L’actualité dans les publications du jour reste dominée par la crise politique au Togo. Les regards sont désormais tournés vers le dialogue annoncé par le gouvernement. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les choses se mettent progressivement en place pour sa réussite. L’un des faits majeurs qui confirme les préparatifs de ces pourparlers est la rencontre d’échanges que l’émissaire du président ghanéen a eue avec le pouvoir et l’opposition à Lomé. Pour Albert Kan-Dapaah dont les propos sont rapportés dans »Waraa les Vainqueurs », « le temps est maintenant propice pour démarrer le dialogue ». Reste à en préciser la date et le lieu. « Comme on peut le constater rien de concret n’a filtré de cette entrevue », note ‘‘Le Changement ». Les participants ? Aucune précision non plus pour l’instant, mais »Vision d’Afrique » explique que seule la coalition des 14 partis doit être l’interlocutrice du pouvoir en place, attendu que c’est elle qui porte des revendications. Il faut donc éviter que toutes les formations politiques soient invitées à la table des discussions, insiste l’hebdomadaire. De son côté, »Panorama » prescrit la « prudence » à l’opposition, car la médiation en cours est « plombée », l’émissaire ghanéen étant un « ami personnel » de Faure Gnassingbé. »Le Perroquet » aussi doute de l’issue de ce dialogue qui risque de permettre une nouvelle fois au régime en place de tirer son épingle du jeu. Le tabloïd recommande à l’opposition, une fois au dialogue, d’ « exiger et d’obtenir le retour des militaires dans leurs casernes et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir en 2020 ». Il faut même aller « au-delà d’un simple dialogue et négocier la fin de la dictature », suggère Dany Ayida, expert international en gouvernance et démocratie, dans une tribune publiée dans »Liberté ». Pourtant, il est exigé des protagonistes de mettre de l’eau dans leur vin pour éviter le « pourrissement » de la situation, relève »Chronique de la Semaine ». Il faut « émettre des vibrations positives » pour donner des chances de réussite à ce dialogue, renchérissent »Echos du Pays ». Pas sûr que ces appels soient entendus de si tôt, car l’opposition, emmenée par son chef de file, pose des conditions avant le démarrage des pourparlers. Entre autres, la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations et l’élargissement de tous les détenus politiques ainsi que l’exigence d’un dialogue exclusif avec le pouvoir. Ces préalables « risquent de compliquer les choses », soulignent »Echos du Pays ». »Le Dialogue » assimile tout cela à un « diktat » orchestré par Jean-Pierre Fabre et prévient que cette posture est de nature à « faire tout capoter ». Quoi qu’il en soit, le dialogue pour lequel l’opposition « hésite » encore pour ne pas, entre autres, « perdre le financement de la diaspora » est la « voie la plus pérenne et la mieux indiquée » pour en finir avec la crise, opine ‘‘Focus Infos ». Pendant ce temps, la coalition continue de mobiliser la rue. Elle a appelé à trois jours de manifestations à partir d’aujourd’hui. La coalition qui ne décolère pas après la sortie de Faure Gnassingbé à Témédja la semaine dernière. Le chef de l’Etat a, en effet, accusé l’opposition d’être responsable des manifestations violentes et leurs corollaires, rappellent »Waraa les Vainqueurs ». C’est un discours qui « cache mal l’apologie des crimes et des barbaries militaires », dénonce »Le Perroquet ». « Sans l’armée Faure n’est pas fort », renchérit »Panorama » qui invite Louis Michel dont la fin de carrière est annoncée à « emporter dans ses valises » le chef de l’Etat togolais que l’homme politique belge, à l’en croire, avait qualifié de « président exceptionnel ». Suite donc à « sa sortie scandaleuse » au camp de Témédja, l’opposition lui a « rétorqué », renseigne »Le Changement ». « Faure fait montre d’un caractère irresponsable, belliqueux et antipatriotique qui révèle au grand jour, le plan machiavélique d’épuration politique et de destruction de la nation », rapporte le confrère qui se fait tout autant l’écho de l’appel du professeur Wolou aux Forces armées togolaises : « ne laissez personne vous opposer aux civils ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que le bureau exécutif de l’UNIR a été installé mardi dernier. Elle évoque aussi la grève des enseignants qui a jeté des élèves dans la rue. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse 984 du 14 novembre 2017
