Malgré l’interdiction des marches les jours ouvrés, la coalition des partis politiques de l’opposition a maintenu ses deux jours de manifestations. Et comme on pouvait s’y attendre, elle en a été empêchée. Mais pas seulement, la « résistance dans les rues » a été organisée par des jeunes en guise de réponse, note »Flambeau des Démocrates ». Conséquence, il y a eu des « affrontements » entre manifestants et les forces de l’ordre. Le bilan des deux jours d’affrontements « fait état de 4 morts et des dizaines de blessés selon le gouvernement », relève »Togomatin ». Rien que pour le second jour, c’est-à-dire hier, « 3 personnes ont été tuées et plusieurs blessés par balle, selon l’opposition », renseigne »Liberté ». Et dans la foulée, « l’opposition appelle désormais à des marches tous les jours », informe »L’Alternative ».
Cette fois-ci, des « miliciens cagoulés » ont fait leur apparition pour « terroriser les manifestants », observe »Flambeau des Démocrates ». Ces miliciens « à la solde du pouvoir ont semé la terreur au nez et à la barbe des forces de l’ordre », précise »Le Changement ». Ils sont à rechercher aussi bien dans le camp de l’opposition que du pouvoir et sont « sur le pied de guerre », indique »Togoréveil ». « Le comble de la barbarie, c’est que des populations ont été molestées, les édifices publics et privés détruits et incendiés ainsi que véhicules caillassés et des localités à feu et à sang », ajoute »Le Changement » qui questionne « l’enlèvement » de l’imam Alfa Hassan Mollah.
C’est le cas de le dire, cette arrestation a donné lieu à des actes de violences à Sokodé et à Lomé. Toute chose « dénoncée » par le gouvernement qui a « promis de poursuivre les auteurs et commanditaires », mentionnent »Echos du Pays ». Pour »Flambeau des Démocrates », cette interpellation est « un lit à la violence ». De son côté, »Liberté » donne à savoir que « pour fuir les brimades, les populations de Sokodé et de Bafilo se réfugient dans la brousse ».
Lorsque »L’Alternative » subordonne les évènements de Sokodé au sort qu’ont connu les manifestations de l’opposition à Lomé, elle conclut au « chaos ». « L’histoire macabre de 2005 se répète malgré les »plus jamais ça ! » d’Atakpamé », écrit »Liberté ». Le quotidien privé de souligner que la crise a déjà enregistré « une quinzaine de morts, des centaines de blessés et des réfugiés ». « Jusqu’où veulent aller les Togolais ? » se demandent »Echos du Pays ». « Opposition togolaise, attention au monstre que vous enfantez », avertit »Togoréveil ».
Devant « l’escalade de violences politiques » au Togo, les organisations internationales s’en « inquiètent et appellent au dialogue », signale »L’Union pour la Patrie ». La communauté internationale « s’implique et s’applique malgré tout » en optant pour le dialogue, renchérit »Togomatin ». Et à en croire »Togoréveil », ce dialogue « devrait réunir très prochainement des délégations de l’opposition et du pouvoir en terre béninoise ».
A propos de médiateur, »L’Alternative » assure que c’est Nana Akufo-Addo qui a été missionné dans le dossier togolais, ce qui met « à la touche » Alpha Condé. C’est justement pourquoi « la coalition de l’opposition est attendue à Accra ».
Le Service de Presse/HAAC



