A la une des journaux parus ce lundi : la création d’un comité de mobilisation des fonds pour la CAN 2017 de football, la grève des enseignants et la crise gambienne. Création d’un comité de mobilisation des fonds en soutien aux Eperviers L’information a été rendue publique la semaine dernière au travers du compte rendu du Conseil des ministres. Plusieurs comités ad hoc ont été constitués pour superviser la levée de fonds en vue de soutenir l’équipe nationale de football qui prend part à la CAN en janvier prochain au Gabon. Avec l’annonce de la mise sur pied de ces comités, « finies les polémiques autour des comptes de la CAN 2013 ? » se questionne »Togomatin ». Rien n’est moins sûr. En tout cas, il ne faut pas compter sur »Temps Nouveaux » pour faire taire cette « polémique ». Pour l’hebdomadaire, en créant un nouveau comité de mobilisation des fonds pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, alors même qu’aucun compte n’a été fait aux Togolais sur la gestion de l’argent récolté et affecté à la participation des Eperviers à la même compétition en 2013, l’on permet tout simplement à « l’impunité de prendre des galons ». Le manque de sanctions à l’égard de tous ceux qui se sont rendus coupables de détournement de fonds mobilisés pour cette CAN organisée en Afrique du Sud, « fait douter de la volonté des autorités togolaises à lutter contre la corruption », et de ce fait, encourage la mauvaise utilisation des deniers publics, insiste le confrère. »Le Correcteur » abonde dans le même sens. Il pense que ces comités ont été créés pour « légaliser le gaspillage des ressources de l’Etat ». Pour sa part, »Courrier de la République » semble saluer cette décision du gouvernement de mettre en place de nouvelles structures pour gérer la prochaine participation des Eperviers à la fête africaine du football. Non content de faire observer que « tout a marché lors de la CAN 2013, hormis quelques failles de dernières heures », la publication assure que le président de la République, à travers cette décision prise en Conseil des ministres, « siffle ainsi la fin de plusieurs années de stériles masturbations de ceux-là qui ont voulu forcer la main des premiers responsables en demandant les comptes ». Point n’est besoin de continuer à « regarder dans le rétroviseur », souligne le tabloïd qui estime, en même temps, que le dossier dans lequel le gouvernement aurait dû être plus regardant, est celui de la gestion de la CAN 2010 en Angola marquée par l’attaque du convoi de la délégation togolaise. »Forum de la Semaine » propose une analyse tout en s’interrogeant : la création de ces comités est-elle un remède contre tous les problèmes de gestion des fonds ? Si tel n’est pas le cas, « quelles solutions pour répondre aux exigences d’une administration moderne du football ? » Grève des enseignants Après les trois jours de débrayage qui ont pris fin la semaine dernière, que décideront les syndicats d’enseignants qui ont appelé à la grève ? L’on attend de voir. Mais »Courrier de la République » opère un retour sur la sortie médiatique des ministres Bawara et Tchakpélé sur le plateau de la Télévision nationale mercredi dernier. Le confrère le dit sans ambages : c’était carrément un « dérapage incontrôlé » fait de « mépris, arrogance suffisance voire de provocation ». Le journal regrette qu’au lieu de tenir des propos « courtois », les deux ministres, aient plutôt attisé le feu pour produire un « géant brasier ». Surtout en préconisant « la solution de la honte », celle qui consiste à recruter 1000 enseignants plutôt que de chercher à résoudre durablement la crise née des revendications pour une amélioration des conditions de vie et de travail. Ce qui offusque davantage »Courrier de la République », c’est lorsque le ministre des Enseignements Primaire et Secondaire soutient que ce sont les enseignants grévistes qui demandent aux élèves d’investissent les rues. « Le concours des élèves jamais sollicité », martèle l’hebdomadaire. Et de solliciter l’intervention du chef de l’Etat pour mettre fin à ce qu’il considère comme une « plaisanterie de mauvais goût ». « Le mandat social du président Faure lui interdit le silence face à ce drame qui couve », interpelle le journal. Sur le sujet, »Le Combat du Peuple » s’attarde sur le ministre Bawara qui, selon lui, « ne comprend pas grand-chose aux réalités de notre pays ». Il doit « faire preuve de pédagogie au lieu de jouer au justicier », souligne l’hebdomadaire qui poursuit : « s’il croit qu’il peut mener les syndicats au pas des casernes et imposer sa vision, il se trompe ». Ainsi que l’explique la publication, « le gouvernement a raison d’avoir une position de fermeté à l’égard des grévistes mais c’est l’approche de Bawara qui est viciée ». Le tabloïd explique, en outre, que les syndicats qui lancent les mots d’ordre de débrayage « ne sont pas sérieux, car ils ne pensent qu’à leur intérêt et ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation ». »Liberté » offre à lire une autre analyse. Le quotidien privé s’étonne que le Conseil des ministres n’ait pas abordé cette grève des enseignants. Conclusion du confrère, Faure Gnassingbé et son gouvernement ont choisi « la fuite en avant ». A preuve, ils ont décidé de « snober » le sujet ainsi que « le sort des élèves » et surtout de procéder au recrutement d’autres enseignants pour remplacer les grévistes. Et visiblement, l’on en a pas encore fini avec ces débrayages, puisque »Liberté » informe que les enseignants repartent une nouvelle fois en grève de quatre jours à partir de demain mardi. Au surplus, des gendarmes ont été déployés sur le terrain pour « empêcher » la tenue des assemblées générales à Lomé et à l’intérieur du pays, renseigne encore le quotidien. Même information dans »Le Correcteur » qui déplore également que la TVT, au lieu d’accorder le droit de réponse aux syndicats d’enseignants comme
La HAAC échange avec les responsables des médias officiels
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, à son siège à Lomé, une séance de travail de prise de contact, le vendredi 16 décembre 2016 avec les responsables des médias officiels. Présidée par le premier responsable de l’instance de régulation des médias, Pitang TCHALLA, la rencontre a permis aux honorables membres présents de faire le tour des sujets d’intérêt partagé avec les directeurs, rédacteurs en chef ou chefs des programmes de la Télévision nationale (TVT), Radio Lomé, Radio Kara, des Radios rurales, de Togo-Presse et de l’Agence Togolaise de presse (ATOP). Campant le décor des échanges, le président de la HAAC a rappelé à ces responsables les missions qui sont les leurs et les attentes que les Togolais dans leur diversité placent aux médias de service public dont ils ont la gestion. Parlant d’attentes, M. TCHALLA les a exhortés à être les « porte-voix de chaque Togolais » et surtout à œuvrer de sorte que les fils et filles du Togo se reconnaissent à travers leurs programmes et publications. Ce fut ensuite au tour des autres membres de la HAAC de prendre, tour à tour, la parole pour relever les points saillants des Comités techniques qu’ils président. L’emphase a été mise sur l’accès équitable aux médias publics, l’assainissement du secteur de la publicité médiatique, la Télévision Numérique Terrestre (TNT), la protection de l’enfance, le respect de la dignité de la femme et la Carte de Presse. Dans leurs interventions, les responsables des médias publics ont souligné divers problèmes qui freinent l’essor de leurs organes respectifs. Entre autres, le manque de moyens matériel et surtout financiers consistants. Par ailleurs, ils ont sollicité le concours de la Haute Autorité dans la résolution des problèmes évoqués. La rencontre avec les responsables des médias publics fait suite à une autre, intervenue en début de mandature entre la HAAC et les responsables des organisations professionnelles de la presse.
