Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la dernière ligne droite des préparatifs des Eperviers et le congrès du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Mais d’abord l’affaire de distribution d’argent aux journalistes qui continue de faire parler d’elle. »Le Rendez-vous » revient là-dessus et accuse le président de la HAAC d’avoir contribué à « semer la zizanie » dans la famille de la presse togolaise en se « substituant au chargé de la communication de la présidence de la République » pour remettre des espèces sonnantes et trébuchantes aux professionnels des médias, tout ceci par pur « zèle ». Pour L’hebdomadaire, les journalistes qui ont bénéficié de cette gratification ne sont pas « les plus grands fautifs » mais le président de la Haute Autorité, M. Pitang TCHALLA pour avoir laissé l’affaire s’ébruiter, « par la faute de son zèle ». « Il doit encore beaucoup apprendre des textes qui régissent l’institution qu’il dirige, à moins qu’il soit totalement aveuglé par ses piètres intérêts », écrit le journal qui ironise sur le fait que les journalistes de TV2 et TLS n’aient pu bénéficier de ce »cadeau » présidentiel pourtant destiné, croit-il savoir, à encourager et récompenser ceux des hommes et femmes des médias qui se sont distingués par leur « professionnalisme ». Le tabloïd donne à savoir que l’actuel président de la HAAC « est arrivé à la tête de l’institution comme un agneau mais il n’a pas pu garder longtemps le masque ». Ce faisant, insiste la publication, ce masque laisse découvrir « sa vraie nature, le zèle, le zèle, encore le zèle ». Elle assure également qu’au lieu de « regretter » son acte qui « reste un scandale et faire amende honorable », il le « revendique » au contraire. »Le Rendez-vous » révèle également que Pitang TCHALLA, « grand donneur de leçons aux médias qui a du mal à respecter les textes élémentaires de son institution, s’époumone à fermer LCF pour dit-t-il des raisons d’actionnariat ». « Quel actionnaire s’est-il plaint auprès de monsieur le président ? » écrit-il avant de préciser que le but de cette manœuvre du président de la HAAC est de « faire plaisir à son bienfaiteur ». »L’Alternative » renchérit sur la fermeture annoncée de LCF et précise qu’elle peut intervenir la semaine prochaine. Ce serait « une dérive de trop », martèle-t-elle. Tout comme »Le Rendez-vous » le bihebdomadaire explique que l’argument évoqué par la Haute Autorité pour « réduire au silence » cette chaîne de télévision est un « prétendu soucis d’actionnariat » alors même que « le dossier ne souffre d’aucune faille ». Le journal explique qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « acharnement contre le promoteur » de la chaîne. Et révèle que «le bras armé de cette fermeture et d’autres coups foireux en perspective serait un certain Sallah Sodja, un ancien membre de l’équipe de Philippe Evegno rappelé à la hussarde par la nouvelle équipe pour les basses besognes ». Ce qui offusque davantage le tabloïd, c’est le sentiment de « deux poids deux mesures » de l’instance de régulation des médias. « Pendant que l’on s’acharne sur LCF, (…) New World TV émet sur satellite depuis plus d’un an à travers au moins trois canaux sans avoir déposé le moindre dossier à la HAAC, même pas un papier. Pourquoi son cas ne fait l’objet d’aucune interpellation ? Cette chaine de télévision a-t-elle un statut particulier qui lui permet d’émettre dans pareilles conditions pendant que d’autres qui ont leurs dossiers en règle sont victimes d’un acharnement ostentatoire ? » écrit-il. Le journal de prévenir que « la mise à mort de cette chine laissera sur le carreau plus de 60 employés dans un pays où le chômage des jeunes crève les yeux ». Les Eperviers en route vers le Gabon Ils devraient prendre le départ ce vendredi pour Oyem, à un jour du coup d’envoi de la compétition. Hier le capitaine a reçu des mains du Premier ministre le drapeau togolais « qui engage la sélection vis-à-vis de la nation », rapporte »L’Union pour la Patrie ». A l’occasion, Komi Sélom Klassou a « exprimé aux joueurs l’attachement de tout le peuple togolais à son équipe nationale ». Il l’a du reste « souhaité le meilleur », ajoute le bihebdomadaire. « Par cet acte, les Eperviers sont appelés à défendre vaillamment les couleurs nationales et à hisser haut le drapeau togolais aux yeux du monde entier », commente »Togo-Presse ». La même information est à lire dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » qui rappelle que le Togo fera son entrée dans la compétition lundi prochain contre la Côte-d’Ivoire. Par ailleurs, l’hebdomadaire fait un historique des confrontations entre les Eperviers et les Eléphants. Le parcours des poulains du sélectionneur Claude Le Roy à la prochaine CAN de football dépendra en partie de la forme d’Emmanuel Adébayor, la star du groupe qui a notamment permis à l’équipe nationale du Togo de se qualifier pour la toute première fois à la phase finale de la coupe du monde 2006 en Allemagne. Va-t-il réitérer ses exploits du passé ? se questionne »Le Dialogue ». Toujours en sport, »Vision d’Afrique » et »L’Union pour la Patrie » informent que la Fédération Togolaise de Football et la Brasserie de Lomé ont officialisé hier leur partenariat. A les en croire, il consiste pour la Brasserie à fournir du matériel et des boissons à la FTF alors que cette dernière s’engage à faire la promotion des produits de la BB Lomé à travers les compétitions qu’elle organise ou auxquelles elle prend part. En politique, six partis se sont mis ensemble cette semaine à l’effet de lutter, entre autres, pour l’obtention des réformes. Cette coalition pourra-t-elle « relever ce défi ? » s’interroge »Vision d’Afrique ». Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? se demande »L’Eveil de la Nation » qui rappelle que les initiatives de ce genre ont échoué à cause des querelles de leadership et des intérêts partisans. Alors que l’on se questionnait sur la possibilité pour
Revue de presse N° 792 du 12 janvier 2017
