Communiqué de la HAAC relatif à l’audition des Directeurs de Publication des journaux L’Alternative et Le Rendez-vous (2)
Revue de presse N° 825 du 02 mars 2017
La hausse des prix des produits pétroliers et les manifestations qui découlent de cette augmentation ainsi que la passation de charges entre Henri Gapéri et son successeur meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi. Hausse des prix des produits pétroliers et son corollaire Pour »Le Changement », cette mesure gouvernementale « ressemble à s’y méprendre à un gangstérisme d’Etat ». C’est une augmentation « de trop », commente »Flambeau des Démocrates » qui constate que finalement, le mandat social de Faure Gnassingbé est… « si dur, si éprouvant ». « Vive le mandat social », ironise »Le Bâtisseur ». Dans tous les cas, les Togolais ont du mal à digérer cette nouvelle augmentation et l’ont exprimé dans la rue. Et lorsque »Echos du Pays » font une analyse de la situation, ils s’interrogent sur « les réelles motivations qui justifieraient cette nouvelle hausse après celle de janvier dernier ». Au demeurant, l’hebdomadaire engage le gouvernement à « se sentir sérieusement interpellé à reconsidérer sa décision afin d’apporter une réponse aux cris de détresse des populations ». Mais le gouvernement semble ne pas être pressé à accéder aux « doléances » des manifestants qui veulent voir les prix des produits pétroliers baisser. Il reste « inflexible, droit dans ses bottes et n’entend être contraint à une révision des prix », relèvent »Waraa les Vainqueurs ». Amnesty International s’est invitée dans le débat. L’ONG a élevé une « vive protestation » suite au décès d’un manifestant. « Il est inadmissible que l’armée soit encore déployée au Togo pour réprimer les manifestations », écrit-elle dans une réaction rapportée dans »La Nouvelle Tribune ». En outre, Amnesty International demande l’ouverture d’ « une enquête indépendante et impartiale pour identifier les auteurs», complète »Liberté ». Cette requête semble avoir été entendue. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile annonce justement l’ouverture d’une enquête, renseigne »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, les manifestations contre la hausse des prix des produits pétroliers sont un « sérieux avertissement pour le gouvernement », souligne »Le Patriote ». « C’est un signe annonciateur de ce qui guette et pourrait arriver à tout moment dans notre pays (…) », insiste le confrère qui invite les dirigeants à « se réveiller de leur sommeil ». Analyse similaire dans »The Guardian ». Jean-Pierre Fabre lui, prend la parole. « Il arrivera un moment où le peuple togolais va se lever pour faire partir le système en place », déclare-t-il dans les colonnes de »Liberté ». En attendant, le CAR « s’en indigne et demande au gouvernement de retirer sa décision » d’augmenter les prix, mentionne »Forum de la Semaine ». L’ANC et le Parti des Togolais « dénoncent » également cette augmentation « injustifiée » des prix des produits pétroliers. Départ d’Henri Gapéri de l’OTR La presse du jour informe que le Rwandais est allé faire ses »au revoir » au président de la République. »Waraa les Vainqueurs » précisent que l’ex-commissaire général a été « chaleureusement » reçu par Faure Gnassingbé. Le changement intervenu à la tête de l’OTR se résume en cette phrase : « déshabiller Gapéri pour habiller Adédzé et cela ne change rien, car la crucifixion des opérateurs économiques qui fuient le Togo demeure le vrai problème », indique »Le Changement ». Si aucune raison n’a été avancée officiellement pour motiver la décision de remplacer Gapéri, »Waraa les Vainqueurs » expliquent que « le gouvernement reprocherait au Rwandais de s’offrir des missions qu’il n’arrivait pas à justifier ». Et ce n’est pas tout. «Il est aussi reproché à l’homme le recrutement des consultants étrangers dont la compétence n’est pas avérée », poursuit le tabloïd. Et de conclure qu’après Henri Gapéri, l’OTR « doit toujours être cette institution de mobilisation des recettes qui se soucie aussi de la prospérité des entreprises ». Dans la veine des défis que va devoir relever le nouveau commissaire par intérim, »Echos du Pays » estiment que Kodjo Adédzé devra « poursuivre les grands chantiers fiscaux entamés par son prédécesseur et continuer à renforcer les performances de la