Revue de presse N° 776 du 16 décembre 2016
Les Journées portes ouvertes de la presse togolaise initiées par le CONAPP, la grève des enseignants, l’édition 2016 du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne puis la crise gambienne meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi. En ouverture de cette revue, nous signalons que »Le Perroquet » et »Carrefour » se font l’écho du courrier que l’ANC a envoyé à la HAAC relativement à la non publication de son droit de réponse par »Togo-Presse ». Mais l’hebdomadaire »Carrefour » ne s’arrête pas à la simple publication de cette la correspondance. Le tabloïd fait observer que les médias privés sont « le souffre-douleur du régime » actuel qui serait, du reste, « aux abois ». Le confrère croit savoir que ces médias sont harcelés et persécutés pour des peccadilles, alors même qu’ils « éveillent les consciences collectives et relaient l’information dont ont besoin les masses populaires dans les coins les plus reculés du pays ». Selon le journal, cet acharnement contre les médias privés, symbolisé par la fermeture de Légende Fm et Radio X-Solaire « pour des raisons fallacieuses » est d’autant plus incompréhensible qu’il contraste avec la mansuétude à l’égard des médias publics qui, pourtant, se laissent aller à des « dérives et violations flagrantes des règles éthiques et de déontologie du métier ». Journées portes ouvertes de la presse togolaise Le lancement a eu lieu hier à Lomé et »Forum de la Semaine », de même que »Le Canard Indépendant » rendent compte dans leur livraison du jour du déroulement de cette 3è édition, initiative, tout comme les deux précédentes, du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP). »L’Union pour la Patrie » précise que l’édition de cette année est axée sur « le vivre ensemble ». Toute chose que rien se saurait remettre en cause, pas même les divergences d’ordre religieux, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intégrisme et du terrorisme. C’est donc à juste titre que les organisateurs ont articulé le thème central, non seulement autour des médias, mais aussi et surtout autour de la « laïcité et du dialogue interreligieux au Togo ». Autrement dit, relève »Togo-Presse », il s’agit au cours ces JPO, d’amener la presse à sensibiliser et « informer dans la tolérance et les règles de l’art ». Grève des enseignants Le énième mot d’ordre de débrayage prend fin ce vendredi mais pour autant, a-t-on fini de parler de la grève dans le secteur de l’éducation au Togo ? La question reste posée. En tout cas, ces débrayages réitérés « paralysent » le système éducatif, note »Vérité des Peuples », qui met à l’index la radicalisation des grévistes qui complique ce faisant toute recherche de solutions, malgré la volonté du gouvernement d’aller au dialogue. Sur cette volonté du gouvernement, »Le Canard Indépendant » s’interroge à l’aune de l’intervention du ministre de la Fonction Publique et de son collègue des Enseignements Primaire et Secondaire. Au lieu d’avoir une posture favorable à la décrispation de la situation, ils ont à travers leurs propos mis fin à toutes négociations avec les syndicats qui n’auraient, selon leurs dires, « aucune base légale ou réglementaire ». La même analyse est faite dans »Liberté » qui assure qu’au cours de leur sortie médiatique les deux ministres sus-cités ont plutôt « attisé le feu » et envisagé des « mesures de contournement » des enseignants grévistes. Et le quotidien privé de s’interroger : « où sont l’association des parents d’élèves et la société civile ? » Aux deux structures, »Le Perroquet » ajoute l’UNIR. La publication relève le « silence assourdissant » du parti du Chef de l’Etat, alors que les formations politiques de l’opposition elles, « appellent au dialogue ». L’hebdomadaire souligne que pendant que les élèves descendent dans la rue pour réclamer les cours, les ministres s’illustrent par leur « arrogance » à l’endroit des grévistes pendant que « Faure Gnassingbé priorise les voyages inutiles pour »s’amuser » un peu et prendre de l’air (…) ». « Le gouvernement s’enferme dans un autisme » face aux grèves à répétition, commente »L’Alternative » qui mentionne également les « propos incendiaires » des membres du gouvernement cités plus haut sur le plateau de la Télévision nationale. Alors que le ministre Bawara est resté fidèle à son « langage de mépris » vis-à-vis des enseignants grévistes, le ministre Tchakpélé lui semblait « perdre son latin », écrit le journal. Le bihebdomadaire s’est attardé, stylo rouge en main, sur les interventions du ministre des Enseignements Primaire et Secondaire qui, à l’en croire, a carrément « massacré le français ». Morceaux choisis : « aujourd’hui nous nous posons des questions à savoir que ce cache-t-il réellement devant ces mouvements » ; « Pour beaucoup d’entre ces problèmes, des solutions ont déjà été trouvées, et pour d’autres, ces solutions qui sont en cours de solutionnement » ; « Evidemment, ces perturbations qui engendrent des journées sans cours, perturbent durablement et profondément le déroulement de l’année scolaire ». Pour sa part, »Forum de la Semaine » indique que « malgré la non reconnaissance de la légitimité des syndicats grévistes, la priorité est au dialogue ». Dans tous les cas, lorsque »Carrefour » ajoute à la grève des enseignants, le « débrayage du personnel des hôpitaux, la cherté de la vie, la grogne sociale permanente et le blocage politique », il conclut à « la faillite avérée et totale du pouvoir de Lomé ». Dans un tout registre, les confrères, ont planché sur la crise gambienne avec Yahya Jammey qui campe sur la position de ne pas reconnaître les résultats de l’élection présidentielle qui l’ont pourtant donnés perdant. Une posture que ne digèrent pas pour l’instant la CEDEAO et la communauté internationale. La presse du jour est aussi revenue sur la 17è session du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne.
