Revue de presse N° 966 du 13 octobre 2017 La politique continue d’occuper le haut du pavé de l’actualité dans les journaux. Dans sa livraison du jour, »Hara Kiri » donne à savoir que les membres de la nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante sont « enfin » connus. Ils sont douze (12) à avoir été élus hier par l’Assemblée nationale, précisent »L’Eveil de la Nation » et »Forum de la Semaine », à raison de cinq (5) pour la majorité parlementaire, trois (3) pour l’opposition extraparlementaire, trois (3) pour la société civile et un (1) pour l’administration. »L’Humanité » elle, précise qu’il s’agit pour le moment d’une CENI incomplète, l’opposition parlementaire qui peut toutefois rejoindre la barque à tout moment ayant décidé de ne pas envoyer siéger ses représentants en raison de la crise politique que traverse le pays. Alors, avec la mise en place de la CENI, « va-t-on progressivement vers le référendum ? » se demande »Libération ». Pour »Liberté », c’est oui, car avec cette « désignation unilatérale des membres, le pouvoir opte pour un passage en force » vers la consultation du peuple. Avec ça « rien n’augure des lendemains sereins dans notre pays », analyse le quotidien privé. Là-dessus, »L’Union pour la Patrie » explique que la Commission Electorale dont les membres viennent d’être élus « n’est pas composée uniquement pour le référendum » mais pour toutes les consultations électorales que le Togo organisera à court et moyen terme, à l’instar des législatives et éventuellement des locales. Pour ce qui est du référendum, C’est une « voie suicidaire », prévient »Le Canard Indépendant ». De toute évidence, l’opposition récuse l’option référendaire et le pouvoir estime, quant à lui, qu’il revient au peuple, souverain primaire de trancher. Finalement, « qui pour départager les partisans et les opposants au référendum ? » s’interroge »L’Humanité ». Peut-être Agbéyomé Kodjo. L’ancien Premier ministre, aujourd’hui président du parti politique OBUTS propose une voie médiane, celle d’une relecture du projet de loi du gouvernement à la Représentation nationale. En attendant, les manifestations de rue sont loin d’avoir dit leur dernier mot. La coalition des 14 formations politiques de l’opposition appelle à de nouvelles marches les mercredi 18 et jeudi 19 octobre prochains, informe »Liberté ». Pourtant, comme le rappelle »L’Eveil de la Nation », le gouvernement vient d’interdire ces mêmes marches les jours ouvrables. « Restreindre la liberté de manifestation est l’erreur à ne pas commettre », recommande »Le Canard Indépendant ». « Cette décision risque de mettre le feu aux poudres et il faut déjà commencer par craindre les heurts entre manifestants et forces de l’ordre » la semaine prochaine si l’opposition maintient ses manifestations, commente »Flambeau des Démocrates ». Selon les organisateurs de ces marches, celle de jeudi aura pour point de chute le siège de la CEDEAO à Lomé pour protester contre son parti pris pour le référendum. Ce faisant, c’est un « acte mal réfléchi », voire une « erreur politique » relève »Flambeau des Démocrates ». Pendant ce temps, l’opposition reste « divisée » entre dialoguer avec le pouvoir pour trouver une solution à la crise ou poursuivre avec les manifestations de rue, renseigne »L’Eveil de la Nation ». L’autre paire de manche étant celui qui représentera cette opposition à un éventuel dialogue, ajoute la publication. En outre, »Liberté » constate qu’ « aucune médiation n’est en cours, deux (2) mois après le début de la crise togolaise ». Justement, »Le Canard Indépendant » se questionne : « quelle médiation pour une sortie de crise pacifique ? » »Hara Kiri » répond en soulignant que « l’initiative d’une médiation de plusieurs chefs d’Etat de la région est de plus en plus confirmée ». C’est dans ce cadre que peut se situer la visite mercredi dernier du président béninois, Patrice Talon à Lomé. Faure Gnassingbé et son hôte