A la une de l’actualité, la revue à la hausse des prix des produits pétroliers. D’abord, le Togo qui veut être éligible au Millenium Challenge Account. Des efforts sont déployés dans ce sens mais il devrait avant tout valider le Threshold. Cela tombe bien, car notre pays est en train de faire de « grands pas » à cet effet, assure »L’Union pour la Patrie ». Outre le Threshold, le Togo doit consentir des efforts supplémentaires en ce qui concerne le programme Compact, ajoute »L’Alternative ». L’équipe chargée de la formulation du Millenium Challenge Corporation qui a séjourné sur le territoire togolais pendant deux semaines a rencontré les autorités au terme de sa mission et a, à l’occasion, salué toutes les actions entreprises dans le cadre de ce programme, rapportent les confrères. A en croire »L’Alternative », l’un des critères pour être bénéficiaire du Millenium Challenge Account est la lutte effective contre la corruption. Le journal pense que c’est pour avoir les 30 milliards américains auxquels donne droit la validation du MCA que le pouvoir de Faure Gnassingbé a pris des mesures en droite ligne avec cette lutte, notamment en mettant sur pied une Haute Autorité chargée de s’occuper de tous les cas de corruption. Seulement, le bihebdomadaire qualifie cette action gouvernementale de « fausse alerte contre la corruption » et explique que c’est une manière de « faire l’âne pour avoir du foin », car « les gros coupables d’actes de corruption et qui sont d’ailleurs impénitents et souvent multirécidivistes, continuent d’être promus pendant que l’on s’occupe de « quelques faits mineurs d’audit ou de poursuites judiciaires ». Toujours en rapport avec la corruption, »Liberté » note que le Togo occupe le 116è rang mondial et 23è sur le plan continental du classement 2016 de Transparancy International sur l’indice de corruption faisant de lui l’un des pays où sévit ce fléau. L’autre fait d’actualité dans les publications du jour est l’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe à compter de ce vendredi. »Forum de la Semaine » et »Le Canard Indépendant » informent que l’essence sans plomb et le gas-oil connaissent une augmentation de 43 FCFA, alors que le pétrole lampant subit une hausse de 39 FCFA. Par contre, les prix du gaz butane restent inchangés. Là-dessus, »L’Alternative » souligne que « quand il s’agit de prendre des mesures impopulaires pour saigner les populations, le gouvernement est prompt à réagir. Mais lorsque le besoin se fait sentir de répondre aux besoins du peuple, les dirigeants togolais évoquent des arguties pour se dédouaner et maintenir la population dans le dénuement ». En tout cas, la Ligue des Consommateurs du Togo n’a pas attendu longtemps avant de réagir face à cette augmentation. Ainsi que le rapporte »Liberté », elle « s’indigne contre la décision du gouvernement qui n’a jamais pratiqué la vérité des prix et se cache derrière de fallacieuses subventions pour arnaquer les consommateurs ». Aussi, demande-t-elle au gouvernement de « revenir sur sa décision » et appelle les Togolais à une « mobilisation contre cette mesure impopulaire et machiavélique ». Par ailleurs, les tabloïds évoquent le sommet Afrique-Israël et mentionnent qu’il aura lieu du 16 au 20 octobre prochain. En sport, les Eperviers éliminés de la CAN 2017 de football, il faut « crever l’abcès » et passer à autre chose, suggère »L’Alternative ». »Forum de la Semaine » lui, recommande de « poursuivre la dynamique de reconstruction pour hisser le Togo au rang des grandes nations africaines de football ». Dans la même veine, le capitaine Emmanuel Adébayor, malgré la déception, appelle à se tourner carrément vers les préparatifs de la CAN 2019. Sur un sujet différent, Nicolas Lawson veut appuyer Jean-Pierre Fabre dans la lutte pour la mise en œuvre des réformes. Cette offre du président du Parti pour la Rédemption et le Renouveau est contenue dans une missive que ce dernier a adressée au chef de file de l’opposition. Mais »Togoréveil » donne à savoir que la préoccupation du président de l’ANC est ailleurs : rencontrer Faure Gnassingbé à qui lui-même a adressé une correspondance pour une audience. « Dans l’attente d’une suite favorable de cette entrevue avec le chef de l’Etat, Fabre fait attendre Nicolas », observe l’hebdomadaire. Selon le confrère, ce soutien de M. Lawson dont l’objectif en se rapprochant de M. Fabre est de l’accompagner à l’audience, est « mal accueilli » par l’entourage de leader de l’opposition à cause du caractère « imprévisible » du président du PRR qui ne s’est pas, dans un passé plus ou moins récent, embarrassé des règles de courtoisie pour dénoncer le « radicalisme » de son nouvel ami. Le tandem Nicolas Lawson-Jean-Pierre Fabre en gestation : et si c’était un « attelage mal assorti ? » se demande »L’Eveil de la Nation ». D’après la publication, l’on peut « largement trouver à redire » sur cette tentative de rapprochement, surtout lorsqu’on « scrute le passé » des deux hommes politiques qui se « voueraient une haine viscérale ». Le confrère rappelle que la propension du premier responsable du PRR à mettre à l’index le « populisme » de son homologue lui a valu un début de lynchage au sortir d’une émission il y a quelque temps. Dire donc que les mêmes personnes se retrouvent ensemble aujourd’hui pour réclamer les réformes laisse perplexe le journal. D’autres acteurs politiques de l’opposition se sont retrouvés pour « solliciter l’intervention des représentations diplomatiques » en vue de l’accomplissement des réformes et de la décentralisation, croit savoir »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé signale que l’ADDI du Prof. Aimé Gogué, les FDR de Me Dodji Apévon, Les Démocrates de Nicodème Habia, Le Togo Autrement de Fulbert Sassou Attisso, le MCD de Tchassona Traoré et le Parti des Togolais d’Alberto Olympio ont demandé aux ambassadeurs de France, d’Allemagne, des Etats-Unis et de l’Union Européenne d’intervenir et de « renforcer leur engagement aux côtés du peuple togolais pour l’aboutissement » des deux préoccupations majeures précitées. Au surplus, la presse du jour rapporte que la société ANTASER chargée d’aider l’Etat togolais à
Revue de presse N° 802 du 26 janvier 2017
Quatre sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi : l’élimination du Togo de la Coupe d’Afrique des Nations de football, l’organisation en octobre prochain à Lomé du sommet Afrique-Israël, la crise dans l’éducation au Togo et le retour annoncé du président gambien Adama Barrow à Banjul. Elimination du Togo de la CAN 2017 Sortis de la compétition après un match nul et deux défaites, les Eperviers ont regagné Lomé hier soir. « Il faut tirer les leçons et situer les responsabilités ». Notre pays ne doit plus se contenter de places honorifiques au nom de l’inacceptable principe selon lequel l’essentiel est de participer, surtout après avoir dépensé plus de 5 milliards de nos francs », opine »Focus Infos ». C’est une « élimination logique », vu la petite forme de nos ambassadeurs du foot et les « ratés technico-tactiques » du sélectionneur, écrit »Le Patriote ». »Le Correcteur » ne va pas par quatre chemins pour imputer la responsabilité de cet échec à Claude Le Roy. « Honnêtement et sincèrement, qu’est-ce qu’il a apporté comme touche à cette équipe depuis son arrivée ? » se demande le bihebdomadaire qui assure que le comportement du technicien français pourtant si chèrement payé ressemble à du « sabotage ». Finalement, il est venu apporter « la poisse » aux Eperviers, insiste le confrère. Malgré « la méforme de certains joueurs et les choix hasardeux de l’entraineur, l’équipe nationale du Togo est tombée les armes à la main », commentent »Waraa les Vainqueurs ». »Le Changement » parle de « débâcle » et refuse que la CAN soit « un champ d’expérimentation » comme l’a transformé le sélectionneur. Justement, parlant de Claude Le Roy, »L’Equipe Sportive » le présente comme le « sorcier exorcisé ». « Que du gâchis ! » s’exclame le bimensuel. Ce fut un « naufrage collectif », renchérit »Le Bâtisseur ». Le Togo éliminé, la compétition se poursuit tout de même avec le début des quarts de finales samedi prochain. Cette étape offre des affiches qui se situent « entre retrouvailles et chocs », relève »Flambeau des Démocrates ». En effet, le Burkina Faso sera opposé à la Tunisie et le Sénégal croisera le Cameroun. Le lendemain, le Ghana jouera contre la République Démocratique du Congo, alors que l’Egypte sera au duel avec le Maroc. Au regard de ce qui précède, »L’Equipe Sportive » observe que des « surprises » ont eu lieu lors du premier tour. « Les fameux »petits poucets » ont bousculé la hiérarchie classique », confirme »Le Bâtisseur ». Des constats tout autant justes dans la mesure où la Côte-d’Ivoire, tenante du titre, l’Algérie, l’une des équipes favorites pour atteindre au moins les demi-finales et le Mali, entre autres, ont quitté prématurément le tournoi continental. L’élimination du Togo actée, « fini l’évasion » et retour aux problèmes laissés en sursis, à l’instar des questions politiques et la décentralisation, indique »Liberté ». Crise dans l’éducation »Liberté » pense également que l’autre problème qu’attend les Togolais après la parenthèse de la CAN reste les mouvements d’humeur des enseignants qui revendiquent une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Pour mettre un terme à ces mouvements, le gouvernement, à travers le Premier ministre a installé la semaine dernière un nouveau cadre. « Encore une commission déguisée en groupe de travail sur le secteur de l’éducation », dénonce »Le Changement » qui demande à Sélom Klassou de « cesser de divertir l’opinion de l’essentiel ». En tout cas, le Groupe de Travail en question a démarré ses activités hier et Atsu Atchaa, porte-parole de la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) déclare dans »Forum de la Semaine » que les enseignants seront « attentifs aux débats au sein de ce cadre de discussions ». Avec le début des travaux de cette structure, s’achemine-t-on « vers la résolution définitive de la crise dans l’éducation ? » s’interrogent »Echos du Pays ». L’hebdomadaire se demande si cette crise ne va pas impacter les résultats scolaires. A la vérité, les élèves seront les « grands perdants », opine-t-ils. Lorsque »Le Correcteur » ajoute aux grèves à répétition, les programmes scolaires « désuets », les élèves « démunis » et bien d’autres maux qui minent le système éducatif national, il met sans ambages à l’index le régime de Faure Gnassingbé. « Jusqu’où ira-t-on dans ce pays où des richesses colossales de la nation sont injectées dans les parties de plaisir d’une minorité opulente ? » se questionne la publication. Sommet Afrique-Israël « Le Togo est décidé à devenir le carrefour des évènements internationaux », mentionne »Le Patriote » qui rappelle, comme la quasi-totalité des journaux, que le sommet Afrique-Israël se tiendra du 16 au 20 octobre prochain à Lomé. A cette occasion, les dirigeants israéliens et africains vont plancher sur des questions de sécurité et de développement, complète »Togomatin ». Ce sont des milliards qui vont encore être dépensés, alors que le peuple togolais « meurt de faim », dénonce »Le Correcteur ». Pour sa part, »Liberté » égraine les urgences qui attendent d’être réglées, telles les réformes, la décentralisation et les revendications des enseignants avant de regretter que face à tout cela « la seule préoccupation » du chef de l’Etat togolais soit de « rehausser son image sur le plan international aux fins d’assouvir les fantasmes du pouvoir éternel ». Sur un tout autre sujet, »Waraa les Vainqueurs » informent que Faure Gnassingbé est « annoncé » ce jeudi à Elavagnon dans la préfecture de l’Est-Mono pour lancer les travaux de construction d’un pont de 120 mètres à Alinmondji sur le fleuve Mono et de réhabilitation de sa piste d’accès longue de 11 kilomètres. L’ouvrage permettra aux populations de ladite localité de « rallier facilement la route nationale N°1 avec une réduction considérable du temps de parcours et du coût de transport », précise l’hebdomadaire. La même information est à lire dans »Echos du pays » et »Forum de la Semaine ». »Chronique de la Semaine » elle, rappelle que le chef de l’Etat avait inauguré samedi dernier une usine de transformation du soja et d’arachide
Revue de presse N° 801 du 25 janvier 2017
Les journaux parus ce mercredi commentent l’élimination prématurée des Eperviers du Togo de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017. Ils s’intéressent également au futur sommet Afrique-Israël que Lomé va abriter en octobre prochain et au départ du pouvoir de l’ex président gambien Yaya JAMMEY. En levée de rideau, le quotidien national »Togo-Presse » se fait l’écho du 43ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa. Le quotidien informe qu’une cérémonie commémorative a eu lieu hier mardi 24 janvier 2017 sur le lieu du drame dans le canton de Sarakawa (Préfecture de la Kozah) en présence du Président Faure GNASSINGBE. Pendant ce temps, une gerbe de fleur a été « déposée à la place des martyrs de Lomé par la Ministre Gilbert BAWARA ». Elimination prématurée des Eperviers de la Coupe d’Afrique des Nations de football Les Eperviers du Togo ont signé la fin hier de leur parcours à la 31ème Coupe d’Afrique des Nations. Ils ont perdu leur troisième match contre la République Démocratique du Congo sur un score de trois (03) buts à un (01). Les publications du jour qui s’intéressent au sujet se demandent ce « qui n’a pas marché ». »Le Libéral » pense pourtant « qu’au regard de meilleures conditions dans lesquelles la sélection a été mise (…) l’espoir était permis ». Il se demande aussi si »le sorcier blanc » est « réellement l’homme qu’il faut pour relever le football togolais de ses méandres » car, pour le confrère, « divers choix plus ou moins approximatifs ont conduit à ce cuisant échec ». « Les Eperviers ont déçu » renchérit »La Dépêche ». L’hebdomadaire pense que même si la poule du Togo était à priori la plus relevée sur le papier, les adversaires des Eperviers n’ont pas produit un football impressionnant. « Ce qui devrait leur permettre d’écrire une belle partie de l’histoire du football togolais…Hélas », se désole le confrère. « Résultats d’amateurisme ou ironie du sort ? » se questionne »Vision d’Afrique ». La publication fait constater que les critères comme « la mauvaise gestion du football togolais, l’absence de championnat jusqu’en 2016, des joueurs cadres de l’équipe nationale qui sont sans club », ont influé énormément sur cette mauvaise prestation. Selon elle, « le travail à l’à peu près a pris le dessus sur le professionnalisme », pourtant, nuance le tabloïd, avec l’arrivée d’un nouveau président à la tête de la Fédération Togolaise de Football (FTF), en la personne du Col Guy AKPOVI qui a insufflé du tonus au football, « d’aucuns espéraient une meilleure prestation de l’équipe togolaise ». Pour »Tingo Tingo », le retour des Eperviers du Togo est « précipité » et la seule leçon à tirer de la participation de la sélection nationale