Le retrait des fréquences à LCF et City Fm continue d’occuper le haut du pavé de l’actualité dans les journaux. Le personnel de ces deux chaînes avait convié hier la presse togolaise et internationale à un point de presse à l’effet de se prononcer sur ce qu’il considère comme une fermeture injuste. Ainsi que le rapporte L »’Agence Société Civile Média », les hommes et femmes de ces médias qui ont cessé d’émettre depuis lundi ont « exprimé leur consternation, indignation et angoisse » suite à la décision de la HAAC. « Comment une institution étatique de cette trempe peut tenir l’argument selon lequel les dossiers du Groupe Sud Media n’ont pas été retrouvés dans ses archives alors même que ces dossiers ont été déposés à maintes reprises par l’administration du Groupe Sud Media ? qu’est-ce qui explique cet empressement du président de la HAAC à retirer les fréquences aux deux médias aux point de violer le règlement intérieur de l’institution qu’il préside et les dispositions légales en la matière ? » s’est interrogé ce personnel dans une déclaration, avant d’en appeler au chef de l’Etat et aux représentations diplomatiques « afin d’œuvrer pour la réouverture de LCF et City FM ». La même information est à lire dans »Liberté » qui précise également que les employés des deux stations demandent à l’instance de régulation « qui n’avait déjà pas trop bonne presse auprès de l’ensemble des médias » de reconsidérer sa décision. « Faure Gnassingbé aime-t-il vraiment les Togolais ? » se demande le quotidien privé qui observe que ce « scande HAAC-LCF-City Fm est une bien mauvaise publicité » pour le chef de l’Etat, surtout au regard de la « levée de boucliers » contre la décision de la Haute Autorité. Suite à cette « fermeture terroriste » de LCF et de City Fm, « la souffrance et la misère de plus de 70 employés désormais sur la conscience de Pitang Tchalla et de Soja Sallah », écrit »Le Perroquet ». Pour l’hebdomadaire, le président de la HAAC a violé le serment qu’il a prêté devant la Cour Suprême. « (…) à travers ses actes attentatoires à la liberté de la presse et d’expression, il démontre qu’il est à la solde d’un groupe invisible dont l’objectif est de fermer advienne que pourra les chaînes du groupe Sud Media ». Au surplus, »Le Perroquet » soutient que la décision de la HAAC est « illégale », car elle n’a aucune compétence pour fermer ces deux organes selon la loi. La publication signale que Pitang Tchalla n’a pas agi seul mais en « duo dévastateur » avec Sallah Sodja Kangni, un « retraité parachuté dans des conditions obscures à la HAAC » et « cheville ouvrière de la fermeture ». Nicolas Lawson qui s’exprime sur le sujet dans les colonnes de »Le Bâtisseur » est convaincu que l’affaire LCF-City Fm est un « règlement de compte entre Faure Gnassingbé et Pascal Bodjona ». LCF et City Fm fermés, le personnel « livré au chômage, la HAAC est sous pression », relèvent »Echos du Pays » qui rappellent que l’OTM, le CONAPP et l’UJIT ont « interpellé » la Haute Autorité. Il y a également eu d’autres réactions, à l’instar de celles d’Amnesty International et des organisations de la Société civile. Mais seulement. La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) « exige que cette décision soit annulée sans délai ». Par ailleurs, elle « appelle le président de la HAAC à privilégier le dialogue déjà entamé, afin de permettre le bon développement des médias dans le pays, déclare Anthony Bellanger, Secrétaire général de la FIJ ». Pour sa part, l’Union internationale de la Presse Francophone (UPF) « s’indigne de cette décision qui n’est autre chose que le restriction de l’espace de liberté ». En outre, elle « interpelle les membres de la Haute Autorité afin que soit rapportée cette décision et que soit permis à ces deux médias de reprendre leur travail ». Aussi, l’UPF exhorte-t-elle les uns et les autres à « régler le problème posé d’ordre administratif, à l’origine de cette interdiction d’émettre, par les voies de la concertation et de la sagesse ». « Les prédateurs sont de retour », titre »The Guardian » qui assure que les raisons de « l’acharnement » contre les deux organes résident dans le fait que l’on veut « réduire au silence des médias qui appartiennent à un ancien membre du clan du pouvoir devenu un opposant » de sorte à éviter qu’ils ne lui servent « d’outils de propagande en cas d’ambitions politiques ». Toujours d’après l’hebdomadaire, l’autre raison du retrait des fréquences à LCF, une télévision qui « sert la vraie information dans l’impartialité » est qu’il faut éviter que l’opinion ne « découvre certaines vérités ». »The Guardian » explique également que « Pitang Tchalla, le prédateur, n’est que l’exécutant zélé d’un vaste plan de réduction des médias gênants au silence et de la restriction de la liberté de presse ». La publication d’appeler « tous les journalistes et leurs soutiens à se lever comme un seul homme pour mettre en déroute cette décision inique d’une autre époque et totalement arbitraire, afin d’éviter que l’image du Togo ne soit encore une fois écornée ». « La HAAC est-elle devenue un couloir de la mort pour les médias ? » se demande »Flambeau des Démocrates ». Tout en déplorant que ce retrait des fréquences jette plus de 70 employés au chômage, l’hebdomadaire note que « cette décision »pitanguée »qui envoie au purgatoire de Légende Fm et X-Solaire est si cruelle qu’il est difficile d’envisager l’espoir de voir LCF et City Fm s’ouvrir sur le futur ». Malheureusement, elle « fera dégringoler le Togo dans le prochain classement de Reporter sans Frontières », regrette le journal qui mentionne que la presse est vraiment « en danger » au Togo. De l’avis de »Liberté », « derrière cette fermeture des deux médias, mise sous le registre d’une certaine régulation, ou application stricte des dispositions réglementaires, se cache une envie de faire mal à Pascal
Revue de presse N° 811 du 8 février 2017
Dans leur livraison du jour, les publications commentent le retrait des fréquences à LCF et City Fm. Le personnel des deux organes veut se faire entendre. Non pas au travers de leurs médias employeurs qui a cessé d’émettre depuis lundi dernier. Mais à l’occasion d’un point de presse auquel il a convié la presse togolaise et internationale ce mercredi. Selon l »’Agence Société Civile Média », cette rencontre « vise à informer l’opinion sur les actions à mener face à la décision de retrait de fréquence prise par la HAAC ». Depuis la notification de ce retrait des fréquences, l’on enregistre une « pluie de condamnation et d’indignation », relève »Forum de la Semaine ». L’OTM, le CONAPP, l’UJIT, le SYNJIT, l’URATEL, au titre des organisations de presse, et l’ANC, le Parti des Togolais, la CDPA pour ce qui est des formations politiques. Mais pas seulement. Après Amnesty International et le Mouvement Martin Luther King, en ce qui concerne la Société civile, une douzaine d’autres organisations de cette même Société était face à la presse hier pour « s’indigner » de la décision de la Haute Autorité. Ce collectif composé, entre autres, de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) et du Mouvement Nubuéké invite le monde des médias à observer