ont évoqué la crise togolaise, mentionne »L’Eveil de la Nation ». »L’Alternative » révèle que le chef de l’Etat togolais, par ailleurs, président en exercice de la CEDEAO, en compagnie de Marcel de Souza, président de la Commission de l’organisation communautaire, s’est rendu à Conakry pour discuter de la situation au Togo avec son homologue guinéen, président en exercice de l’Union Africaine, alors même que ce dernier a des « velléités » de modification de la constitution pour « s’éterniser » au pouvoir. Le tabloïd croit donc savoir pourquoi Faure Gnassingbé et « son beau-frère Marcel de Souza cherchent à impliquer Alpha Condé dans la crise togolaise » : avoir son soutien pour s’en sortir à bon compte. Le bihebdomadaire se demande également si « le cas togolais ne va pas finir d’achever ce qui reste de la CEDEAO ». Reste que Faure Gnassingbé lui-même ne s’est pas encore prononcé depuis le début des manifestations de rue. Il est resté « muet comme une carpe de province depuis qu’une frange de la population défile dans un déluge de décibel dans les rues pour réclamer son départ » confirme »Liberté ». « Juste quelques mots, M. le président » supplie »Flambeau des Démocrates » qui est « convaincu l’intervention du président de la République peut à elle seule résoudre la moitié, sinon considérablement la crise togolaise qui n’a que trop duré ». Et elle risque de prendre davantage de l’ampleur avec le front social qui s’apprête à se faire entendre, complètent les confrères. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 965 du 11 octobre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce mercredi reste dominée par la situation politique au Togo. Nous signalons en ouverture de cette revue que »Le Messager » et »Le Libéral » renseignent que le président de la HAAC, M. Pitang Tchalla a été conduit à sa dernière demeure le week-end dernier dans son village natal, à Tchitchao. Situation politique au Togo Dans sa livraison du jour, »Le Messager » rappelle que les dernières marches de l’opposition ont rimé avec des « actes de vandalisme, de vol ainsi que de pillage des biens publics et privés ». « C’est ça la démocratie telle que la conçoit l’opposition togolaise ? » s’interroge l’hebdomadaire qui donne à savoir que le gouvernement ne laissera pas impunis les auteurs de ces actes. Suite donc à cet état de fait, le gouvernement y a réfléchi et sa « décision vient de tomber ». « Plus de marches les jours ouvrables ! » s’exclame »Togoréveil ». Le gouvernement togolais « interdit » les marches les jours ouvrables, confirment »La Lanterne » et »L’Audience ». »Le Dialogue » lui, précise que c’est « une loi qui sera applicable à tous les partis ». »Forum de la Semaine » donne l’information autrement. Le quotidien privé relève que « le gouvernement a circonscrit les manifestations publiques en lieu fixe les jours ouvrables ». Avant l’annonce de la mesure gouvernementale, la coalition de 14 partis politiques de l’opposition était face à la presse hier. Elle a donné à savoir qu’elle ne souhaitait pas rencontrer une mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie dirigée par Aïchatou Mindaoudou. Ceci pour « donner un signal fort », écrit »La Lanterne ». Cette dernière a joué un « rôle funeste» en 2005, note »Liberté ». C’est une « erreur monumentale » que de récuser cette mission, analyse »Forum de la Semaine ». »Le Magnan Libéré » approuve et indique que l’opposition devrait « aller écouter d’abord le message de l’OIF » avant de se prononcer. Non seulement, l’opposition « boycotte » la rencontre avec l’OIF mais elle « s’en prend » à la CEDEAO, renchérit »Togoréveil ». Ce faisant, elle « se met à dos la communauté internationale », commente »Le Messager ». Et le confrère de conclure que cette attitude de la coalition est « très déshonorante et traduit l’image des gens incapables d’assumer une haute responsabilité ». Alors, « qui finalement pour une médiation au Togo ? » s’interroge »L’Audience ». »Le Dialogue », »Le Magnan Libéré », »Le Messager », »Forum de la Semaine » et »La Lanterne » répondent et informent que 5 chefs d’Etat africains ont été missionnés par l’ONU à cet effet. A les en croire, Alassane Ouattara, Roch-Marc Christian Kaboré, Patrice Talon, Mahamadou Issifou et Nana Akufo-Addo vont rencontrer les différents acteurs en vue de proposer une voie de sortie de crise. Selon »Fraternité », cette liste « n’arrange pas le pouvoir », d’autant plus qu’elle comporte 4 présidents qui sont « des produits de l’alternance pacifique aux termes d’élections à deux tours ». « La rue, le dialogue, la relecture et le référendum : la classe politique togolaise est à la croisée des chemins », observe »Le Libéral ». Parlant de la dernière option, »Fraternité » se mande « jusqu’où ira le pouvoir de Lomé ». Pour »Le Bâtisseur » le référendum est une « supercherie mijotée pour une présidence à vie » de Faure Gnassingbé. C’est pourquoi dans les colonnes de »L’Audience », Gerry Taama et Me Yaovi Agboyibo rejettent l’option référendaire comme solution. Quant à Agbéyomé Kodjo, il propose une voie médiane, à savoir la relecture du texte à l’Assemblée nationale. « Référendum ou deuxième lecture, la position du chef de l’Etat déterminera la préservation des intérêts de la nation », mentionne »Le Magnan Libéré ». Et « si on mettait au vote la constitution de 1992 et le projet de loi du gouvernement ? » écrit »La Lanterne ». Et puis, de son côté, »Fraternité » se demande si « l’armée jouera enfin son rôle régalien dans la crise politique que traverse le Togo ». Service de presse de la HAAC
Communiqué de la Commission Technique de Gestion et de Suivi de l’Aide de l’Etat à la Presse
Revue de presse N° 964 du 10 octobre 2017
Les jours passent mais un seul sujet fait invariablement la une des journaux : la situation politique au Togo. Le défunt président de la HAAC sur la première marche de cette revue. »Le Médium », »Mango Matin » et »Sika’a » informent que M. Pitang Tchalla, rappelé à Dieu le 19 septembre 2017 a été conduit à sa dernière demeure le week-end dernier à Tchitchao. Quant à »La Symphonie », elle précise qu’ « au terme de l’article 10 de la loi organique relative à la HAAC, il sera pourvu à son remplacement dans un délai maximum de trois mois ». Toujours en lien avec la Haute Autorité, »L’Alternative » qui avait commis un article titré « Pour Aminata Adrou, un membre de la HAAC, les journalistes sont des prophètes de malheur et de destruction », se dit désolée que ses écrits aient « affecté » Mme Adrou pour laquelle le bihebdomadaire « garde malgré tout son admiration ». Au surplus, le tabloïd « lui présente les excuses pour le désagrément ». Situation politique au Togo « Semaine de répit pour Faure Gnassingbé » et la coalition de l’opposition pour ce qui est des manifestations de rue. Les responsables de l’opposition en profitent pour rencontrer la mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie demain mercredi, relève »Liberté ». C’est »l’Eveil de la Nation » dans sa parution de vendredi dernier qui rappelle que Lomé et certaines villes de l’intérieur du pays étaient les 04 et 05 octobre « à feu » avec des barricades dressées par endroit pour une manifestation « dite pacifique ». Le gouvernement n’a pas tardé à exprimer sa « compassion » aux personnes victimes des « violences » issues des marches de ces deux jours, renseigne »Forum de la Semaine » dans sa livraison du 06 octobre. A Mango, ce sont les forces de l’ordre qui ont « sauvé » la ville d’un « affrontement » entre les populations, à l’occasion des manifestations de l’UNIR et de l’opposition le mois dernier rapporte »Mango Matin ». »Le Médium » a remarqué la bonne attitude de ces forces de l’ordre et leur décerne la « mention bien ». La somme des violences subordonnée d’actes de vol et d’intimidations ont fini par générer la « colère » chez certains Togolais contre les