Le message du chef de l’Etat à la nation continue d’intéresser les publications. Les confrères évoquent également la commission mise sur pied pour plancher sur les réformes. Adresse du chef de l’Etat à la nation A la lecture de ce discours, »Waraa les Vainqueurs » notent que Faure Gnassingbé « reste accroché à son mandat social entamé les années antérieures ». Un passage de cette adresse illustre fort bien cette analyse : « l’écho de vos préoccupations exprimées me confirme que la gouvernance doit être encore plus sociale pour être mieux perçue et appréciée par chacun de vous ». La même analyse est à lire dans les colonnes de »Chronique de la Semaine » qui rappelle que le président de la République est « pour une gouvernance sociale mieux perçue et appréciée ». Idem pour »Fraternité » qui parle d’une allocution annonçant « une année 2017 très volontariste essentiellement aux couleurs sociales ». Mais apparemment, tout le monde n’a pas la même compréhension du concept mandat social. « A moins que nous ne comprenions pas la langue de Molière, il semble que sous d’autres cieux, un mandat social sous-entend normalement que les préoccupations quotidiennes de la population sont prises en compte », relève »Carrefour » qui exige que l’appellation mandat social revête « sa vraie connotation ». Il faut ajouter que dans son adresse à la nation, le président est aussi revenu sur des mesures relatives, entre autres, à la décentralisation, la santé, l’éducation et aux infrastructures. »Carrefour » n’y croit pas et explique qu’ « avec l’expérience de 2016, le Togolais est désormais en droit de déduire que la parole de Faure Gnassingbé ne vaut plus rien ». Pour le tabloïd, après sa sortie du 6 janvier dernier, « les Togolais ont l’impression que Faure Gnassingbé se paie leur tête », car « chaque année c’est la même rengaine depuis plus d’une décennie ». Aussi, le confrère assure-t-il que le message de vœux du président « n’a séduit aucun de ses compatriotes et est de nul effet sur leur appréhension de la chose politique ». Autre commentaire du journal : « Il vaut mieux se taire lorsqu’on n’a pas grand-chose à dire et préserver ainsi le peu d’intérêt que l’on suscite ». L’hebdomadaire poursuit, en soulignant que « les problèmes sociaux au lieu qu’on leur trouve solution, et ce n’est pas faute de moyen, Faure Gnassingbé et sa minorité, qui se sont accaparés les richesses du pays, font semblant de les déplacer ». Et de conclure : « le régime de Faure devient une calamité pour les Togolais. Ils n’en veulent plus ! A moins que le gouvernement nous surprenne cette année 2017 ». Qu’à cela ne tienne, le mandat social du chef de l’Etat « est en bonne voie », en témoigne les bonnes performances sur le plan agricole et des infrastructures, insistent »Waraa les Vainqueurs ». Sur le plan économique, »Economie & Développement » décrypte le budget de l’Etat togolais, exercice 2017. Il ressort du décryptage que 46% de cette enveloppe budgétaire sont consacrés au social, 35% au remboursement des dettes, 15% au paiement des salaires et 4% à la création de richesses et emplois. »Carrefour » lui croit savoir que le Togo croule sous le poids de la dette. Le journal tire la sonnette d’alarme sur ce que « tous les indicateurs économiques du pays sont au rouge ». Commission de réflexion sur les réformes Ses membres ont été nommés la semaine dernière mais »Carrefour » se désole de constater qu’ils ne sont pas des universitaires comme l’avait promis le président de la République. « Faure Gnassingbé enfin décidé à passer des discours à l’acte en 2017 ? » s’interrogent »Waraa les Vainqueurs ». De son côté, »Chronique de la Semaine » constate qu’ « au lieu d’applaudir la mise en place de cette commission, l’ANC crie encore au scandale ». Le journal en vient à se demander si « Jean-Pierre Fabre et ses affidés veulent vraiment des réformes ». En tout cas, »Waraa les Vainqueurs » estiment que la désignation des membres de la structure chargée de faire des propositions de réformes est « un pas déterminant » vers leur mise en œuvre. C’est pourquoi l’hebdomadaire invite « toute la classe de l’opposition togolaise à mettre de l’eau dans son vin pour accompagner cette commission dans sa lourde mission ». Les réformes restent dans la ligne de mire de la nouvelle coalition de partis politiques portée sur les fonts baptismaux en début de semaine. Cette union « veut-elle faire ombrage ou éclipser le CAP 2015 ? Est-elle une alternative crédible aux tergiversations du groupe mené par le chef de file de l’opposition ? » se questionnent »Waraa les Vainqueurs ». « Au lieu de joindre leurs voix au CAP 2015 pour se faire une santé politique solide, un regroupement de 6 partis sans nom a été créé pour arnaquer le peuple », alerte »Le Changement ». « Les observateurs restent curieux sur la motivation que vont apporter les membres de ce nouveau groupe », mentionne »Fraternité ». Outre les membres de la commission de réflexion sur les réformes, ceux de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption ont été aussi nommés. Réussira-t-elle cette tâche ? »Liberté » reste « dubitative quant à la capacité de cette structure à faire son travail en toute indépendance et à pouvoir contrôler » ceux qui l’ont créé, car « c’est là-bas même où la corruption et le pillage ont élu domicile ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » rappelle que cela fait 50 ans, « l’équivalent de deux générations que les Gnassingbé sont au pouvoir, un record ». « De père en fils, ils ont transformé le pays en une monarchie. Pourtant, ce n’est pas faute pour les Togolais d’avoir tenté et multiplié les initiatives pour bouter out cette famille ». D’aucuns ont même invité les Togolais à allumer des cierges pour que le pays soit, expliquent-il, libéré des chaînes de la domination. « Les bougies suffiront-elles à faire partir les Gnass ? » se demande le quotidien
Revue de presse N° 791 du 11 janvier 2017
Quatre sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : les suites de l’affaire de distribution d’argent à des journalistes, l’adresse du chef de l’Etat à la nation, les réformes politiques et les Eperviers du Togo qui se préparent à prendre part à la prochaine CAN de football. Suites de l’affaire de distribution d’argent aux journalistes Décider de faire des libéralités à des professionnels médias sur la base d’une liste préétablie « est un acte répréhensible et rien ne permet de le justifier », écrit »L’Indépendant Express », d’autant plus que selon le tabloïd, « il n’est pas possible pour un être humain tout comme un journaliste d’accepter des privilèges et autres cadeaux sans que cela n’impacte la qualité de son travail et l’objectivité à laquelle il devrait être assujetti ». Mais en même temps, l’hebdomadaire pense que « cet argent aurait pu être versé dans une caisse et partagé en subvention occasionnelle à toutes les rédactions que pour une fois, Faure Gnassingbé ferait œuvre dignement utile ». « Au nom de quoi Faure Gnassingbé choisit-il de récompenser certains journalistes et pas d’autres ? Doit-on comprendre par-là que le président de tous les Togolais a une préférence pour certains et une aversion pour d’autres ? » s’interroge »Liberté ». Et de conclure : « Si ce sont tous les médias qui ont eu droit à ce »cadeau », on pourrait l’assimiler à une aide bis de l’Etat à