à la Coupe d’Afrique Gabon 2017 est « l’insuffisance de la préparation ». L’hebdomadaire pense que le séjour de Dakar n’a pas produit ses fruits et pointe du doigt la défense qui n’était pas « vraiment en forme » et l’attaque qui n’était pas non plus pointue comme cela devrait l’être. « Encore des milliards gâchés », regrette »Fraternité ». Départ du pouvoir de l’ex-président gambien Yaya JAMMEY Avec le changement intervenu en Gambie, le Togo de Faure Gnassingbé « demeure la seule curiosité en Afrique de l’Ouest puisque son colistier vient d’être déchu », observe »Le Triangle des Enjeux » qui se demande si cette donne est « une honte ou une joie ». Le journal estime que le Togo ne peut plus faire « l’exception » dans l’espace communautaire en ce qui concerne la limitation du mandat présidentiel. « Cela s’impose avec une telle acuité que Faure Gnassingbé se doit d’engager dans les plus brefs délais, les réformes politiques et électorales qui devront doter le pays des dispositions claires qui l’empêcheront de briguer un mandat de plus », commente l’hebdomadaire qui précise que l’actuel président de la République n’a pas d’autres choix que d’aller dans ce sens. « 50 ans de règne du père et du fils sur une République. C’en est de trop et cela frise un vrai scandale ! » martèle-t-il. Le journal assure que « c’est la voie du salut tracée à Faure Gnassingbé s’il ne souhaite pas vivre une situation plus dramatique que celle que vient de subir le guérisseur de la Gambie ». Il faut souligner que la CEADEO a, d’une manière ou d’une autre, su trouver solution à la crise post-électorale en Gambie. Toute chose qui a permis à Yaya Jammey de quitter le pouvoir suite à plusieurs négociations et après avoir obtenu des garanties. »Liberté » se demande justement si on doit « donner des garanties à Faure GNASSINGBE et à la minorité pilleuse afin qu’ils quittent le pouvoir ». Le quotidien privé, dans son analyse, fait une comparaison entre les régimes togolais et gambien. Pour lui, si Yaya Jammey s’est accroché « au fauteuil, en multipliant les décisions et actes osés …», c’est parce qu’il craignait pour ses nombreux crimes commis durant 22 ans de dictature. Et d’ajouter : « de la Gambie au Togo, de Yaya Jammey à Faure GNASSINGBE, le lien est vite fait ». « Les 12 ans égrainés par le fils au Togo ont tout autant été mouvementés en termes de crimes politiques et économiques », opine le journal qui rappelle que «Faure GNASSINGBE a marché dans une mare de sang pour parvenir au pouvoir en avril 2005 …». Eu égard à tout cela, poursuit le tabloïd, les tenants du régime ont des raisons de craindre que « leur passé ne les rattrape lorsqu’ils ne seront plus aux affaires et il va sans dire que seules les garanties à leur donner pourront les convaincre de lâcher le pouvoir auquel ils s’accrochent par peur du lendemain ». »Vision d’Afrique », pour sa part, cherche à savoir « à qui le tour » après le déboulonnement de Yaya Jammey par la CEDEAO. Pour le confrère, la crise en Gambie a permis à la CEDEAO de redorer son blason et de prouver aux yeux du monde entier qu’il faut rompre avec les
Revue de presse N° 780 du 24 janvier 2017
Les journaux parus ce mardi commentent le départ de Yahya Jammey du pouvoir en Gambie. Ils évoquent également le match du Togo contre la République Démocratique du Congo en Coupe d’Afrique des Nations de football. Après plusieurs semaines d’incertitudes, la situation se décante peu à peu en Gambie. Si le président élu, Adama Barrow se trouve encore au Sénégal en attendant que les conditions sécuritaires soient réunies avant de regagner Banjul, son prédécesseur lui est parti en exil en Guinée Equatoriale. Les publications du jour qui s’intéressent au sujet, questionnent le prochain pays après la Gambie à être »dans la ligne de mire » de la CEDEAO et de la communauté internationale. »L’Alternative » explique que la Gambie et le Togo étaient jusque-là les deux pays à s’opposer à certains principes clés de la démocratie, à l’instar de la limitation du mandat présidentiel, d’un scrutin à deux tours, et à ne pas connaitre l’alternance. Yahya Jammet parti, « il ne reste que le Togo sur lequel les projecteurs seront plus jamais braqués», note le bihebdomadaire. Précisément, sur Faure Gnassingbé qui « n’est pas prêt de quitter le Palais de la Marina et qui multiplie les manœuvres pour garder le pouvoir le plus longtemps possible ». Aussi, croit-il savoir que « les choses risquent de se compliquer pour lui les mois à venir sur le plan diplomatique régional et bien au-delà ». « Le Togo guetté par le syndrome gambien de Yahya Jammeh », renchérit »L’Indépendant Express ». Le tabloïd fonde son analyse sur la longévité au pouvoir de feu Gnassingbé Eyadema caractérisée par certains «évènements douloureux », la « fraude » lors des consultations électorales, « la succession de père en fils dans un bain de sang », l’absence des réformes majeurs et la « confusion maintenue par Faure Gnassingbé sur un probable quatrième mandat ». « Tous ces éléments atypiques font croire à l’opinion nationale et internationale que le prochain dépoussiérage démocratique sera le Togo », conclut le confrère. Toutefois, le journal dit ne pas savoir pour l’instant « à quelle période et dans quelles conditions », notre pays sera contraint à vivre la situation gambienne. En tout cas, »L’Alternative » invite le chef de l’Etat togolais à « tirer les leçons des évènements intervenus en Gambie avant que le monde ne s’effondre sur lui, car l’aspiration des peuples à la démocratie est universelle et nul ne saurait, quelle que soit sa force, s’opposer éternellement cette volonté ». Les leçons, »Togomatin » en tire lui aussi. Et la principale, d’après le bihebdomadaire, c’est « l’échec » de la CEDEAO à régler cette crise que seuls deux présidents, guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ont pu dénouer. Le confrère pointe du doigt la « résolution non démocratique de la crise », dans ce sens que l’organisation sous-régionale a délibérément choisi de balayer d’un revers de la main la requête de M. Jammeh de décompte des voix. Conclusion : le règlement de la crise gambienne « pose avec une acuité particulière, le problème de la capacité de la CEDEAO dans la prévention et la résolution des conflits dans l’espace ouest-africain ». »Liberté » elle, revient sur l’information et la contre-information de la participation de soldats togolais à l’opération militaire qui s’apprêtait à intervenir en Gambie pour faire partir Yahya Jammeh. Le journal indique que l’information avait été donnée par le porte-parole de l’armée sénégalaise avant qu’une source au sein des FAT ne la démente sous couvert d’anonymat. « Quel crédit peut-on accorder à un démenti sous couvert d’anonymat » se demande le tabloïd qui observe que c’est bien un « drôle de démenti ». Dans un registre différent, »L’Indépendant Express » fait observer que la scène politique togolaise continue d’être animée par des »vétérans » qui rechignent à faire confiance aux jeunes. L’hebdomadaire illustre ses écrits par le retour de Me Yaovi Agboyibo à la présidence du CAR. A l’en croire, cette posture des »vieux » leaders de l’opposition qui font tout pour s’éterniser à la tête de leurs formations est rédhibitoire à l’alternance tant recherchée. Le constat est tout autant valable pour le parti au pouvoir qui « rappelle constamment des dinosaures fatigués pour sauver des situations », précise la publication. De Me Agboyibo, il en est également question dans »Forum de la Semaine » qui reprend une dépêche de