Les journaux parus ce mardi s’intéressent principalement à la crise politique au Togo. Le président de la République s’est rendu le 10 novembre dernier au camp du 3è Régiment d’Infanterie de Témédja. Ainsi que le rapporte »L’Audience », il y a « renouvelé sa confiance à l’armée ». Mais pas seulement. Là-bas, Faure Gnassingbé a parlé de la « trilogie marches-violences-pertes en vies humaines », complète »L’Union pour la Patrie » qui note que la sortie du chef de l’Etat soulève une « réelle question de responsabilité à assumer ». Il faut dire que les parties de son intervention qui font couler beaucoup d’encre et de salive sont relatives aux actes de violences enregistrés au cours des manifestations de l’opposition. Sur le sujet, le président Faure, tout en faisant porter la responsabilité des « victimes » et des « dégâts » de ces manifestations à leurs organisateurs, a laissé entendre que les auteurs de la mort des deux soldats à Sokodé seront recherchés et confrontés à la rigueur de la loi. Ce sont des « vérités qui font mal à l’opposition », observe »Libération ». Pour sa part, l’ASVITTO dénonce dans »L’Alternative » des « propos indignes et dangereux ». Selon »Le Bâtisseur », les propos du chef de l’Etat n’augurent pas des lendemains sereins à notre pays. « En opposant l’armée au peuple, Faure Gnassingbé s’adonne à un jeu dangereux », renchérit »L’Alternative ». En tout cas, le discours de Témédja a suscité un appel à l’endroit des forces armées et de sécurité chez le professeur Wolou Komi dont le parti est membre de la coalition des 14 partis de l’opposition. « Ne vous laissez pas entrainer dans des massacres de vos frères et sœurs civils pour servir la cupidité et les caprices de certains individus », lance-t-il dans les colonnes de »Liberté ». Par ailleurs, »Liberté » dit savoir désormais pourquoi le président de la République « ne parle jamais ». Prenant l’exemple de sa phrase « je ne vois pas le rapport » et de ses deux dernières prises de parole à Tsévié et à Témédja, le quotidien remarque que les sorties du n°1 togolais « provoquent un tollé général et font l’unanimité contre sa personne » tant et si bien qu’il préfère garder le silence pour ne pas donner du grain à moudre à ses contempteurs. Quoi qu’il en soit, le chef suprême des Armées a engagé les troupes à resserrer les rangs afin de « répondre à toute menace ou action terroriste qui pourrait toucher le Togo ». Il n’en faut pas davantage pour que »Liberté » fasse un lien avec Tikpi Atchadam qui est soupçonné d’intentions inavouées. « La reprise par Faure Gnassingbé de cet argumentaire déjà servi par ses collaborateurs laisse entrevoir une conspiration au sommet de l’Etat », commente le quotidien privé. Dans la foulée, »L’Alternative » annonce que des « barbouzes du régime » ont mené dans la nuit de samedi à dimanche dernier une « opération commando » au domicile du leader du PNP, opération qui serait « soldée par un échec », à en croire le bihebdomadaire, Tikpi Atchdam n’ayant pas été trouvé à la maison. Lorsque »Liberté » ajoute à cette « tentative d’enlèvement » du président du Parti National Panafricain « l’état de siège » dans certaines villes du pays, elle conclut au « dialogue et à l’apaisement dans l’évangile selon Faure Gnassingbé ». De son côté, »Le Bâtisseur » note que l’offre du dialogue est faite « les armes à la main ». Et de s’interroger : « sincérité ou annonce canular ? » C’est pourquoi, ajoute l’hebdomadaire, l’opposition exige des « préalables et garanties » avant l’ouverture éventuelle du dialogue annoncé. En attendant, la coalition des 14 partis politiques « met l’accélérateur à partir de jeudi prochain malgré l’état d’urgence imposé sur le Nord du pays », renseigne »Le Bâtisseur ». Les manifestations prévues cette semaine « viennent montrer à Faure Gnassingbé que ses »mesurettes » brandies tel un trophée ne suffisent pas pour apaiser les Togolais », mentionne »L’Alternative ». Quant à »Le Médium », il signale que le « triduum des marches » prisé par l’opposition n’a pas jusqu’ici produit des résultats escomptés. Dans une tribune publiée dans »Forum de la Semaine », l’auteur, Olivier Kouta relève la « volonté ineffable de l’opposition de paralyser économiquement le pays ». »Le Médium » lui, informe que les « pertes » générées par les manifestations et les grèves sont déjà « énormes ». Dans un tout autre registre, »Libération » rappelle que le chef de l’Etat a inauguré vendredi dernier une centrale solaire à Bavou dans la préfecture de l’Ogou. Cette œuvre qui entre dans le cadre du mandat social du président sortira les populations rurales de l’obscurité, indique le confrère. Ce jour-là à Bavou, Faure Gnassingbé « faisait un tel »farot » qu’on aurait cru qu’il a sorti l’argent de sa propre poche pour réaliser l’ouvrage », raille »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de Presse N° 984 du 13 novembre 2017