la presse. Mais le sectarisme est source de division ». « Peut-on refuser le cadeau d’un chef d’Etat ? » se demande pour sa part, »La Dépêche » qui répond elle-même à cette interrogation. « Oui et non. Oui, si l’on tient à sa dignité et à son indépendance. Non, pour respect à la personnalité du chef de l’Etat ». Le confrère ne pense pas que dans le cas présent, Faure Gnassingbé en choisissant de faire quelques gratifications à certains journalistes ait eu l’intention de les corrompre. « Si c’était le cas, il ne se prendrait pas seulement avec 400.000 FCFA », écrit-il. Alors, que faire face au tollé suscité par cette affaire ? Il faut tout simplement, « par respect aux lecteurs, demander pardon et promettre de se corriger », opine »La Dépêche ». Quant à »Actu Express », il publie l’image du président de la HAAC à côté de liasses de billets de banque avec un extrait d’articles de la loi organique relative à la HAAC et du code de déontologie qui interdisent un certain nombre de choses liées à l’organisation de l’instance de régulation des médias et à la pratique du métier de journaliste. Discours du chef de l’Etat On l’attendait le 31 décembre 2016 mais c’est le 6 janvier 2017 que le président de la République s’est adressé à ses compatriotes. Faure Gnassingbé a « enfin parlé », sauf que « le peuple est resté sur sa soif », relève »Tingo Tingo » pour ainsi se faire l’écho de l’analyse de certains Togolais qui estiment que « rien d’important » n’est à retenir de ce discours, même pas une « grande annonce ». Analyse similaire dans »L’indépendant Express » qui observe que « plutôt que de satisfaire le peuple togolais », Faure Gnassingbé n’a en réalité que servi « des promesses jamais honorées et des intentions de satisfaction ». Selon »Le Patriote », c’était un discours « défensif et muet sur l’impunité grandissante au Togo ». « De quoi Faure Gnassingbé a-t-il peur ? » se demande Le journal. Le numéro un togolais est « convaincu de l’aboutissement des grands chantiers qui s’inscrivent dans la droite ligne de sa politique », écrit »Vérités des Peuples » qui pense que l’on a assisté à un discours « rassurant ». Le message du chef de l’Etat n’a certes pas « répondu à l’espérance des populations » mais il a tout de même annoncé les grandes lignes de sa politique durant les douze prochains mois, nuance »Tingo Tingo ». »Le Médium » a passé au crible cette adresse du président Faure et met en exergue un morceau choisi. « L’écho de vos préoccupations exprimées me confirme que la gouvernance doit être encore plus sociale pour être mieux perçue et appréciée par chacun de vous », a déclaré le numéro un togolais. Outre le social sur lequel il a mis une emphase, le chef de l’Etat a également fait de la décentralisation, la santé, l’éducation et les infrastructures une priorité tout au long de cette année, souligne »Le messager ». Aussi, a-t-il salué le travail des forces de défense et de sécurité togolaises qui œuvrent au maintien de la paix. Enfin, il a eu un mot de soutien à l’équipe nationale du Togo qui participe à la CAN de football au Gabon à partir du week-end prochain. En tout cas, pour la publication, le discours présidentiel de vendredi dernier était « concis et plein de sens ». Réformes politiques Après la mise sur pied de la commission chargée de réfléchir sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, ses membres ont été nommés la semaine dernière par décret à l’issue du Conseil des ministres. Mais problème, remarque »L’Indépendant Express », les membres en question sont « désavoués » par une frange importante de la population. La publication assure que la composition de cette commission « hypothèque » déjà les « résultats » attendus et « confirme définitivement que le chef de l’Etat togolais reste loin de la réalité des hommes qu’il faut à la place qu’il faut ». »La Dépêche » confirme que la composition de cette structure « pose problème » dans la mesure où elle « n’est pas équilibrée ». Selon le tabloïd, les professeurs Kokoroko et Batchana ne pourront pas faire le contrepoids aux membres « jugés trop proches du pouvoir » à l’instar d’Ayassor, Ihou et Ahoomey-Zunu. Conséquence : « la proposition de réforme qui sera faite dépendra de la volonté du président Faure », puisqu’il n’est pas possible que la présente commission aille à l’encontre des désidératas de ce dernier, explique-t-il. Evoquant toujours la composition de la commission,
Revue de presse N° 790 du 10 janvier 2017
Les journaux parus ce mardi analysent le discours du chef de l’Etat à la Nation. Signalons pour débuter cette revue que »L’Alternative » revient sur ce qu’elle appelle « 4CentMilleGate », l’affaire de distribution d’argent. Le tabloïd rappelle tout d’abord que le président de la HAAC a « juré solennellement de bien et fidèlement remplir ses fonctions en toute indépendance et impartialité », devant la cour suprême. Toute chose qui « ne l’a pas empêché d’être 8 mois plus tard au centre d’un énorme scandale de corruption de journalistes, en distribuant des montants de 400 mille francs comme cadeau de Faure Gnassingbé ». Pourtant, poursuit le journal, la loi organique relative à la HAAC « averti dès son premier article que la HAAC est une institution indépendante vis-à-vis des autorités administratives, de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association et de tout groupe de pression ». La publication est formelle : « M. Pitang Tchalla qui est à la tête d’une institution de la République ne devrait jamais se permettre de servir de courroie de transmission pour des enveloppes de corruption passées pudiquement pour des »cadeaux » ». « Il revient aux autres membres de la HAAC de situer l’opinion afin de permettre à cette dernière de savoir à quelle fin M. Pitang a joué le rôle de corrupteur », commente »L’Alternative » qui invite également les organisations de presse à « prendre position dans ce scandale et de rassurer l’opinion qu’au Togo, la presse n’est pas »achetée ou achetable » ». Enfin, le bihebdomadaire suggère au président de la HAAC, « pour son propre honneur de tirer les conséquences de son acte, autrement, on comprendrait désormais pour qui roule l’institution et plus aucun journaliste ni partenaire de la HAAC n’aurait d’égard à son autorité ». Adresse du président de la République à la nation »Togo-Presse » du lundi 9 janvier indique que Faure Gnassingbé y est revenu sur « les différentes actions menées au cours de l’année écoulée sur les plans économique, social et sécuritaire qui font du Togo une nation fidèle à son devoir de solidarité, à son attachement à la paix et au renforcement de l’intégration sous-regional ». Dans sa parution de lundi, »Forum