l’agence de presse »Savoir News » pour ainsi rapporter la position de l’ancien Premier ministre sur la création de la commission de réflexion sur les réformes. « Cette initiative n’est pas du tout conforme aux prescriptions de l’APG », opine-t-il. Pour sa part, »L’Alternative » à travers sa chronique politique exhorte implicitement à une « levée de boucliers » contre cette commission qualifiée de « fantoche » mise sur pied pour des réformes « biaisées ». L’autre sujet abondamment commenté par la presse du jour reste le troisième match de poule du Togo à la CAN de football. Après un match nul et une défaite, les Eperviers jouent ce soir contre les Léopards de la République Démocratique du Congo avec l’obligation de l’emporter pour accéder au tour suivant, souligne »Togomatin ». Alors, « rachat ou enfer ? » s’interroge »Forum de la Semaine ». Ils doivent « vaincre ou mourir ! » s’exclame »L’Alternative » pour reprendre un pan de l’hymne national du Togo. Le premier élément galvaniseur pour ne pas mourir est « l’appel de Faure Gnassingbé à la mobilisation de tous » autour de l’équipe nationale, relève »L’Union pour la Patrie » qui assure que les poulains du sélectionneur Claude Le Roy vont « mouiller le maillot ». Emmanuel Adébayor se trouve dans la même logique. Le capitaine « promet le miracle contre la RDC », mentionne »L’Indépendant Express ». Après la deuxième rencontre du Togo face au Maroc soldée par la défaite 3-1, des supporters furieux contre Agassa Kossi ont eu la mauvaise idée de tenter de mettre à sac le domicile du portier des Eperviers et de menacer les membres de sa famille. « Ce qui est arrivé à Kossi Agassa l’a beaucoup perturbé et a abîmé moralement toute
Revue de presse 799 du 23 janvier 2017
A la une des journaux parus ce lundi, le dénouement de la crise gambienne avec le départ de Yahya Jammeh. Happy end de la crise gambienne, peut-t-on dire. En effet, après s’être rétracté et avoir introduit un recours pour un nouveau décompte des voix et menaçant de ne pas quitter le pouvoir, malgré plusieurs missions de médiation, l’ancien président Gambien a finalement libéré le plancher samedi dernier. Ce départ est intervenu après 48h d’ « ultime médiation incertaine et tendue » menée par les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Condé, précise »Golfe Info » qui donne à lire le fil des évènements marquant les derniers instants de M. Jammeh sur le territoire gambien avant son départ en exil en Guinée Equatoriale. »Le Combat du Peuple » ne cache pas son soulagement de voir partir celui qui a dirigé la Gambie pendant 22 ans. « Ouf, le satrape Yahya Jammey a courbé l’échine », lâche l’hebdomadaire. Jean-Baptiste Placca, chroniqueur à RFI parle lui de « délivrance » dans sa chronique publiée dans »Liberté » et »Le Correcteur ». C’est le cas de le dire, l’ex-président gambien avait pourtant concédé sa défaite et avait même félicité son adversaire aujourd’hui président, Adama Barrow avant de se rebiffer. Certains analystes ont expliqué cette posture par des déclarations qualifiées de »maladroites » du président élu à l’endroit de Yahya Jammeh qu’il a menacé de poursuites. La CEDEAO a pris au sérieux l’affaire et a négocié un accord qui rassure le président sortant, lequel a donc accepté de céder le gouvernail. »Courrier de la République » s’intéresse à cet accord et en ressort les grandes lignes. A en croire l’hebdomadaire, le document élaboré par l’organisation communautaire accorde à M. Jammeh le statut d’ancien président avec les avantages y afférents et garantit sa sécurité personnelle ainsi que la protection de sa famille, ses collaborateurs et de ses biens. De même, celui-ci est libre de revenir en Gambie dès qu’il le souhaite. Cependant, la CEDEAO, ajoute le confrère, explique que les garanties de sécurité ne doivent pas être interprétées comme une « amnistie » pour l’ancien président qui peut éventuellement être la cible de plaintes. « Vive Yahya Jammeh », lance »La Voix du Peuple » qui présente le président sortant comme un « démocrate patriote ». Et le journal de s’en prendre à la CEDEAO lui reprochant notamment d’avoir fait fi de la réclamation du principal challenger d’Adama Barrow et surtout envisagé l’option militaire pour résoudre la crise. Rappelant que, entre autres, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 34 ans au pouvoir, José Eduardo dos Santos, 32 ans, Robert Mugabé, 31 ans à la tête du Zimbabwé, Paul Biya 29 ans de magistère exercent les plus hautes charges dans leurs pays respectifs depuis longtemps, le tabloïd interroge les dirigeants africains : « Pourquoi n’avez-vous pas bombardé ces pays et chassé ces tyrans du pouvoir pour imposer la démocratie que vous voulez imposer à la Gambie ? Pourquoi le Nigéria ne veut-il pas concentrer son arsenal de guerre pour ramener les 165 filles de Tchibok et neutraliser Boko Haram qui a déjà fait plus de 5000 morts en 2014 ? » « Chers présidents et traites africains, pourquoi donc briser un pays cité en exemple pour sa qualité de gestion, un pays qui a su mettre son peuple au travail pour un avenir meilleur ? » insiste la publication qui fait observer que la communauté africaine est « manipulée » par les pays occidentaux. « Quel sera l’avenir de l’ex-président sur le sol équato-guinéen ? » se demande »Nouvelle Opinion ». »Liberté » offre à écouter un autre son de cloche. Selon le quotidien privé, le cas de Yahaya Jammeh réglé, le « cap » devrait être mis « sur Faure Gnassingbé et le Togo seul pays qui ne connait pas l’alternance et qui est une poche de résistance à la démocratie » dans l’espace CEDEAO. Par ailleurs, le journal mentionne qu’il y a « confusion autour de la participation du Togo à l’opération militaire en Gambie » qui a été mise en place pour intervenir au cas où Jammet restait inflexible. Analyse similaire dans »Le Correcteur ». »La Voix du Peuple » évoque les télécommunications et précisément la téléphonie mobile. L’hebdomadaire note que le Burkina-Faso et le Niger, « deux pays pauvres ont des coûts téléphoniques meilleurs » que ceux du Togo. La « révolution n’est pas pour demain » dans ce secteur, renchérit »Golfe Info ». La réponse « je ne vois pas le rapport » de Faure Gnassingbé à un journaliste français qui tentait de faire un lien entre le départ de François Hollande du pouvoir au bout de 5 ans et la gestion des affaires de l’Etat par la famille Gnassingbé depuis 50 ans, »Le Combat du peuple » en parle dans ses colonnes. Le journal explique que cette réplique est la preuve que le chef de l’Etat est « incollable ». Le tabloïd croit savoir que la réponse du président de la République « inattendue a déstabilisé le journaliste intervieweur en mal de sensation forte qui pose des questions stupides ». Autre commentaire : « nous pensons qu’il est temps qu’une certaine presse de caniveau cesse d’établir un lien de causalité entre le régime Eyadema et celui de Faure ». En outre, »Liberté », signale une « descente aux enfers » pour le directeur général de CECO-BTP, Constantin Amouzou. D’après elle, 800 employés de cette entreprise ont été « licenciés la semaine dernière pour »motif économique » ». Sur un tout autre sujet, »Togo-Presse » et »Nouvelle Opinion » informent de ce que le chef de l’Etat a inauguré samedi dernier une unité de transformation de Soja et d’arachide dans la région centrale. Le président Faure en a profité pour assister à la fête traditionnelle des natifs du Tchaoudjo. »Le Correcteur » et »Liberté » rapportent que le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) dénonce « l’ethnie dans la politique au Togo ». « Préférer l’ethnie en politique peut conduire à la médiocrité », soutient le premier responsable du parti, le Prof. Wolou Komi. En sport, la presse du
