurs calmes. Des manifestations de l’opposition sont annoncées les 7, 8 et 9 novembre prochains, informe ‘‘Le Correcteur » qui opine que « l’étau se resserre autour de Faure Gnassingbé ». »Forum de la Semaine », analyse l’émergence du Parti National Panafricain (PNP) sur la scène politique togolaise et s’interroge : « la crise d’août 2017 a-t-elle pu être fomentée de l’étranger ? ». Le confrère répond par l’affirmative et demande à la communauté politique nationale de s’intéresser à la nature des liens que le PNP peut avoir avec l’étranger. Sur un sujet différent, »Le Combat du Peuple » commet un article sur le métier de journaliste qui selon lui est « toujours mal compris dans notre pays. » Il fait remarquer que « les renégats de la presse togolaise sont dans leur sale besogne. » Le confrère fait allusion aux journalistes qui « s’offrent le luxe de publier des listes de classification de leurs confrères pour les dénigrer en les présentant comme proches du pouvoir, donc stipendiés et corrompus. » Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur la prestation de serment des nouveaux membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante, vendredi dernier devant la Cour Constitutionnelle. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 970 du 20 octobre 2017
Malgré l’interdiction des marches les jours ouvrés, la coalition des partis politiques de l’opposition a maintenu ses deux jours de manifestations. Et comme on pouvait s’y attendre, elle en a été empêchée. Mais pas seulement, la « résistance dans les rues » a été organisée par des jeunes en guise de réponse, note »Flambeau des Démocrates ». Conséquence, il y a eu des « affrontements » entre manifestants et les forces de l’ordre. Le bilan des deux jours d’affrontements « fait état de 4 morts et des dizaines de blessés selon le gouvernement », relève »Togomatin ». Rien que pour le second jour, c’est-à-dire hier, « 3 personnes ont été tuées et plusieurs blessés par balle, selon l’opposition », renseigne »Liberté ». Et dans la foulée, « l’opposition appelle désormais à des marches tous les jours », informe »L’Alternative ». Cette fois-ci, des « miliciens cagoulés » ont fait leur apparition pour « terroriser les manifestants », observe »Flambeau des Démocrates ». Ces miliciens « à la solde du pouvoir ont semé la terreur au nez et à la barbe des forces de l’ordre », précise »Le Changement ». Ils sont à rechercher aussi bien dans le camp de l’opposition que du pouvoir et sont « sur le pied de guerre », indique »Togoréveil ». « Le comble de la barbarie, c’est que des populations ont été molestées, les édifices publics et privés détruits et incendiés ainsi que véhicules caillassés et des localités à feu et à sang », ajoute »Le Changement » qui questionne « l’enlèvement » de l’imam Alfa Hassan Mollah. C’est le cas de le dire, cette arrestation a donné lieu à des actes de violences à Sokodé et à Lomé. Toute chose « dénoncée » par le gouvernement qui a « promis de poursuivre les auteurs et commanditaires », mentionnent »Echos du Pays ». Pour »Flambeau des Démocrates », cette interpellation est « un lit à la violence ». De son côté, »Liberté » donne à savoir que « pour fuir les brimades, les populations de Sokodé et de Bafilo se réfugient dans la brousse ». Lorsque »L’Alternative » subordonne les évènements de Sokodé au sort qu’ont connu les manifestations de l’opposition à Lomé, elle conclut au « chaos ». « L’histoire macabre de 2005 se répète malgré les »plus jamais ça ! » d’Atakpamé », écrit »Liberté ». Le quotidien privé de souligner que la crise a déjà enregistré « une quinzaine de morts, des centaines de blessés et des réfugiés ». « Jusqu’où veulent aller les Togolais ? » se demandent »Echos du Pays ». « Opposition togolaise, attention au monstre que vous enfantez », avertit »Togoréveil ». Devant « l’escalade de violences politiques » au Togo, les organisations internationales s’en « inquiètent et appellent au dialogue », signale »L’Union pour la Patrie ». La communauté internationale « s’implique et s’applique malgré tout » en optant pour le dialogue, renchérit »Togomatin ». Et à en croire »Togoréveil », ce dialogue « devrait réunir très prochainement des délégations de l’opposition et du pouvoir en terre béninoise ». A propos de médiateur, »L’Alternative » assure que c’est Nana Akufo-Addo qui a été missionné dans le dossier togolais, ce qui met « à la touche » Alpha Condé. C’est justement pourquoi « la coalition de l’opposition est attendue à Accra ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 969 du 18 octobre 2017
