Le séminaire thématique, portant sur le thème « régulation des supports de diffusion numérique et des médias en ligne », au programme de la 8ème Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF), s’est achevé hier à Cotonou. Les échanges ont abouti à l’adoption de propositions d’actions communes sur la régulation à l’ère du numérique. Ces propositions permettront aux présidents des instances d’élaborer la feuille de route pour le biénum 2017-2018 que le nouveau président en exercice du RIARC, à désigner aujourd’hui, mettra en oeuvre durant son mandat. C’est la conférence des présidents au programme des travaux de ce jour qui élira le nouveau président en exercice du RIARC. Ce conclave auquel ne prennent part que les présidents d’instances ou chefs de délégations, va examiner et adopter les rapports moral et financier du président en exercice sortant, M. Abdourahamane OUSMANE, Président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Niger. La clôture de la 8ème CIRCAF interviendra en fin de journée et les participants se sépareront après une soirée de gala au Palais des Congrès de Cotonou. Mathias AYENA, Rapporteur de la HAAC et Point Focal du RIARC
8ème CIRCAF à Cotonou : Les travaux se poursuivent
8ème CIRCAF à Cotonou : Les travaux se poursuivent Les participants à la 8ème Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF) qui se tient depuis hier à Cotonou (Bénin) se sont retrouvé ce matin pour la suite des travaux. Les discussions ont porté sur le rôle des régulateurs dans la promotion des droits des femmes et de la culture des droits de l’homme dans les médias dans un contexte marqué par les conflits et la montée des extrémismes. Les débats dirigés par M. Fodié TOURE, Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, ont fait suite à la communication présentée par Mme Amina LEMRINI ELOUAHABI, Présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc. Autre centre d’intérêts de la journée, les participants ont réfléchi sur la synergie d’actions entre régulateurs de contenu et régulateurs de contenant. Il s’agit de la collaboration que les deux régulateurs doivent instaurer dans le cadre de la régulation des médias en ligne. La délégation togolaise, conduite par le Président de la HAAC, M. Pitang TCHALLA, prend une part active aux travaux de Cotonou. Mathias AYENA, Rapporteur de la HAAC, Point Focal du RIARC.
Revue de presse N° 769 du 07 décembre 2016
Trois sujets principaux concentrent l’attention dans les colonnes des journaux parus ce mercredi : la rencontre sur la décentralisation ouverte hier à Lomé, la relance du débat sur l’alternance en Afrique et au Togo suite à la défaite de Yahya Jammet en Gambie puis la grève des enseignants et son corollaire. En levée de rideau, nous signalons que dans sa livraison du jour, »Tingo-Tingo » présente ses excuses au public et à ses lecteurs pour avoir publié dans sa parution précédente une image choquante montrant un corps sans vie gisant dans le sang. Rencontre sur la décentralisation Il s’agira pour les participants à ces assises de trois jours ouvertes hier dans la capitale togolaise de mener la réflexion de sorte à poser les jalons d’une réelle décentralisation, informe »Dounia le Monde ». Les acteurs devront « partager et approfondir dans un esprit inclusif, les grands axes retenus dans la feuille de route de la décentralisation et des élections locales », complète »Le Libéral ». La décentralisation, le Togo en a vraiment besoin, c’est pourquoi des propositions concrètes doivent sortir de cette rencontre, suggère »Le Magnan Libéré ». Il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure, puisque, relève »Forum de la Semaine », « les acteurs clés » de cette thématique ont décidé de « mettre le pied à l’étrier ». Au sommet de l’Etat, l’on ne doute guère de la nécessité de décentraliser. Le Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi, reconnaîtra à juste titre, dans des propos rapportés par »Forum de la Semaine », que « les affaires locales sont plus efficacement traitées par les autorités locales que par l’Etat centralisateur ». Seulement, »Tingo Tingo » ne croit pas que de ce conclave sortira du concret. L’hebdomadaire pense que c’est un rendez-vous pour « s’enfariner ». »Le Triangle des Enjeux » renchérit et parle d’atelier de « divertissement et de faux-fuyants ». Et de dénoncer la « mauvaise foi » des dirigeants du pays. Ce sont les suites de la rencontre de Lomé qui intéressent »La Lanterne ». Des recommandations qui finiront dans les tiroirs, le tabloïd n’en veut pas. Par contre, le confrère est pour des propositions qui feront bouger les lignes. Evoquant un autre aspect de la décentralisation, »La Lanterne » observe que pendant que les autorités se disent disposées à concrétiser la décentralisation, elles continuent à nommer les présidents des délégations spéciales, renvoyant aux calendes grecques l’organisation des élections locales. Relance du débat sur l’alternance en Afrique et au Togo Alors que personne ne l’attendait comme président, c’est bien Adama Barrow qui va désormais diriger la Gambie après avoir battu dans les urnes Yahya Jammey. Qui est ce nouvel homme fort ? Son portrait est à lire dans »Focus Infos » qui le présente, entre autres, comme agent de sécurité à Londres dans les années 2000. Eduardo Dos Santos en Angola, François Hollande en France, le temps est au « renoncement volontaire de mandat » souligne »La Dépêche » qui ajoute à la liste Yahya Jammey. Il aurait pu utiliser tous son pouvoir pour refuser de reconnaître sa défaire mais il a été bien sage cette fois-ci relève l’hebdomadaire qui ajoute que, ce faisant, l’ex-président gambien « s’offre une sortie honorable ». En tout cas, c’est un « bon exemple à suivre », indique le journal. « Qui parmi les chefs d’Etat africains sera le prochain Yahya Jammeh ? » s’interroge »La Lanterne ». Sans répondre à cette question, »Liberté » estime qu’avec la défaite de l’ancien président gambien, « beaucoup de dictateurs africains ont du souci à se faire, à commencer par Faure Gnassingbé, dans la mesure où il devient le seul président à s’opposer encore à l’alternance politique ». »Le Triangle des Enjeux » lui assure que c’est carrément « un piège et un signal fort » de Yahya Jammey à Faure Gnassingbé qui est désormais le « seul pestiféré de la sous-région ». A ce titre, conseille la publication, il ne lui reste qu’ « une seule chose à faire : quitter le pouvoir en 2020 ». « La défaite de Yahya Jammey relance la politique émotive au Togo », constate »Dounia le Monde ». « La CDPA y trouve un intérêt pour la dynamique de l’union de l’opposition » écrit »Vérité des Peuples ». Cependant, l’union de l’opposition togolaise semble la chose la plus difficile à réaliser. Pire, les leaders de cette opposition se livrent une guerre des tranchées. Toutes chosent qui offusquent le président du nouveau parti les Forces Démocratiques pour la République. « Le combat »fratricide » entre l’opposition donne le boulevard au pouvoir », regrette-t-il dans »Tingo-Tingo ». La même analyse est faite par »La Lanterne ». Dans le reste de l’actualité, il est à mentionner la grève des enseignants qui a fait sortir les élèves dans la rue dans certaines localités du pays. »Le Triangle des Enjeux » conclut à la « dérive du système éducatif ». »Dounia le Monde » annonce un autre mot d’ordre de débrayage de trois jours à partir de ce mercredi. »Vérité des Peuples » suggère de privilégier le dialogue dans la recherche des solutions à ces grèves.