Revue de presse N° 798 du 20 janvier 2017
En marge du sommet France-Afrique organisé au Mali, un journaliste français a approché le président de la République du Togo pour l’interviewer. A la question de savoir quel message il a pour François Hollande qui s’apprête à quitter le pouvoir après un mandat de cinq ans alors que la famille Gnassingbé dirige le Togo depuis 50 ans, Faure Gnassingbé a indiqué au journaliste en question qu’il ne « voit pas le rapport » entre le départ du président Français et la longévité au pouvoir. Depuis, l’affaire fait grand bruit dans les réseaux sociaux. Pour »Togoréveil » ces genres de questions posent une fois de plus le problème de « l’impertinence de certains petits journalistes qui sont à leur première couverture médiatique de grandes rencontres internationales et qui veulent se faire un nom ». « Ce petit journaliste français dont personne ne connait le nom par ici, est-il certain de pouvoir poser la même question à Angela Merkel, adulée par une bonne partie des Allemands et qui veut se positionner cette année pour un quatrième mandat de quatre ans ? » écrit le journal. Le buzz créé par cette interview « démontre la soif des Togolais à l’alternance et l’impopularité du régime sans cesse croissante », mentionne »L’Alternative ». »Liberté » opine sur le sujet et fait remarquer qu’ « à force de toujours chercher à fuir les médias au Togo, on finit par tomber sur des journalistes plus teigneux ». Et d’ajouter non sans une pointe d’humour : « désormais, il clair que ce n’est pas la faute à »Faure-vi » si tous les rapports (incendies, braquage de l’aéroport, tuerie des jeunes filles, HCRRUN etc.) ne sont pas suivis d’effet ; il ne les voit pas… » C’est une promesse du chef de l’Etat togolais : « rendre plus facile la vie quotidienne des populations pour augmenter la consommation et lutter contre la cherté de la vie ». A en croire »L’Union pour la Patrie », le budget 2017 colle très bien à cette vision présidentielle. La loi des finances de cette année a prévu la baisse de la fiscalité de huit points sur les produits de base de l’alimentation comme les pâtes et les huiles alimentaires, le sucre, la farine de céréale, le lait manufacturé et certains produits céréaliers, relève l’hebdomadaire. La publication ajoute que dans le secteur agricole, « ces allègements fiscaux » ont été également appliqués aux aliments pour le bétail et la volaille ainsi qu’au matériel agricole. Idem pour le secteur de l’éducation où les taxes sur les tissus kaki sont réduites et pour le secteur privé dont le taux d’impôts sur les sociétés est abaissé de 1%. L’autre cap fixé par Faure Gnassingbé reste la décentralisation et surtout la lutte contre la corruption. Le 2è Conseil des ministres de l’année a planché dessus, rappelle »Togoréveil » qui assure que l’heure des « actes » a sonné. Selon le confrère, les plus hautes autorités du pays exigent l’audit général des structures de gestion des ressources financières de toute l’administration togolaise. Sur ce point, tous ceux qui se seraient rendus coupables de malversations seront poursuivis et devront rendre gorge. En ce qui concerne la décentralisation, il a été décidé la création, l’organisation et le fonctionnement du Conseil National de suivi dédié à cette thématique. »L’Alternative » revient sur la lutte contre la corruption et révèle que c’est justement « le critère qui a fait recaler le Togo » au programme Compact du Millenium Challenge Account. Toute chose qui, d’après le bihebdomadaire, justifie la mise sur pied « dans la précipitation » de la commission de lutte contre la corruption. « Va-t-elle servir à quelque chose ? Pas évident lorsqu’on sait que les auteurs de la grande corruption qui mettent à mal le pays se trouvent au sommet même de l’Etat », commente le tabloïd. En économie, »L’Union pour la Patrie » informe que le Fonds Monétaire International (FMI) et le Togo ont signé mercredi dernier un « accord de financement de 137 milliards de FCFA à un taux concessionnel de 0% excluant toute commission ». Cet engagement a une durée de dix ans avec un moratoire de cinq ans et sera exécuté en sept tranches, précise le bihebdomadaire qui ajoute que « la première tranche interviendra après approbation en avril prochain du conseil d’administration du FMI ». Le Togo « projette de ramener son taux d’endettement à 52, 8% en 2021 » renseigne le journal. »Le Canard Indépendant » précise que le montant servira à « la gestion de la dette publique » du Togo. »Liberté » qui s’intéresse au sujet parle de 119 millions de FCFA mais souligne que cet accord préalable entre le Togo et cette institution de Bretton Woods « est loin d’être du pain béni », dans la mesure où les finances du pays ne pourront plus être « gérées comme avant, selon les humeurs des uns et des autres ». En un mot comme en mille, le quotidien privé, explique qu’avec ce deal, il sera désormais question de la « reddition des comptes » dans l’économie togolaise. Avec le nouveau programme Togo-FMI, va-t-on « vers la lucidité dans les dépenses publiques ? » s’interroge »L’Alternative » qui signale que « »les réformes clés » » et des « »efforts constants et résolus sont attendus du Togo » ». Par ailleurs, les publications du jour rappellent que Jean-Pierre Fabre demande une nouvelle fois à rencontrer le chef de l’Etat pour échanger avec lui sur la question des réformes. Cela « rime à la plaisanterie », indique » Togoréveil ». Pour le confrère, l’initiative du chef de file de l’opposition est une « perte de temps » dans la mesure où la commission de réflexion doit se mettre au travail et faire des propositions de réformes qui conviennent au pays. Cette requête du président de l’ANC est « inopportune », renchérit »Le Canard Indépendant » qui mentionne qu’il sera « difficile » qu’elle aboutisse. »La Lanterne » elle, s’attarde sur l’opposition togolaise dans son ensemble et observe qu’elle est « minée par la division, l’envie et la félonie à
Revue de presse N° 797 du 19 janvier 2017
Les journaux parus ce jeudi s’intéressent aux réformes politiques pour lesquelles Jean-Pierre Fabre souhaite rencontrer le chef de l’Etat. Ils reviennent également sur le retour de Me Yaovi Agboyibo à la présidence du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). En levée de rideau, nous soulignons que »Le Rendez-Vous » évoque la possible fermeture par la HAAC de LCF. Mais « qui de Faure ou de Pitang Tchalla ferme cette chaîne de télévision ? » se questionne la publication. A en croire le confrère, deux raisons peuvent motiver la volonté de l’actuel président de la HAAC à »réduire au silence » ladite télévision. D’abord, parce qu’elle serait la plus suivie de la capitale, en raison de ses programmes qui sont bien meilleurs à ceux de la TV2 et TLS, deux chaînes appartenant à M. Pitang Tchalla, mentionne l’hebdomadaire. Ensuite, parce que le premier responsable de la HAAC que le journal présente comme un « zélé » ou ayant « la rancœur tenace », entend se servir de sa position actuelle pour « régler des comptes ». Dans le même temps, le tabloïd explique que le président de la HAAC ne saurait « de son propre chef vouloir fermer le groupe Sud Média » dont fait partie la chaîne de télévision LCF. En clair, »Le Rendez-vous » soupçonne qu’une « consigne » aurait été donnée pour régler le sort de ce média que l’on dit appartenir