La situation politique concentre l’attention dans les journaux parus ce mercredi. Il s’appelle Alpha Hassan Mollah, Imam d’une mosquée à Sokodé. Il a été arrêté lundi soir et cette interpellation passe mal auprès de certains Togolais. Conséquence, des « actes de violences » se sont ensuivis « dans plusieurs villes » du pays, observe »Le Magnan Libéré ». En termes de bilan, on parle de trois morts, de nombreux blessés ainsi que des biens publics et privés saccagés ou brûlés. Alors, que s’est-il passé pour que l’on en arrive à cette arrestation ? Le gouvernement, à travers un communiqué rendu public hier s’est prononcé sur le sujet et donne à savoir que la mise aux arrêts de ce leader religieux « est intervenue suite aux incitations et aux appels répétitifs à la violence, au meurtre et à la sédition». Pour sa part, »Le Messager » aborde un autre aspect dudit communiqué. L’hebdomadaire relève que le gouvernement « condamne les attentats extrémistes » qui se sont produits après cette arrestation et « promet de poursuivre les auteurs et commanditaires conformément à la loi ». Les leaders des partis coalisés de l’opposition se sont quant à eux rendus au siège du PNP à Lomé qui a brûlé dans la nuit de lundi à mardi. En plus de « condamner les violences, la répression des manifestants, l’incendie du siège du Parti National Panafricain et interpellé le ministre de la Sécurité, ils exigent la libération sans condition de l’imam arrêté », renseigne »Liberté ». Quid des manifestations de l’opposition prévues aujourd’hui et demain ? Le gouvernement a décidé de »différer » les marches aux week-ends mais les meetings peuvent se dérouler les jours ouvrés. »Vision d’Afrique » qualifie cette décision d’ « inquiétante ». Elle « ne repose sur aucune base juridique et légale », renchérit »Le Triangle des Enjeux ». Cette mesure gouvernementale risque de créer beaucoup de problèmes qu’elle n’en résoudra, souligne »Le Magnan Libéré ». L’opposition elle, n’entend pas tenir compte de la nouvelle donne et maintient ses marches aux dates initialement prévues. Cette situation fait planer sur les têtes des Togolais « l’épée de Damoclès de tous les dangers », remarque »La Lanterne ». Le Togo se dirige-t-il « vers la guerre civile ? » s’interroge »Tingo Tingo ». « Ça craint … ! » lance »Fraternité ». Face à cette situation, Faure Gnassingbé reste « toujours silencieux », note »Tingo Tingo ». C’est un « mutisme coupable, complice et lâche », assène »Le Nouvelliste ». « Pourquoi le président de la République se mure-t-il dans un silence suicidaire ? » se questionne »Le Triangle des Enjeux ». « Faure s’est fait assez attendre et il est désormais temps qu’il se fasse entendre », commente »Vision d’Afrique ». Par ailleurs, pour »Liberté », ceux des tenants du pouvoir qui brillent par le « zèle » et la « répression » des manifestants devront « assumer la responsabilité de leurs actes ou crimes et en répondre le moment venu ». Dans tous les cas, la « détérioration » de la situation sociopolitique au Togo n’augure pas des lendemains sereins pour le pays, opine »Vision d’Afrique ». « A-t-on besoin de pousser les incompréhensions jusque-là ? » se demande »La Lanterne ». De son côté, »Dounia le Monde » recommande le dialogue aux protagonistes en vue de mettre un terme à la crise que vit le pays. Parlant de dialogue, c’est également la prescription d’une partie de la communauté internationale. Une communauté internationale qui « cafouille » à en croire »La Dépêche ». Ses missions de bons offices « se fourvoient » dans la recherche des solutions à la crise, en affichant une position « partisane » du référendum, indique »Le Nouvelliste ». Est-ce la raison du « boycott » de l’opposition de certaines intentions de médiation ? Par ses « surenchères », celle-ci « ne risque-t-elle pas de tout perdre ? » mentionne »Dounia le Monde ». Le refus de rencontrer certains émissaires risque de lui « coûter cher », car il n’est pas conseillé de « se mettre à dos » la communauté internationale, écrit »Le Magnan Libéré ». Dans un tout autre registre, l’OTM, le CONAPP, le PPT, l’UJIT, le SYNJIT, l’URATEL et l’ATOPPEL « condamnent », dans un communiqué conjoint rendu public hier, entre autres, « des menaces verbales et physiques, des faits de violence exercés sur les professionnels des médias dans l’exercice de leur métier par des manifestants et des forces de l’ordre et de sécurité ainsi que des actions de tout genre les empêchant de se rendre sur leur lieu de travail ou de couvrir les manifestations ». Aussi, ces organisations de presse les appellent-elles à « la prudence, à la vigilance et au respect scrupuleux des règles d’éthique et de déontologie qui gouvernent la profession ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 968 du 17 octobre 2017