Deux sujets dominent l’actualité dans les journaux parus ce lundi : La visite du Chef de l’Etat aux militaires du camp de Témédja et l’inauguration de la centrale photovoltaïque puis le lancement par Faure Gnassingbé des projets d’hydraulique villageoise dans l’Ogou. La visite du Chef de l’Etat aux militaires du camp de Témédja Le weekend passé n’a pas été de tout repos pour le Président Faure Gnassingbé. Il a effectué une visite aux militaires du camp de Témédja, localité située à plus de 200 kilomètres au nord de Lomé. Dans son manteau de chef suprême des armées, Faure Gnassingbé est revenu sur l’affaire des militaires tués lors des manifestations de l’opposition. « Visiblement, cette tragédie dévore Faure Gnassingbé, profondément attristé et meurtri », écrit ‘‘La Symphonie ». A l’en croire, le Chef de l’Etat a eu également une forte pensée pour les civils que la grande faucheuse des manifestations a emporté, « citant notamment cet enfant tué à Mango », ajoute-t-il. Qui sont alors les vrais coupables de ces drames liés aux violentes manifestations ? Faure Gnassingbé tranche : « Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont fait et des dégâts qu’ils sont causés », rapporte le confrère. Revenant sur la mort des militaires tués à Sokodé, le Chef suprême des armées a annoncé que « leurs assassins sont activement recherchés et tout sera mis en œuvre pour les retrouver oû qu’ils se trouvent et les châtier conformément aux lois de notre République. », fait savoir ‘‘Forum de la Semaine ». Pour ‘‘Le Correcteur », « Faure désemparé livre son peuple à l’armée ». Selon l’hebdomadaire, les propos de Faure Gnassingbé au camp de Témédja sont d’une extrême gravité en ce sens que le Président semble donner plus d’importance aux militaires tués qu’aux civils. Pourtant, toutes ces couches sont sous sa responsabilité en tant que Président du Togo. « Comment les organisateurs des manifestations sont-ils seuls responsables des morts ? le maintien d’ordre est-il synonyme de tuerie ou massacre ? », se demande le journal. « Faure Gnassingbé dresse l’armée contre le peuple », opine ‘‘Liberté ». Cette sortie du Chef de l’Etat, aux dires du quotidien privé, « a eu le mérite de confirmer tout ce que racontent ses envoyés sur les ondes…il faudra au demeurant, appréhender les jours et semaines à venir sous de très mauvais auspices vu que le prince a renouvelé sa confiance totale aux FAT.. » ‘‘Le Combat du Peuple », offre à lire que « Faure parle, l’opposition tremble. » Le Chef de l’Etat, en sa qualité de Chef suprême des armées, « ne saurait tolérer qu’on tue impunément les militaires qui ne sont même pas en mission de maintien d’ordre », commente-il. Périple du Président Faure dans l’Ogou Intenses activités pour le Chef de l’Etat ; une fin de semaine assez chargée. Il était sur plusieurs fronts entre Akparè, Bavou, dans le canton d’Ountivou. Le Chef de l’Etat a « inauguré vendredi dernier, une mini-centrale solaire à Bavou » dans la préfecture de l’Ogou, annonce »La Lettre de la Kozah ». D’un cout total de deux milliards de FCFA, ce programme d’électrification solaire s’étendra à d’autres localités dans les préfectures de Blitta, Bassar et Oti-Sud, ajoute-il. Par ce geste, Faure Gnassingbé est « engagé à assurer une énergie de qualité aux populations », pense ‘‘Nouvelle Opinion ». A Akparè, « Le Président de la République a lancé les travaux de construction de huit mini-addictions d’eau potable. », informe ‘‘Togomatin’‘. Tout à fait autre chose, ‘‘Le Rendez-vous » s’intéresse à la politique et titre : « Désordre au sommet de l’armée togolaise, SOS pour Sokodé et Bafilo ». Il lève également le voile sur « les deux visages d’un chef de guerre et les barbouzes à la trousses d’Atchadam » Dans le reste de l’actualité, certains journaux informent que l’opposition sera encore dans les rues jeudi, vendredi et samedi prochains. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 983 du 10 novembre 2017
L’annonce de l’ouverture imminente d’un dialogue entre les acteurs politiques fait couler beaucoup d’encre dans journaux parus ce vendredi. Pendant ce temps, la coalition des 14 partis de l’opposition maintient la pression à travers la mobilisation populaire. Les mesures d’apaisement prises par le gouvernement continuent de susciter des réactions. Le groupe des 5 et le parti UNIR, par exemple, appellent l’opposition à prendre part au dialogue, informent »Le Changement », »Innov-Africa » et »Togoréveil ». A en croire »L’Union pour la Patrie », toutes ces réactions ont pour dénominateur commun « satisfaction et espoir » surtout en ce qui concerne le dialogue annoncé. N’est-il pas un « dialogue de trop ? » s’interroge »La Dépêche » qui fait observer que plusieurs autres rounds de discussions ont été organisés sans pour autant produire des résultats escomptés. « Quel dialogue encore ? » s’interroge »L’Alternative ». Quoi qu’il en soit, »Innov-Africa » considère l’annonce de ce dialogue comme une « main tendue » et se demande si elle sera saisie par