des « journées sans informations », rapporte »echowebafrique ». Préoccupées par la « fermeture unilatérale et d’une façon précambrienne » des deux stations, ces organisations non seulement, la « dénoncent » et la « condamnent », mais aussi « appellent les populations, les journalistes, les forces vives de la nation, y compris les forces de défense et de sécurité, à une marche pacifique ». Ladite marche qui se fera en deux temps, d’abord les 14, 15 et 16 février et ensuite les 21, 22 et 23 février partira du siège de LCF pour chuter à celui de la HAAC. La décision de retrait des fréquences « divise les membres de la HAAC » pendant que les organisations de presse la « condamnent », mentionne »Le Libéral ». Cette condamnation est « unanime » aussi bien dans les rangs des associations de la presse que celles de défense des Droits de l’Homme, précise »Dounia le Monde ». Le communiqué conjoint de l’OTM, du CONAPP et de l’UJIT est également publié dans les colonnes de »Le Messager ». « Quelle station sera la prochaine cible à se trouver dans le viseur de Pitang Tchalla ? » s’interroge »La Lanterne ». Avec le retrait des fréquences à LCF et à City Fm, c’est « le pire qui a été commis », note »La Dépêche ». Pourtant, depuis sa prise de fonction, l’actuelle mandature a fait « un sans-faute, privilégiant la pédagogie aux sanctions ». Toute chose qui a été « saluée » par les professionnels des médias. Et « l’on s’attendait que la HAAC évolue dans cette voie mais hélas », commente l’hebdomadaire qui estime que le président de l’instance de régulation a été « poussé à la faute ». Il regrette que ce soit Pitang Tchalla qui « venait de se réconcilier avec son créateur qui accepte d’assumer ce que d’autres ont eu le courage de refuser ». Pour sa part, »Liberté » explique que la décision relative à LCF et City Fm porte à deux « le nombre de forfaitures dont s’est rendu coupable le tout puissant président » de la Haute Autorité, après « la pratique de corruption avérée et d’achat de conscience de certains journalistes » à laquelle il s’est livré à son domicile. Ce qui offusque le quotidien privé c’est que ce soient à seulement LCF et City Fm que la HAAC a retiré les fréquences sur la dizaine d’organes qui n’étaient pas en règle vis-à-vis de l’institution de régulation. Le confrère parle de la politique du « deux poids deux mesures » et en vient à la conclusion selon laquelle « Pitang Tchalla a des comptes personnels à régler avec le fondateur de LCF et City Fm dont visiblement la tête ne plaît pas dans le sérail ». Cette « décision unilatérale de Pitang Tchalla a conduit un autre membre de la HAAC à saisir la Cour Suprême », rappelle »Le Magnan Libéré ». « Que cache tout ça ? » se questionne le tabloïd. De son côté, tout en expliquant que l’installation des deux médias n’a pas été faite à la régulière »Focus Infos » pense que dès lors qu’ils ont existé pendant près de dix ans et contribué à la diversité et au pluralisme médiatique, « sans aucun problème, aucune urgence n’imposait que le couperet de la HAAC tombe aussi rapidement », en dépit des tentatives de médiation. Ce faisant, cette mesure « est annonciatrice d’une période de tensions entre la Haute Autorité et les professionnels des médias, à l’heure où justement, plusieurs questions cruciales se posent à la corporation qui nécessiteraient une synergie d’actions et d’initiatives mais dans un climat de sérénité ». Dans tous les cas, »Focus Infos » est convaincu que « le coût du retrait des fréquences sera cher payé pour des gains aléatoires ». « Le Togo va devoir s’attendre à être épinglé sur le plan international comme prédateur de la presse, le pays devra aussi se résoudre à perdre probablement des points dans le classement annuel de Reporter sans Frontières, tout comme auprès des différents mécanismes d’évaluation de la situation de la liberté de presse dans le monde. Et sans doute dans le processus pourtant bien engagé du Millénium Challenge Account », fait observer le bimensuel qui suggère à la HAAC de revenir sur sa décision tout en permettant aux deux chaînes de « régulariser leur dossier ». »Fraternité » remarque que la notification du retrait des fréquences à LCF et à City Fm est intervenue un 6 février. Le chiffre 6 qui se répète donc, après la date de naissance de Faure Gnassingbé le 6 juin 1966, la libération de Pascal Bodjona le 6 février 2016 et l’adresse à la Nation du Chef de l’Etat le 6 janvier dernier. Commentaire
Revue de presse N° 810 du 07 février 2017
L’actualité telle que traitée par les journaux parus ce mardi reste dominée par le retrait des fréquences radioélectriques à LCF et City Fm. « La HAAC passe à l’action » et notifie le retrait des fréquences de LCF et City Fm au groupe Sud Media, informe »Forum de la Semaine ». « ça se corse! », constate « Le Médium » qui se fait l’écho des courriers de notification de la décision de la HAAC aux médias concernés et de Zeus Aziadouvo à la Cour Suprême. « Contre vents et marées », Pitang Tchalla a pris « sa décision », celle de fermer LCF et City Fm, relève »L’Indépendant Express » qui note que ce ne sont pourtant pas les initiatives pour éviter d’en arriver là qui ont manqué. « Ni les appels du PPT, ni les démarches du CONAPP pour éviter l’exécution du projet, ni les cris de détresse de l’URATEL ou du SYNJIT, ni les appels des organisations de la Société civile, ni les dénonciations des partis d’opposition » n’ont réussi à infléchir la position du président de la HAAC, « seul contre tous », écrit l’hebdomadaire. Pour la publication, le courrier de la HAAC portant notification du retrait des fréquences aux deux organes « vient ainsi sonner le glas de la liberté de presse chèrement acquise depuis des années au prix de sang par le peuple togolais ». Selon les confrères, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette décision de retrait de fréquences ne fait pas l’unanimité au sein de l’instance de régulation. « Cette décision de procéder au retrait des fréquences aurait été prise par Pitang Tchalla sans concertation avec les autres membres de la HAAC », indique »Liberté ». Toute chose, ajoute le quotidien privé, qui est « contraire aux textes régissant le fonctionnement de ladite institution ». C’est donc « pour éviter que la force ne prime sur le droit » qu’un membre de la HAAC saisit la Cour Suprême, « désavouant » ainsi Pitang Tchalla, écrit le journal. Pitang Tchalla « ferme » LCF et City Fm, Zeus Aziadouvo saisit la Cour Suprême, renchérit »L’Alternative » qui présente l’ancien membre de la HAAC et aujourd’hui Conseiller du président de cette institution « recruté à l’insu des autres membres », Sodja Sallah comme « l’intrus, ou le retraité mercenaire en mission barbouze » pour les « basses besognes » de Pitang Tchalla. A l’en croire, le président de la Haute Autorité et son Conseiller « forment un tandem obscur, un axe qui menacent dangereusement la liberté de presse » au Togo. Se faisant, ce tandem devient non seulement « l’ennemi de la liberté de presse au Togo » mais aussi « un danger pour la stabilité de l’institution », mentionne le bihebdomadaire. L’actuel membre de la Haute Autorité et par ailleurs, président du Comité