La HAAC du Togo prend une part active à la 8ème CIRCAF
La HAAC du Togo prend une part active à la 8ème CIRCAF Suite à la cérémonie d’ouverture des travaux de la 8ème CIRCAF à Cotonou, les régulateurs des médias se sont mis au travail et ont échangé et partagé leurs expériences autour de leurs rôles face à l’avènement du numérique. C’était la toile de fond de la communication inugurale. La première session qui a eu pour thème « Défis de la régulation des nouveaux supports de diffusion numérique » a été présidée par M. Pitang TCHALLA, Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Togo. Au cours de cette session, les participants ont suivi la communication introductive présidée par M. René BOURGOIN, Directeur Général de la HACA de Côte d’Ivoire. Les débats ont ensuite tourné autour des expériences en la matière du Togo, Burkina Faso et de la Société chinoise Startimes. Mathias AYENA (Point Focal RIARC)
Revue de presse N° 768 du 06 décembre 2016
Le récent développement de l’actualité africaine et internationale a inspiré les confrères. Ils se réfèrent au changement intervenu au sommet de l’Etat en Gambie, au renoncement de François Hollande et d’Eduardo Dos Santos à briguer un nouveau mandat pour questionner l’alternance au Togo. Analyses et commentaires. Ces deux dernières semaines de l’année 2016 sont à marquer d’une pierre particulière dans le ciel politique international avec l’annonce du retrait de la scène politique française de Nicolas Sarkozy et d’Alain Jupé après leur échec à se positionner comme candidat de la droite dans la perspective de l’élection présidentielle de l’année prochaine. François Hollande ne connait pas meilleur sort, lui aussi tire la leçon de l’impopularité de sa gouvernance et renonce à briguer un second mandat. Sur le continent, José Eduardo Dos Santos a annoncé qu’il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle en Angola. Election présidentielle perdue par le président gambien Yahya Jammeh au pouvoir depuis de longues années. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette dernière actualité fait couler beaucoup d’encre. »Liberté » fait observer qu’avec le départ de Jammeh, le Togo devient le seul pays à n’avoir pas encore goûté aux délices de l’alternance. Pour le quotidien privé, la CEDEAO doit prendre ses responsabilités et faire rentrer le président togolais « dans les rangs » en remettant au goût du jour son projet de limitation de mandat. Dans tous les cas, après la chute de l’ex-président gambien, « le rêve du pouvoir à vie de Faure Gnassingbé devient davantage hypothéqué », souligne »L’Alternative » qui donne à lire « les leçons » de ce changement survenu en Gambie « pour le pouvoir, l’opposition et la diaspora ». Gerry Taama a aussi son mot à dire sur ce qui s’est passé en Gambie. Le président du NET pense que trois paramètres essentiels ont été réunis pour que l’alternance soit possible. Dans une analyse publiée dans »Forum de la Semaine », il cite « la volonté du régime au pouvoir, une bonne stratégie de l’opposition et une méthode efficace pour rompre avec le vote ethnique, identitaire et sécuritaire ». Sur le sujet, Jean-Pierre Fabre opine dans les colonnes de »Liberté » et salue le rôle déterminant joué par le peuple gambien dans l’avènement de l’alternance dans ce pays. Que ce soit en Gambie, au Togo ou ailleurs, « quand un peuple se lève, aucun obstacle ne peut empêcher sa marche en avant », déclare le chef de file de l’opposition qui s’est, par ailleurs, exprimé sur plusieurs autres sujets, entre autres, les élections locales et la grève des enseignants. Pour »L’Indépendant Express » le Togo ne saura longtemps rester en marge de l’alternance qui finira par arriver tôt ou tard. L’hebdomadaire pense que le changement peut intervenir de trois manières : soit par le biais des facteurs endogènes avec Madame Victoire Dogbé qui tiendrait la corde à l’aune de ses ambitions ; soit par l’entremise de l’armée à la suite d’une mobilisation populaire qui ouvrirait la voie à une transition ou alors soit par le truchement des urnes où, comme en Gambie, les vaincus reconnaîtront leur défaite. Quid de l’opposition dans tout ça? Malheureusement, elle semble divisée et minée par des querelles d’épiciers. Toute chose que ne n’apprécie pas Me Dodji Apévon. A en croire »Forum de la Semaine », le président du nouveau parti politique dénommé Forces Démocratiques pour la République a, dans une sortie démocratique dimanche dernier, « dénoncé les tares » qui minent la classe politique de l’opposition. Dans le reste de l’actualité, les publications du jour s’intéressent à l’atelier national dédié à la décentralisation. Il est marqué par la participation des partenaires au développement, des acteurs de la société civile et ceux politiques parmi lesquels l’ANC. Selon »L’Indépendant Express », l’Alliance Nationale pour le Changement participe au dit atelier pour « déjouer un complot du pouvoir », soupçonné d’organiser un nouveau « marché de dupes ». Les tabloïds se font également l’écho de l’annonce de la candidature de Manuel Valls à la prochaine élection présidentielle en France. Il a démissionné de son poste de Premier ministre qui est occupé depuis ce matin par Bernard Cazeneuve. Quant aux médias en ligne, ils évoquent la rencontre qui s’ouvre ce jour à Lomé sur la décentralisation et la fin de la foire Togo 2000.