à Pascal Bodjona, aujourd’hui en froid avec le chef de l’Etat. Toujours à propos de la HAAC, »Le Changement » informe que l’affaire de distribution d’argent à des journalistes, dit-on, par le truchement de M. Pitang Tchalla, a créé des remous au sein de la corporation des professionnels des médias. Mais pas seulement. L’hebdomadaire croit savoir que le sujet a fait l’objet d’une « levée de boucliers entre les membres » de la Haute Autorité, au point de déboucher sur « une réunion de crise » au cours de laquelle les membres ont voulu en savoir plus sur l’affaire. « Combien M. Pitang Tchalla a-t-il eu au total pour remettre 400 mille FCFA par journaliste ? » s’interroge le confrère qui souhaite qu’ « à l’avenir le président de l’instance de régulation des médias gère bien les choses sans créer de frustrations et de différends entre confrères ». Réformes constitutionnelles et institutionnelles La nomination des membres de la commission devant plancher sur ces réformes est intervenue en début d’année. Le moins que l’on puisse dire est que la composition de cette structure est récusée par une bonne partie de l’opposition, le chef de file en tête. Non content de demander au président de la République de rapporter la nomination de ces membres et de prendre langue avec l’opposition en vue d’une désignation consensuelle, Jean-Pierre Fabre, rappelle »L’Echiquier », sollicite une audience auprès de Faure Gnassingbé pour évoquer d’autres aspects des réformes. Mais pour »Echos du pays », si la correspondance de M. Fabre au président Faure est à saluer pour ce qu’elle est une « bonne pratique républicaine » qui permet un « rapprochement » entre les deux personnalités, elle n’a, en revanche, « aucune chance de prospérer, car le travail sur les fameuses réformes est déjà confié à un groupe d’intellectuels qui fera d’ailleurs son travail dans une approche plutôt holistique ». »Chronique de la Semaine » écrit : « décidément, Jean-Pierre Fabre veut-il vraiment les réformes ? » « Décidément, l’actuel président de l’ANC ne pourra apprécier aucune action émanent du pouvoir », constatent »Waraa les Vainqueurs ». « Après avoir exigé à cor et à cris les réformes, il devrait être le premier à féliciter le chef de l’Etat pour le courage et la détermination qu’il a eus en nommant les membres de la commission qui ont pour mission de réfléchir et proposer des réformes politiques à faire au Togo », explique l’hebdomadaire. La publication assure que la « gesticulation » du chef de file de l’opposition ne doit pas avoir « de l’incidence » sur le travail de la commission de réflexion. Il est vrai que Jean-Pierre Fabre ne veut rien comprendre pour l’instant mais étant « habitué à partager les conclusions » des différentes structures qu’il boycotte, la commission chargée des réformes doit « l’ignorer et travailler avec ceux qui sont disponibles », insiste le tabloïd. Come-back de Me Yaovi Agboyibo à la tête du CAR « Que nous vaut l’honneur de ce retour ? » s’interroge »L’Echiquier » qui questionne le positionnement stratégique du parti dans le landerneau politique togolais. « Yaovi Agboyibo a-t-il nécessairement besoin de revenir aux affaires pour mettre sa longue expérience politique au service de la jeune génération qui doit prendre le flambeau de la lutte pour l’alternance ? » se demande le confrère. Autre interrogation dans »Waraa les Vainqueurs » : « que peut encore apporter le septuagénaire Agboyibo à son parti, de surcroit au peuple togolais qu’il n’a pas pu faire auparavant ? » Le journal estime que ce choix de l’ancien président de la CNDH de revenir aux affaires « portera un coup fatal au CAR qui ne s’est pas remis du départ de ses membres influents ». D’aucuns prêtent l’intention à l’ancien Premier ministre d’être revenu pour contribuer à diviser davantage l’opposition. C’est également ce que pensent »Echos du Pays » qui indiquent que le retour du »bélier noir » sur la scène politique « à des fins personnelles » augure « des lendemains plus sombres pour l’opposition » togolaise. L’hebdomadaire le présente comme « un adepte de concepts aux contours flous, qui a souvent adopté des positions ambiguës sur des sujet politiques de grande ampleur ». En reprenant les rênes du CAR, »le bélier noir » de Kouvé « se met à dos les principes démocratiques et de l’alternance » à la tête de son parti, souligne »Chronique de la Semaine ». Me Agboyibo revient pour « imprimer »sa méthode » » mentionne »Le Bâtisseur ». En tout cas, « le nouveau CAR d’Agboyibo veut voir le peuple se lever comme les braises de la forge pour faire entendre ses valeurs », écrit »Forum
Revue de presse N° 796 du 18 janvier 2017
Les réformes politiques et le retour de Me Yaovi Agboyibor à la tête du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) font la une des journaux parus ce mercredi. Certains confrères évoquent également l’imminente fermeture de LCF et City Fm par la HAAC ainsi que la présentation des vœux de nouvel an du corps diplomatique accrédité au Togo au chef de l’Etat. En guise de mise en bouche, nous mentionnons l’affaire de distribution d’argent aux journalistes. »Le Triangle des Enjeux » s’intéresse au sujet et fait remarquer que le président de la HAAC est « au centre d’une division monstre ». « Que le chef de l’Etat ait choisi certains journalistes pour leur offrir une somme d’argent en fin d’année pour service rendu, là n’est pas notre préoccupation. Mais là où le bât blesse, c’est lorsque le président de l’institution chargée de veiller au respect du code de déontologie de la presse togolaise prend le devant de la scène pour se donner le vilain rôle de distribuer les 400 mille F aux confrères et faire croire qu’il a encore une quelconque importance à la présidence de la République », écrit l’hebdomadaire. En outre, la publication reproche au premier responsable de la Haute Autorité de n’avoir pas situé l’opinion sur les « vrais bénéficiaires » de la gratification présidentielle. Il n’en fallait pas plus pour que ce tabloïd conclue que cette posture du président de la HAAC a été adoptée à dessein pour « diviser davantage» les professionnels des médias et les amener à « s’entredéchirer afin de parvenir à les dompter individuellement » comme sait le faire le pouvoir. Si tel n’est pas le cas, poursuit le journal, M. Pitang Tchalla a « l’impérieux devoir de produire dans une mise au point les réelles intentions du chef de l’Etat par rapport à ce fameux cadeau et la liste de tous ceux qui ont émargé pour éclairer l’opinion et faite taire la polémique ». Et d’ajouter : « il ne sert à rien de vouloir passer par des moyens lugubres pour croire diviser les journalistes et annihiler les velléités de la presse privée qui n’invente rien, car le contexte et l’air du temps ne se prêtent plus à ces genres de divertissements. Personne ne peut empêcher le journaliste de jouer son rôle. La presse privée ne courbera pas l’échine en dépit de ces méthodes qui consistent à semer le trouble » dans la corporation. Fermeture imminente de LCF et City Fm ? »Le Triangle des Enjeux » se fait l’écho d’un communiqué rendu public le 16 janvier dernier par le Patronat de la Presse Togolaise qui « met en garde la HAAC » contre la fermeture des chaînes de radio et de télévision City Fm et LCF. Ledit communiqué publié également dans les colonnes de »Liberté » et »L’Indépendant Express » souligne, entre autres, que le PPT se réserve le droit d’ester en justice contre la Haute Autorité si celle-ci « venait à mettre cette décision liberticide à exécution ». Dans un autre