de la Semaine » rapporte que le massage du président de la République place l’année 2017 « sous le signe d’une action publique davantage volontariste et décisive en matière économique, sociale et politique ». »L’Union pour la Patrie » note que c’est un discours « purement social ». En terme d’annonce, écrit le bihebdomadaire, « Faure Gnassingbé a déclaré que son gouvernement prendra en compte, au cours de cette année, les préoccupations légales qu’elles soient politiques, économiques ou sociales de l’ensemble des populations togolaises ». La publication ajoute qu’une emphase particulière a été mise « sur la santé, l’éducation, le processus de décentralisation et la démocratie, le tout dans un esprit d’équité où »la création et le partage de la richesse nationale demeureront le fondement de l’action gouvernementale » », avec pour objectif que « les citoyens ressentent des changements positifs dans leur vie quotidienne ». Pour »L’Alternative », le chef de l’Etat a « parlé pour ne rien dire ». « Dans ses velléités de règne à vie, il a plutôt escamoté les sujets brûlants de l’heure et présenté le Togo comme un pays où tout va pour le mieux », relève le confrère. De son côté, »Liberté » qui a déjà traité du sujet hier revient là-dessus et fait une comparaison du discours de Faure Gnassingbé avec ceux de ses homologues béninois et ivoirien. A l’en croire, alors que l’adresse du numéro 1 togolais brille par une « absence de bilan et d’annonces palpables pour 2017 », celles de Patrice Talon et d’Alassane Ouattara sont caractérisées par l’« état de la nation » aux peuple béninois et ivoirien. En plus, les deux chefs d’Etat ont « pris des engagements forts, précis et chiffrés pour cette année », ajoute le quotidien privé. Sur un tout autre sujet, »Togo-Presse » du lundi 09 janvier rappelle que le président Faure a pris part à l’investiture de Nana Akufo-Addo organisée samedi dernier à Accra. »Liberté » elle, trouve « assez curieux » que le chef de l’Etat togolais se soit « affiché sans gêne aux premières loges des invités à une cérémonie où était célébrée la démocratie » alors que lui-même pose des actes qui ne favorisent pas la démocratie dans son pays. Et de se demander si Faure Gnassingbé était « vraiment à l’aise parmi les bien élus vrai vrai ». Par ailleurs, le journal questionne l’organisation cette année de la cérémonie de présentation de vœux au chef de l’Etat. Dans un registre différent, »Forum de la Semaine » et »Liberté » informent qu’une nouvelle coalition de partis politiques vient de voir le jour à Lomé. Sans dénomination pour l’instant, ledit regroupement est composé de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), les Forces Démocratiques pour la République (FDR), le Togo Autrement, les Démocrates, le Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD) et le Parti des Togolais. Les chantiers auxquels compte s’attaquer immédiatement cette coalition sont les réformes et la décentralisation. En outre, certains confrères se sont intéressés au rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) publié en fin d’année dernière. C’est « un acte pédagogique d’apprentissage et de réformes », souligne »L’œil d’Afrique ». »L’Alternative » observe un « mystère persistant autour des exportations d’or et de phosphates ». Tout à fait autre chose, »L’Alternative » croit savoir que « Shell-Togo est poussée vers la sortie par l’Etat » togolais. Au même moment, « un réseau obscur est sur le point de racheter ses actions ». Au surplus, le tabloïd assure que les infrastructures pour lesquelles le Togo se trouve très endetté et « la peur de l’avenir de l’école au Togo » font partie « des grandes inquiétudes qui causent l’insomnie aux Togolais en 2017 ». La presse du jour évoque aussi la nécessité de mobilisation autour des Eperviers qui prennent à la CAN 2017 au Gabon.
Revue de presse N° 789 du 09 janvier 2017
A la une des journaux parus ce lundi, l’analyse de l’adresse du président de la République à la nation. Mais nous signalons d’abord que les agences de presse »Savoir News » et »Afreepress » ainsi que les sites web »icilome.com » et »togotribune.com » ont relayé la visite de courtoisie effectuée jeudi dernier à la HAAC par la présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), Mme Nathalie SOME, en séjour privé à Lomé. Toujours en lien avec les médias, »Le Combat du Peuple » fait savoir à Carlos KETOHOU qu’il est « mal placé pour donner des leçons de probité morale » à la presse togolaise, lui qui « traîne énormément de casseroles ». Une sortie, sans doute, en référence à l’affaire de distribution d’argent présenté comme cadeau du président de la République. Discours du chef de l’Etat Attendu le 31 décembre 2016 pour son traditionnel message, c’est finalement vendredi dernier que Faure Gnassingbé s’est adressé aux Togolais. Et il a formulé à leur endroit ses vœux de santé, paix et prospérité. Mais pas seulement. Ainsi que relève »Courrier de la République » le discours du président de la République a été construit autour de six principaux axes. La paix, la diplomatie, la gouvernance économique, politique ainsi que la santé et l’éducation. En ce qui concerne la paix, elle doit être une quête permanente, a prescrit le numéro un togolais qui a, par ailleurs, rendu hommage aux soldats togolais qui y consacrent leur vie ici ou ailleurs. Le président Faure est également revenu sur le retour de la diplomatie togolaise au-devant de la scène internationale à travers l’organisation du sommet sur la sécurité maritime. Un rendez-vous réussi grâce à la contribution de chaque citoyen togolais, a-t-il reconnu. Il s’est montré réceptif aux « cris légitimes » des populations qui lui parviennent et « les réponses appropriées seront apportées pour poursuivre les œuvres » sociales, écrit l’hebdomadaire. Sur le plan de la gouvernance politique, Faure Gnassingbé donne carte blanche à l’accélération du processus de décentralisation alors que les secteurs de la santé et de l’éducation continueront d’être prioritaires aux yeux du gouvernement. Et puis, pour ce qui est des infrastructures, « la dynamique se poursuivra » et sera même renforcée, ajoute le confrère qui rappelle que le chef de l’Etat a souhaité une bonne campagne aux Eperviers qui participent à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de football. C’est en tout cas, un discours « riche et plein de dynamisme », observe »Nouvelle Opinion » qui en retrace également les grandes lignes. Des lignes presque identiques à celles présentées par »Courrier de la République ». »Le Dialogue », »Togomatin », »Le Combat du Peuple » et »la Montagne » en font autant. « Pas d’annonces fortes pour 2017 », analyse »Liberté » qui signale que c’est la « déception au sein de la population ». Pour »Le Correcteur », c’était un discours « creux et vide » bref, « sans relief qui repeint l’avenir en pointillés du Togo ». Quelquefois, les préoccupations des gouvernants et des gouvernés ne sont pas les mêmes. Aux côtés des axes prioritaires définis par le président de la République, le peuple a des « souhaits » qui lui sont chers signale »Courrier de la République ». Le confrère croit savoir que les Togolais veulent un Faure Gnassingbé plus « ferme » sur certains sujets. Toute chose qui a aura le mérite de « discipliner la galerie ». Ils rêvent aussi d’un président « proche » de ses concitoyens qui peut, par exemple, opérer une descente inopinée dans un marché, question de toucher du doigt les réalités que vivent réellement les populations. Les fils et filles du Togo attendent des comptes rendus des voyages présidentiels afin de suivre de près tout ce qui est entrepris en leurs noms pour faire avancer le pays, poursuit le tabloïd. « Les Togolais ont des fois l’impression que le président attend le pourrissement de certaines situations avant de réagir », écrit le journal. Il serait donc souhaitable que chef de l’Etat togolais ait « le sens de l’anticipation » indique-t-il, tout en l’engageant, en tant que garant de la souveraineté du pays à œuvrer au « respect de la parole donnée ». Congrès du CAR Il est annoncé pour samedi prochain et »Nouvelle Opinion » assure qu’il sera l’occasion pour les congressistes non seulement de « se remobiliser mais surtout d’amener les Togolais à adhérer à la méthode qu’on connait au CAR », une méthode somme toute « gagnante » qui a fit jadis la force du parti des déshérités. En tout cas, il ne s’agira pas du retour d’un homme mais d’un système a produit des fruits, souligne l’hebdomadaire. »Courrier de la République » confirme que le congrès du 14 janvier prochain « ne consacrera pas le retour d’un homme mais la survivance d’une méthode qui a toujours fait ses preuves dans le temps ». Et de préciser que la méthode en question « voudrait que la politique se fasse autrement avec des résultats qui permettent au pays de faire des bonds réalistes par le seul fait du pragmatisme ». Dans tous les cas, note le journal, le retour à cette méthode est « révélateur du renouveau » au sein du Comité d’Action pour le Renouveau. Investiture du président ghanéen Nana Akufo-Addo Elle a eu lieu samedi dernier à Accra, au cours d’une cérémonie « riche en couleurs » et en présence d’une vingtaine de chefs d’Etat, rapporte »Le Dialogue ». Parmi ces chefs d’Etat, Faure Gnassingbé. Le président togolais y a « réitéré sa disponibilité à poursuivre les excellentes relations avec le Ghana », mentionne »Nouvelle Opinion ». Désormais installé au pouvoir, Nana Akufo-Addo doit relever plusieurs défis, rappelle »Togomatin », notamment le relèvement de l’économie du pays, la création d’emploi pour la jeunesse, la baisse d’impôts sur les sociétés et l’annulation des taxes, qui sont en réalité ses promesses électorales. Le moins que l’on puisse dire c’est que le président Akufo-Addo « promet un Ghana qui fait rêver », conclut »Courrier de la République ». « Juste à côté, c’est un contre-exemple parfait de
Revue de presse N° 788 du 06 janvier 2017
Dans sa livraison du jour, »Le Canard Indépendant » revient sur le dernier communiqué de la HAAC relevant, entre autres, les dérives de certains journaux. Après cette dénonciation, « doit-on s’attendre à des sanctions » de la part de l’instance de régulation des médias ? se demande le journal. Cela risque d’être le cas, à bien lire entre les lignes de cette sortie de la Haute Autorité, assure-t-il. »L’Eveil de la Nation », pour sa part, rappelle que le chef de l’Etat a « fixé les grands axes de l’action gouvernementale » mercredi dernier au cours du tout premier Conseil des ministres. L’on retient que la priorité sera donnée aux réformes politiques, économiques et sociales ainsi qu’au domaine des infrastructures. Mais pas seulement, l’autre priorité cette année reste la lutte contre la corruption, ajoute l’hebdomadaire qui renseigne qu’au cours du même Conseil un décret nommant les membres de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées a été pris. Si le confrère salue cette initiative présidentielle, il s’interroge tout de même : « Jusqu’où ira Faure Gnassingbé ? La tâche sera-t-elle aisée pour le numéro 1 togolais ? ». Le journal se dit « dubitatif » dans la mesure où « la quasi-totalité de ceux qui sont trempés jusqu’au cou dans la corruption se trouvent dans l’entourage immédiat » du président de la République. En tout cas, la publication suggère d’éviter « les règlements de compte » et surtout de ne « traquer que les menus fretins ». De son côté, »Le Canard Indépendant », évoque la commission chargée de réfléchir sur les réformes. Aussitôt nommés, les membres de ladite commission sont « aussitôt désapprouvés », relève l’hebdomadaire. Les contestations viennent des rangs des partis politiques. Selon le tabloïd, le CAR dénonce le caractère « unilatéral » de la nomination de ces membres qui, sans aucun doute ne feront que la « volonté du gouvernement ». Le même grief est porté par l’ADDI qui reproche au chef de l’Etat d’avoir procédé à la désignation des membres de cette structure « sans consulter l’opposition ». Le Togo Autrement récuse aussi cette composition. Pour son président Fulbert Atissoh qui s’exprime dans »Forum de la Semaine », la gestion antérieure des affaires de l’Etat par certains membres, à l’instar de Séléagodji Ahoomey-Zunu et Adji Othèt Ayassor ne présage rien de bon par rapport au travail qu’ils pourront effectuer dans leur nouveau rôle. Pour »Liberté », c’est carrément un « »fan club » de Faure Gnassingbé » qui été mis sur pied pour « tailler des réformes sur mesure ». Et c’est le chef de l’Etat qui peut déjà se frotter les mains, car il est « en roue libre vers un septennat » renouvelable. Sur un tout autre sujet, »Liberté » fait observer que le président ghanéen sortant, John Dramani Mahama, vient de construire un hôpital ultramoderne, l’un des plus grands en Afrique de l’Ouest, pendant que les hôpitaux togolais ne sont ni plus ni moins que des « mouroirs ». Dans un registre différent, »Forum de la Semaine » informe que les routes togolaises ont « emporté 501 vies » en 2016. Rien ne sera plus comme avant, explique Yark Damehame qui, selon »Le Canard Indépendant », compte « sévir » cette année en direction des utilisateurs de véhicules et autres engins. Des mesures « plus énergiques » seront également prises, en ce qui concerne la vente du carburant illicite, promet le ministre de la Sécurité. En sport, le comité de mobilisation de fonds pour la participation des Eperviers à la prochaine CAN de football était face à la presse hier, rapportent »Forum de la Semaine » et »L’Eveil de la Nation ». A les en croire, ledit comité table sur une levée de 5 milliards de FCFA. Et pour ce faire, des comptes bancaires, T-money et Flooz seront mis à la disposition des populations. Par ailleurs, aucun don en espèce n’est accepté, a dit Germain Méba, le président de ce comité qui projette d’ailleurs effectuer une tournée de sensibilisation sur l’étendue de territoire national, en commençant lundi prochain par l’intérieur du pays. Pendant ce temps, les Eperviers poursuivent leur préparation au Sénégal. Au Gabon, les joueurs togolais essayeront d’être « les empêcheurs de tourner en rond », dixit le sélectionneur Claude Le Roy dans les colonnes de »L’Union pour la Patrie ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 787 du 05 janvier 2017