Alors que le pays semblait observer un temps d’accalmie avant les manifestations de l’opposition prévues mercredi et jeudi prochains, l’arrestation dans la nuit d’hier de l’Imam proche de Tikpi Atchadam, Alpha Hassan Mollah, à Sokodé a fait monter le mercure d’un cran. Dans la foulée, les jeunes se sont mobilisés pour « s’insurger » contre cette mise aux arrêts, informe »Liberté » qui précise que ces jeunes « exigent la libération pure et simple » de leur leader religieux. Non contents de dresser des barricades, les manifestants ont bloqué la nationale N°1, précise »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé renseigne également que des « affrontements » qui se sont poursuivis jusqu’à ce matin ont eu lieu entre les jeunes et les forces de l’ordre et de sécurité. Toujours selon la publication, l’on signale la destruction ou la mise à feu des bâtiments abritant des services publics ainsi que des domiciles de certains dirigeants politiques. Pendant que Sokodé était « à feu et à sang », des émeutes ont été aussi constatées à Bafilo et dans le quartier Agoè à Lomé, renchérit »L’Indépendant Express ». L’hebdomadaire assure que suite aux évènements d’hier, « les observateurs font croire que les dernières heures du régime sont proches ». Le moins qu’on puisse dire c’est que la situation au Togo ces derniers temps n’est pas un long fleuve tranquille. Hier, un autre mouvement d’humeur a été signalé devant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). »Forum de la Semaine » informe que les manifestants qui s’y étaient rassemblés spontanément pour dire non au référendum ont été dispersés par la police. En tout cas, les manifestations des deux prochains jours laissent dubitatifs plus d’un. « L’intransigeance et la détermination des uns et des autres font craindre le pire », confirme »Le Médium ». Pour sa part, »L’Alternative » parle de la « semaine de toutes les incertitudes ». Elle l’est d’autant plus que des « grèves tous azimuts » viennent s’ajouter aux manifestations politiques, explique »Liberté ». « Opposition, enseignants, élèves, société civile en colère », détaille »L’Indépendant Express ». « Le pays retient alors son souffle », commente »Le Bâtisseur ». Pendant ce temps, Faure Gnassingbé reste « muet », observe »L’Alternative ». Surtout devant le « retour à l’Etat de terreur », note »L’Indépendant Express » qui croit savoir que bien que silencieux, l’actuel chef de l’Etat a une idée derrière la tête. Selon le journal, Faure Gnassingbé est en train, dans le cadre du prochain congrès de l’UNIR, de « préparer une succession à la Poutine », c’est-à-dire qu’il pourra créer la surprise en permettant à un membre de son parti d’être théoriquement aux commandes tout en agissant en back office. De son côté, »L’Alternative » commet un article sur les « soutiens » de Faure Gnassingbé au sein de la CEDEAO relativement à la crise togolaise. A en croire le confrère, seul Alpha Condé a « laissé transparaitre un soutien au régime de Lomé ». Du coup, le bihebdomadaire, recommande à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition approchée par le président guinéen, de s’en méfier et d’ « éviter à tout prix le piège » que ce dernier pourrait bien lui tendre. Parlant de la coalition, un de ses membres, Nathaniel Olympio, opine sur la situation que traverse le Togo. « Si ce régime s’entête, ce sera une vague scélérate qui va le balayer », martèle-t-il dans les colonnes de »L’Alternative ». En outre, le bihebdomadaire pense que le référendum du « RPT/UNIR est l’avorton politique pour la récidive des crimes de masse ». »Le Médium » lui conseille Faure Gnassingbé de « faire le ménage dans son propre entourage », car il est infesté des gens « malhonnêtes, sadiques et hypocrites » qui ne pensent qu’à leur bien-être. Sur un tout autre sujet, »L’Union pour la Patrie » donne à savoir que la nouvelle loi organique relative à la CNDH adoptée le 5 octobre dernier réduit ses membres de 17 à 9 et les mandats de 4 à 2 ans. Cependant, les 2 ans sont renouvelables deux fois. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 966 du 16 octobre 2017