technique Presse Ecrite, Zeus Aziadouvo a envoyé une correspondance à la Cour Suprême pour expliquer « les contours » de cette fermeture. « Aucune décision n’a été prise en plénière par l’institution de régulation » allant dans le sens de la fermeture et « contrairement aux informations qui circulent, les dossiers déposés par les responsables de LCF et City Fm en 2012 et 2015 sont à la HAAC et ont été étudiés », renseigne le courrier. Aussi, dans sa missive, M. Aziadouvo relève-t-il que la posture actuelle de la HAAC « ne concorde pas avec son rôle qui est de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ». Dans la même veine, »Togobreakingnews », un media en ligne, note que si la « fermeture » des deux organes est l’œuvre du président de la HAAC, un membre de cette institution « ne s’associe pas à cette entreprise et bat en brèche tous les arguments avancés par Pitang Tchalla pour soutenir la forfaiture ». « Zeus Komi Aziadouvo, membre de la HAAC fait dissidence. Il déculotte Pitang Tchalla (…) voilà un exemple d’intégrité », commentent »27avril.com » et »Togotribune.com ». »Icilomé.com », »Togotopnews » et »Savoirnews.com » se sont aussi intéressés au sujet. »Ebene-radio.com » elle, parle de « crise ». Crise « avec en toile de fond la fermeture » des deux médias sus-évoqués. Le portail web fait observer que « tous les membres de la HAAC n’ont pas la même définition de la mission que leur a confié la constitution ». C’est ainsi qu’il y a la Haute Autorité, poursuit-il, ceux qui veulent fermer LCF et City Fm et ceux qui s’y opposent. »L’Agence Société Civile Média » renseigne que les deux stations ont décidé de faire appel, après avoir reçu hier après-midi une correspondance de la Haute Autorité. En attendant, elles ont décidé de suspendre leurs programmes. « Mais jusque quand ? » se questionne le média en ligne qui se demande si LCF et City Fm ne vont pas « subir le même sort que X-Solaire et Légende Fm ». Les épithètes ne manquent pas non plus. D’aucuns parlent de diktat, d’autres de règlement de compte. Pour le Professeur Cyr Adomayakpor, intervenant ce matin sur Taxi Fm, la fermeture de LCF et de City Fm est un « assassinat social ». Le retrait des fréquences aux deux organes acté, les réactions se succèdent. « Les professionnels de la presse dénoncent une mesure inique », signale »Afreepress ». Dans un communiqué conjoint, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) « condamnent » cette décision de la HAAC qui, selon eux, « réduit l’espace de liberté et porte atteinte à la pluralité ainsi qu’à la diversité du paysage médiatique togolais ». Les trois organisations « dénoncent une mesure qui ne prend pas en compte non plus, la situation de plusieurs dizaines de confrères qui se retrouvent ainsi au chômage ». En outre, l’OTM, le CONAPP et l’UJIT « interpellent la HAAC pour que cette décision soit rapportée sans délai, afin que de vraies négociations s’ouvrent avec la LCF et City Fm en vue de la régularisation de leur situation ». Pour sa part, Amnesty International,
Revue de presse N° 809 du 06 février 2017
A la une des journaux parus ce lundi : le 12è anniversaire de la disparition de Gnassingbé Eyadema et la menace de retrait des fréquences aux médias audiovisuels non en règle avec la HAAC. »L’affaire » LCF-City Fm continue de faire couler beaucoup d’encre sur la toile et dans les journaux. »Togoactualité.com » reprend un article de »L’Alternative » dans sa parution de vendredi dernier pour faire observer de « l’arbitraire dans la régulation des médias » au Togo avec la Haute Autorité qui est « décidée à fermer » les deux organes. Cette fermeture éventuelle de LCF et City Fm a fait réagir une association de presse et une organisation de défense des droits de l’Homme. »Togoactu24.com » se fait l’écho du communiqué du Patronat de la Presse Togolaise (PPT). Dans ledit communiqué, le PPT dénonce un « acharnement malsain » de la HAAC contre les deux chaînes et appelle l’institution de régulation des médias à la « retenue ». « Aucune organisation professionnelle ne doit s’ériger en donneur de leçons dans la mesure où la création de LCF a été possible grâce aux passe-droits dont l’ancien Directeur de Cabinet du président de la République a usés pour parvenir à ses fins », commente »Le Combat du Peuple ». Pour l’hebdomadaire qui est convaincu de « la politisation de ce dossier à des fins politiciennes », il faut éviter de « jouer à la victimisation pour espérer conquérir l’opinion et avoir raison ». Pour sa part, la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE) demande au président de la Haute Autorité de « reconsidérer sa position en mettant fin aux violences psychologiques qu’elle fait subir aux responsables du groupe Sud Média ». Par ailleurs, la LTDE invite le président de la République à « s’impliquer davantage afin de préserver l’harmonie et la confiance entre le peuple et les institutions de l’Etat ». La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) s’est également prononcée. Elle « invite la presse à se serrer les coudes face aux menaces de fermeture des médias », écrit »Le Correcteur ». Le même communiqué est publié dans les colonnes de »Liberté » qui mentionne que la diaspora aussi « met en garde la HAAC » à propos de son projet de fermeture des deux stations. Dans son communiqué, la CDPA dit ne pas « comprendre cet excès de zèle de la HAAC » et prévient que la fermeture de LCF et City Fm serait « une atteinte grave à la liberté d’expression ». En outre, le parti dirigé par Brigitte Adjamagbo demande à la Haute Autorité d’ « éviter d’être la fossoyeuse d’emploi au Togo », étant attendu que si elle est actée, la fermeture des deux organes mettra en chômage plusieurs dizaines d’employés. »Togomatin » observe que la situation de la presse togolaise va en s’aggravant. Le bihebdomadaire explique les médias « faisaient déjà face à la rareté de la publicité et parfois au fléchissement des recettes publicitaires, à la faiblesse de l’aide de l’Etat, risquent de se voir asphyxier encore et voir leur moral saper ». La conférence de presse organisée jeudi dernier n’a pas été exclusivement consacrée aux médias non en règle vis-à-vis de la HAAC. Entre autres sujet, la publicité. Là-dessus, »Togotopnews.com » indique que l’instance de régulation « passe de la sensibilisation à des mesures répressives », surtout en ce qui concerne la publicité sans autorisation. »Le Correcteur » lui, précise que le sujet relatif à la Carte de presse était également au menu de cette conférence de presse. D’un point de vue beaucoup plus global, »La Montagne » publie le compte-rendu qu’a proposé »Togo-Presse » de cette rencontre avec la presse tenue au siège de la HAAC et rapporte que la Haute Autorité « invite les médias au respect scrupuleux du Code de la Presse et de la Communication ». L’autre sujet phare commenté par les publications du jour reste l’anniversaire du décès de Gnassingbé Eyadema. « Il y a douze ans la catastrophe nationale », se souvient »Forum de la Semaine ». 