8ème CIRCAF à Cotonou
Les travaux de la 8ême Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF) se tiennent depuis cematin à Cotonou (Bénin) autour des défis et opportunités de la régulation des supports de diffusion numérique et des médias en ligne. La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo y prend part avec une délégation de cinq membres, dirigée par le Président Pitang TCHALLA. Les travaux qui dureront jusqu’à jeudi, ont été ouverts par le Ministre béninois de la Justice, Me. Joseph DJOGBENOU, représentant personnel du Chef de l’Etat Patrice TALON. Outre les échanges sur la problématique de la transition numérique et des médias en ligne, la 8ème CIRCAF, désignera le nouveau Président en exercice du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) pour le biénum 2017-2018. Mathias AYENA (Point Focal RIARC)
Revue de presse N° 767 du 5 décembre 2016
Les projets sociaux initiés pendant la gouvernance de Faure Gnassingbé, la multiplication des partis politiques face à la problématique de l’alternance et la grève dans le système éducatif, tels sont les sujets qui meublent les colonnes des journaux parus ce lundi. Projets sociaux Démarrés pour la plupart au cours du 2è mandat de l’actuel chef de l’Etat, les projets sociaux se poursuivent. Ainsi que le rapportent les publications du jour, Faure Gnassingbé a procédé jeudi dernier à Tchamba au lancement de 68, 2 kilomètres de pistes rurales et d’infrastructures de base pour le compte du Programme d’Urgence pour le Développement Communautaire (PUDC). Ces infrastructures, précise »Nouvelle Opinion », sont composées de « forages, centres d’éducation, de santé, d’adduction d’eau, l’électrification, des maisons des femmes et des jeunes d’une valeur de 6,5 milliards de FCFA ». Pour »Le Fondement juridique » qui rappelle que le projet de Tchamba fait suite à celui lancé le 22 novembre dernier dans la région de la Kara, ces différents travaux sont une « réaction » du Président de la République « aux besoins sociaux de base ». L’autre déclinaison de ces projets est le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI). Après un peu plus de deux ans d’existence, l’heure est au bilan. Et il est positif, même si des efforts doivent encore être faits, indique »Nouvelle Opinion ». Le taux de remboursement moyen des crédits est de 90%, renseigne »Golfe Info ». Le FNFI a déjà touché 700 000 personnes alors que deux nouveau produits sont en perspective pour l’année prochaine, précise »Hara Kiri ». Création tous Azimuts des partis politiques et problématique de l’alternance Alors qu’on le disait traumatisé par la création du nouveau parti de son ancien lieutenant, Me Yaovi Agboyibo a une autre lecture de la situation. A en croire »Hara Kiri », l’ancien Premier ministre et président fondateur du CAR estime qu’il s’agit d’« une crise de purification ». Pour autant, avec la création des FDR pour le compte de Me Dodji Apévon, le CAR de Me Agboyibor « pourra-t-il faire encore recette ? » se demande »Fraternité ». Les Forces Démocratiques pour la République, « un parti de plus, un parti de trop ou une réelle alternative ? » se questionne pour sa part »Freedom Fighter ». En tout cas, »Nouvelle Opinion » ne pense pas que l’opposition togolaise, en particulier, constitue une véritable alternative, dans la mesure elle n’est pas organisée. »Forum de la Semaine » semble abonder dans le même sens en prenant l’exemple de l’opposition gambienne qui a fait front commun pour venir à bout de Yahya Jammeh au pouvoir depuis de longues années. « Belle leçon de patriotisme de l’opposition gambienne à l’opposition togolaise », titre à sa une le quotidien privé. De son côté, »Liberté » offre à écouter un autre son de cloche. L’autre quotidien privé fait observer que le Togo de Faure Gnassingbé devient « le seul pays de la CEDEAO hostile à l’alternance » après qu’elle s’est produite en Gambie. « Faure Gnassingbé et le Togo, désormais seules curiosités de l’Afrique de l’Ouest », renchérit »Le Correcteur ». Le contexte politique international est marqué par le renoncement de François Hollande. L’actuel président français et Yahya Jammeh ont « séduit par leur sens de responsabilité », mentionne »Le Combat du Peuple » Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les confrères, il est à relever la perturbation du système éducatif par les grèves à répétition de certains syndicats d’enseignants et la multiplication des activités du HCRRUN.