Les journaux parus ce lundi traitent de la politique. En levée de rideau, signalons que le journal ‘‘La Nouvelle » a dans ces colonnes, rendu un hommage à feu Pitang Tchalla dont il dit être un «ami ». Certes, « Pitang TCHALLA a des défauts ; mais c’est un bosseur et un homme sincère, de grande capacité d’écoute et de compréhension », écrit-il. Plus loin, le confrère poursuit qu’ « au sein des membres de son bureau à la HAAC, certains posent des peaux de bananes au président Pitang, pour lui mettre dans des difficultés et lui créer des problèmes. La disparition tragique de cette illustre personnalité, fait surement plaisir à certaines personnes parmi les membres de son bureau, qui ont des dents contre lui. » Sur ce point, « je parle en connaissance de cause », appuie-t-il. Par ailleurs, »La Nouvelle » publie dans ses colonnes ce qu’elle appelle, un article titré : « Certains Officiers supérieurs projettent de tuer des Evêques, des journalistes critiques et des massacres dans les jours à venir ». A l’en croire, un groupe d’Officiers aurait réveillé les vieux démons des temps passés, « puisque les mêmes qui s’étaient illustrés dans les violences dans les années 1990 et 2005 sont en train d’être remis en selle. Le Togo pourrait connaitre une période de violences, ». Le confrère cite sa source qui dit : « Vous qui êtes de la presse, sachez que ce ne sont pas seulement les opposants qui sont dans la ligne de mire de ce groupuscule ». Parlant justement de la presse, ‘‘Le combat du Peuple » dans son éditorial écrit que « les journalistes ont le droit d’avoir opinion ». »Liberté » scrute les récents voyages du Chef de l’Etat et pense qu’il est « à la recherche d’un hypothétique sauveur ». Pour le confrère, les motivations officielles avancées de ce « mini-marathon en Afrique » du Président Faure Gnassingbé ne sont que des « paravents ». De même, le quotidien privé informe que le Président Guinéen Alpha Condé devrait recevoir des représentants de l’opposition togolaise ce début de semaine mais ils ont renoncé à faire ce voyage car « les leaders ont pressenti un traquenard à eux tendu par l’hôte guinéen, le plus grand allié de Faure Gnassingbé dans sa voie périlleuse », explique-t-il. Tout compte fait, l’opposition prend des contacts pour trouver une issue à la crise. Au moment où Madame Adjamagbo-Johnson était au Canada, Nathanaël Olympio était à Cotonou au Bénin et Dodji Apévon en Côte d’Ivoire puis en Russie, renseigne ‘‘Le Correcteur ». Pour ‘‘Courrier de la République », Faure Gnassingbé, « muet dans son pays est très actif sur le plan sous régionale, continental et même international »… Il joue donc « ses ultimes cartes sur l’axe diplomatique ». ‘‘Nouvelle Opinion » s’intéresse à la rencontre entre Jean-Pierre Fabre et le Président ivoirien et qui « explose la coalition de l’opposition ». Suite à cette rencontre, « les autres de l’opposition s’agitent comme quoi, Fabre ne les a pas associés à ces rencontres et qu’il aurait dû avoir leur avis avant toute rencontre… La guerre est ainsi grandement ouverte entre les leaders de l’opposition et le divorce est presque consommé», commente le journal. Divorce ou pas, cette opposition compte faire une « marche de la résistance les 18 et 19 octobre », prochains constate ‘‘Le Correcteur » ; mais ces marches « sont déférées par le gouvernement », fait savoir ‘‘Forum de la Semaine ». »Togomatin » pour sa part se fait l’écho d’une interview accordée par l’ancien Président Nigérian Obasandjo à l’hebdomadaire ‘‘Jeune Afrique » dans lequel l’ancien homme fort du Nigéria disait : « Il faut un référendum pour revenir sur une disposition constitutionnelle » Par ailleurs, ‘‘Le Combat du Peuple » analyse les multiples boycottes de l’opposition parlementaire et qui les pénalise par la suite. Selon lui, « La politique c’est l’art du possible » En outre, l’hebdomadaire revient largement sur le séminaire de renforcement des capacités des journalistes, organisé par le Conseil Togolais des Editeurs de Presse Privée ( CTEP) sur le thème : « Le rôle des médias en période de crise. » Le Service de Presse/HAAC