5 février 2005-5 février 2017, 12 ans que le père de la Nation a été rappelé à Dieu. Pour ce 12è anniversaire, une messe a été dite en sa mémoire à Pya, en présence de Faure Gnassingbé, des présidents d’institutions, des membres du gouvernement, et de la famille relève »Nouvelle Opinion ». »Togo-Presse » précise que l’ancien président du Nigéria, le Général Yacoubou Gowon, était également présent. Il a demandé de « prier » pour Faure Gnassingbé et a souhaité le meilleur pour le peuple togolais. « De Pya à Paris, c’était la même émotion », renseigne »Togomatin » qui informe qu’ « une foule nombreuse composée de Togolais et d’amis du Togo ont aussi assisté à l’hommage » dans la capitale française. De son côté, »Le Correcteur » assure que le Togo est une « République à deux visages ». Pendant que « la mort de Eyadema est commémorée avec faste dans la Kozah, aucune cérémonie n’est observée » pour ce qui est du père de l’indépendance. « A quand la commémoration officielle de l’assassinat de Sylvanus Olympio ? » s’interroge le bihebdomadaire. »La Montagne » elle, présente l’illustre disparu comme la « mémoire du continent » africain. Non content de dresser son portrait, le confrère revisite la gouvernance de ce Général devenu politicien « avec le RPT, parti Etat » ; opère un retour sur la période « du tumulte des années 90 » au décès de l’homme de 13 janvier et fait un point sur son « héritage ». Pour »Liberté », douze ans après son décès, Eyadema n’est pas « vraiment » mort, car « fondamentalement rien n’a changé ». Certes, les « méthodes sont soft mais elles sont autant pernicieuses avec le fils », écrit le quotidien privé qui fait remarquer, entre autres, que l’actuel chef de l’Etat a fait plus de deux mandats et rechigne à opérer les réformes. Et d’ajouter: « tout ce que Faure Gnassingbé a réussi à faire c’est d’avoir goudronné quelques routes ». Dans un tout autre registre, »Liberté » note que l’installation depuis 2009 de
Revue de presse N° 808 du 03 février 2017
Les journaux parus ce vendredi se font l’écho de la conférence de presse organisée hier par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la Communication. Quatre sujets principaux ont été abordés au cours de cette rencontre avec les médias. Entre autres, la publicité et les affiches ainsi que le point sur la situation des journaux. Mais pas seulement. « Code de déontologie et de l’éthique, cahiers de charge, normes administratives, carte de presse, la HAAC exige le respect de tout », écrit »L’Union pour la patrie ». Parlant de la situation administrative des chaînes de radios et télévisions, le cas de LCF et City Fm a été évoqué. Il en ressort que les deux médias, tout comme d’autres, ne sont pas en règle vis-à-vis de la Haute Autorité qui leur a donné un dernier délai de rigueur pour se conformer à ses prescriptions. Délai qui expire dans quelques jours. Là-dessus, »Forum de la Semaine » note que « l’épée de la HAAC plane toujours sur la tête de LCF et de City Fm ». »L’Alternative » qui pense que « le président de la Haute Autorité, Pitang Tchalla n’a pas donné l’opportunité à certains membres de la mandature actuelle qui ont eu connaissance du dossier LCF et City Fm de s’exprimer véritablement », parle d’ « arbitraire dans la régulation des médias au Togo » et souligne que la HAAC est « décidée à fermer » les deux organes. Pour le bihebdomadaire, « le feuilleton HAAC-Groupe Sud Média est rentré dans son dernier chapitre et il est difficile de prévoir un dénouement heureux. Tant la menace est visiblement à son plus haut niveau ». Question : que compte faire le groupe sud média auxquels appartiennent les deux organes ? Le journal explique qu’il a interrogé M. Abaki qui a déclaré ne pas « disposer de force pour contraindre la HAAC » mais qui serait en train d’ « envisager un recours en justice ». Ce faisant, ce sont plus de 70 journalistes qui seront sans boulot, précise la publication. Analyse, similaire dans »Liberté » qui assure que l’instance de régulation « acte la fermeture » des deux médias, malgré les explications du directeur général de LCF et City Fm, Luc Abaki qui soutient mordicus qu’il dispose de documents qui attestent que LCF a une existence légale. Pour appuyer ses écrits, le quotidien privé rapporte un extrait des propos du président de la HAAC, Pitang Tchalla : « la HAAC ne dispose d’aucun dossier LCF. Et face à cette situation, la loi est claire. Les textes sont là. Ou on les applique ou on ne les applique pas. Et nous sommes déterminés à commencer à les appliquer ». Dans tous les cas, les médias qui ne sont pas en règle avec l’institution de régulation ont jusqu’au 5 février prochain pour se conformer aux textes en vigueur mentionne »Forum de la Semaine ». Mais selon »L’Alternative », « une inquiétude demeure, car rien ne laisse envisager que les dossiers ne »disparaîtront » plus à la HAAC comme les précédents ». « Et c’est à ce niveau que la bonne foi de cette institution est engagée », insiste le tabloïd. Les commentaires autour de la situation de LCF et City Fm ont été prolongés sur la toile. L’agence de presse »Savoirs News » ne s’embarrasse pas de commentaires. Elle se contente de proposer un compte-rendu de la conférence de presse. »Togo-online.co.uk » pour sa part, croit savoir que c’est au « pantin de Pitang Tchalla que Faure Gnassingbé a confié le plan macabre » de la fermeture des deux organes. Plus loin, le site web accuse le président de la HAAC d’avoir « détourné l’argent du contribuable au profit de la TV2 ». De son côté, »Togotopnews » s’intéresse à un pan de cette rencontre et relève que l’on s’achemine « vers la présentation obligatoire de la carte de presse sur les lieux de manifestation ». Quant à »Afreepress », il signale que « la HAAC est aux trousses de cinq médias ». Certains confrères ont abordé l’affaire des 400 mille francs qui s’est invitée à cette conférence de presse. « J’ai dit à ceux qui ont voulu m’interroger que j’ai assumé ce rôle en toute conscience », écrit »Liberté » pour rapporter la réponse du président de la HAAC sur le sujet. Même extrait dans »Forum de la Semaine » En sport, les confrères informent que la finale de la CAN de football opposera dimanche prochain les Pharaons d’Egypte, tombeurs aux tirs au but des Etalons du Burkina Faso aux Lions Indomptables du Cameroun qui ont défait les Black Stars du Ghana hier par 2 buts à 0. La veille, la petite finale mettra donc aux prises les deux recalés de la demi-finale. Dans un registre différent, les publications du jour évoquent le décès d’Etienne Tshisekedi. »L’Eveil de la Nation » renseigne que le gouvernement compte organiser des funérailles officielles de cet illustre opposant congolais. »La Lanterne » observe que cet homme politique a passé l’arme à gauche sans avoir pu conquérir le pouvoir en République Démocratique du Congo. « Le même sort est-il réservé aux opposants togolais qui peinent à s’unir ? » s’interroge le journal. Le Service de Presse/HAAC
Professionnalisation de la presse togolaise : la HAAC veut passer aux actes