structure qu’il a désormais la lourde responsabilité de gérer ». Pour sa part, »Actu Express » remarque que Kodjo Adédzé hérite d’une « patate chaude ». Si »Flambeau des Démocrates » note également que c’est d’une patate chaude que le nouveau patron de l’OTR a hérité, le confrère pense que ce dernier « doit pouvoir redorer le blason de cette institution qui a fait fuir les opérateurs économiques ». Et pour ce faire, « la manière de conduire les réformes opérées depuis la création de l’Office sera très déterminante dans le nouveau rôle confié à Kodjo Adédzé ». L’un des procès fait à l’Office sous la présidence de Gapéri est de »harceler » les entreprises pour le paiement de l’impôt. Mais « trop d’impôts tue l’impôt », observe »Golfe Info ». Même après son remplacement, »Vision d’Afrique » ne décolère pas. « Qu’a apporté concrètement Gapéri qu’un togolais ne pouvait faire ? » se demande le journal qui assure qu’il est « nécessaire d’éclairer l’opinion sur le coût de son passage au Togo ». De son côté, »Chronique de la Semaine » confirme que l’ex-Commissaire général quitte l’OTR mais pas avec des milliards comme l’a annoncé la rumeur. C’est la « fin d’un monstre », écrit »The Gardian ». Il révèle que Faure Gnassingbé et Paul Kagamé « se seraient entendus sur le sort à réserver à Gapéri ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » informe que Gilchrist Olympio était face à la presse hier. Le président de l’UFC a évoqué sa vision et ses actions pour le développement du Togo. Il a également abordé le retrait des fréquences à LCF et City Fm. M. Olympio pense que « la voie du compromis serait la meilleure », rapportent les médias en ligne. Les tabloïds se sont aussi intéressés aux élections locales et à la grève à répétition dans le secteur éducatif. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 824 du 1er mars 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la passation des charges entre l’ex et le nouveau commissaire général de l’OTR ainsi que l’augmentation des prix des produits pétroliers et son corollaire. En ouverture, nous évoquons l »’affaire » LCF-City Fm. Et c’est »Le Triangle des Enjeux » qui en parle.L’hebdomadaire s’interroge si, en prenant la décision portant retrait des fréquences aux deux chaînes, le président de la HAAC n’a pas voulu « faire d’une pierre deux coups ». C’est-à-dire « rendre service à son maître Faure Gnassingbé et éliminer par la même occasion un concurrent commercial ». La publication assure que « le diktat de la HAAC à l’encontre des deux medias audiovisuels semble indiquer que la récente nomination de Pitang Tchalla correspond à une mission de service commandé ». Et d’insister : « La présence de Pitang Tchalla à la tête de cette institution qu’il semble en train de transformer en obscure »officine » du pouvoir n’augure rien de bon en matière de transparence, d’éthique et de déontologie, sinon pour porter des coups à la liberté de la presse ». Non content de rappeler que plusieurs professionnels des medias ont connu des »mésaventures » dans l’exercice de leur métier, »Le Triangle des Enjeux » appelle à « s’opposer avec force et détermination à la nouvelle forfaiture du pouvoir et à prendre toutes formes d’initiatives appropriées pour la réouverture, sans préalables ni conditions, de tous les medias togolais au-delà même du cas de la Chaîne du Futur (LCF) et Radio City Fm ». Toujours en rapport avec la HAAC, »Togo-Presse » et »Afreepress.info » se font l’écho d’un communiqué de l’instance de régulation relatif à l’audition de trois journalistes suite à des plaintes d’attaques entre professionnels des médias. La Haute Autorité a, à cet effet demandé aux intéressés de cesser d’utiliser les médias et les réseaux sociaux pour « proférer des menaces les uns contre les autres ». Par ailleurs, la HAAC les a appelés au respect de la règle de la confraternité. Revue à la hausse des prix des produits pétroliers Depuis hier le gouvernement fait appliquer de nouveaux prix sur les produits pétroliers mais cette mesure passe mal auprès des Togolais. Conséquence, les populations « en colère » ont « bloqué » les routes et brûlé un bus Sotral à Lomé avec malheureusement à la clé un mort, relève »Dounia le Monde ». Pour »La Dépêche », cette décision de revoir à la hausse les prix est « une erreur, une injustice de trop, d’autant plus