l’opposition. Si celle-ci marque sa disponibilité à prendre part au dialogue, elle pose cependant ses « préalables ». Entre autres, la « libération de tous les détenus politiques », renseigne »Le Canard Indépendant ». ‘‘Forum de la Semaine » elle, parle de « préalables surannés ». L’exigence de ces préalables et une nécessité pour l’opposition togolaise car, si elle ne le fait pas, elle « risque de se faire happer une nouvelle fois », opine »Liberté ». Pour le quotidien privé, il faut non seulement exiger et obtenir du pouvoir des « garanties de succès et de mise en œuvre des conclusions de ce dialogue » mais aussi insister sur la présence des « personnalités nationales ou internationales connues pour leur neutralité comme cautions morales ou garants des accords ». En tout cas, l’opposition doit « jouer sa partition et agir avec la plus grande responsabilité en œuvrant pour l’intérêt national et la sauvegarde de la paix ainsi que la cohésion nationale », recommande »Innov-Africa ». Ainsi que le souligne »L’Eveil de la Nation », des « doutes planent » déjà sur la réussite de ces pourparlers dans la mesure où l’opposition n’est pas dans une logique d’assouplissement de sa position. L’hebdomadaire suggère d’ « éviter les extrémismes, les intransigeances et les extravagances », car chacune des parties doit accepter de faire des concessions pour aboutir à un compromis. Tout comme le tabloïd, le ministre Gilbert Bawara invite dans les colonnes de »Forum de la Semaine », »Togoréveil » et »La Dépêche », l’opposition à « éviter toute forme de préalables, de surenchère ou d’exigences surréalistes qui rendraient le dialogue beaucoup plus périlleux et qui compromettraient les résultats ». En attendant l’ouverture effective de ce dialogue, la mobilisation dans la rue « ne faiblit pas », observe »La Dépêche ». Plusieurs villes, sauf Sokodé et Bafilo, ont « grondé » pour réclamer le « départ de Faure Gnassingbé », souligne »L’Alternative ». Aussi pour demander le retour à la constitution de 1992 complète »Le Changement ». Et l’on a enregistré une « mobilisation record » au 3è jour des manifestations, note »Liberté » qui ajoute qu’un cortège des artistes a été « attaqué » par des « militaires » à Agoè. Toujours à en croire »Liberté », les militaires ont « préféré des menaces » contre les journalistes de Radio Tchaoudjo à Sokodé. « C’est vous qui ouvrez votre antenne aux opposants. Va dire à tes collègues qu’ils payeront » aurait lancé un militaire à l’endroit d’un journaliste de cette chaine de radio qui se rendait au service tôt le matin. En lien avec les médias, »Innov-Africa » rappelle que le Mouvement Martin Luther King a interpelé le ministère de la Communication et la HAAC à propos du « traitement expéditif » des manifestations de l’opposition par les médias publics. Manifestations dont les chiffres tels qu’annoncés par le ministre de la Sécurité ne correspondraient pas à la réalité, selon »Liberté ». Le quotidien privé se fait aussi l’écho d’une enquête du magazine panafricain »Afrique Magazine » qui présente Faure Gnassingbé, Ali Bongo Ondimba et Joseph Kabila comme « les héritiers particuliers »élus » ou »désignés » qui incarnent souvent les présidences familiales au long cours ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 982 du 09 novembre 2017
La situation politique au Togo meuble les colonnes des journaux parus ce jeudi. Le gouvernement togolais a décidé il y a quelques jours de convoquer un dialogue à l’effet de résoudre la crise que traverse le pays. « Cette démarche quoique salutaire aurait eu plus de poids et de crédibilité aux yeux de l’opinion si une date avait été déjà avancée, de même que le cadre du dialogue fixé », commente »Flambeau des Démocrates ». Qu’à cela ne tienne. Même si la date de ces pourparlers n’a pas été précisée, le groupe des 5 et le parti UNIR ont salué cette initiative du gouvernement, relève »Chronique de la Semaine ». Aussi, la plupart des observateurs continuent-ils d’appeler de leurs vœux les retrouvailles entre politiques autour d’une table. Alors, « les protagonistes saisiront-ils la main tendue du gouvernement ? » s’interroge »Le Dialogue ». Pour ‘‘La Nouvelle Tribune », le gouvernement doit « accélérer la cadence face aux grandes attentes » et l’opposition « faire preuve de réalisme ». Le réalisme, c’est justement ce qui manque à la coalition qui en est encore à faire de la « surenchère » alors que le gouvernement « œuvre pour que le dialogue annoncé prenne corps », se désole de constater »Togomatin ». Le bihebdomadaire se demande « Jusqu’où ira l’opposition avec le refus de la main tendue du pouvoir ». Dans la même veine, ‘‘Chronique de la Semaine » assure que l’opposition « fait déjà montre de sa mauvaise foi », non seulement en « campant sur sa position mais