Revue de presse N° 775 du 15 décembre 2016
La grève lancée par les enseignants et la crise née après les élections présidentielles en Gambie sont les principaux sujets des journaux parus ce jour. • La grève des enseignants Non satisfaits au sortir des discussions qui ont eu lieu la semaine dernière, les enseignants ont décidé de relancer leur mot d’ordre de grève et ce pour trois (3) jours. Pour expliquer à l’opinion tant nationale qu’internationale de la bonne foi du gouvernement à satisfaire aux doléances de ce corps, les Ministres Gilbert Bawara en charge de la Fonction Publique et celui des Enseignements primaire et secondaire Komi Tchakpélé étaient hier soir sur le plateau de la TVT. Au cours de ce passage sur la télévision nationale, le Ministre Bawara a laissé entendre que « les enseignants en grève n’ont aucune existence légale ». Et »Le Changement » de mentionner que « le ministre Bawara envenime la situation et doit savoir qui si des grévistes sans existence légale arrivent à impacter si négativement sur le déroulement des cours, c’est parce qu’ils sont assez représentatifs et pèsent lourds dans la balance ». « L’enseignement seul n’est pas en crise, c’est tous les secteurs en général » renchérit »Le Bâtisseur ». Pour l’hebdomadaire, le mandat social du Président Faure Gnassingbé rime avec « ses nombreux voyages qui engloutissent les milliards de francs du contribuable qui n’a droit à aucun compte rendu sérieux ». »Forum de la semaine » annonce que « les syndicats des enseignants maintiennent la pression, nouvelle grève de 72 heures depuis hier mercredi ». Après les discussions du 8 décembre dernier qui n’ont abouti à rien, les enseignants ont décidé de corser leur mouvement en appelant cette fois-ci leurs collègues à rester chez eux. « Quatre syndicats hors-la-loi déversent les élèves dans la rues » titre »Chronique de la Semaine ». Le confrère aperçoit mal le fait que les enseignants mettent en contribution les élèves qui descendent dans la rue où pour déloger leurs camarades où pour manifester leur ras-le-bol. Pour rassurer les élèves et les parents, poursuit le journal, « le gouvernement prend les dispositions » pour que les cours reprennent le plus tôt possible. • La crise gambienne »Le Bâtisseur » rappelle que la mission des chefs d’Etat dépêchés par la CEDEAO à Banjul s’est soldée par un échec. Et pour provoquer la communauté internationale le dictateur gambien menace en ces termes : « si la CEDEAO intervient dans le pays de mes ancêtres, la Gambie sera le cimetière de vos soldats ». A en croire »Forum de la Semaine » le président Faure très soucieux des crises qui secouent actuellement certains pays du continent, a pris langue avec son homologue Denis Sassou Nguesso. C’était lors de son retour du voyage qu’il a effectué sur le sol kenyan. »Le Changement » note « Jammeh campe sur ses positions, son parti conteste l’élection en justice ». Le confrère rappelle pour sa part que la juridiction devant laquelle le parti entend contester l’élection n’existe que de nom car n’ayant siégé depuis plus d’un an par manque de juges. Alors devant quels juges prétend-il contester se demande le confrère. • Autres sujets »Liberté » révèle « le rôle joué par Faure Gnassingbé pour sauver son frère et ami Joseph Kabila ». Arrivé en fin de mandat et face aux différentes manifestations l’invitant à libérer le plancher, Kabila a essayé d’organiser avec l’aide de Faure un simulacre de dialogue pour prolonger son bail. Faure a non seulement dépêché Edem Kodjo pour conduire le dialogue mais a pu convaincre Vital Kamerhe opposant de seconde zone à participer aux assises. Pour lutter contre la corruption et assainir les recettes publiques, le gouvernement togolais a décidé de mettre sur pied l’Office Togolais des Recettes (OTR). Plus de deux ans d’activité, l’OTR semble éprouver des difficultés pour relever le défi. Et »Le Rendez-Vous » de mentionner que malgré la création de l’OTR, « la corruption, la prime à l’impunité et les discours qui tranchent avec les actes » sont légions sur la terre de nos aïeux.