organisateurs des marches de l’opposition, commente »La Symphonie ». « L’idéologie de la coalition des 14 partis de l’opposition est-elle basée sur la violence ? » se demande »Vérité des Peuples » qui pense que « l’alternance ne peut s’obtenir que par les urnes ». »Liberté » elle, s’intéresse dans son édition du vendredi 06 octobre à la couverture médiatique des manifestations de rue par la Télévision togolaise (TVT). Le quotidien privé pointe le déséquilibre notoire entre le temps d’antenne réservé aux manifestations de l’UNIR et celui accordé aux marches de l’opposition. Tant et si bien que ce traitement de l’actualité rappelle la pratique qui avait cours « au temps du parti unique », poursuit le quotidien privé. Cet état de fait n’a pas échappé au Mouvement Martin Luther King qui s’en est « indigné » à travers un communiqué publié dans les colonnes de »Liberté », ajoutant même que les images « expédiées » en ce qui concerne les manifestations de l’opposition ne sont pas « conformes à la réalité ». Par ailleurs, le MMLK exhorte la HAAC à tout mettre en œuvre pour « garantir et faciliter l’accès équitable de tous les partis politiques et des associations aux moyens officiels de communication et de d’informations ». Pendant ce temps, »L’Alternative », édition de vendredi dernier, assure que le pouvoir de Faure est « secoué par la rue ». »L’Indépendant Express » lui, reprend à son compte des « révélations » de Médiapart sur le Togo et soutient avec le site d’informations que « seule la rue pourra chasser Faure » Gnassingbé. A moins que les « messages des populations » ainsi que les « pressions urgentes et persistantes » à l’endroit de l’armée togolaise n’infléchissent la donne. Alors, la grande muette « finira-t-elle par lâcher ? » se questionne l’hebdomadaire. Les mêmes révélations de Médiapart sont reprises dans »L’Alternative ». Pour »Hara Kiri », la politique s’accommodant bien de « l’hypocrisie », le chef de l’Etat togolais a « moins à craindre de Tikpi Atchadam que de son propre entourage ». « Tikpi Atchadam prône une dimension antisémite doublée d’une démarche ethnique », opine Christian Trimua dans »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, « personne n’a vu venir » le président du PNP, note »Mango Matin » qui le présente comme le « nouvel opposant ». Le mensuel constate également que les « positions se durcissent » pour ce qui concerne la crise politique togolaise pendant que la « médiation se précise ». C’est le cas de le dire, la mission annoncée à Lomé de l’Organisation Internationale de la Francophonie divise déjà les acteurs de l’opposition, mentionne »Forum de la Semaine » dans sa parution du 06 octobre. »L’Alternative » parue à la même date dénonce une « ronde des diplomates véreux » au Togo et explique « pourquoi Aïchatou Mindaoudou du nom de la représentante attendue de l’OIF, Ibn Chambas, représentant du Secrétaire Général des Nations Unies et comparses ne sont pas les bienvenus au Togo ». L’Union Africaine et la CEDEAO, entre autres, ont exhorté le gouvernement à fixer la date du référendum. Là-dessus, UNIR « se frotte les mains » pendant que l’opposition fait la moue, indique »Libération ». Effectivement, cette « invite n’a pas recueilli l’assentiment de le l’opposition », confirme »L’Eveil de la Nation ». Quoi qu’il en soit, « le gouvernement ne reculera pas devant la rue et entend aller jusqu’au bout en organisant le référendum », martèle le ministre Gilbert Bawara dans »Hara Kiri » et »Forum de la Semaine ». Sur le sujet, même si l’UNIR « adhère » à l’idée de consulter le peuple, l’OBUTS « ne compte pas sur un référendum pour conjurer le »danger qui guette » le pays », écrit »Mango Matin ». Son président, Agbéyomé Kodjo propose une seconde lecture du projet de loi portant
Le président Pitang Tchalla repose en paix dans son village natal