que la quasi-totalité des foyers vivent en dessous du seuil de pauvreté ». « On ne peut pas au moment où les gens ont des difficultés à joindre les deux bouts et tirent le diable par la queue, se permettre ces genres de »blagues » », renchérit »Le Magnan Libéré » qui peste : « ce n’est pas parce qu’il y a des gens qui ne savent pas comment on achète du carburant parce que habitués aux bons d’essence, qu’on doit se croire tout permis. Deux augmentations en un seul mois, non c’en est trop ! » Si »Le Messager » comprend le mécontentement des manifestants, il estime qu’ « il est inconcevable qu’ils s’en prennent à des biens publics et privés ou qu’ils empêchent d’autres citoyens de circuler librement ». »Vérité des Peuples » a jeté un regard sur les prix pratiqués ailleurs et se rend compte que « même dans certains pays producteurs de pétrole comme le Cameroun et la Côte d’Ivoire les prix sont encore à la hausse qu’au Togo ». « Les autorités n’ont fait qu’appliquer la vérité des prix au regard des fluctuations sur le plan international », écrit l’hebdomadaire qui suggère au gouvernement de communiquer davantage sur les mobiles de cette nouvelle augmentation. C’est à cet exercice que le gouvernement s’est collé hier au travers de son communiqué lu au cours du journal télévisé du soir. Il explique cette nouvelle augmentation par « la hausse du prix du baril et la hausse du coût du dollar », rapporte »Le Libéral ». Les dirigeants du pays, tout en déplorant la perte en vie humain, les blessés et les dégâts matériels, condamnent les manifestations et appellent au calme. Cet appel sera-t-il attendu ? se questionne le confrère. « Une résistance serait lancée à compter d’aujourd’hui 1er mars pour obliger le gouvernement à revenir sur sa décision », renseigne »Le Triangle des Enjeux ». « Lomé est sous haute tension » informe de son côté, »Fraternité ». Quoi qu’il en soit, il faut jouer à l’apaisement, recommande »Le Dialogue » qui appelle, en outre, le gouvernement à « rassurer la population pour que le pire ne vienne exacerber la situation déjà très tendue ». »Economie & Développement » s’intéresse également au sujet et se demande « comment les ménages vont s’en sortir » quand les prix augmentent et quand le budget familial est « affecté ». Lorsque »Libération » ajoute les protestations nées de l’augmentation des prix des produits pétroliers à la « crise » dans le secteur de l’éducation, elle conclut que le gouvernement togolais est « acculé de toutes parts ». Pour sa part, »Liberté » constate que « le chemin de croix continue pour les consommateurs togolais » et questionne « la socialité » du mandat de Faure Gnassingbé. Le mécontentement des enseignants, l »’affaire » LCF-City Fm et comme si cela ne suffisait pas, l’augmentation des prix des produits pétroliers, note le quotidien privé. « Pourtant Faure Gnassingbé a promis des jours meilleurs aux Togolais à travers son 3è mandat placé sous le sceau du social. Une politique sociale curieusement dénuée du souci de bien-être des populations. Aujourd’hui, la misère est telle que peu de Togolais trouvent les moyens de s’offrir un repas quotidien », commente le tabloïd. Passation de charges à la tête de l’OTR Elle est intervenue hier entre Henri Gapéri et son successeur Kodjo Adédzé. « Flambeau désormais à la main, le nouveau patron de l’Office Togolais des Recettes promet de suivre les traces de son devancier », mentionne »Le Dialogue ». « Desserrer l’étau fiscal et rassurer
Revue de presse N° 823 du 28 février 2017
Les journaux parus ce mardi commentent le départ d’Henri Gaperi de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Ils évoquent également la hausse des prix des produits pétroliers. Mais d’abord »l’affaire » LCF-City Fm. Une marche a été organisée samedi dernier pour demander la réouverture des deux chaînes. Seulement, les manifestants ont été « réprimés par les forces de l’ordre », rappelle »L’Alternative ». »Sika’a » s’intéresse également au sujet et explique que dans ce dossier, la HAAC n’a fait que « profiter des failles » de LCF et City Fm qui ont commencé par émettre sans qu’ils n’aient besoin de respecter toute la procédure nécessaire, du fait que Pascal Bodjona et Faure Gnassingbé étaient à l’époque « de bons amis ». Mais le magazine satirique se demande si la Haute Autorité s’est « juste contentée