L’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo en visite à la HAAC
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a reçu, le jeudi 1er décembre 2016, à son siège à Lomé, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, son Excellence David Gilmour. Cette visite a permis au diplomate américain en poste à Lomé et à l’institution de régulation des médias de faire le tour des sujets d’intérêt partagé, notamment la coopération entre la HAAC et l’Ambassade des Etats-Unis. Le ton des échanges a été donné par un tête-à-tête entre le Président de la Haute Autorité, M. Samuel Pitang Tchalla et son hôte. Entrevue ensuite élargie au collège des honorables membres et à la délégation qui accompagnait l’Ambassadeur. Deux interventions principales ont meublé la rencontre: le message du Président de la HAAC et le mot de l’Ambassadeur. Dans son propos, le Président Tchalla a, d’abord, remercié son hôte pour l’intérêt porté à l’instance de régulation. Un intérêt qui s’est traduit, au titre de la présente mandature, entre autres, « par le souhait de la tenue des séances de travail conjointes en vue de tracer les axes de coopération et de partenariat entre la mission diplomatique américaine et l’institution ainsi que par la rencontre ayant abouti à l’élaboration d’un projet de convention en vue de la création de la voix de l’Amérique au Togo». Il a, ensuite, exprimé sa gratitude à l’endroit de David Gilmour pour l’appui multiforme au renforcement de capacités des professionnels de la Communication que ne cesse d’apporter l’Ambassade des Etats-Unis et plaidé pour la poursuite, l’intensification et la pérennisation de ce partenariat. Après avoir rappelé quelques dispositions des textes fondamentaux des Etats-Unis et de la France relatives à la protection de la liberté d’expression, M. Pitang Tchalla a, enfin, relevé les nouveaux défis imposés par l’évolution technologique avec pour corollaire les Technologies de l’Information et de la Communication. Au nombre de ses défis, la révision des textes en vue de prendre en compte et réguler les médias en ligne. Une tâche délicate, dira le président de la HAAC, qui requiert dextérité et doigté, question d’éviter de porter atteinte à la liberté d’expression et pour laquelle l’expertise de l’Ambassade des Etats-Unis serait précieuse. A son tour, David Gilmour s’est félicité des liens de coopération qui rapprochent sa mission diplomatique et la Haute Autorité. Dans la même veine de la liberté d’expression, l’Ambassadeur a exhorté les Togolais à faire bon usage de la liberté d’expression. Pour le diplomate américain, même si des restrictions devraient être apportées à cette liberté, il reviendrait à tous les acteurs d’en fixer le cadre. Il a, par ailleurs, encouragé la HAAC dans l’accomplissement de sa mission et affiché sa disponibilité à poursuivre le partenariat avec l’instance de régulation et les médias togolais. En outre, l’Ambassadeur des Etats-Unis s’est réjoui des progrès accomplis par le Togo ces dernières années. Toutes choses qui permettront au pays de bénéficier à l’avenir du programme Millenium Challenge Account. A l’issue des échanges avec le collège des membres, son Excellence David Gilour et sa suite ont visité les installations techniques de la Division Monitoring de la Haute Autorité à l’effet d’apprécier le travail qui s’y fait. Là, des explications leur ont été fournies sur les différentes tâches effectuées et le fonctionnement du matériel. Service de presse / HAAC
Revue de presse N° 766 du 1er décembre 2016