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le jeudi 02 février 2017, une conférence de presse, à son siège à Lomé. Quatre sujets principaux ont meublé cette rencontre avec les médias, à savoir la situation administrative des chaînes de radios et de télévisions, le point de la situation des journaux, la carte de presse et la publicité. La conférence de presse a débuté par une allocution du Président de la Haute Autorité, M. Pitang TCHALLA qui a d’abord, rappelé l’engagement de la présente mandature à privilégier le dialogue, l’écoute, la tolérance, bref la pédagogie et la persuasion afin de permettre à chacun de « prendre ses responsabilités ». Le président de l’instance de régulation des médias a, ensuite, déploré les violations des principes de base par des journalistes, car en l’espace de six (06) mois, « pas moins d’une cinquantaine d’interpellations ont été enregistrées(…) ». Il a également expliqué qu’un certain « désordre » s’est installé dans le respect des cahiers des charges des radios et télévisions, dans le respect de la périodicité des titres de la presse écrite, dans l’utilisation de la carte de presse et dans le respect des dispositions relatives à la publicité dans les médias écrits et audiovisuels. Toute chose qui nécessite un réajustement de cap afin de « restaurer l’ordre et la discipline » dans le secteur de la communication. « Nous devons nous engager à passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire à passer aux actes afin de préserver notre secteur des dérives suicidaires, imposer la déontologie et les règles de notre métier, dans l’intérêt du vivre ensemble national » a-t-il déclaré. Cette rencontre avec les professionnels des médias, était « une cérémonie cathartique » au cours de laquelle la HAAC et la presse ont échangé, à l’effet de « repartir de bon pied vers des sommets plus nobles de la presse togolaise ». La situation administrative des radios et télévisions a été dressée par l’honorable membre de la HAAC, Mathias AYENA, président du comité Radio. Celui-ci a relevé l’importance d’une autorisation d’exploitation d’une chaîne de radio et de télévision avant de faire un bref historique du processus de renouvellement des autorisations. Il a précisé qu’à ce jour, certaines radios et télévision ne sont pas en règle, malgré plusieurs rappels de la Haute Autorité. Le cas de la télévision « La Chaine du Futur » (LCF) et de la radio City FM a été évoqué. Selon M. AYENA, ces deux médias n’ont obtenu aucune autorisation préalable depuis 2007 avant de commencer à émettre, en violation de l’article 43 de la Loi Organique relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. Elles ont, tout comme les autres médias retardataires, jusqu’au 05 février 2017 pour régulariser leur situation. Les journaux ont aussi fait l’objet de discussions au cours de la conférence de presse. Selon le président du comité Presse écrite, M. Zeus AZIADOUVO, même si plus de quatre cent (400) titres sont enregistrés à la HAAC, seuls cent soixante-trois (163) ont paru, plus ou moins régulièrement, au cours de ces cinq dernières années. Il a souligné qu’il y a des journaux qui ont obtenu des autorisations mais n’ont jamais paru et qu’actuellement, près de vingt (20) demandes sont en instance à la Haute Autorité. En outre, il a insisté sur le dépôt légal et déploré le fait que des journaux ne se plient pas à cette obligation, violant ainsi la loi en vigueur. Aussi, at-il évoqué les dispositions qui sont en train d’être prises au sein de l’institution pour faciliter l’archivage des publications. L’Honorable Badjibassa BABAKA, président du comité Multimédias et Délivrance de la Carte de Presse a, quant à lui, d’abord rappelé les dispositions relatives à la délivrance de ce document professionnel. Il l’ a, ensuite, défini, rappelé son importance, présenté les différents types de carte de presse et précisé les conditions à remplir pour en obtenir. Il a enfin, convié tous les professionnels des médias à s’octroyer ce précieux sésame. Pour sa part, l’Honorable membre Komlan AGBEKA a fait un topo de la situation dans le secteur de la Publicité et des Affiches. Au constat, la plupart des publicités et affiches ne respectent pas la réglementation et se passent bien souvent du visa de la Haute Autorité. Il a, par ailleurs, évoqué les initiatives en cours pour remédier à cet état de fait. Un débat franc, sincère et vif a clos la conférence de presse à laquelle ont pris part le collège des membres de la HAAC, les responsables des organisations professionnelles de presse et un parterre de journalistes. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse du 02 février 2017
Les journaux parus ce jeudi reviennent sur le 28è sommet de l’Union Africaine. Ils évoquent également la hausse des prix des produits pétroliers et les échanges aigres-doux supposés ou réels entre le HCRRUN et le chef de file de l’opposition nés d’une affaire de calendriers. Mais d’abord les appréhensions de fermeture de LCF et City Fm. Et c’est »Le Rendez-vous » qui en parle. L’hebdomadaire croit savoir que les deux chaînes de télévision et de radio sont « toujours dans l’œil du cyclone », menacées de fermeture par la HAAC. Le tabloïd de se demander si la conférence de presse organisée ce jour par la Haute Autorité n’est pas pour « préparer l’opinion à la fermeture de ces médias ». Ce qui étonne le confrère, c’est la « disparition » du dossier de LCF des archives de l’instance de régulation des médias. Pour le confrère, ce n’est certes pas « la faute à monsieur Pitang Tchalla », si le dossier de Sud Média auquel appartiennent ces deux chaines, a disparu. Cependant, le journal soutient, publication des documents à l’appui, que la traçabilité de l’existence de ce dossier ne souffre d’aucune insuffisance. Au cas où ces traces se révélaient insuffisantes, »Le rendez-Vous » pense que le président d’alors de la Haute Autorité, monsieur Philippe Evegno constitue en lui-même une archive qu’on peut interroger, de même que les responsables de l’ART&P et de toutes les structures et responsables qui ont connu du dossier. 28è sommet de l’Union Africaine Il s’est achevé mardi dernier et »Echos du Pays » proposent à ses lecteurs « ce qu’il faut retenir de cette session aux multiples enjeux ». Cette conférence a été marquée par le positionnement du Tchad et du Maroc « au-devant de la scène », relèvent »Waraa les Vainqueurs ». Justement, note »Chronique de la Semaine », c’est le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui a été élu président de la Commission de l’Union en remplacement de la sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma, pendant que le royaume chérifien opérait son retour au sein de l’organisation africaine. Plusieurs chefs d’Etat dont Faure Gnassingbé ont pris part aux travaux de ce sommet, rappelle »Le Changement ». La « »jeunesse » était au cœur des travaux », complète »Flambeau des Démocrates ». »Liberté » s’attarde sur l’élection de monsieur Moussa Faki mahamat à la tête de la Commission de l’UA et estime qu’il s’agit là d’une « défaite au goût amer » de la diplomatie sénégalaise qui a mené une offensive pour convaincre les dirigeants africains de porter leur choix sur le professeur Abdoulaye Bathily. Déçu, le Sénégal « pointe une trahison de la CEDEAO », rapporte »Togomatin ». Le son de cloche est tout autre dans les colonnes de »Le Perroquet » qui parle d’une « gifle » administrée à Faure Gnassingbé par Idriss Deby. Ceci, parce que le candidat du