en se radicalisant davantage ». Devant ce constat, »Le Patriote » déduit que le dialogue annoncé par le gouvernement « a du plomb dans l’aile ». Le confrère observe que l’opposition se montre « méfiante » eu égard à la non application des accords qui ont découlé des différents dialogues organisés jusqu’ici. Pourtant, il faut bien que la crise soit résolue. C’est pourquoi »Echos du Pays » recommandent au pouvoir et à l’opposition d’ « évacuer la peur de l’échec et de s’y mettre » pour réussir les pourparlers annoncés. Pour sa part, »Le Dialogue » invite l’opposition à se départir de son intransigeance habituelle pour donner une chance de réussite aux discussions qui vont s’ouvrir bientôt, « au risque de tout perdre ». En attendant l’ouverture effective du dialogue, la coalition des 14 partis de l’opposition continue de mobiliser les populations à travers le territoire. L’on est rendu ce jeudi au dernier des trois jours de marche. Mardi déjà, le ministre de la Sécurité s’était félicité de l’allure pacifique des manifestations, rappellent »Le Dialogue » et »Forum de la Semaine ». »Le Patriote » s’attarde justement sur « l’incompréhensible » Yark Damehane qui, à l’en croire, s’est mis à « défendre l’indéfendable » depuis le début de la crise au point d’écorner sa propre image et de « desservir » le pouvoir par ses interventions. En tous cas, « la tempête n’a pas eu lieu malgré la mobilisation des djihadistes du PNP », écrit »Chronique de la Semaine ». Si les marches ont pu être organisées dans certaines villes, ce n’est pas le cas de Sokodé et Bafilo où toute tentative de regroupement a été dispersée, les conditions sécuritaires n’étant pas réunies, selon les autorités. Du coup, Sokodé est « sous pression », signale »La Nouvelle Tribune ». C’est « l’état de siège à Sokodé et à Bafilo », renchérit »Liberté » qui s’intéresse aux « tenants de l’appareil répressif » des manifestations de l’opposition. Le quotidien privé croit savoir le ministre de la Sécurité n’est en réalité qu’un « fusible, les vrais commandeurs de l’attirail répressif étant ailleurs, tapis dans l’ombre ». L’interdiction dans ses deux villes a mis en courroux la coalition. « Nous irons marcher à Sokodé et à Bafilo », menace Mme Brigitte Adjamagbo du CAP 2015 dans des propos rapportés dans »Le Patriote ». Revenant sur la crise au Togo, »Echos du Pays » soulignent que les « responsabilités sont partagées ». »Le Patriote » complète en expliquant que le Togo est en fait « victime de politiciens à double visage ». Il faut dire que les manifestations, quelles qu’elles soient sont relayées par les médias. Parfois, pas bien à propos, ainsi que le remarque le Mouvement Martin Luther King, en ce qui concerne le traitement qui en est fait sur les médias publics. Le MMLK s’insurge dans »Liberté » contre « la censure et le traitement expéditif » qui sont réservés aux manifestations de l’opposition. Le Mouvement « demande au ministère de la Communication et à la HAAC de rappeler ces médias publics à l’ordre professionnel . Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 980 du 07 novembre 2017
La crise politique au Togo est à la une de l’actualité dans les journaux parus ce mardi. Dans un communiqué rendu public hier, le gouvernement togolais a pris des « mesures d’apaisement » à l’effet de résoudre durablement la crise. Ces mesures, relèvent »Forum de la Semaine » et »Le Médium », vont de l’élargissement d’une quarantaine de détenus dans le cadre des manifestations de rue à l’ouverture d’un dialogue entre les acteurs politiques en passant par la levée du contrôle judiciaire qui pesait sur Jean-Pierre Fabre dans l’affaire des incendies des marchés. Cependant, ces mesures ne sont pas sans contrepartie. Elles doivent amener l’opposition à « mettre de l’eau dans son vin en agissant avec la plus grande retenue et responsabilité ainsi qu’en œuvrant pour l’intérêt national par la sauvegarde de la paix et la cohésion nationale », commente »L’Union pour la Patrie ». »L’indépendant Express » minimise ces mesures et donne à savoir qu’elles ne sont que « divagation, diversion, digression et fuite en avant » pour faire gagner du temps à Faure Gnassingbé qui, du reste, n’a « aucune envie de quitter le pouvoir ». Effectivement, l’actuel chef de l’Etat togolais « refuse de renoncer au pouvoir en 2020 » ainsi que lui suggérerait son homologue ghanéen, renchérit »L’Alternative ». Ce faisait, cette posture risque d’ « envenimer davantage la situation politique au Togo les jours et semaines à venir », prédit le bihebdomadaire, surtout avec la « détermination » des leaders de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Parmi ces derniers, Tikpi Atchadam. « Peuple en lutte… tu dois maintenir l’élan face à la dictature qui te nie en tant qu’être humain », galvanise-t-il dans des propos publiés par »L’Alternative ». L’entièreté de ce message du président du Parti National Panafricain est publiée dans les colonnes de ‘‘L’Indépendant Express » qui planche sur les « secrets de la victoire finale » de la lutte. Le confrère pense également que le pouvoir togolais « tombe dans le piège mortifère du djihadisme en tentant de dénigrer le PNP ». C’est le cas de le dire, les mesures prises par le gouvernement, sont intervenues à la veille des marches de l’opposition. Ce sera le « premier test dans les rues aujourd’hui » en ce qui concerne les mesures prises il y a quelques jours pour des manifestations sans violence, mentionne ‘‘Forum de la Semaine ». Et dans cette lutte pour accéder au pouvoir, l’opposition togolaise affiche souvent un « visage d’ange » qui cache mal son « amateurisme et son inconséquence politique », souligne »Le Médium ». L’opposition semble ne pas être seule dans cet angélisme. Faure Gnassingbé « se déclare curieusement d’une angélique simplicité », note »L’Alternative ». Tout à fait autre chose, »Liberté » s’intéresse à la justice togolaise et ses « deux visages » dans la crise actuelle. Une sorte de deux poids deux mesures, selon la publication qui fait constater que pendant que des Togolais « dont le seul tort est de militer au sein de l’opposition sont jetés en prison » du fait de cette justice, elle rechigne à inquiéter les « corps habillés et les miliciens qui tuent les citoyens ». Toujours en lien avec la politique, un colloque a été organisé vendredi dernier à Lomé à l’adresse des journalistes sur les 25 ans de la constitution togolaise à l’effet de leur donner les clés nécessaires à la compréhension de certaines thématiques dont la rétroactivité de la loi, informe »Forum de la Semaine ». L’initiative est du président de l’Université de Lomé, le Prof Dodji Kokoroko. Là-dessus, »Liberté » remarque la « dérive mégalomaniaque de ce jeune Professeur » qui, à l’en croire, a non content de tenter de « rallier les professionnels des médias à sa cause a invectivé les journalistes qui ne sont pas réceptacles de ses opinions ». Dans tous les cas, »Togo-Presse », édition de lundi, renseigne que ledit colloque a été ouvert par le chef de cabinet du président de la HAAC, M. Komivi Viagbo qui a prescrit aussi bien aux hommes et femmes des médias qu’aux acteurs politiques « la préservation de la paix, la concorde et la cohésion sociale, seules gages du développement ». Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC
A télécharger Communiqué de la HAAC relatif au N° 0025 du Journal La Nouvelle
Revue de presse N°978 du 02 novembre 2017
A la une de l’actualité, la crise politique au Togo. Les marches les jours ouvrés sont restaurées par le gouvernement. ‘‘Le Changement » croit connaître les mobiles qui sous-tendent cette décision. Selon l’hebdomadaire, c’est parce que le pouvoir de Faure Gnassingbé est « acculé par la pression » qu’il a fini par « abdiquer ». Pour »Le Patriote », la levée de cette interdiction est plutôt à mettre sur le compte du « réalisme » qui a « regagné la maison gouvernementale ». Le confrère explique que la nouvelle mesure est de bon augure en ce qui concerne une « sortie de crise ». Quoi qu’il en soit, les marches des 7, 8 et 9 novembre prochains auront lieu et l’opposition est « déterminée à aller au bout de la lutte » pour ainsi « libérer le Togo de la dictature », relève »Liberté ». « Encore des secousses sismiques la semaine prochaine pour ébranler le pouvoir du »dictateur sanguinaire » », renchérit »Le Triangle des Enjeux » qui, pour se faire l’écho d’un article publié dans »Jeune Afrique », se demande « jusqu’à quand tiendra l’équilibre de la terreur au Togo ». Et depuis son abri, Tikpi Atchadam lance l’opération « »dos à la mer » » pour, dit-il, « détruire les passions de la dictature ». Ce concept est une « énigme », étant entendu que personne ne connait vraiment le contenu que ses concepteurs vont lui donner mardi, mercredi et jeudi prochains, commente »La Nouvelle Tribune ». Dans tous les cas, la restauration des marches les jours ouvrés a été assortie de mesures pour que les manifestations organisées soit réellement pacifiques, renseignent »Forum de la Semaine » et »La Nouvelle Tribune ». Entre autres mesure, la présence sur les lieux de la manifestation d’ observateurs neutres issus de la société civile. Justement, parlant de la société civile, des membres du mouvement Nubuéké ont été arrêtés dans le cadre des manifestations politiques. Ils sont accusés entre autres, de « groupement de malfaiteurs, trouble aggravé à l’ordre public et incitation à la révolte », informe »Forum de la Semaine ». A en croire »Le Changement », l’interpellation et le déferrement de ces membres qui « seraient en proie à des sévices