En levée de rideau, signalons que »Hara Kiri » se fait l’écho du dernier communiqué de la HAAC rendu public le 02 janvier dernier. »Liberté », pour sa part, s’intéresse à l’adresse des chefs d’Etat à leur nation. Après avoir fait observer que la plupart des dirigeants se sont pliés à ce cérémonial, le quotidien privé précise que Faure Gnassingbé est « l’exception et ignore ses chers compatriotes ». Même la cérémonie de présentation des vœux à la présidence de la République n’a pas eu lieu. « Calendrier trop chargé ? Contretemps de dernière minute ? Voyage officiel ou discret à l’extérieur ? Ennui de santé ? », le journal questionne les raisons de ce rendez-vous manqué avec le peuple togolais. Même s’il était beaucoup plus attendu pour son traditionnel discours, c’est plutôt par le Conseil des ministres que le chef de l’Etat a donné une idée sur ce que seront ses actions au cours de cette nouvelle année, indique »Forum de la Semaine ». En tout cas, relève le tabloïd, le tout premier Conseil de l’année laisse transparaître un « ferme engagement pour les réformes politiques, économiques, sociales et pour les infrastructures ». »Liberté » s’attarde sur le chapitre des réformes et assure que Faure Gnassingbé veut les faire « à sa manière ». Le journal croit savoir que ce dernier « aurait confié à ses proches que tant qu’il restera au pouvoir, il n’y aura pas de limitation de mandat présidentiel ni d’élections à deux tours ». Pour le confrère, ça en prend le chemin, au regard de la « énième commission mise sur pied avec en son sein des membres controversés et sans aucune personnalité ». Il en vient à la conclusion selon laquelle la composition de cette commission chargée de plancher sur les réformes « ne présage rien de bon » si ce n’est d’ « instituer une nouvelle République avec un mandat de sept (7) ans renouvelable une fois ». L’analyse est toute autre dans »Togomatin ». Pour le bihebdomadaire, il y a « des raisons d’espérer » quant à la réussite de cette commission. D’abord, écrit-il, c’est Faure Gnassingbé lui-même qui, « jouant son va-tout » sur le coup, a pensé, sans aucune pression, à la composition et à la nomination des membres de la dite commission. Ensuite, « on peut supposer que tout le temps qu’il a mis pour chercher »des oiseaux rares » et enfin mettre sur pied une telle commission répond à un souci de réussite ». Enfin, le chef de l’Etat sait qu’au bout du compte, « il sera le principal comptable de l’initiative de cette commission » et donc sa réussite ou échec « lui incombera ». Le journal souligne aussi que les membres de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la corruption et les infractions assimilées ont été nommés. Toute chose qui « témoigne de la volonté du gouvernement de cultiver une politique de transparence dans les affaires publiques au Togo ». On retient entre autres noms, Arouna Lardja et Aladjou Agouta. En outre, »Vérité des Peuples » et »Promo Stars » rappellent que la Cathédral de Lomé a connu un début d’incendie maîtrisé qui a occasionné des « dégâts matériels importants ». Encore du feu, se désole »Liberté ». La publication demande au « janvier »gbongbon » de s’éloigner » du Togo, en référence à la série d’incendies survenues il y a quelques années, justement dans le mois de janvier. A cette série noire, »Fraternité » ajoute l’attaque du bus des Eperviers à Cabinda en Angola, l’assassinat de Sylvanus Olympio le 13 janvier 1963, les évènements malheureux de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 et l’attentat de Sarakawa le 05 janvier 1994 pour conclure à la nécessité d’ « exorciser le Togo des »larmes et feu de janvier » ». Au surplus, »Promo Stars » mentionne que le congrès du CAR a été reporté et le mandat du bureau provisoire de ce parti prorogé. D’après le président dudit bureau, Awokou Nador dont les propos sont rapportés dans »Forum de la Semaine » et »Hara Kiri », une candidature de Me Yaovi Agboyibo pour le prochain congrès n’est pas à exclure. Dans un tout autre registre, »La Nouvelle Tribune » renseigne que le directeur de l’administration du port de Lomé est dans de beaux draps. A en croire l’hebdomadaire, Essoyaba Boukpessi est assigné en justice par le sieur Elie Godomé pour escroquerie. Le député UNIR se serait endetté jusqu’au cou et aurait des difficultés à rembourser à ses créanciers. Selon le journal, l’affaire porte sur un montant de 96 658 263 FCFA. Le même dossier est traité dans »Hara-Kiri ». Sur un autre sujet, »La Nouvelle Tribune » révèle que Payadowa Boukpessi « défie l’autorité du Médiateur de la République ». D’après la publication, le ministre de l’Administration territoriale « s’illustre négativement » dans une affaire de succession au trône dans le canton de Baga. A la lecture de l’article proposé dans les colonnes du confrère, on apprend que M. Boukpessi a fait organiser une consultation populaire pour désigner le chef de ladite localité, alors même que la succession devrait se faire par voie héréditaire ainsi que confirmé par la Cour suprême. Le Médiateur de la République, Awa Nana Daboya a, au nom de l’apaisement, demandé au ministre de l’Administration territoriale de surseoir au processus qu’il a supervisé, mais rien n’y fit. Tout à fait autre chose, les confrères donnent à savoir que la charte de Lomé sur la sécurité maritime a été ratifiée par le Togo. Tous les députés, y compris ceux de l’ANC ont donné quitus au gouvernement pour ce faire. »Togomatin » lui, évoque les faits qui marqueront l’année 2017. Il cite, entre autres, l’entrée en fonction de Donald Trump à la Maison Blanche, l’élection présidentielle en France et les suites de la crise gambienne. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que le sélectionneur du Togo, Claude Le Roy, a rendu publique la liste définitive des Eperviers convoqués pour la CAN 2017 au Gabon. Pas de surprise, les habitués y figurent. Pendant ce temps, l’équipe poursuit