Revue de presse N° 774 du 14 décembre 2016
Quatre sujets principaux font la une des publications du jour : la 3è édition des journées portes ouvertes de la presse togolaise, la grève des enseignants, la 7è session du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne, puis la situation politique en Gambie. Journées portes ouvertes de la presse togolaise C’est le cas de le dire, la presse togolaise sera sous les feux de la rampe à partir de demain jeudi et ce durant trois jours à Blu Zone, sise à Cacaveli à Lomé. Concrètement, il s’agit pour les professionnels des médias de s’ouvrir au public en lui permettant de mieux comprendre l’organisation et fonctionnement des médias. La possibilité est aussi offerte à quiconque le désire de visiter les rédactions des journaux. Et ce n’est pas tout. Le CONAPP, initiateur de ses Journées en collaboration avec les autres organisations professionnelles de la presse, offre, le temps de ces JPO, une formation en écriture journalistique. Les organisateurs entendent aussi replonger les visiteurs dans la nostalgie des temps anciens à travers l’exposition des vieux matériel et journaux. Le clou de cette initiative sera la nuit des partenaires, nuit au cours de laquelle les opérateurs économiques qui se seraient distingués, soit par leur soutien à la presse ou soit par leurs actions de communication dans les médias. La présente édition sera également meublée par des panels de discussions. »Le Libéral » rappelle que les échanges tourneront autour du thème : « Médias, laïcité, Dialogue interreligieux au Togo ». Une thématique qui colle bien à l’actualité internationale dans un contexte marqué par l’intolérance et surtout la montée en puissance du terrorisme. A en croire »Dounia le Monde », il s’agit non seulement, de discuter sur le « rôle » des hommes et femmes des médias « dans la promotion de la paix » mais aussi de tenter d’apporter « des solutions devant freiner le terrorisme en Afrique et dans le monde ». L’apothéose de l’édition 2016 des Journées portes ouvertes de la presse sera un match de football entre les professionnels des médias et les forces armées togolaises mais les chevaliers de la plume et du micro ne se négligeront pas au cours de ces trois jours d’activités. Ils discuteront de leurs propres problèmes et le président du CONAPP donne déjà le la. Dans les colonnes de »Le Magnan Libéré », Jean-Paul Agboh-Ahouélété explique que « la presse togolaise doit être pensée désormais comme une entreprise ». 7è session du dialogue Togo-UE Elle a eu lieu lundi dernier à Lomé et à l’occasion, plusieurs questions relatives à la décentralisation, la sécurité maritime, le commerce, les droits de l’Homme y ont été discutées, relève »Le Libéral ». Ce sont des « sujets sensibles », observe »Le Dialogue ». L’hebdomadaire souligne que cette rencontre de haut niveau a été « une opportunité pour le renforcement des relations entre l’Union Européenne et le Togo ». Il ajoute qu’elle est « une preuve tangible qui détermine davantage l’UE à soutenir et à accompagner le Togo dans tous les domaines sur la base d’un partenariat franc et constructif ». Commentaire du même tonneau dans »Dounia le Monde » qui rapporte que l’Union Européenne « salue l’approche inclusive des autorités togolaises sur la question de la décentralisation ». »Le Magnan Libéré » lui, indique qu’au cours de la rencontre d’il y a quelques jours, l’UE a « insisté » sur la décentralisation et les élections locales qui sont en fait « au cœur des préoccupations ». Tout comme »Dounia le monde », la publication assure que le partenaire européen a salué et encouragé les efforts du gouvernement togolais en la matière, surtout le récent atelier national sur la décentralisation. Justement, à ce propos, »Le Dialogue » rappelle que les élections locales auront lieu au plus tard en 2018. Grève des enseignants Les discussions qui ont eu lieu la semaine dernière n’ont apparemment pas porté des fruits et les syndicats d’enseignants repartent en grève de mécontentement de trois jours à partir de ce mercredi. Généralement, les mouvements de débrayages coïncident avec la sortie des élèves dans les rues. Et « la tension reste vive surtout dans les établissements de l’intérieur du pays depuis hier », informe »Le Magnan Libéré » qui craint, par ailleurs, l’infiltration des élevées par des badauds mus par une autre volonté. Par contre, la crainte de »Le Libéral », c’est que les compositions du premier trimestre soient « perturbées ». « Le gouvernement est au pied du mur » avec cette situation, mentionne »Freedom Fighter ». Pour »La Lanterne », les autorités gouvernementales sont tout simplement « rattrapées par leur fuite en avant et leur dilatoire ». A en croire le confrère, au lieu de chercher à résoudre les problèmes posés par les enseignants, le gouvernement s’échine à les déplacer, tout en « tournant en bourrique » les syndicats. Avec ces grèves à répétition et les velléités des enseignants à ne plus revenir sur les cours manqués, « le système éducatif togolais est au bord de l’implosion », note »Dounia le Monde ». Le journal en appelle à l’intervention du chef de l’Etat pour résorber une fois pour de bon la crise qui perdure dans le secteur de l’éducation. Le même appel en direction du président de la République est lancé par le Dr William, président du parti Santé du Peuple dans »Forum de la Semaine ». Demande identique formulée par l’ANC d’après »Liberté » qui signale que les élèves de Kodjoviakopé et Nyékonakpoè ont eux aussi investi les rues hier. Au regard de la succession des grèves, le quotidien observe « le mandat social à l’aune de la crise au sein de l’éducation ». Analyse du tabloïd : « Faure Gnassingbé est en mode indifférence alors même que l’avenir des millions d’élève est en péril ». A preuve, pendant que « ça chauffe au pays », il est « en safari au Kenya ». De son côté, »Le Dialogue » rassure que le gouvernement « demeure ouvert » aux pourparlers afin de parvenir à un accord qui satisfasse à toutes les parties, car le pourrissement de la situation n’arrange