Tchad a réussi à tirer les marrons du feu alors que la ministre kényane des Affaires Etrangères à laquelle le Togo a promis sa voix n’a pu être élue. »Le Correcteur » lui, aborde le choix d’Alpha Kondé pour occuper la présidence tournante de l’Union Africaine et constate que « la diplomatie de bric et broc de Faure Gnassingbé a encore été épinglée ». Il fait observer que malgré les efforts déployés pour « soigner l’image de son régime à l’extérieur personne ne regarde Faure Gnassingbé » pour lui confier la présidence de l’UA ou de la CEDEAO. Toujours à propos de Faure Gnassingbé, »Le Perroquet » suggère qu’il en prenne de la graine sur la survenue de l’alternance en Gambie pour « se préparer psychologiquement à renoncer à un quatrième mandat ». Cela n’en prend pas le chemin, souligne »Le Correcteur » qui signale que c’est justement la quête du quatrième mandat qui aurait motivé la visite la semaine dernière du chef de l’Etat togolais aux militaires du camp de Témédja. Il serait allé « tâter le pouls de l’armée qui demeure le soutien inconditionnel de son pouvoir », relève le bihebdomadaire. Et à l’aune des déclarations du président de la République à Témédja, »Le Perroquet » pense que c’est une manière de « perpétuer la gouvernance des bottes ». Hausse des prix des produits pétroliers Elle est intervenue la semaine dernière et la vague de protestation soulevée a amené la ministre du Commerce à faire une sortie médiatique. Seulement, Mme Bernadette Legzim Balouki « s’est expliqué sans convaincre », écrit »Le Changement ». Pendant ce temps, l’Association Togolaise des Consommateurs « dénonce une hausse »démesurée » », mentionne »Chronique de la Semaine ». Malheureusement, « l’action des associations des consommateurs phagocytées par le pouvoir s’est résumée aux communiqués », déplore »Le Changement ». Echanges aigres-doux entre le HCRRUN et l’ANC ? Ainsi que l’indique »Togo-matin », tout est parti d’une histoire de carte de vœux accompagnée de calendrier que le HCRRUN a envoyée au chef de file de l’opposition. Les calendriers ont été renvoyés au destinateur avec une correspondance pas tendre signée du vice-président de l’ANC. Le HCRRUN n’a pas tardé à réagir en expliquant que le colis était destiné au chef de file de l’opposition et non à l’ANC. « Awa Nana et Jean-Pierre Fabre sont-ils obligés de se donner en spectacle de »querelle des femmes de ménages » ? » se questionne »Le Bâtisseur ». « Le Togo a besoin de mieux comme débat », renchérissent »Echos du Pays ». De son côté, »Liberté » donne à savoir que la présidente du HCRRUN est souvent « inspirée » contre le leader de l’opposition mais « aphone » lorsqu’il s’agit de Faure Gnassingbé. Dans un tout autre registre, »Carrefour » remarque que la présidence de la République « se taille la part du lion » dans le budget de l’Etat, exercice 2017. Quant à »Flambeau des Démocrates », lorsqu’il met bout à bout, entre autres, « la mauvaise gestion des chantiers d’infrastructures routières, l’usage abusif des véhicules de l’Etat et l’arrogance », il taxe sans ambages de « voyou de la République » le ministre des transports et des Infrastructure Ninsao Gnofam. »Le Perroquet » lui, démontre « comment après Sam Bikassam, Romain Tagba et Cina Lawson
Revue de presse N° 806 du 1er février 2017
Dans leur livraison du jour, les confrères s’intéressent au 28è sommet de l’Union Africaine. Le clap de fin de la 28è session ordinaire de l’Union Africaine a été donné hier à Addis-Abeba en Ethiopie. Cette réunion a été marquée par l’élection du Tchadien Mahamat Moussa Faki à la tête de la Commission de cette Union en remplacement de Nkosazana Dlamini Zuma. Le nouveau président de la Commission n’a pas eu le temps de gamberger. A peine est-il élu qu’il a décliné les points saillants de son mandat. Celui-ci accorde une place de choix aux « questions d’énergie, de la lutte contre la pauvreté, le chômage, l’immigration et le terrorisme », renseigne »Le Libéral ». L’autre temps fort de ce sommet reste le retour du Maroc, après de longues années passées hors de l’organisation africaine. Ce come-back ainsi que les autres sujets à l’ordre du jour ont fait l’objet de consensus, relève »Le Messager ». « A Addis-Abeba, la division que certains ont clamé, n’était pas vraiment au rendez-vous », écrit-il. Mais pas tant que ça. A en croire »Tingo Tingo », l’unanimisme n’a pas été dégagé lorsqu’il s’est agi d’aborder la réintégration du Maroc. L’hebdomadaire donne à savoir qu’au départ, certains pays comme le Mozambique, la Namibie, l’Angola ou encore le Lesotho n’ont pas montré un empressement à accueillir de nouveau le Maroc à l’UA. Mais ils ont été rapidement mis en minorité par les autres états qui défendent l’admission du royaume chérifien, avec en tête l’Ethiopie, la Côte-d’Ivoire, le Sénégal, l’Egypte et le Tchad. In fine, la réintégration du Maroc a été « soutenue par 42 Etats membres de l’Union dont le Togo », mentionne »Le Dialogue ». Ce retour approuvé, Mohamed VI n’a pu contenir sa joie. « Il est beau le jour où l’on rentre chez soi ! » a-t-il lancé à la tribune dans des propos rapportés par »Vision d’Afrique ». Dans son discours, le roi du Maroc qui a fait savoir à ses pairs qu’ils l’ont manqué, a déroulé la vision de son pays. Vision panafricaine « largement partagée », ajoute la publication. »Le Triangle des Enjeux » relève les absents à cette rencontre. Entre autres, les présidents camerounais Paul Biya, ivoirien Alassane Ouatara, congolais Joseph Kabila, malien Ibrahim Boubacar Keita et béninois Patrice Talon. Faure Gnassingbé, par contre était présent. « Toujours présent », précise le journal qui se demande si le président togolais n’est pas finalement un « pigeon voyageur ». »Liberté » revient sur l’élection à la présidence de l’Union Africaine et de la CEDEAO et observe que le président de la République togolaise est « maintenu à distance, malgré son »brouhaha » diplomatique ». Selon le quotidien, « plusieurs chefs d’Etat venus au pouvoir après lui se sont vu aisément désigner à la tête de ces instances ». « A quand le tour de notre Faure Gnassingbé ? » s’interroge le confrère. Qu’à cela tienne, »Le Messager » et »Togo-Presse » précisent qu’en marge des travaux du sommet, Faure Gnassingbé a conféré avec plusieurs personnalités. Notamment, le Commissaire de l’Union Européenne à la Coopération et au Développement, ainsi que les représentants du Luxembourg, de la Chine et du Venezuela. Avant de s’envoler pour Addis-Abeba, le chef de l’Etat togolais était dans la partie septentrionale du pays. Il en a profité pour aller constater de visu l’évolution des travaux de construction de la route Kara-Sarakawa-Kanté, rappellent »Actu Express », »Le Patriote », » Le Dialogue », »La Dépêche », »Dounia le Monde », »Vision d’Afrique » et »Le Messager ». La crise dans le secteur de l’éducation est également abordée dans les journaux parus ce mercredi. »Dounia le Monde » constate que les enseignants dont les mouvements syndicaux sont membres de la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo sont en grève de quatre jours et ceux depuis hier, insatisfaits de leurs conditions de vie et de travail. Pourtant, leurs revendications