article, »Le Triangle des Enjeux » explique que cette « fermeture hitlérienne » mue par la volonté du président de la HAAC de « retirer les fréquences au groupe sud média pour ensuite les remettre à New World TV ne répond à aucune norme républicaine si on sait que M. Pitang Tchalla ne se repose sur aucune argumentation sérieuse relative à la démarche infernale dans laquelle il s’inscrit ». Il s’attarde sur la HAAC et donne à savoir que cette institution, « à travers sa présidence demeure le mal qui rongeait la presse privée au Togo en dehors de l’asphyxie financière dans laquelle on l’a plongée ». A preuve, indique le journal, il n’y a qu’à voir « les nombreuses contorsions administratives inhérentes à son fonctionnement, avec son président Pitang Tchalla connu pour sa fidélité à rendre service au clan du pouvoir. Il faut dire que des jours noirs attendent les journaux et les chaînes dont l’odeur aspirée par ce dernier lui donnera envie de faire dans la brimade ». Le confrère croit aussi savoir que la HAAC a « récemment procédé à la modification de sa loi organique afin de s’attribuer les droits de suspension et de fermeture des entreprises de presse contrairement à la procédure judiciaire prévue par la loi modifiée ». Pour »Le Triangle des Enjeux », « le sinistre dessein du président de la HAAC » ou encore sa « démarche honteuse et dévastatrice sont d’une telle gravité qu’ils ne peuvent être justifiés par aucune considération d’urgence ou de manquement aux obligations légales ». Tout en demandant à l’instance de régulation des médias de surseoir à cette suspension, la publication invite les organisations professionnelles de la presse à « se mobiliser pour faire échec à cette stratégie de déstabilisation de la liberté de presse au Togo ». Réformes et alternance Un nouveau regroupement de partis politiques a vu le jour la semaine dernière. Là-dessus, »La Lanterne » s’interroge : « au-delà du CAP 2015, pourquoi encore une nouvelle coalition et à quelle fin ? » Le journal se veut clair : « trop de sel gâte la sauce ». La nouvelle union compte s’attaquer au chantier des réformes. Réformes pour lesquelles une commission de réflexion a été créée. Ses membres ont été nommés en début de cette année mais selon »Le Triangle des Enjeux », c’est « une commission de plus pour amuser la galerie ». De leur côté, »Vérité des Peuples » et »La Dépêche » rappellent que c’est sur cette même question des réformes prévues par l’APG que le chef de file de l’opposition demande à rencontrer le président de la République. Le son de cloche est différent dans »Le Messager ». A l’en croire, les raisons de cette demande d’audience de Jean-Pierre Fabre sont ailleurs. L’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio aurait, en effet, peur que la coalition créée récemment lui ravisse la vedette. Et c’est cette appréhension qui motive sa demande afin d’expliquer à Faure Gnassingbé qu’il est « incontournable » lorsqu’on évoque l’opposition togolaise. Gerry Taama lui, « ne
Revue de presse N° 795 du 17 janvier 2017
La brillante prestation des Eperviers du Togo qui jouaient hier contre les Eléphants de Côte-d’Ivoire dans la cadre de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017 domine l’actualité dans les journaux parus ce mardi. La sélection nationale de football du Togo croisait les crampons hier avec les Eléphants de Côte-d’Ivoire pour le compte de la première journée dans le groupe C. Sa prestation est louable et pour l’hebdomadaire »La voix du peuple, « c’est une raison de plus pour espérer la coupe ». « Il n’y a pas de favoris bien sûr. On est sur le même pied d’égalité. Pour l’instant, on a un point, la cote d’ivoire a un point. Donc cela veut dire que tout est jouable pour tout le monde », a déclaré le capitaine des Eperviers du Togo, Emmanuel ADEBAYOR dont les propos ont été recueillis par »L’Union pour la Patrie ». « Entrée en matière maîtrisée pour les Eperviers » avec ce score de parité qui est finalement « bon pour le moral », écrit »Forum de la Semaine ». « Un nul (0-0) héroïque des Eperviers face aux Eléphants », note »Liberté ». Cette bonne sortie de la sélection nationale ne pouvait laisser indifférent le chef de l’Etat. Faure Gnassingbé, à en croire »Forum de la Semaine », s’est réjoui sur son compte twitter du « beau match », de la « bonne résistance des Eperviers » et finalement du « bel esprit d’équipe ». « Je suis Eperviers ! » lance »Le Medium » qui assure que la prestation des poulains du sélectionneur Claude Le Roy « redonne confiance au peuple togolais ». Saluant le rude combat qu’Emmanuel Adébayor et ses coéquipiers ont livré aux Eléphants, la publication explique qu’ils ont su, à travers cette performance, « venger » les martyrs du football togolais. Ce match nul vaut à chaque joueur la somme de 2,5 millions de FCFA, précise »L’Alternative » qui renseigne sur la grille des primes des joueurs et de l’encadrement des Eperviers. Autres sujets Egalement à la une de l’actualité, les journaux évoquent le come-back de Me Yawovi Agboyibo. D’après »La Voix du Peuple », ce retour du ‘Bélier noir’ à la tête du Comité d’Action pour le Renouveau est « une farce à l’alternance ». « Tout est maintenant clair et les Togolais, du moins ceux qui sont intelligents sauront apprécier les raisons profondes de la crise qui a secoué le CAR pendant un an : permettre coûte que coûte à Yaovi Agboyibo de revenir prendre le parti », commente l’hebdomadaire. « Maintenant qu’il est sorti du bois, le président du CAR n’a qu’à sortir pour acter l’alternance », insiste-t-il avant de conclure que cette posture des leaders de l’opposition à s’accrocher à leur fauteuil de président de parti est un paramètre favorable au maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir. Dans la même veine, »Le Médium » ironise sur ce retour de l’ancien Premier ministre considéré comme le « messie » et prévient que « le miracle n’aura pas lieu ». Pour le confrère, les militants du CAR auraient été mieux inspirés de choisir de nouvelles personnes pour diriger le parti que de « ressusciter » Me Agboyibo. Avec le »bélier » de Kouvé, c’est « le retour aux méthodes noires », opine »L’Alternative » qui présente le président du parti des »déshérités » comme « un grand manipulateur » et spécialiste des « concepts creux » qui, en réalité, n’apporte rien de nouveau à la lutte pour l’alternance. De son côté, »Liberté » souligne que le Comité d’Action pour le Renouveau a « l’art de faire du neuf avec du vieux ». Le quotidien privé pense que l’avocat président n’a plus rien à apporter aux Togolais. Dans tous les cas, avec le verdict du congrès de samedi dernier, le CAR « reprend la route après 10 mois de panne », relève »Hara Kiri » qui rappelle, cette formation politique va « remettre en selle les deux axes de sa méthode de lutte » à savoir le dialogue avec le pouvoir et le recours à la pression populaire si nécessaire. Par ailleurs, »Hara Kiri » s’intéresse à la nouvelle coalition de partis politiques créée la semaine dernière. « Que devons-nous attendre d’un regroupement SDF » c’est-à-dire sans dénomination fixe ? Cette union entend lutter pour obtenir les réformes. C’est justement pour des discussions autour de cette question que le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre demande à rencontrer le président de la République, mentionne »L’Alternative ». Toujours à propos de réformes, »Liberté » donne à savoir que le Pacte Socialiste pour le Renouveau qui a effectué hier sa rentrée politique a « fustigé » la composition de la commission