de faire son travail de régulation ». Pour »Sika’a », étant donné que c’est la HAAC et l’ART&P qui ont « créé, nourri et fait grandir un »monstre » sans papiers d’identité, il aurait été mieux pour la HAAC, au lieu de frapper dur, de penser à une sorte de justice transitionnelle où on pardonne au lieu de punir. Sinon, si on veut suivre la loi et l’appliquer dans sa rigueur, beaucoup seraient condamnés ». Départ d’Henri Gapéri Lorsque les Togolais ont appris la fin de parcours « prématurée » de cet « aventurier » à la tête de l’OTR, ils ont « sablé le champagne », relève »La Lanterne ». L’hebdomadaire croit savoir qu’il est reproché au Rwandais « des prises de décisions sans concertations avec les autorités togolaises ». Et ce n’est pas tout. Henri Gapéri, ajoute le confrère, faisait bénéficier « certaines largesses à ses compatriotes » au sein de l’office, bien que ces derniers ne disposent pas de compétences requises. Gapéri déchargé de ses fonctions, Faure Gnassingbé doit également « écarter » de son entourage « celui qui a proposé ce sodomiseur de l’économie nationale », insiste la publication qui renseigne, par ailleurs, que l’ex-Commissaire général va être entendu dans les prochains jours sur sa gestion. »L’Indépendant Express » lui, rappelle qu’il avait, à travers plusieurs publications dédiées à l’OTR et à son patron d’alors, « prédit la catastrophe ». « Maintenant que le vin est tiré, il faut le boire jusqu’à la lie », écrit le journal. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, il faut tout refaire, après le constat d’échec du chef de l’Etat, après la catastrophe. Pour le nouveau commissaire, c’est la réforme des réformes ». L’OTR/Henri Gapéri, c’est une « escroquerie d’Etat », souligne »L’Alternative » qui assure que le Rwandais a encaissé en trois ans un salaire de plus d’un milliard. Le bihebdomadaire pense que la décision de mettre fin aux responsabilités de M. Gapéri est un « arrangement entre petits copains qui ont saigné l’économie du pays pendant trois ans et le gouvernement doit des explications aux contribuables togolais ». En tout cas, la décision de remplacer Gapéri est applaudie par »Liberté » qui fait un « big up » à Faure Gnassingbé. « On est même tenté de lui faire bisou là-bas, mais on s’en retient. Nous n’avons plus de cousine libre, sinon on allait lui donner cadeau », écrit-elle. Dans un registre différent, les confrères évoquent les élections locales. Même si l’annonce de Robert Dussey a créé le débat sur la période de la tenue de cette consultation, d’aucuns estiment qu’il est nécessaire que l’opposition togolaise commence à se préparer pour ce scrutin. « Malheureusement, elle a préféré encore s’illustrer dans des diversions pour amuser la galerie », laissant de côté l’essentiel, se désole »La Lanterne ». Toujours sur la question relative aux élections locales, »Liberté » donne à savoir que « pendant que le pouvoir promet le scrutin en 2018 ou 2017, il tente en sourdine de débaucher des opposants pour renouveler les délégations spéciales ». Le quotidien privé qui cite l’exemple des militants de l’ANC en vient à la conclusion suivante : « cette manœuvre est suffisamment révélatrice du réel état d’esprit du régime en place par rapport à la problématique des élections locales. Il ne veut pas tout simplement les organiser, ou du moins veut les retarder le plus longtemps possible ». Il ajoute qu’avec ce nouveau développement, « ce sont les partenaires en développement qui doivent se sentir floués, notamment les autorités allemandes visiblement couillonnées ». La même information de débauchage de militants de l’opposition est à lire dans les colonnes de »L’Alternative ». Parlant de l’opposition, elle souffre d’une « maladie incurable » nommée « division » alors même qu’elle se dit « »messie » pour les Togolais », observe »La Lanterne ». Tant et si bien que lorsqu’il y a annonce de rapprochement entre des formations politiques à l’effet de nouer une alliance, cela laisse dubitatif. A propos d’une probable jonction entre le CAP 2015 et le groupe des six partis politiques récemment créé, »Forum de la Semaine » se demande si c’est « un vrai tournant décisif pour l’opposition » ou tout simplement « une nouvelle illusion politicienne ». Les mouvements de grève des enseignants s’invitent une nouvelle fois dans l’actualité. Les élèves