sont en train d’être examinées par le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement, note l’hebdomadaire. Seulement, cette initiative ne fait ni chaud ni froid à »Tingo Tingo » qui met en relief le « dilatoire » des autorités togolaises. « Cette fois-ci le gouvernement a trouvé un adversaire de taille », souligne-t-il. Mais du côté du gouvernement, on explique que des mesures sont prises depuis plusieurs années pour répondre aux besoins des enseignants. Si l’on en croit par exemple le ministre de la Fonction Publique, dont l’interview est reprise dans »Le Messager » et »Vision d’Afrique », la quasi-totalité des enseignants auxiliaires ont bénéficié des actes de nomination. »Liberté » évoque un tout autre sujet, précisément le retour triomphal du 2 février après l’attentat de Sarakawa. A quelques heures du 43è anniversaire de cette date, le journal assure qu’au fil du temps, les Togolais se sont rendus compte qu’ils ont pendant longtemps été « abreuvés d’une histoire tronquée dont le but est de faire passer feu Gnassingbé Eyadema, une personne ordinaire pour un être envoyé grâce à la divine providence ». « Année après année, le mythe du miraculé de Sarakawa ne tient plus que par les célébrations officielles et les témoignages fabriqués de toutes pièces », insiste la publication. Par ailleurs, le tabloïd souligne que le Togo est seul pays de l’espace CEDEAO « à ne pas connaitre l’alternance démocratique, le seul à ne pas avoir une limitation du mandat présidentiel, le seul à ne pas avoir une élection à deux tours (…). Vive la monarchie », écrit-il. »Actu Express » note que Faure Gnassingbé « fait la sourde oreille » par rapport à la demande d’audience de Jean-Pierre Fabre qui a un nouvel allié, en la personne de Nicolas Lawson. De Fabre, »Le Libéral en parle également et informe que des calendriers offerts au chef de fil de l’opposition par le HCRRUN ont été remballés à leur destinateur. Une réaction jugée « excessive » et inopportune et qui laisse croire que le président de l’ANC cherchait une occasion pour « en découdre avec » l’institution dirigée par Awa Nana, indique l’hebdomadaire. En outre, »La dépêche » s’attarde sur l’ethnie en politique et estime que les « torts sont partagés
Revue de presse N° 805 du 31 janvier 2017
Les récentes descentes sur le terrain du président de la République sont commentées dans les journaux parus ce mardi. »L’Union pour la Patrie » rappelle que le chef de l’Etat a visité le chantier de construction de la route Kara-Sarakawa-Kanté, en marge de la cérémonie commémorative de l’attentat de Sarakawa le 24 janvier dernier. La visite a permis à Faure Gnassingbé de toucher du doigt les difficultés liées à ce projet et de recueillir éventuellement ses instructions, explique le service de communication de l’entreprise adjudicataire. Les Travaux sur cette voie sont confiés au groupe EBOMAF. Son patron, Mahamadou Bonkoungou a exprimé « sa joie et sa satisfaction » à l’issue de cette visite du président de la République, ajoute »Hara Kiri ». Outre ces chantiers dans le nord du pays, le numéro un togolais s’est également rendu sur le terrain dans la préfecture de l’Est-Mono où il a donné le coup d’envoi des travaux de construction d’un marché à Elavagnon et d’un pont à Alinmondji. Faure Gnassingbé en a profité pour faire une halte au camp militaire de Témédja. »L’Indépendant Express » y voit un « signal fort de la fébrilité du système militaire » du président Faure qui veut s’assurer le soutien des Forces Armées Togolaises, étant attendu que « l’ombre » de son frère Kpatcha Gnassingbé « plane » encore sur son pouvoir. Dans son intervention jeudi dernier, le président a déclaré : « je vous connais et je sais que vous ne me décevrez pas ». Suffisant pour susciter chez »Liberté » l’analyse suivante : « Il y a des personnes très chères auxquelles on peut faire cette déclaration. Les pauvres »civils » n’en font pas partie. »Faurevi » ne les connaît même pas ». Et le confrère de conclure que « ceux qui doutaient de son amour pour eux, savent désormais ce qu’il en est ». Du chef de l’Etat togolais, il en est encore question dans les colonnes de »L’Indépendant Express ». L’hebdomadaire donne la parole à Brigitte Adjamagbo du CAP 2015 et de la CDPA qui s’exprime sur la situation politique du pays. « C’est sûr que, nous ne laisserons pas Faure Gnassingbé avoir un 4è mandat » explique-t-elle. En clair, elle ne jure que par l’alternance, au regard des « difficultés sociales et économiques auxquelles sont confrontées les populations ». Mais comment y parvenir ? La question reste posée. En attendant, »Afrik News » pointe les « erreurs » de l’opposition qui ont retardé cette alternance. D’après le mensuel, elles vont de la multiplicité des regroupements politiques à l’inefficacité des actions menées en passant par le boycott des consultations électorales. Adressant également au pouvoir en place sa part de reproche, le confrère plaide finalement pour l’émergence d’ « une nouvelle race d’hommes politiques capables du dépassement de soi, renoncement personnel et animé d’un esprit de sacrifice total dans la recherche de l’unique intérêt commun ». Toujours en politique, le Secrétaire national du Comité d’Action pour le Renouveau, Jean Kissi fait remarquer que Me Dodji Apévon, qui a pourtant quitté le parti pour créer sa propre formation et bien d’autres fondateurs des Forces Démocratiques pour la République, demeurent des militants du CAR, dans la mesure où ils n’ont pas présenté leur démission du parti des déshérités. Là-dessus, »Liberté » rappelle que ce n’est pas la première fois que cela se produit. « C’est dans ce même pays que les gens ont migré en masse le parti des »patapato » du Togo (RPT) vers l’autre parti qui châtie sévèrement les Togolais pour un oui ou un non, »pUNIR sans avoir au préalable démissionné de leur ancien mouvement »kpolitique » », commente-t-elle. Sur la crise qui a secoué cette formation, »Liberté » indique aujourd’hui, à l’aune des déclarations de Me Yaovi Agboyibo que la faute qui a coûté son départ à Me Dodji Apévon est son rapprochement des leaders du CAP 2015. Pour sa part, le président du Front Patriotique pour la Démocratie, Djimon Oré révèle qu’il fait, depuis un temps, l’objet de menaces de la part des personnes non identifiées et qu’il l’a même échappé belle. « S’ils m’avaient retrouvé, on dirait que Djimon Oré a été assassiné dans sa maison par des inconnus », confie-t-il dans »Hara Kiri ». Les confrères évoquent également la revue à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. L’Association Togolaise des Consommateurs dénonce une augmentation « disproportionnée », mentionne »Le Médium ». »Sika’a » ironise et observe que cette hausse a été décrétée pour soutenir la participation des Eperviers à la CAN de football. La ministre du Commerce l’explique par les fluctuations intervenues sur le prix du baril à l’international, précise »Hara Kiri ». Quant à la parution d’hier de »Togomatin », elle révèle que le prix du baril du pétrole brut pourrait connaitre une hausse cette année par rapport à 2016. Ce qui augure d’autres augmentations des prix des produits pétroliers. Tout à fait autre