La naissance du parti FDR de Me Dodji APEVON, la célébration de la 29ème journée Mondiale de lutte contre le SIDA, et la coopération militaire entre le Togo et le Maroc sont à la une des journaux parus ce jeudi. • Naissance du parti FDR de Me Dodji APEVON Le feuilleton au CAR et la création du FDR de maitres Dodji APEVON reviennent dans les colonnes de certains journaux. « Yawovi AGBIYIBO très atteint par le ralliement de certains cadres à Dodji APEVON », lit-on à la une du quotidien « Liberté » Le confrère renseigne que le bureau des Forces Démocratiques pour la République, parti de Me Dodji APEVON est composé de trente-sept (37) personnes dont « la plupart ou presque tous sont des anciens cadres du CAR ». A ces cadres, il faut ajouter la base du « parti des déshérités ». A en croire le confrère, les militants et sympathisants du FDR sont constitués dans leur quasi-totalité des anciens membres du CAR et surtout des « admirateurs inconditionnels du Bélier noir ». APEVON a donc « puisé dans le cru » de son ancienne formation politique pour composer son nouveau parti. « Les FDR, la carte de l’alternance ? », S’interroge pour sa part « Flambeau des Démocrates » L’hebdomadaire pense que le président des FDR a compris que la lutte démocratique ne peut aboutir sans arriver à créer les conditions de l’alternance. Pour le confrère, maitres Dodji APEVON « entend recréer l’espoir aux populations pour enfin caresser le rêve de l’alternance » « Le changement » a pour ce qui le concerne fait écho de l’intervention lors du lancement du parti des FDR, de AGBOSSI Komlan, président du parti béninois l’Union fait la Nation qui s’est étonné de constater que le nouveau parti est né dans « une atmosphère polluée et à l’issue d’une crise créée tous azimuts ». Pour le journal, monsieur AGBOSSI s’est mué en conseiller de Me Dodji APEVON en ces termes : « le tout n’est pas de créer un parti politique. La création d’un parti n’est qu’une formalité. Après l’euphorie, il faut se mettre au travail » « Le Perroquet » opine pour sa part que le vieux caïman politique APEVON a trouvé refuge sous le parapluie des FDR pour continuer la lutte car il est « indésirable au CAR ». Les missions que se sont assignées les FDR sont nombreuses et le confrère se demande comment APEVON se prendra pour parvenir à la réalisation de « ses nobles missions ». • La célébration de la 29ème Journée Mondiale de lutte contre le SIDA Le monde entier célèbre ce 1er décembre la 29ème journée Mondiale de lutte contre le SIDA. « Echos du Pays » donne à savoir que les jeunes et les adolescents seront la couche prioritaire des actions retenues pour la circonstance car « les rapports font état d’une prédominance de la prévalence chez les jeunes de 15-19 ». Le thème retenu cette année au Togo est : « accélération de la prévention du VIH chez les jeunes et les adolescents » et a en croire le confère, c’est la ville de Kara ou la « prévalence est de 1,8% » qui est retenue pour abriter le lancement officiel de la campagne ainsi que d’autres manifestations. Pour sa part, « Waraa les Vainqueurs » informe que « la campagne officielle de dépistage démarre aujourd’hui à Kara ». Pour le confrère, la politique nationale de lutte contre le VIH et le SIDA, vision 2020, veut une génération sans sida avec l’atteinte de l’objectif zéro c’est-à-dire « zéro nouvelle infection ; zéro discrimination et zéro décès liés au SIDA ». Cette politique nationale de lutte contre le VIH et le SIDA se manifeste par l’organisation d’une campagne de conseil et de dépistage. Elle se fera, précise le journal, « par stratégie immobile », c’est à dire que les populations iront dans les hôpitaux pour se faire soigner, ou « par stratégie mobile ». Dans ce cas, ce sont les agents de santé qui se déplacent vers les populations • Coopération militaire entre le Togo et le Maroc Dans le cadre du renforcement des liens de coopération militaire entre le Togo et le Maroc, une délégation conduite par