corporels dégradants » est la traduction d’une « justice à deux vitesses », « car des miliciens surpris en flagrant délit d’agression et d’actes de vandalisme à plusieurs endroits de la capitale lors des dernières manifestations de l’opposition, au nez et à la barbe des forces publiques, continuent de jouir d’une impunité totale et sont libres comme le vent ». « Pourquoi le mouvement Nubuéké fait-il autant peur à Faure Gnassingbé et ses »sécurocrates » ? » s’interroge »Liberté ». C’est »La Dépêche » qui l’affirme, le « processus de démocratisation du pays est bloqué ». La cause ? Les « problèmes familiaux et politiques de Faure ». Faure Gnassingbé qui « s’étonne de se retrouver dans la peau de »dictateur sanguinaire » », écrit »Le Triangle des Enjeux ». Il « refuse » d’être présenté comme tel, précise »La Dépêche ». Il préfère qu’on le considère à la juste mesure, c’est-à-dire, un « homme simple ». Oui, c’est lui, cet homme simple qui reste « indifférent aux nombreux appels au dialogue », alors que le « nombre de morts continue de s’alourdir au quotidien », souligne »Liberté ». Par ailleurs, les tabloïds rapportent que le chef de l’Etat togolais, président en exercice de la CEDEAO a fait hier le déplacement au Libéria pour une médiation avant la tenue du second tour de l’élection présidentielle dans ce pays. Commentaire de »Liberté » là-dessus : Faure Gnassingbé est « pyromane dans son propre pays et sapeur-pompier » ailleurs. En outre, la CENI se met en place. Elle a élu son président en la personne du Prof. Kodjona Kadanga. Elle devra assurer l’organisation des échéances électorales qui attendent le Togo. Parmi elles, les législatives. »Forum de la Semaine » donne à savoir qu’elles auront lieu, « au plus tard le 14 juillet 2018 », selon le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 977 du 31 octobre 2017
Le congrès statutaire de l’UNIR s’est tenu le week-end dernier à Tsévié. Premier du genre, cet exercice intervient dans un contexte marqué par la crise politique au Togo. Les journaux parus ce mardi en parlent. Premier congrès statutaire de l’UNIR Les assises de Tsévié ont permis l’installation de nouveaux organes à l’effet de conduire la barque à bonne destination, relève »Canal D ». La nouvelle donne vient « siffler la fin » du bureau « provisoire », précise la publication. Et ce sont des militants triés sur volet qui composent le nouveau bureau. Il s’agit, entre autres, de Kodjo Adédzé (vice-président de la région Maritime), Affoh Atcha-Dédji (vice-président de la région centrale), Ibrahima Mémounatou (vice-présidente zone Agoè et Aklesso Atcholi (secrétaire exécutif). En somme, des hommes et femmes de « confiance », note »Dounia le Monde ». Autant dire que le « »réconforté » président Faure garde la main », souligne »L’Union pour la Patrie ». Réconforté parce que le chef de l’Etat a dit découvrir dans les réseaux sociaux qu’on le faisait passer pour celui qu’il n’est pas en réalité. « Aujourd’hui, ceux qui mentent ont trouvé un allié dans la technologie où on peut transformer un homme simple comme lui en dictateur sanguinaire », a-t-il lancé dans des propos mis en exergue dans ‘‘Dounia le Monde ». »Liberté » s’intéresse à cette sortie et confirme non sans une pointe d’ironie que Faure Gnassingbé est vraiment simple. « C’est à cause de sa simplicité qu’il a décidé de ne pas prendre femme et de jouir de son célibat à vie en compagnie de ses nombreuses »gnocopines ».(…) Sa simplicité le pousse également à ne s’adresser que deux fois dans l’année à son peuple. C’est également dans la simplicité qu’il a envoyé son demi-frère au gnouf », commente le quotidien privé. « Premier congrès statutaire de l’UNIR : j’y suis… j’y reste et alors », écrit »Togonyigba ». Dans tous les cas, les nouveaux organes mis en place le 29 octobre 2017 l’ont été pour « relever de grands défis », assure ‘‘Togomatin ». Un bureau de « combat » renchérit »Le Messager ». « Le plus dur commence », opine »Le Médium ». Selon »Le Bâtisseur », les congressistes de l’UNIR ont dit « oui au référendum et non au dialogue ». »L’Alternative » rappelle que les militants de l’UNIR ont passé deux jours pour s’offrir un bureau « incomplet », attendu que deux postes de vice-présidents « et pas des moindres » n’ont pas été pourvus. « Cette incapacité à trouver des titulaires à ces postes est la preuve palpable de l’échec de ce congrès qui aura été beaucoup de bruits pour rien », analyse le bihebdomadaire qui ajoute que Tsévié a consacré « l’échec de 50 ans de gouvernance ». Crise politique au Togo Faure Gnassingbé qui ne s’est pas prononcé sur la situation politique dans notre pays a pris la parole au cours du congrès de l’UNIR. Alors, Est-il « président de tous les Togolais ou président des Togolais militants de l’UNIR ? » s’interroge »Canal D ». Pendant ce temps, ce n’est pas encore le bout du tunnel. Les manifestations se sont multipliées ces derniers temps avec l’apparition de ceux que d’aucuns ont nommé « miliciens ». La France et les Etats-Unis s’en préoccupent et cela « fait paniquer » le pouvoir, mentionne ‘‘Liberté‘. Tikpi Atchadam lui, ne désarme pas. Le président du PNP invite Faure Gnassingbé à « écouter le peuple » qui lui « demande de partir ». Ses déclarations sont rapportées dans »L’Alternative » et »Le Bâtisseur ». Il faut ajouter qu’une délégation de la Coalition des partis politiques de l’opposition se déplaçait à Kara pour rendre visite aux personnes détenues dans le cadre des manifestations de rue. Elle n’a pu y arriver, car « Kara et autres villes du Nord sont interdites d’accès », informe ‘‘L’Alternative ». Et de conclure aux « entraves aux libertés » de visiter des opposants en détention. Pour sa part, »Dounia le Monde » prescrit « l’apaisement » à tous les acteurs. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 976 du 30 octobre 2017
Le congrès statutaire du parti Union pour la République (UNIR) domine l’actualité des journaux parus ce jour. Le parti au pouvoir Union pour la République (UNIR) a tenu son premier congrès statutaire le weekend end dernier à Tsévié, ville située a trente-cinq kilomètre de Lomé. Premier congrès de l’Union pour la République (UNIR), « des résolutions pour donner une nouvelle impulsion au parti », mentionne ‘‘Togo-Presse » A l’issu de ce congrès, la « confiance a été renouvelée au Président Faure Gnassingbé à la tête du parti», renseigne ‘‘Lettre de la Kozah ‘‘ .« Enfin, le Chef de l’Etat a parlé !», s’extasie »Forum de la Semaine » pour faire comprendre que le Président Faure Gnassingbé, après un long temps de mutisme, a prononcé un discours lors de ce congrès. « Ouf ! (…) Faure Gnassingbé a parlé quand même », renchérit »Liberté » ‘‘Le Combat du Peuple » reprend d’ailleurs certains propos du Chef de l’Etat : « On peut transformer une chose juste ou un homme simple comme moi en dictateur sanguinaire. Mais je crois que le fait d’être parmi vous ce matin et de voir l’accueil que vous me réservez, me réconforte. Effectivement, la vérité finira toujours par triompher » « Faure est le seul commandant à bord du navire UNIR », écrit ‘‘La Symphonie ». Par ce congrès, « des armes de la remobilisation sont forgées », ajoute-t-il. ‘‘Togoreveil » pour sa part informe que « 2000 délégués forts, sereins et optimistes » sont venus du Togo et de la diaspora pour participer au congrès de UNIR et qu’un bureau national avec cinq nouveaux vice-présidents sont choisis pour « renforcer la décentralisation du parti ». «Outre le Grand Lomé et la région Kara qui restent à doter de vice-présidents, M.Tahirou Bagbiégué est celui de la région des savanes, Atcha Dédji Affoh, celui de la région centrale, Ihou Atigbé Komi pour les plateaux, Adédzé Kodjo pour la maritime. Le parti a subdivisé Lomé en deux zones : Lomé Agoè avec pour vice-présidente Ibrahima Mémounatou, le temps que le grand Lomé soit doté par concertation des membres du bureau. », explique ‘‘Nouvelle Opinion ». »Liberté » voit d’un autre angle ce congrès de UNIR et affiche à sa une : « Malgré les massacres… Faure Gnassingbé s’angélise à Tsévié ». Dans la situation de crise actuelle, «difficile de ne pas s’étonner de son insensibilité face aux cris de détresse des populations, au cours d’un mandat que l’on crie social », commente le quotidien privé. « Tsévié ou la consécration d’un règne sans fin… Faure se découvre dictateur sanguinaire et se braque contre le peuple togolais », pense »Le Correcteur » Sur un sujet différent, ‘‘Liberté » se fait l’écho d’un message audio publié par Tikpi Atchadam dans lequel il dit : « C’est le moment d’écouter le peuple et de rompre en conséquence ». ‘‘Le Combat du Peuple » qualifie le leader du PNP de « dangereux harangueur » et le cite : « Je n’aurai pas le sang de ceux qui sont tués sur la main ». Par ailleurs, ‘‘Le Correcteur » s’intéresse à la tournée de la coalition de l’opposition et mentionne que « Kara est à nouveau interdit d’accès, des dérapages préjudiciables à un pays en crise. » En outre, l’hebdomadaire fait savoir que des manifestations des togolais de la diaspora ont eu lieu dans douze (12) pays en Afrique, Europe et Amérique pour les réformes au Togo. « Le Pape François soutient la lutte au Togo », informe-t-il. « Le Pape François reçoit ‘les Djihadistes de Faure au Vatican », ironise ‘‘Le Rendez-vous » Dans le reste de l’actualité, »Le Rendez-vous » revient sur les suites des manifestations de l’opposition à Sokodé et à Bafilo et observe « des expéditions punitives pour taire la contestation … des tueurs à gage reculent les populations en exil dans les brousses.» Le Service de Presse/HAAC