Rappelé à Dieu le 19 septembre dernier à Lomé dans sa 63è année, le président de la HAAC, M. Pitang Tchalla, a été conduit à sa dernière demeure le week-end écoulé à Tchitchao, dans la préfecture de la Kozah. Une messe d’action de grâce a été dite à Kara le samedi, 7 octobre 2017, à l’église Sainte Anne de Tchitchao en présence du président de la République, Faure Gnassingbé, des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres et du personnel de la HAAC, des membres de la famille de l’illustre disparu, ainsi que des autorités administratives, militaires et religieuses Les textes liturgiques et l’homélie consacrés à cette célébration dirigée par l’Evêque de Kara, Mgr Jacques Danka Longa, ont invité les Hommes à vivre en Christ afin de recevoir la vie éternelle. Vendredi, une messe veillée a eu lieu, toujours à l’église Sainte Anne de Tchitchao, précédée jeudi à Lomé d’une autre à l’église Notre Dame de la Rédemption. La messe veillée de Lomé a connu la présence, entre autres, des membres du gouvernement, de la HAAC et de plusieurs autorités politico-administratives. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N°963 du lundi 09 octobre 2017
La politique occupe la majeure partie des colonnes des journaux parus ce jour. Depuis l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise, plusieurs voix se font entendre, qui pour soutenir l’idée du référendum, qui pour appeler le parti au pouvoir et l’opposition à retourner à la table du dialogue. « Les voies et les voix divergent », écrit »Togomatin » L’Union Africaine la CEDEAO et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (ECOWAS) « appellent le gouvernement à fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle », écrit »Focus Infos ». Ceci est une grosse pierre dans le j ardin de l’opposition qui était encore dans les rues les 04 et 5 octobre derniers pour réclamer le retour à la constitution de 1992 et le départ du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, commente le journal. Ce référendum en vue est « une option suicidaire pour l’alternance au Togo. Que l’on vote OUI ou NON, Faure Gnassingbé sera gagnant », pense »Liberté ». »Le Correcteur » publie une interview que lui a accordée Prof Aimé Gogué qui a déclaré que, « Le référendum auquel le parti au pouvoir appelle va plus diviser les togolais que les unir ». Il s’intéresse aussi au rôle que joue la communauté internationale dans la crise togolaise. « Médiation ou complot ? », s’interroge-t-il avant de relever « l’option du pourrissement de Ibn Chambas et compagnie ». Pour »Courrier de la République », ce rôle des « diplomates véreux et démarcheurs est « Subversif, lugubre et crasseux ». »Le Correcteur » revient sur les manifestations de l’opposition et opine que le silence du pouvoir face à ces diverses mobilisations populaires est un « gros risque » pour le Togo. Il informe également qu’un front citoyen panafricain avec en tête le chanteur Tiken Jah Fakoli, soutient la lutte du Togo. Dans tous les cas, les militants de l’opposition togolaise et ceux de la diaspora continuent de manifester pour exiger entre autres le départ du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. « Si Faure démissionnait aujourd’hui, il laissera place à qui ? En application de quelle disposition constitutionnelle puisqu’il n’a pas commis de haute trahison ? », se demande »Le Combat du Peuple » »Forum de la Semaine » revient l’irruption du Parti National Panafricain (PNP) sur la scène politique togolaise et pense que « Fabre est pris dans un engrenage qui n’est rien d’autre qu’un gros piège sans fin que lui a si bien tendu l’agitateur de Kparataou alias Tikpi Atchadam » Tout à fait autre chose, »Le Soleil » commet un article intitulé « Quand le démon possède le corps des moralisateurs : Mgr Alohonou, véritable Hitler dans le diocèse de Kpalimé ». L’hebdomadaire offre à lire que l’église catholique du milieu est en pleine effervescence. Les fidèles et les prêtres ne savent plus à quel saint se vouer… « La gestion humaine, pastorale et financière du diocèse est catastrophique. L’autorité est transformée en autoritarisme… tout le remue-ménage que l’on observe est l’œuvre du potentat du coin, Son excellence Mgr Benoit Alohonou », rapporte le journal. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 962 du 05 octobre 2017