sont à nouveau descendus dans la rue à Dapaong pour réclamer les cours, mentionnent les publications du jour. Mais, les grévistes n’ont pas le droit d’intimider ceux de leurs collègues qui choisissent d’aller dispenser les cours, expliquent les autorités. « Des instructions sont données… un enseignant qui est en grève n’a pas le droit de se rendre dans l’établissement scolaire. Il ne doit pas se trouver devant les élèves pour dire qu’il ne va pas faire cours », avertit Gilbert Bawara dont les propos sont rapportés dans »Forum de la Semaine ». Et après la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) et la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN), les professeurs de Sports annoncent une grève de 72 heures, indique »Liberté ». En outre, »La Lanterne » révèle l’imminence d’un remaniement du gouvernement. A l’en croire, « des ministres seront éjectés pour insuffisance de résultats ». Tout à fait autre chose, la presse du jour se fait l’écho
Revue de presse N° 822 du 27 février 2017
Le remplacement de Kanyesiime Henri Gapéri à la tête de l’OTR par Kodjo Adédzé fait la une des journaux parus ce lundi. En guise de mise en bouche à cette revue, nous évoquons le retrait des fréquences à LCF et à City Fm. Pour demander la réouverture de ces deux chaînes, des organisations de la société civile appuyées par des partis politiques ont organisé une marche samedi dernier. Cette « manifestation pacifique a été réprimée par les forces de l’ordre », signale »Liberté » qui rapporte les propos du Directeur général du groupe Sud Media. Selon Luc Abaki, l’on ne peut demander à LCF et City d’initier un nouveau dossier pour obtenir les fréquences. Cependant, il est « disposé à compléter le dossier qui est à la HAAC » si l’instance de régulation des médias « en fait la demande ». La tournure de la marche du 25 février est « l’expression que le gouvernement ou mieux la HAAC n’entend pas reconsidérer sa position sur le retrait de fréquences », analyse »Courrier de la République » qui ajoute : « malgré cette brutalité, les OSC entendent mettre l’œuvre sur le métier ». De son côté, le site web »Togo-online.co.uk » se fait l’écho d’un communiqué de l’ANC qui dénonce et condamne « les tentatives de liquidation des libertés publiques au Togo ». Par ailleurs, le parti de Jean-Pierre Fabre « rappelle à la HAAC sa mission de protection des journalistes et des médias ». Sur le sujet, »Le Combat du Peuple » pense que « la politisation de ce dossier met en péril la finalité poursuivie », c’est-à-dire la reprise des émissions des deux stations. En optant pour les marches, les organisateurs ont « abandonné la proie pour l’ombre », insiste le confrère. Et d’expliquer que la révélation de l’identité des propriétaires de LCF et City Fm sera un pas décisif dans la résolution de cette affaire. Départ d’Henry Gapéri de l’OTR C’est en Conseil des ministres tenu samedi dernier que l’opinion a été informée du changement intervenu à la tête de l’Office Togolais des Recettes. Si le communiqué sanctionnant ce Conseil des ministres et le décret de nomination sont « muets sur les motifs de l’éjection du Canadien d’origine rwandaise, personne n’attendait de si tôt le départ de Henri Gapéri, malgré les bruits précurseurs de ces derniers jours », relève »La Symphonie ». Contrairement au communiqué rendu public à l’issue de ce Conseil, »Forum de la Semaine » révèle que Gapéri est « viré pour népotisme ». »Togomatin » parle de « surprise » ou encore de « coup de tonnerre ». « Enfin la fin du calvaire des Togolais », se réjouit »Le Combat du Peuple » dans la mesure où « le Rwandais est perçu comme un imposteur qui nourrit un sentiment de mépris et de haine envers les Togolais ». Pour »Liberté », « après l’échec et les malversations, un audit s’impose pour situer les responsabilités ». »La Symphonie » renseigne que cette décision est « favorablement accueillie » par les Togolais. Idem pour »Temps Nouveaux ». Dans la même veine, »Courrier de la République » souligne que « le soulagement est manifeste dans tous les milieux », car « il fallait limiter les dégâts en prenant une mesure forte ». Il le fallait tant, les opérateurs économiques ont quitté le Port autonome de Lomé et les entreprises ont mis la clé sous le paillasson pour des raisons liées au paiement des taxes et impôts, quand l’OTR lui-même