Revue de presse N° 773 du 13 décembre 2016
Les comptes de la participation des Eperviers à de la CAN 2013 de football, le renoncement de Yahya Jammeh à reconnaître les résultats de l’élection présidentielle en Gambie, la décentralisation au Togo avec en ligne de mire les élections locales et la grève des enseignants font la une des journaux parus ce mardi. En levée de rideau et tout comme »Le Correcteur » hier, »Liberté » se fait l’écho du courrier adressé par l’ANC à la HAAC. Titre de la correspondance : « Jean-Pierre Fabre rappelle à la HAAC ses devoirs et obligations ». Comptes de la participation des Eperviers à la CAN 2013 de football Deux confrères semblent avoir eu accès au rapport provisoire d’audit de la gestion de cette compétition organisée par l’Afrique du Sud. »L’Indépendant Express » parle d’un « scandaleux rapport » et donne à lire « pourquoi et comment l’avion de jetAfrique a driblé Shéyi et ses coéquipiers ». Pour sa part, »La Nouvelle Tribune » révèle à l’aune dudit rapport que « Togo Télécom, Togo Cellulaire, Manuport, Cimtogo, Fortia et Diamond Cement n’ont pas communiqué les fonds collectés. L’hebdomadaire renseigne également que des structures non accréditées ont aussi collecté des fonds ». Renoncement de Yahya Jammey à reconnaître sa défaite Le présidant sortant opère une rebuffade et dit ne pas reconnaître les résultats du scrutin tels que proclamés par les structures habilitées. Il compte même saisir la cour suprême de son pays pour contester le verdict des urnes, précise »Togo-presse ». Dans sa « folie d’éternité au pouvoir, Jammeh revient sur ses pas et reste collé à son sosie Faure », observe »L’Alternative ». En tout cas, alors que « tout le monde est souris chauve » en matière d’alternance, Faure Gnassingbé lui est « chauve-souris » et « s’accroche » au gouvernail, indique »Sika’a ». Ce faisant, Yahya Jammey « part à la reconquête d’un pouvoir perdu », souligne »Golfe Info ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce rétropédalage a suscité une vague d’indignation et de condamnations. Mais pour »Liberté », il ne faut surtout pas compter sur Faure Gnassingbé pour reprocher à M. Jammeh sa posture actuelle, car « les deux hommes sont de la même école en termes de conception du pouvoir ». A en croire le quotidien privé, « ce sont des insatiables, prêts à tout pour le conserver ». En témoigne leur « refus de signer le protocole visant l’harmonisation à deux des mandats au sein de la CEDEAO », insiste la publication. « Et si Yahya Jammey avait raison » de ne pas céder le pouvoir, écrit »Forum de la Semaine ». Le quotidien semble reprocher au président élu, Adama Barrow ses déclarations de nature à inquiéter le camp de son prédécesseur. C’est parce que le dictateur et son clan se sont sentis menacés qu’ils sont braqués, estime »Vox Populi » qui assure que c’est une « erreur grave » que le président élu a commise. »Forum de la Semaine » pense que la seule manière efficace de résorber cette crise, c’est « l’amnistie générale ». Dialogue politique UE-Togo C’était la 17è session du genre et des sujets d’intérêt commun, à l’instar de la décentralisation, les droits de l’Homme, la sécurité maritime et le commerce étaient au menu des discussions, relève »La Nouvelle Tribune ». Même analyse dans les colonnes de »L’Union pour la Patrie » et »Le Médium ». Au cours de cette rencontre annuelle, le Togo a été encouragé à poursuivre ses efforts, souligne »Togo-presse ». Le son de cloche est différent dans »Liberté ». Selon le tabloïd, l’Union Européenne a plutôt « insisté sur l’organisation des élections locales ». D’après »L’Indépendant Express », le Togo a été carrément « sommé de faire aboutir la décentralisation ». De son côté, »Forum de la Semaine » évoque un « consensus pour la décentralisation et les élections locales ». Dans tous les cas, l’UE insiste non seulement pour la décentralisation mais aussi pour les droits de l’Homme au Togo, mentionne »L’Alternative ». Et l’institution européenne ne serait pas la seule à s’intéresser de près à notre pays. Le bihebdomadaire explique que les Etats-Unis aussi se « préoccupent de la limitation du mandat présidentiel ». Cette préoccupation s’est traduite sous la forme de recommandations formulées à l’endroit du Togo lors du dernier conseil des droits de l’Homme pour l’Evaluation Périodique Universelle (EPU) en novembre dernier. Grève des enseignants Les mouvements de débrayage se multiplient et »Forum de la Semaine » donne à savoir que les enseignants seront à nouveau en « grève de mécontentement » à partir de demain mercredi. Une grève lancée par 4 syndicats d’enseignants à laquelle ne compte pas s’associer la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN). Elle a en effet donné un point de presse vendredi dernier à Lomé pour situer l’opinion sur sa position, rapporte »Togo-Presse » dans sa parution du lundi 12 décembre. Quoi qu’il en soit, le débrayage est suivi de la descente des élèves dans les rues. Mais pendant que le secteur de l’éducation « se meurt », Faure Gnassingbé se trouve en visite d’Etat au kenya. Un voyage fortement décrié par »L’Alternative » qui soutient qu’il s’inscrit « dans la longue liste des virées du chef de l’Etat pour ses affaires personnelles sous couvert de l’Etat ».