Régulation : la présidente du CSC Burkina en visite à la HAAC
En séjour privé à Lomé, la présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso, Mme Nathalie SOME, a rendu, le jeudi 05 janvier 2017, une visite de courtoisie à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). A son arrivée au siège de l’instance de régulation des médias au Togo, Mme SOME a été accueillie par le président de la HAAC, M. Pitang TCHALLA avec qui elle a d’abord eu des échanges en tête-à-tête. Les discussions ont été ensuite élargies aux membres de l’institution. Après les présentations d’usage, le président de la Haute Autorité s’est réjoui de recevoir une hôte qui maîtrise parfaitement le monde de la communication et de la régulation. M. TCHALLA a, en outre, affiché sa volonté de dynamiser les liens de partenariat qui existent déjà, entre le CSC Burkina et la HAAC du Togo, deux pays voisins et frères qui partagent plusieurs points d’intérêt communs. Cette coopération, a-t-il souligné, peut revêtir la forme des échanges d’expériences et de partage d’informations. Tout en félicitant son homologue du Togo pour son contact facile, la présidente du CSC Burkina a, à son tour, exprimé sa joie d’effectuer cette immersion à la HAAC. Les instances de régulation du Togo et du Burkina Faso « ont les mêmes défis et ont besoin de mutualiser leurs efforts », a expliqué Mme SOME qui s’est dit prête à accueillir ses frères et sœurs togolais au CSC Burkina pour un partage d’expériences. Par ailleurs, le président, les membres de la HAAC et leur hôte ont échangé sur les activités effectuées au sein des différents réseaux dont leurs institutions sont membres, entre autres, le Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) et de la Guinée. La visite de la présidente du CSC Burkina s’est achevée par la remise d’un cadeau symbolique au président de la HAAC. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 786 du 04 janvier 2017
»Liberté » s’intéresse à l’affaire de distribution d’argent à certains journalistes par l’entremise du président de la HAAC et relaie un communiqué du Patronat de la Presse Togolaise (PPT) à cet effet. Dans ce communiqué, l’organisation de la presse explique d’abord les démarches entreprises dès qu’il a eu l’information. Ensuite, le PPT « s’étonne que ce soit le président de la HAAC dont la mission première est de veiller au respect de la déontologie, à l’intégrité et au professionnalisme des acteurs des médias, qui s’adonne à une pratique de corruption de ces acteurs par la distribution des billets de banque ». Le PPT « pense que c’est un acte grave qui porte atteinte à la crédibilité et l’impartialité du président de la HAAC et qui jette du discrédit sans appel sur l’Institution chargée de veiller au professionnalisme des acteurs des médias ». Enfin, rappelant les différentes dispositions textuelles qui récusent de tels actes, le Patronat « prend à témoin l’opinion nationale et internationale de cette pratique de corruption et d’achat de conscience et invite les autorités publiques à assumer la responsabilité de ce dérapage ». Au surplus, le PPT « demande aux journalistes bénéficiaires de ce don présenté comme celui du président de la République, de ne pas laisser ce cadeau influencer le traitement de l’information et les exhorte à rester fidèle aux règles d’éthique qui régissent le métier du journalisme ». Tout comme »L’Indépendant Express » hier, »Tingo Tingo » revient sur le rendez-vous annuel manqué entre le président de la République et le peuple togolais. Alors qu’il était attendu le 31 décembre dernier pour son traditionnel message, Faure Gnassingbé ne s’est pas prêté à l’exercice. Toute chose qui donne du grain à moudre à l’hebdomadaire qui souligne que le chef de l’Etat devrait avoir de quoi meubler son discours, tant 2016 a été une année riche en évènements. « Le moins que l’on puisse dire est qu’il est de son avantage et de son intérêt de s’adresser à la nation, même si son adresse est lapidaire, vaseuse et creuse comme l’ont été certaines de par le passé », commente le journal qui ajoute que son « silence coupable » conforte ses contempteurs dans l’idée selon laquelle « il n’est qu’une marionnette à la solde des généraux de l’armée et des puissances étrangères ». »Le Correcteur » dit avoir joint le directeur de la communication de la présidence. Toba Tamana rassure que le message du chef de l’Etat sera délivré. A l’en croire, tout était prévu mais ce sont des « contingences de dernières minutes qui ont fait reporter la cérémonie ». Par contre, le chef de file de l’opposition a fait passer son message de vœux dans »Le Correcteur » et »Liberté ». Après avoir fait le constat que l’année 2016 s’est achevée sans que « la moindre des aspirations profondes des Togolais ne soit réalisée », Jean-Pierre Fabre a apporté son soutien, entre autres, aux victimes de l’incendie des grands marchés, aux prisonniers politiques et aux enseignants grévistes. Il a également dénoncé la composition des institutions impliquées dans l’organisation des élections, notamment la CENI, la HAAC et la Cour constitutionnelle qui continuent de fonctionner sans tenir compte de la présence des représentants de l’opposition. Autre morceau choisi dans »Liberté » du message de M. Fabre : « il nous est impérieux de faire voler en éclats tous les verrous d’un système pervers et corrompu ». Dans sa livraison du jour, »Le Messager » lui, se fait l’écho du dernier communiqué de la HAAC rendu public le 02 janvier dernier. L’hebdomadaire commet un article qu’il titre : « Média/Violation répétée des textes, désinformation, refus de se plier aux règles d’éthique et de déontologie etc. La HAAC monte au créneau et condamne ». La publication rapporte que l’instance de régulation des médias est mécontente du comportement de certains confrères qui ont décidé de ramer à contre-courant du cap de professionnalisme fixé par la nouvelle mandature de la Haute Autorité dirigée par le président Pitang TCHALLA. Cette mauvaise posture se traduit par « la désinformation, l’insulte systématique, le dénigrement gratuit ainsi que le refus d’accorder le droit de réponse ». En un mot comme en mille, la HAAC dénonce « les violations répétées des textes régissant la profession ainsi que la transgression des règles d’éthique et de déontologie ». De même, écrit le journal, l’institution de régulation a félicité ceux des journalistes qui ont été les bons élèves de la classe. Elle les a encouragés à poursuivre la