le Général de Brigade Abalo KADANGHA, Chef d’Etat-major Général de l’armée togolaise a effectué une visite de travail au Maroc. « Canal D » en a justement fait écho et précise que le Togo et le Maroc entretiennent depuis plusieurs années d’excellentes relations « militaires et sécuritaires » et que la coopération entre les deux armées est en passe d’être renforcée « par un Mémorandum d’Entente sur la coopération militaire et technique » entre les ministères de défense des deux pays. « Waraa les Vainqueurs » est allé plus loin pour informer que la visite de travail s’est déroulée dans deux (02) villes du Royaume : Rabat et Casablanca. Le confrère précise également que les responsables des armées togolaise et marocaine ont examiné « les moyens d’encourager et d’élargir » la coopération entre elles. « Chronique de la Semaine » contextualise cette visite de travail du Chef d’Etat-major général de l’armée togolaise au Maroc en rappelant qu’elle fait suite à la rencontre bilatérale entre le Président Faure GNASSINGBE et le Roi Mohammed VI du Maroc, en marge de la COP22 tenue du 07 au 18 novembre 2016 à Marrakech. Sur la toile, les confrères sont revenus sur les « carences » relevées par le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) dans l’aide de l’Etat à la presse. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 765 du 30 novembre 2016
La politique meuble les colonnes des journaux parus ce mercredi. Pour la quasi-totalité, ils évoquent la création du parti Forces Démocratiques pour la République (FDR), tout comme ils questionnent, pour certains, l’alternance politique au Togo. Avant de développer cette thématique, nous signalons que »La Dépêche » se fait l’écho de la rencontre, il y a une semaine, entre la Commission technique chargée de l’attribution de l’aide de l’Etat à la presse et les responsables des médias. Pour sa part, »Le Triangle des Enjeux » publie un communiqué du Patronat de la Presse Togolaise. Tout en se félicitant du déblocage enfin de cette aide dont l’enveloppe est, du reste, « insignifiante », le PPT « déplore » la non prise en compte de la presse en ligne. Il « s’insurge » par ailleurs contre « l’exclusion dont il est l’objet dans la Commission Technique de Gestion et de Suivi de l’Aide de l’Etat à la presse ». Création du FDR, multipartisme et alternance Sans s’embarrasser de commentaires, »Tingo-Tingo » se contente de rendre compte du lancement officiel du nouveau parti de Me Dodji Apévon dénommé Forces Démocratiques pour la République (FDR). La cérémonie a eu lieu samedi dernier à Lomé. Il nous souvient que les responsables des fédérations, après l’avoir mis en demeure ont fini par laisser sur le carreau l’ancien président du CAR. Et donc après un temps de réflexion, Me Apévon a décidé de construire « sa propre hutte ». A en croire »Le Magnan Libéré », la nouvelle formation politique entend « fédérer les énergies pour »recréer l’espoir » perdu » dans le cœur des Togolais, épris de changement. Toujours selon l’hebdomadaire, « les FDR proclament être un parti républicain qui défend le caractère indivisible, laïc, démocratique et social de la République togolaise ». »Vision d’Afrique » donne à savoir les grands axes de combat du nouveau parti. « Les FDR se donnent pour cheval de bataille la réalisation de l’alternance au pouvoir, le renforcement de la démocratie à travers des institutions fortes pour mettre le Togo en condition pour le développement économique, la lutte contre le chômage, la pauvreté et la marginalisation », précise le tabloïd. »La Dépêche » aussi s’intéresse à la mission de la formation politique de M. Apévon. Ainsi que l’indique la publication, elle se résume à quatre points : « contribuer à l’effectivité de la forme républicaine