de réflexion mise sur pied à cet effet. Mais pas seulement. Par la voix de son premier responsable, le prof Wolou Komi, le PSR a estimé que la commission anti-corruption dont les membres ont été récemment nommés « ne sert à rien, dans un système corrompu ». Dans un registre différent, »L’Alternative » revient sur le message de vœux de nouvel an du président de la République et trouve que c’était le « verbiage de l’an », un discours « insipide de rhétorique fort oiseuse » comme si Faure Gnassingbé voulait se « débarrasser » des Togolais qui lui reprochaient de n’avoir pas respecté le rendez-vous annuel avec le peuple, analyse le bihebdomadaire. Aussi, informe-t-il que les cimentiers togolais ont décidé de porter plainte à la commission de la CEDEAO contre Dangote Cement propriété du nigérian Aliko Dangote. Selon le tabloïd, cette plainte est motivée par le fait que ces cimentiers ont vu « leurs chiffres de vente fondre au tiers », à cause de l’introduction clandestine dudit ciment via la frontière du Ghana et sa commercialisation à un prix réduit par « des groupes organisés ». Toute chose qui est défavorable à l’industrie togolaise de production de ciment. En outre, le journal questionne les causes de l’absence du décret d’application du statut particulier de la police nationale. Un texte qui a été adopté par l’Assemblée nationale en juillet 2015. Pour sa part, »Sika’a » revient
Revue de presse N° 794 du 16 janvier 2017
L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par le retour de Me Yaovi Agboyibo à la tête du CAR. C’était un secret de polichinelle. Me Yaovi Agboyibo reprend les rênes du Comité d’Action pour le Renouveau pour les quatre prochaines années. Ainsi en ont décidé les militants du parti des déshérités réunis en congrès samedi dernier. Outre l’ancien Premier ministre, le comité directeur est composé, entre autres, de Yendouba Kolani, Nador Awokou, Akossiwa Yemey, Yesouwe Blandine, tous quatre vice-présidents. Pour sa part, Jean Kissi conserve son poste de Secrétaire général. Mais le bélier de Kouvé reprend le gouvernail « pour quelle politique ? » s’interroge »Le Correcteur ». « Le président fondateur revient pour un travail de redressement et une orientation de la lutte politique comme l’avait souhaité une bonne partie des militants », explique »L’Intégrale ». « Ce retour du bélier noir sur la scène politique nationale s’apparente à une ultime mission de sauvetage des précieux acquis de le lutte pour la démocratie et le déclic de l’aboutissement des réformes politiques, constitutionnelles et électorales », renchérissent »Temps Nouveaux ». Au-delà du come-back d’une personne, c’est surtout celui d’une méthode. Cette méthode pour l’alternance qui a fait flores jadis, « consiste à rencontrer l’adversaire politique pour la recherche de compromis » et à recourir à la pression populaire si besoin est, relève »Nouvelle Opinion ». Bref, « il s’agit d’un nouveau départ avec un homme et sa méthode : celle qui privilégie le dialogue avec comme arbitre la population », confirme »Courrier de la République » qui assure que la recette est bâtie autour du « triptyque gagnant fer, braises et marteau ». Pour l’hebdomadaire, le fer symbolise la « rigidité » en vue de ne pas perdre certains acquis. Les braises se réfèrent au « peuple » qui, déterminé est invincible et le marteau, symbole des « acteurs politiques qui doivent synchroniser leurs actions à celles de la braise pour donner la forme escomptée et voulue au fer ». C’est le cas de le dire, le retour de Me Yaovi Agboyibo aux affaires est anathématisé par certains observateurs du landerneau politique togolais qui ne manquent pas d’évoquer l’âge de l’avocat. A 71 ans, réussira-t-il « à faire plus qu’en 1994 où son parti avait remporté 36 sièges sur 81 aux élections législatives, lui qui est fatigué et très affaibli ? Aura-t-il la force, la vision et la stratégie nécessaires pour y parvenir ? » se questionne »La symphonie ». « On se demande ce que le has been Agboyibo, au soir de sa vie, peut faire pour le Togo et qu’il n’ait pas réussi à faire pendant les longues années qu’il a été aux affaires ? » se demande »Liberté ». Tout cela n’est qu’épiphénomène semble dire »L’Intégrale ». « Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que si Me Agboyibo a accepté cette lourde responsabilité, c’est qu’il aurait vraiment pris le temps de se jauger à fond et évaluer ses potentialités », commente-t-il avant de suggérer de laisser l’avenir situer chacun de nous. »Togomatin » lui, donne à avoir un autre son de cloche. A en croire le tabloïd, le retour d’Agboyibo à la tête du CAR repose la problématique du manque de confiance à la jeunesse. « Que ce soit au sein du parti au pouvoir, où l’on fait encore appel aux »vieux » pour diriger des institutions de notre pays, ou dans l’opposition, où l’on retrouve les jeunes qu’à la tête des fédérations des jeunes mais jamais à des postes clés, les jeunes ont encore du chemin à parcourir pour mériter la confiance des dirigeants », analyse le bihebdomadaire. Dans tous les cas, opine »La Symphonie », les Togolais attendent « impatiemment » de voir à l’œuvre la nouvelle équipe dirigeante du CAR sur l’échiquier national où se faire une place au soleil n’est pas la moindre des gageures. Sur un tout autre sujet, »L’Intégrale » rappelle que 6 partis politiques ont décidé de coaliser leurs forces pour faire de l’alternance une réalité. Toute chose qui peut passer par les réformes. Justement, suite au « dilatoire » du pouvoir sur cette question, le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a à nouveau saisi le président de la République, informe »Le Correcteur ». Pourquoi le président de l’ANC rejette toute initiative de dialogue et cherche toujours à voir Faure Gnassingbé en face ? se questionne »Nouvelle Opinion ». Non content de solliciter une audience auprès du chef de l’Etat, M. Fabre l’enjoint de « rapporter la mise en place de la commission » chargée de réfléchir sur les réformes et recommande de « rechercher avec l’opposition les voies d’un dialogue pour mettre en œuvre l’APG », renseigne »Liberté ». Si les réformes sont mises en œuvre avec, à la clé, la limitation du mandat présidentiel, plusieurs candidats pourront être dans les starting blocks. Comme dauphins potentiels, »Temps Nouveaux » citent l’actuel ministre du Développement à la Base, Mme Victoire Dogbé qui a de l’entregent, le détenteur du portefeuille des Affaires Etrangères, Robert Dussey qui peut aussi compter sur son carnet d’adresse assez fourni et l’ex-ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona qui ne serait pas le moins nanti. A propos du nouveau regroupement, »Le Correcteur » pense qu’il faut « solder le passif de l’opposition pour mieux avancer ». Dans un registre différent, »L’Intégrale », s’intéresse à la lutte contre la corruption et la Haute Autorité créée à cet effet. Avec une telle structure, tous ceux qui gardent par devers eux les deniers publics et les prévaricateurs de tous poils doivent commencer par trembler de tous leurs membres, car Faure « Gnassingbé est décidé à en finir avec les pilleurs de la République », indique l’hebdomadaire. Analyse contraire dans les colonnes de »Temps Nouveaux ». Le confrère estime que les « pilleurs de la République » sont au contraire sereins, d’autant plus que les détourneurs en chef ne pourront être inquiétés qu’avec la permission du chef de l’Etat. Ce qui ne risque pas d’arriver de si tôt. Par ailleurs, »La Nouvelle » assure que le Togo a été dirigé d’une main de fer par feu