recherche de la qualité et du professionnalisme. Par ailleurs, la HAAC a « déploré le refus systématique des acteurs de la publicité et de l’affichage de se soumettre à la réglementation en vigueur en faisant fi du visa préalable de l’instance sur le contenu des messages publicitaires ». Même information dans les colonnes de »Forum de la semaine ». Pour sa part, »Togo-Presse » du mardi 03 janvier a publié in extenso ledit communiqué de la Haute Autorité. Dans le continuum du travail des hommes et femmes des médias, »La Dépêche » s’inspire de l’ouvrage »est-ce qu’un président devrait dire ça ? » de François Hollande pour poser le sujet sur ce que peut et ne peut pas dire ou écrire un journaliste, surtout sur la vie privée des hommes publics. Tout en donnant la parole à ses lecteurs, l’hebdomadaire se questionne : « au nom de la vérité et de la liberté, le journaliste peut-il tout révéler ? Comment concilier le souci de vérité à l’éthique et à la morale ? Les hommes d’Etat, les hommes politiques, ont-ils droit à une vie privée dès lors qu’ils acceptent de jouer un rôle public ? » Toujours d’après »La Dépêche » qui reprend un article publié par le site sénégalais »Seneweb », « Jeune Afrique reste un excellent outil d’endoctrinement des populations africaines noires au service de la Françafrique ». Selon »Togo-Presse » et »Liberté », la commission chargée de plancher sur les réformes politiques prend forme. Ses membres ont été nommés hier en Conseil des ministres. Elle est composée, entre autres, de Adji Othèt Ayassor, Dodzi Kokoroko
Revue de presse N° 785 du 03 janvier 2017
»27avril.com » en fait sa préoccupation principale. Le site web soutient que le Chef de l’Etat a décidé d’offrir un cadeau à tous journalistes qui accompagnent sa politique. Et ceci par l’entremise du président de la HAAC, Pitang TCHALLA qui les appelle pour leur distribuer 500 mille FCFA chacun. Ce faisant, ce dernier « fait l’apologie de la corruption ». Mais le problème du journal en ligne est ailleurs. « Que Faure veuille gratifier les journalistes défenseurs de son régime n’est pas un scandale en soit. Encore que. Mais que ce soit le président d’une institution de régulation qui doit veiller à l’intégrité et au professionnalisme des journalistes qui se livre à cette forme insidieuse de corruption, cela sort de l’entendement », comment-il. Et d’insister : « Triste pour la HAAC et surtout son président Pitang TCHALLLA ». Depuis quelque temps, c’est la saison des vœux, de bilan de l’année précédente et de la formulation des perspectives pour la nouvelle. Les chefs d’Etat africains ont respecté cette coutume en s’adressant à leur peuple. Ils ont notamment appelé à la réconciliation et à la paix, rapporte »L’Indépendant Express ». L’hebdomadaire précise que tous se sont prêtés à cet exercice, sauf Faure Gnassingbé du Togo. Pourtant, le chef de l’Etat était « très attendu », au regard des « crises et différentes tensions qui minent le pays », ajoute le confrère. »Mango Matin » formule aussi ses voeux. Le journal souhaite que 2017 soit « une année d’engagement ». Engagement de tous Togolais à respecter leurs pays et institutions, mais surtout engagement des autorités à respecter leur parole. En confidentiel, »L’Indépendant Express » révèle que Kpatcha Gnassingbé, détenu depuis plusieurs années dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, était parti pour recouvrer la liberté le 31 décembre dernier à la faveur d’une grâce présidentielle, question de « décrisper l’atmosphère ». Le confrère croit savoir qu’au cours des dernières 72 dernières heures, « des proches du président de la République, des cadres de la Kozah et des diplomates » ont été mis à contribution à cet effet. L’hebdomadaire renseigne que tout a été fait dans la plus grande « discrétion ». Des dispositions auraient été prises à la prison civile de Lomé et au domicile de l’ancien ministre de la Défense pour qu’il jouisse de sa liberté. Mais cette libération a été « avortée in extremis ». Les raisons ? « Beaucoup pensent à une remise en cause de la décision de Faure Gnassingbé de libérer son frère », écrit le journal. Menace pour la sûreté de l’Etat, »L’Indépendant Express » en parle également, mais cette fois-ci dans une affaire concernant le directeur de l’administration générale du port autonome de Lomé, Boukpessi Essoyaba. Le tabloïd informe qu’un conteneur d’armes et de munitions dont le bordereau est établi au nom de ce dernier, avec pour destination le Burkina Faso, a été découvert au port de Lomé. La publication dit avoir contacté l’intéressé qui confirme l’existence de cette cargaison mais soutient que le bordereau en question est une « falsification ». Il aurait été auditionné. Il n’en fallait pas davantage pour que l’hebdomadaire souligne que « cette affaire vient remettre en cause l’engagement de l’autorité politique togolaise à combattre l’insécurité dans tous les sens, notamment maritime ». Par ailleurs, le journal informe que M. Boukpessi Essoyaba a plusieurs autres affaires qui lui pendent au nez. A l’en croire, il a été « gardé à vue, auditionné, inculpé et placé en liberté provisoire » dans un dossier d’escroquerie. Sur un tout autre sujet, »l’Union pour la Patrie » indique que l’Assemblée nationale a autorisé la semaine dernière le Togo à ratifier la charte de Lomé sur la sécurité maritime. Le bihebdomadaire précise que c’est le Togo qui donne ainsi le la à la ratification de ce document par les autres pays. Et pour exhorter les Etats parties à lui emboîter le pays, puisqu’ « il faut 15 ratifications pour l’entrée en vigueur » de la charte, le Togo mettra à contribution sa diplomatie « agissante », ajoute-t-il. Au surplus, »Mango Matin » donne à savoir que l’Etat togolais a pris une mesure pour « dédommager les familles des victimes de la crise sociopolitique » à Mango. D’après la publication, elles ont reçu cinq millions de FCFA « pour chaque cadavre enterré ». Apparemment, cette mesure ne satisfait pas tout le monde. Le tabloïd mentionne que les « victimes des casses » sont, elles, « furieuses ». La presse du jour informe qu’un incendie s’est déclaré hier à la Cathédrale Sacré-cœur de Jésus de Lomé. Aucune perte en vie humaine ni de blessés n’ont été enregistrés. Par contre, le feu aurait détruit des meubles, du matériel de messe et des vêtements des pères ainsi que des servants de messe. L’on soupçonne un court-circuit d’en être la cause. En outre, »L’Union pour la patrie » signale que l’équipe nationale de football du Togo a démarré hier au Sénégal sa préparation pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations qui débute dans un peu plus de dix jours. Le Service de Presse/HAAC