de l’Etat togolais ; œuvrer au développement du pays et au bien-être des populations togolaises ; faire du Togo un pays de grande démocratie dans le concert des nations puis susciter chez les Togolais la fierté d’appartenance à une nation forte ». Même rapportage dans les colonnes de »Le Triangle des Enjeux ». Les confrères n’oublient pas d’ajouter que les FDR mettront leur point d’honneur à œuvrer à la mise en œuvre des réformes politiques et l’organisation des élections locales. »La Lanterne » offre un tout autre son de cloche. L’hebdomadaire estime que l’on avance inexorablement vers la « disparition totale » du CAR avec l’arrivée dans le marigot politique des Forces Démocratiques pour la République, étant attendu que la grande majorité des militants du parti des déshérités ont rejoint Me Dodji Apévon dans sa nouvelle aventure. En plus, opine encore le journal, le nombre insignifiant de députés du CAR ne joue pas en sa faveur. Idem pour la nouvelle formation qui n’aura pas du tout partie facile, d’où des interrogations sur viabilité. Pour avoir une chance de survie, Me Apévon et son parti ont la possibilité de rejoindre d’autres formations politiques dans le cadre d’un regroupement. En tout cas, c’est ce que subodore »Le Messager », à l’aune de la similitude des idéaux avec d’autres partis déjà existant. Le confrère rapporte que la « position » de l’avocat sur certains sujets le rapproche de l’ANC et donc du CAP 2015, même si l’ancien président du CAR est réputé souple sur certaines questions. Nul doute qu’une coalition arrangerait M. Apévon mais il devrait se préparer à subir les « caprices » et oukases de l’ANC qui aime imposer sa « suprématie ». En attendant de voir à l’œuvre le nouveau parti, d’aucuns estiment que c’est la fin de la longue crise qui a ébranlé le Comité d’Action pour le Renouveau. Justement, là-dessus, le président intérimaire du CAR explique dans »Courrier de la République » que « des fois les crises qui surviennent sont celles de purification ». Elles permettent à chacun d’être fixé, ajoute Awokou Nador Outre les FDR, »Liberté »’ annonce la création d’une autre formation politique. Créé par le député Targone Sambiri, le parti des Démocrates Socialistes Africains (DSA) compte se jeter dans la mêlée de la lutte pour l’alternance au Togo et pourra rejoindre le CAP 2015. La création des deux dernières formations porterait le nombre des partis politiques à 111. Trop, estiment certains. Ce raisonnement ne tient pas la route, rétorque »Le Magnan Libéré ». « Si quelqu’un a les moyens et sait qu’il peut tenir la dragée haute, il n’a qu’à créer. Acheter la lampe, ce n’est rien, mais c’est l’argent du pétrole qui est problème », indique le journal. En réalité, le nombre pléthorique de partis politiques n’est pas incompatible avec l’alternance, assure »Liberté ». Le quotidien privé donne l’exemple du Burkina Faso et du Sénégal avec respectivement 200 et 258 formations pour soutenir son opinion ; des pays qui ont pourtant connu l’alternance. En clair, avoir « une pile de partis n’est pas un problème a priori. Il est tout simplement question d’organisation, de sérieux et d’honnêteté des acteurs », écrit le confrère. Sur un tout autre sujet, »Liberté » rapporte que le groupe parlementaire ANC n’a pas apporté sa caution à la loi de finances rectificative 2016. Et pour cause. Entre autres raison évoquée la mauvaise utilisation des ressources financières qui ne prend pas suffisamment en compte les besoins vitaux des populations. Toujours »Liberté » croit savoir que « malgré la situation financière catastrophique du pays, les dépenses du cabinet de la Présidence de la République sont passées de 7,6 milliards à 11,26 milliards ». »Le Triangle des Enjeux » lui ajoute que