Revue de presse du 12 décembre 2016
L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par le revirement de la situation politique en Gambie, l’élection présidentielle au Ghana, la grève des enseignants et les suites de l’atelier national sur la décentralisation. Tout d’abord, »Le Correcteur » qui informe que le chef de file de l’opposition « rappelle la HAAC à ses obligations ». En effet, dans une lettre en date du 9 décembre 2016 signée de Jean-Pierre Fabre, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) donne à savoir que des échanges épistolaires ont eu lieu entre elle et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAA) relativement à un droit de réponse que devrait publier »Togo-Presse ». L’on apprend au travers de cette correspondance que, l’instance de régulation des médias, donnant suite à un courrier dudit parti politique qui l’avait saisi aux fins de faire publier par le quotidien national sa lettre-réponse au HCRRUN, a expliqué aux responsables de l’ANC que leur requête a été transmise au ministère de la Communication, « pour des dispositions à prendre ». La formation politique se dit ne pas être surprise par le « résultat auquel il fallait s’attendre », c’est-à-dire la non publication de son droit de réponse dans »Togo-Presse ». Il n’en fallait pas davantage pour que l’Alliance Nationale pour le Changement conclue à une « fuite de responsabilité » de la Haute Autorité et un « refus d’accomplir sa mission ». Aussi, l’ANC estime-t-elle que la HAAC s’est rendue « complice de la violation de ses droits ». « Votre attitude illustre parfaitement le fonctionnement calamiteux de toutes les institutions de notre pays (…) dont les dirigeants, en raison de leur appartenance politique et des conditions de leur nomination, sont des obligés du système RPT/UNIR, incapables d’assumer et d’exercer leur indépendance à l’égard des pouvoirs publics (…) », écrit-elle. Et d’ajouter : « le caractère inapproprié de votre démarche auprès du ministère de la Communication est patent. Vous devez en tirer toutes les conséquences et user des pouvoirs que vous confère la loi pour imposer à Togo-Presse la publication de réponse à Mme Awa Nana-Daboya. Vous apporterez ainsi la preuve que l’institution que vous présidez, existe et sert à quelque chose ». Revirement de la situation politique en Gambie Ainsi que l’indique »Togomatin », l’alternance politique en Gambie saluée de toute part a « accouché d’un rapide retournement de situation ». Après pourtant avoir appelé et félicité son challenger à l’élection présidentielle pour sa victoire, Yahya Jammey fait volte-face et explique qu’il ne reconnait pas les résultats issus de ce scrutin. Ce changement d’avis « ne doit étonner guère puisque venant du président marabout dont le look n’inspire rien de sérieux », commente »Courrier de la République ». Ce « coup de théâtre » est tout simplement « synonyme d’une plaisanterie de mauvais goût », opine »Le Combat du Peuple ». Ce faisant, de par son attitude, celui qui était supposé être ancien président de la Gambie « plonge son pays dans l’inquiétude », relève »Nouvelle Opinion ». La communauté internationale s’indigne et se réserve le droit de mener un certain nombre d’actions pour ramener Yahya Jammey à la raison. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce rejet du verdict des urnes est condamné presque unanimement. Alors, Jammey va-t-il finir par « céder à cette vague de pression ? » se questionne »Togomatin ». Ce « coup de folie » doit rapidement être enraillé par une « réponse appropriée », préconise »Courrier de la République » qui appelle de tous ses vœux une réaction d’ « urgence de la communauté internationale pour sauver la démocratie en Afrique ». Conclusion de l’hebdomadaire : « de gré ou de force, Jammey doit avoir l’absolue certitude qu’il partira ». Grève des enseignants « Face au dilatoire du gouvernement, les enseignants menacent de nouvelles grèves », indique »Liberté ». Malgré cette situation, Faure Gnassingbé reste « insensible » et s’envole pour le Kenya, déplore »Le Correcteur ». « Les enseignants ont le droit de grever mais qu’ils manifestent eux-mêmes », observe »Le Combat du Peuple ». Election présidentielle au Ghana Elle est marquée par la victoire de Nana Akufo-Addo sur le président sortant, John Dramani Mahama. Avec une nouvelle alternance dans ce pays voisin, le Togo devient « de plus en plus isolé et avance vers un jubilé d’or des Gnassingbé », souligne »Le Correcteur ». « Le Togo fait la honte de l’Afrique de l’Ouest », renchérit »Liberté » qui ajoute que les Etats-Unis sont « pour un référendum sur la limitation du mandat et un chronogramme des élections locales », question de « renforcer la démocratie au Togo ». Atelier national sur la décentralisation Au terme de ces assises, les participants ont convenu de l’organisation des élections locales avant la fin de l’année 2018. »Nouvelle Opinion » rassure de la volonté du gouvernement togolais à faire de la décentralisation une réalité. Quant à »Togomatin » il croit savoir qu’un projet de création des communes est déjà élaboré. Ce projet qui doit encore recevoir l’aval de l’Assemblée nationale prévoit 112 communes à raison de 14 pour les régions des Savanes et Centrale, 21 pour la région de la Kara, 32 pour les Plateaux et 30 pour la région maritime. L’Union des Forces de Changement (UFC) se dit prête à se mêler de la bataille de ces élections locales. Elle a organisé samedi un séminaire de restitution de la rencontre de la semaine dernière sur la décentralisation, rapporte »Forum de la Semaine ». »Le Correcteur » lui, révèle qu’un budget est pourtant alloué à l’organisation des élections locales mais rien n’est fait. Le bihebdomadaire avance une enveloppe de 2,5 milliards pour 2016 et 4 milliards pour 2017 avant de s’interroger sur l’utilisation de ses fonds. Sur un tout autre sujet, »Togomatin » ne comprend pas le « mutisme incernable et inacceptable » des chefs d’Etat ainsi que de hautes personnalités politiques et diplomatique africains « espionnés » par les services secrets britanniques. Par ailleurs, les confrères informent de ce que le chef de l’Etat togolais est depuis hier en visite de trois