La situation politique au Togo encore et toujours à la une des publications. La première dorsale de cette revue est consacrée aux obsèques du président de la HAAC. Rappelé à Dieu le 19 septembre dernier, M. Pitang Tchalla sera inhumé samedi prochain à Tchitchao dans le nord du pays. »Togomatin », »Echos du Pays » et »Forum de la Semaine » en publient le programme qui précise qu’une messe veillée aura lieu, le jeudi 05 octobre à Lomé et le lendemain à Tchitchao. Situation politique au Togo Des Togolais battent le pavé cette semaine pour réclamer les réformes politiques rappellent »Echos du pays ». Ils ont marché hier à l’appel de l’opposition pour exiger, entre autres, le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora. C’était une « gigantesque mobilisation », observe »Carrefour » qui se demande « jusqu’à quand le pouvoir tiendra encore ». Interrogation similaire dans »Togoyigba »: « Jusqu’où Faure Gnassingbé est prêt à aller dans son entêtement d’opérer les réformes ? » Dans tous les cas, après la marche d’ « avertissement » hier, les manifestants retournent dans les rues ce jeudi pour une journée de la « colère », complète »Le Changement ». Même information dans »Flambeaux des Démocrates » et »Le Perroquet ». Le ministre de la Sécurité n’en disconvient pas, mais « espère que cette colère sera pacifique », relève »Forum de la Semaine ». Pendant ce temps, c’est Tikpi Atchadam qui s’exprime dans les colonnes de »Liberté ». « Nous devons conclure la lutte. C’est le moment ou jamais », martèle-t-il. « Tout peuple debout arrive à bout de n’importe quelle dictature », renchérit le président du PNP dans »Carrefour ». L’hebdomadaire justement, explique que « c’est maintenant qu’il faut prendre la »bastille » pour chasser la minorité qui s’accapare les richesses du pays et affame les citoyens ». Il faut rappeler que la manifestation du jour coïncide avec le 27è anniversaire du 05 octobre 1990, un 05 octobre « bis repetita » selon »Liberté ». Le Bihebdomadaire relève que tout comme en 1990, le peuple entend prendre son destin en main et ne pas laisser les autres décider à sa place. Pour »Le Perroquet », cela fait « 27 ans de combat, d’espoir déçu, de crises interminables et de barbaries du clan Gnassingbé ». Quant à »Togomatin », il recommande de « tirer les leçons » de cette date importante dans l’histoire du Togo. C’est dans ce contexte que l’Union Africaine, la CEDEAO et l’UNOWAS se sont prononcées sur la situation que traverse le pays. Ces institutions « donnent raison à Faure Gnassingbé » en saluant l’adoption du projet de loi portant réformes, mentionne »Forum de la Semaine ». Aussi, « approuvent »-elles le référendum. Mais pas seulement. Elles demandent également au gouvernement d’en fixer la date, renseignent »Flambeau des Démocrates », »Chronique de la Semaine » et »Togomatin ». Le son de cloche est tout autre dans »Le Perroquet » qui soutient que ces organisations cherchent à « semer le trouble et le chaos au Togo ». »Le Changement » parle de « manœuvres de déstabilisation destinées à faire précipiter le pays dans l’abîme ». Pour sa part, »Liberté » évoque un « mépris continu de la communauté internationale pour le peuple », mépris qui, selon elle, se traduit par l’envoi des « »complices » du pouvoir » pour régler la crise politique. En outre, »Le Perroquet » croit savoir que le Premier ministre, Komi Sélom Klassou est un « frein » à l’alternance politique au Togo. Le confrère parle aussi d’un autre chef du gouvernement, l’ancien Premier ministre, Gilbert Houngbo qui serait « pressenti pour diriger la transition » au Togo en signe de « dénouement de la crise ». Au surplus, »Chronique de la Semaine » s’attarde sur la diaspora togolaise. L’hebdomadaire pense que cette dernière « joue le mauvais rôle dans la crise politique que traverse le pays, en prenant en otage les réseaux sociaux avec des informations erronées qui sortent carrément du contexte togolais ». Et puis, la presse du jour s’intéresse une fois encore à la rentrée scolaire ainsi qu’au secteur des télécommunications, précisément la coupure de la connexion internet et la Transformation du groupe Togo Télécom en Togocom. Service de presse de la HAAC