chose, »Liberté » fait une étude comparative des budgets 2009 et 2017. Il en ressort selon le journal que l’enveloppe affectée à la présidence de la République a augmenté en huit ans de 166% contre 159% pour celle allouée à l’Education et seulement 14% pour la santé et la protection sociale. De son côté, »Afrik News » revient sur la situation en Gambie et rappelle que Yahya Jammeh a quitté enfin le pouvoir après avoir obtenu l’assurance d’une « amnistie totale ». De la Gambie, l’envoyé spécial de »L’Alternative » en revient et rapporte qu’« un nouveau jour s’est levé » là-bas, alors qu’a débuté « la traque des »sécurocrates » et tortionnaires ». Comme leçon à tirer de la fin de règne des anciennes autorités de Banjul, le bihebdomadaire assure que les premiers dirigeants arrivent le plus souvent à se mettre à l’abri à l’extérieur du pays en compagnie de leurs familles et quelques proches, laissant derrière eux et sans protection « les zélés, activistes et autres criminels ». La publication ramène le sujet au cas togolais et suggère aux autorités actuelles et à leurs collaborateurs de chercher à mettre en œuvre les réformes et de « se préparer
Revue de presse N° 804 du 30 janvier 2017
L’actualité dans les journaux parus ce lundi est dominée par l’ouverture ce lundi du 28è sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Le chef de l’Etat togolais a eu la semaine dernière un agenda chargé sur le terrain. »Courrier de la République » rappelle que Faure Gnassingbé a procédé au lancement des travaux de construction d’un pont à Alinmondji et d’un marché moderne à Elavagnon, deux localités situées dans la préfecture de l’Est-Mono. Long de 120 mètres, le pont est « d’une importance capitale » en ce que, non seulement il permettra un « conséquent gain de temps », mais aussi et surtout contribuera à « changer le cours de vie des populations », précise l’hebdomadaire. Pour ce qui est du marché, en plus d’être électrifié, il sera construit sur une superficie de 6,3 hectares avec 8 hangars de 60 places chacun, des unités administratives et sanitaires, un forage, ainsi que des allées aménagées, ajoute-t-il. Là-dessus, »Lettre de la Kozah » assure que les deux infrastructures sont « stratégiques pour les populations, car le pont devra faciliter la mobilité des personnes et des biens d’une part, et le marché pour exercer les activités commerciales dans de meilleures conditions, de l’autre». Le nord du pays a également connu la présence du président de la République qui est allé constater l’évolution des travaux de construction des infrastructures routières conduits par le groupe EBOMAF, en l’occurrence ceux qui sont exécutés sur la voie Kara-Sarakawa-Kanté, relèvent »La Symphonie » et »Courrier de la République ». Le numéro un togolais en est reparti avec un goût de « satisfaction », rapporte »Nouvelle Opinion ». Bien avant, Faure Gnassingbé a inauguré une usine de transformation de soja et d’arachides en huile à Sokodé, renseigne »Lettre de la Kozah ». Au regard de tout ce qui précède, »Le Combat du Peuple » souligne que le chef de l’Etat est au contact avec ses compatriotes pour toucher du doigt les réalités du terrain. Commentaire du tabloïd : « qu’on ne vienne pas nous dire demain que Faure néglige le peuple qui l’a élu ». En marge du coup d’envoi des travaux qu’il a donné, le président de la République a rendu visite aux militaires du camp de Témédja. Cette visite, »Liberté » la considère comme « curieuse » et se demande ce qui « fait courir Faure Gnassingbé ». « Est-il réellement allé parler encore de la vielle réforme de fameuse refondation de l’armée ? Avait-il d’autres motivations cachées ? » se questionne le quotidien. A l’en croire, « beaucoup d’observateurs voient derrière cette visite une opération de renouvellement de fidélité, au vu de la situation dans la sous-région ouest-africaine après la chute de Yahya Jammeh en Gambie ». En tout cas, le journal lit à travers cette escale au camp de Témédja une manière d’ « anticiper » la situation gambienne « en se barricadant derrière les Forces Armées afin de conserver le pouvoir éternellement ». Et le président Faure n’en a pas fini avec les déplacements. Il est attendu ce lundi au 28è sommet de l’Union Africaine. A en croire »Courrier de la République », c’est un rendez-vous « décisif » qui attend 4 mille participants de haut niveau dont 37 chefs d’Etat et de gouvernement en plus de 49 ministres des Affaires Etrangères. En prélude à ces assises, les ministres des Affaires Etrangères du conseil exécutif de cette Union ont peaufiné le week-end dernier le programme concocté pour cette rencontre. L’ordre du jour sera consacré au retour du Maroc au sein de l’organisation, indique »Nouvelle Opinion ». Mais pas seulement. Les participants plancheront également sur l’élection du nouveau président de la Commission de l’UA, mentionnent »La Symphonie » et »Forum de la Semaine ». »La Symphonie » précise que pour cette élection, le choix du Togo est porté sur la Kényane Amina Mohamed, actuelle ministre des Affaires Etrangères. Sur un tout autre sujet, »La Symphonie » note que le groupe de travail installé il y a quelques semaines par le Premier ministre Komi Sélom Klassou « s’active pour juguler la crise » dans le secteur de l’éducation. Seulement, à peine ledit groupe a-t-il démarré ses travaux que la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo dit ne pas être « satisfaite » du chronogramme du groupe de réflexion. Conséquence, la CSET maintient sa grève du 31 janvier au 3 février, signale »Liberté ». Pour sa part, »Nouvelle Opinion » reprend une interview du ministre de la Fonction publique accordée à »Afreepress ». Gilbert Bawara affirme : « nous avons compris que la question des primes est liée à la question du statut particulier ». Autre morceau choisi dans »Forum de la Semaine » : « A ce jour, c’est pratiquement la totalité des enseignants auxiliaires qui ont bénéficié des actes de nomination ». Par ailleurs, »Liberté » donne à savoir qu’il y a « mauvaise gestion au sommet de l’Etat ». A preuve, écrit-elle, « des anciens premiers ministres et ministres sont recyclés à la présidence de la République » avec des salaires assez élevés. Le confrère révèle également que « le »président annexe » Edem Kodjo a coûté plus de 420 millions de FCFA à l’Etat depuis 2006 ». En outre, »Forum de la Semaine » questionne « les enjeux et problématique » des réformes au Togo. « De nouveaux textes pour les législatives de 2018 et la présidentielle de 2020 pour quel impératif ? » s’interroge le quotidien privé. De son côté, »Nouvelle Opinion » voit une « union impossible au sein de l’opposition togolaise ». Ceci, à l’aune de la multiplication des regroupements politiques et des querelles de leadership adossées à des intérêts partisans. Et puis, à propos de la récente hausse des prix des produits pétroliers, la ministre du Commerce explique dans les colonnes de »Forum de la Semaine » qu’elle est consécutive à l’augmentation des frais d’importation et du prix du baril. Malgré cette hausse, le Togo est le pays dans l’espace UEMOA où les produits pétroliers coûtent moins chers, indique-t-elle. Le Service de Presse/HAAC