Revue de presse N° 771 du 09 décembre 2016
Les publications du jour évoquent la décentralisation qui a fait l’objet d’un atelier national de trois jours. Elles commentent l’alternance survenue en Gambie. Aussi, s’intéressent-elles à la grève des enseignants et à la foire Togo 2000. Atelier national sur la décentralisation Il a pris fin hier à Lomé avec des recommandations qui « dénotent de la volonté des acteurs de trouver des solutions pour la mise en œuvre effective de la décentralisation au Togo », informe »Le Dialogue ». En effet, les participants à ses assises ont convenu de l’organisation des élections locales dans 18 mois au plus tard, précise »Forum de la semaine ». Ces conclusions trouveront-elles un écho favorable auprès des tenants du pouvoir ? La question reste posée et »Le Fondement juridique » donne à comprendre que ce délai de 18 mois ne sera respecté que si le pouvoir en place est assuré d’avoir le « contrôle politique sur certaines localités stratégiques ». Autrement dit, l’hebdomadaire pense que les élections locales n’auront lieu au Togo que lorsque les dirigeants du pays auront la certitude que l’organisation de ce scrutin ne va pas leur faire perdre la mainmise sur des pans entiers du territoire national. Par ailleurs, le confrère fait un focus sur le concept de la décentralisation. « Après la proclamation des belles intentions » en organisant l’atelier, « c’est quoi la suite ? » se demande »Liberté ». Alternance en Gambie et répercussion Cette nouvelle donne en Gambie continue d’alimenter le débat au Togo. « Après la Gambie, la probabilité d’une nouvelle alternance au Ghana fait de Faure Gnassingbé une curiosité de l’espace CEDEAO », mentionne »L’Alternative ». »Liberté » renchérit et assure que « l’extraordinaire succès diplomatique qu’on chante pour Faure Gnassingbé est définitivement plombé par l’alternance politique démocratique réussie en Gambie ». »Le Fondement juridique » observe que Faure Gnassingbé est confiné dans une « comparaison anodine » à Yahya Jammey. Pourtant, les deux présidents et bien plus, les deux pays c’est-à-dire la Gambie et le Togo qui paraissent « si proches » sont en réalité « si loin » l’un de l’autre, analyse »L’Eveil de la Nation ». Selon le tabloïd, les deux pays sont si proches d’abord, parce qu’ils partagent le même espace communautaire qu’est la CEDEAO ; ils sont si proches, ensuite, parce que leur constitution ne prévoit pas de limitation de mandat et le mode de scrutin n’est qu’à un seul tour. Ils sont si proches, enfin, parce qu’ils se seraient opposés au protocole de la CEDEAO sur la limitation du nombre de mandat présidentiel. Mais à voir de près, nuance le journal, les deux pays sont loin dans la mesure où Yahya Jammey est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, contrairement à Faure Gnassingbé. La différence, poursuit l’hebdomadaire, réside également dans le fait que les opposants à l’ex-président gambien sont systématiquement embastillés puis torturés pour la moindre peccadille, alors que ce n’est pas le cas au Togo. Et puis, conclut la publication, la Gambie éprouve bien de difficultés financières, à l’opposé du Togo qui « affiche des performances en ce qui concerne sa croissance ». »Togoréveil » lui, note que Jean-Pierre Fabre « rêve » du scrutin au système à billes qui a fait florès en Gambie. D’après l’hebdomadaire, le chef de file de l’opposition compte même l’introduire comme réforme dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020. »Le Fondement juridique » se prononce sur le sujet et fait observer que seule une bonne organisation adossée à une stratégie gagnante pourra aider l’opposition dans sa quête d’alternance. Il est aussi à souligner que l’union de l’opposition a favorisé cette alternance en Gambie. La CDPA semble en prendre de la graine. A en croire »Le Dialogue », elle se dit « favorable » à l’union de l’opposition togolaise. Grève des enseignants Ce débrayage a fait déverser les élèves dans les rues pour réclamer les cours, écrit »L’Alternative ». Mais tout cela ne semble rencontrer que le silence et l’indifférence de Faure Gnassingbé et du gouvernement, opine »Liberté ». « Et si le gouvernement »sauve » les élèves », plaide »Le Canard Indépendant ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par la presse du jour, il est à signaler que »L’Alternative », »Liberté », »Le Canard Indépendant » et »Forum de la Semaine » révèlent que Faure Gnassingbé est également « espionné » dans l’affaire des écoutes téléphoniques des chefs d’Etat africains par la Grande Bretagne. Dans une veine analogue, »Liberté » indique que Médiapart a fait des « révélations » sur la dernière visite de Manuel Valls au Togo. « C’est hallucinant ce voyage au Togo dirigé par un Faure Gnassingbé aux pratiques plus que contestables », aurait déclaré un ancien diplomate dans des propos rapportés par le quotidien privé. Dans un tout autre registre, »L’Alternative » explique « comment le gouvernement a passé en écriture l’achat de 4 hélicoptères fantômes ». Les confrères ont aussi abordé la foire internationale Togo 2000 qui s’est achevée le week-end dernier. Presqu’à l’unanimité, ils mettent en avant le « bilan positif » de ce rendez-vous annuel. Ils informent également que l’ancien sélectionneur du Togo, Tchanilé Bana est suspendu à vie par la FIFA.