Les Obsèques de Monsieur Pitang TCHALLA
Les Obsèques de Monsieur Pitang TCHALLA
Revue de presse N° 961 du mardi 03 octobre 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mardi : la situation politique au Togo et la rentrée scolaire 2017-2018. Mais d’abord cette information que nous livre »L’Alternative ». A en croire le bihebdomadaire, l’honorable membre de la HAAC, Mme Aminata Adrou, aurait, au cours d’une séance de louages et de prières organisée le lundi 18 septembre 2017 à Lomé, tenu des propos moins tendres à l’endroit de certains journalistes. Le confrère rapporte que « pour la »présentatrice vedette » à la télévision nationale convertie chrétienne, les journalistes sont des prophètes de malheurs et de destruction ». La publication croit savoir que « cette sortie incendiaire de Mme Adrou, non seulement trahit l’état d’âme de la HAAC où certains de ses membres sont contre les journalistes jugés critiques à l’égard du pouvoir, mais aussi est révélatrice de la position de cette institution de régulation ». Et le tabloïd de reprocher à la Haute Autorité de ne s’être pas « indignée » suite aux « menaces » et à « l’agression » de certains journalistes dans l’exercice de leur métier. Situation politique au Togo Elle est marquée par le débat sur les réformes pour certains et le retour à la constitution de 1992 pour d’autres. Il y a peu, d’aucuns au sein de l’opposition estimaient que l’application de la loi sur les réformes, si elles sont mises en œuvre, devrait avoir un effet rétroactif. A ceux-là, le Premier ministre a répondu le week-end dernier à Notsè, à l’occasion d’un meeting de sensibilisation, informe »Forum de la Semaine ». Komi Sélom Klassou leur a demandé d’ « oublier » cette question de rétroactivité et d’être « légaliste ». Selon »Liberté », au cours de ce même meeting, le Roi de Notsè, Togbui Agokoli IV, a « pris fait et cause pour la dictature »gnassingbéenne » qui étouffe les Togolais depuis plus de 50 ans ». Et ce faisant, il a « démontré une fois encore qu’il n’est pas à prendre au sérieux », écrit le quotidien privé qui parle de « honte ». Evoquant les revendications de l’opposition, »La Voix du peuple » dit non au retour à la constitution de 1992 car, selon lui, elle « ramène la jeunesse au biberon ». Pour autant, cela suffit-il pour émousser l’ardeur de la coalition des 14 partis qui convie à des marches ? Rien n’est moins sûr, puisque »Le Médium » renseigne que « l’opposition appelle à de nouvelles manifestations » demain et jeudi prochain. A Guérin-Kouka où les partisans de l’opposition et de l’UNIR projettent de marcher au même moment, ces manifestations sont « à haut risque », relève »Liberté ». La rue va encore « gronder de colère contre Faure » Gnassingbé les 4 et 5 octobre, renchérit »L’Alternative ». Il s’agira des « marches décisives de la colère du peuple », commente le Secrétaire Général adjoint de la CDPA, Pascal Adoko dans »L’Indépendant Express » qui assure, par ailleurs, que « Faure refuse tout et choisit l’option du suicide ». L’illustration de cette voie serait la « mission lugubre » confiée à Gilchrist Olympio à l’effet de « torpiller la lutte » populaire. En réalité, rien ne saurait « entamer la détermination des Togolais à en finir » avec le régime actuel, prévient »L’Alternative ». Elle révèle que « Faure Gnassingbé pliera bagages, que ce soit maintenant ou après, qu’on le veuille ou non ». Pour le journal, « la question est de savoir comment il partira ». Le fera-t-il comme Dos Santos ou choisira-t-il de « sombrer avec tout son parti ? » se demande-t-il. La publication révèle que certains collaborateurs du président Faure commencent à penser que ce dernier doit « renoncer » à un tout autre mandat après celui en cours. Le bihebdomadaire rapporte les propos de Tikpi Atchadam qui martèle : « si la vie des Togolais n’intéresse pas Faure, pourquoi il s’intéresse au pouvoir au Togo ? ». Justement, »L’Indépendant Express » présente le président du PNP comme « l’espoir du peuple et le cauchemar » du pouvoir. Pouvoir en place dont, d’après lui, les cadres réclament la paix et la quiétude tout en jouant les « pyromanes », à travers leurs actes et paroles. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour s’intéresse à la rentrée scolaire 2017-2018. Le démarrage des cours n’a pas été effectif dans certains établissements pour cause de grève de deux jours, malgré le statut particulier des enseignants et l’augmentation de la prime unique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 960 du 02 octobre 2017
La politique cristallise encore l’actualité dans les journaux parus ce jour. La journée du vendredi 29 septembre passée avait été décrétée journée « Togo mort » par l’opposition togolaise mais cet appel n’a pas eu « l’effet escompté », constate »Forum de la Semaine ». Le confrère se fait l’écho du bilan de cette journée faite par le ministre Yark en charge de la sécurité qui a déclaré que « les togolais ont préféré sauver leur pain quotidien » Le ministre Yark salue « la maturité d’esprit des compatriotes pour la non perturbation des activités », renchérit » Nouvelle Opinion » « Togo mort, Togo debout, ou est la voie ? », s’interroge »Le Combat du Peuple » qui pense que les responsables de l’opposition « se comportent dans un désordre avéré synonyme d’une incohérence suicidaire ». »Le Correcteur » pour sa part renseigne que « des marches de colère et d’ultime avertissement auront lieu les 04 et 05 octobre » sous l’instigation des partis de l’opposition. Pour que ces marches se déroulent sans heurts, le ministre de l’Administration Payadowa Boukpessi a rappelé lors d’une conférence de presse, « les modalités des marches afin que des débordements n’entrainent pas des tensions entre forces de l’ordre et manifestants. », ajoute le confrère. Pour »Liberté », le gouvernement, en sommant les populations qui détiennent des armes de les rendre, prouve à suffisance « la paranoïa sécuritaire du pouvoir ». Par ailleurs, le quotidien privé reprend dans ses colonnes l’interview accordée par Radio Taxi FM au leader du PNP, Tikpi Atchadam selon lequel : « Le peuple n’a pas le droit de baisser les bras ». Cette interview est également à lire dans »Le Rendez-vous » qui commet par la même, un article intitulé : « Faure réprime dans le sang, plus de 500 togolais au Ghana ». Selon le journal, Sokodé, Mango et Bafilo sont « les nouvelles cibles » du pouvoir pour toutes sortes d’oppression. Face à ce désaveu total, que reste-t-il au chef ? se demande le tabloïd. En un mot comme en mille, le Togo poursuit sa marche vers les réformes. « Entre dialogue et référendum, quelle voie pour le salut ? », questionne »Nouvelle Opinion » Tout à fait autre chose, »Le Correcteur » informe que « Pacome Adjrourouvi, Conseiller de Faure, est accablé et viré de la Mairie d’Evry » pour une affaire de corruption. Par ailleurs, des confrères font savoir que la rentrée scolaire prévue pour ce 02 octobre 2017 risque d’être troublée par un mot d’ordre de grève de 48 heures lancé par la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET), ceci malgré les avancées annoncées vendredi par le gouvernement, avec la transmission de la dernière mouture du statut particulier des enseignants et la revue à la légère hausse de la prime unique en y ajoutant 5000 F. Le Service de Presse/HAAC