RIARC : Kwasi GYAN-APETENG du Ghana désigné nouveau Président en exercice
Après plus de huit heures de huis-clos, la Conférence des Présidents des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique a désigné M. Kwasi GYAN-APETENG, Président de la National Media Commission (NMC) du Ghana, nouveau Président en exercice du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) pour le biénum 2017-2018. La Conférence des Présidents a, en outre, décidé de confier la vice-présidence du RIARC à M. Peter ESSOKA, Président du Conseil National de la Communication (CNC) du Cameroun. Ces décisions ont été prises au terme d’intenses concertations qui ont permis à la Conférence des Présidents d’adopter les rapports moral et financier de l’exercice 2014-2016 du RIARC. Les échanges ont aussi permis aux présidents d’adopter la feuille de route des activités du RIARC pour le biénum 2017-2018. Ils ont, par ailleurs, examiné d’autres sujets de préoccupation de la vie du réseau, notamment les cotisations et contributions indispensables au fonctionnement, à l’accréditation du RIARC auprès de l’Union Africaine et les stratégies de remobilisation des membres. Selon la tradition, les différentes activités de la feuille de route seront organisées dans les pays qui en auront manifesté l’intérêt. La prochaine CIRCAF aura lieu en 2018 au Cameroun. Mathias AYENA, Rapporteur de la HAAC et Point Focal du RIARC
Revue de presse N° 770 du 08 décembre 2016
A la une des journaux parus ce jeudi : la concertation nationale autour de la décentralisation, le débat relancé par la défaite de Hahya Jammey en Gambie sur l’alternance politique et la grève dans le secteur éducatif. Concertation sur la décentralisation Elle prend fin aujourd’hui à Lomé et « tous les acteurs impliqués dans ce chantier sont consultés pour un processus inclusif », relève »Chronique de la Semaine ». En fait, cette rencontre « a pour objectif de permettre aux participants de mesurer le chemin parcouru par le gouvernement dans le cadre du processus national de décentralisation », précisent »Waraa les Vainqueurs » qui ajoutent qu’il est aussi question que le Togo « s’inspire des expériences des autres pays en la matière et d’échanger sur les différentes options possibles, notamment en terme de transfert de compétences ou de mobilisation des ressources financières pour une décentralisation efficace ». En tout cas, de ces assises, sortira « bientôt une stratégie nationale de mise en œuvre de la décentralisation », mentionnent »Echos du Pays ». »Flambeau des Démocrates » a son opinion sur le sujet. L’hebdomadaire pense que la « marche »obligatoire » » du pays vers cette décentralisation est marquée par « trop d’hésitations ». C’est pourquoi le confrère suggère de ne pas trop tergiverser pour donner suite aux conclusions de la présente concertation. Mieux, il en appelle à l’ « audace » et au sens de « responsabilité » du chef de l’Etat pour qu’il ne tombe pas dans le « piège des mauvais conseillers qui surfent sur des calculs politiciens ». L’atelier de Lomé marque-t-il le point de départ d’une réelle politique de décentralisation ou est-il « une de ces farces du pouvoir ? » se demande »Le Bâtisseur ». »Le Changement » ne va pas par quatre chemins pour noter que c’est « encore un machin pour divertir les Togolais de l’essentiel ». Pour »Le Correcteur », c’est une « nouvelle comédie tropicale » qui se joue. Finalement, il y a « trop de diversion sur la décentralisation » au Togo », constate »Liberté ». Défaite de Yahya Jammey et alternance Bien que disposant de tous les moyens de l’Etat pour s’éterniser au pouvoir, Yahya Jammey a reconnu sa défaite à l’élection présidentielle en Gambie et a même félicité le vainqueur, Adama Barrow. »Le Bâtisseur » lui sait gré et lui dit « merci » en lui tirant son « chapeau ». Ainsi que l’indique »Flambeau des Démocrates », le geste de l’ex-président gambien est tellement salutaire qu’il faut surtout se garder de le poursuivre afin de ne pas braquer et apeurer tous les autres chefs d’Etat africains dont le règne est aussi long que celui de Jammeh voire plus, qui voudraient aussi céder le gouvernail. »Waraa les Vainqueurs » font une autre lecture de ce qui s’est passé en Gambie. La publication estime que l’opposition togolaise devrait tirer les leçons de la recette gagnante de celle gambienne. Aussi, le tabloïd invite-t-il la classe politique opposante à se départir des incantations pour élaborer une stratégie efficiente à même de l’aider à atteindre ses objectifs. Dans une veine similaire, »Chronique de la Semaine » invite l’opposition togolaise à s’inspirer de « l’efficacité de la candidature unique » qui vient de faire florès en Gambie. Pour sa part, »The Guardian » assure que celui qui doit assimiler la « belle leçon » donnée par Yahya Jammey, c’est bien Faure Gnassingbé. Ce « bel exemple » de démocratie doit trouver un écho favorable « dans les pays dictatoriaux comme le Togo ». Dans tous les cas, les Togolais devront une fière chandelle au chef de l’Etat actuel s’il « emboîtait le pas » à l’ancien président gambien, indique »Liberté ». Ce serait tout à son avantage, écrit »Le Perroquet », d’autant plus qu’après le départ de Jammey, Faure Gnassingbé est la « seule brebis galeuse dans l’espace CEDEAO » qui s’oppose à la réforme limitant le nombre de mandat présidentiel. « Jusqu’où ira le »Bébé Gnass » avec sa douce dictature ? » se questionne »Le Rendez-Vous ». Quoi qu’il en soit, « la leçon de démocratie que vient de servir la Gambie doit inspirer tous les peuples africains », opine PAX AFRICANA d’Edem Kodjo. Grève dans le secteur éducatif Les mots d’ordre de débrayage des enseignants se multiplient pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Après quelques jours de répit, les syndicats d’enseignants ont lancé hier une nouvelle grève de mécontentement. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces grèves font déverser les élèves dans la rue. Après Dapaong, les élèves ont « envahi » les rues à Lomé, Mango et Sokodé, informe »Liberté ». La situation fait réagir la CDPA qui exhorte le gouvernement à engager des discussions franches avec les enseignants grévistes. « Et si le gouvernement et les grévistes s’entendaient pour éviter le scénario de 2013 ? » s’interroge »Le Changement ». C’est également le dialogue que prônent »Echos du Pays ». Quant à »Le Correcteur », non content de questionner le « silence coupable » de Faure Gnassingbé devant la situation, il donne également la parole à Jean-Pierre Fabre qui déclare qu’ « au lieu de financer à grands frais un sommet et augmenter les dépenses du Cabinet du Président de 33%, l’Etat doit satisfaire les besoins des enseignants ». A en croire »Forum de la Semaine », le ministre des Enseignements Primaire et Secondaire, rencontre les syndicats d’enseignants ce jeudi. Par ailleurs, les confrères se sont également intéressés au CAR et au nouveau parti FDR. En outre, »Togo-Presse » et »Waraa les Vainqueurs » se font l’écho du 3è Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique auquel a pris part le Premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou. Les médias en ligne eux, ont prolongé les commentaires sur les leçons à tirer de l’alternance intervenue en Gambie et sur l’envahissement de la rue par les élèves, suite à la grève des enseignants.