faisait développer « des formes sophistiquées de corruption », expliquent les confrères. « Après avoir mis l’économie togolaise sens dessous, sens dessus le tout puissant Commissaire général quitte le Togo la queue entre les pattes, mais non sans s’être constitué un bon trésor de guerre », signale »Courrier de la République ». »La Voix du Peuple » renchérit et donne à savoir que M. Gapéri « a pris soin de partir avec une enveloppe colossale, sans compter les 23 milliards de malversation suspectés ». « Annoncé comme un génie, Gapéri s’est révélé finalement un piètre manager, un danger pour l’économie nationale », commente »La Symphonie ». Henri Gapéri parti, c’est le Togo qui « prend en main » la gestion de l’OTR avec la nomination de Kodjo Adédzé, précédemment Commissaire des douanes et des droits indirects, note »Nouvelle Opinion » qui publie dans son intégralité le communiqué sanctionnant le communiqué des ministres de samedi dernier. D’après »La Symphonie », le nouveau patron de l’Office Togolais des Recettes est bien connu pour sa compétence, sa rigueur ainsi que ses hautes qualités morales et l’on attend de lui qu’il « réforme le fonctionnement » de la structure qu’il est désormais appelé à diriger. « Gapéri, Adédzé et les autres, c’est blanc bonnet, bonnet blanc », opine pour sa part »Courrier de la République ». « Que peut-on attendre des mauviettes qui ont cautionné pendant deux bonnes années cette lente descente aux enfers ? » se questionne le tabloïd. Le journal soutient qu’il ne doit « plus jamais » avoir d’autres cas Gapéri sur la terre de nos aïeux, car « le Togo n’est pas une ONG et encore moins une institution internationale qui peut être patronnée par des étrangers ». Quoi qu’il en soit, le nouveau Commissaire général « doit se retrousser les manches pour atteindre l’élargissement de l’assiette fiscale et la levée progressive de la trop grande pression sur les grandes entreprises », mentionne »Togoréveil ». La publication complète qu’il revient à M. Adédzé de « prouver au chef de l’Etat qu’on n’a pas besoin d’aller loin pour chercher un dirigeant compétent ». En politique, »La Symphonie » offre à lire l’interview du ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey qui annonce la tenue des élections locales d’ici la fin de cette année. Là-dessus, »Temps Nouveaux » assurent que le chef de la diplomatie togolaise a « baratiné la communauté internationale », car cette consultation électorale ne peut avoir lieu cette année. Dans un tout autre registre, »Togoréveil » informe que le président du comité de mobilisation des fonds pour la dernière CAN de football a fait les compte en
Revue de presse N° 821 du 24 février 2017
L’annulation de l’appel d’offres des sociétés de distribution de bouquets audiovisuels fait la une de certains journaux parus ce vendredi. Ce dossier, c’est « l’autre scandale qui éclabousse le président de la HAAC devant la Cour suprême », souligne »L’Alternative » qui rappelle d’abord les faits. « Le 13 avril 2016, un appel d’offres a été lancé pour l’autorisation d’installation et d’exploitation de sociétés de distribution de bouquets de programmes audiovisuels en mode numérique terrestre à Lomé et à l’intérieur du pays. L’appel d’offres a été clôturé le 20 mai 2016. La commission, après étude des offres, a attribué le marché à la société Startimes Media-Togo dirigée par monsieur ADANBOUNOU A. kovi. Ce dernier, conformément aux exigences de l’appel d’offres, a commencé ses installations pour démarrer ses activités quand le président de la HAAC, par une simple décision du 8 août N° 049/HAAC/2016, annule l’appel d’offres. Scandalisé par cette décision surréaliste, même sans aucun fondement, le gérant de la société Startimes Media-Togo dépose un recours auprès de la Chambre Administrative de la Cour suprême (…) », écrit le bihebdomadaire. Le journal croit savoir que « la décision d’annulation de ce marché par le président de la HAAC, trois mois après son arrivée à la tête de l’institution, quoique arbitraire, est motivée par d’autres raisons que les pseudo irrégularités qu’il pointe du doigt ». »L’Alternative » donne à savoir que « dans son courrier de transmission, la HAAC précise que sa structure était dans une période d’intérim après le décès du précédent président, ce qui n’est point avéré du fait que les textes de la HAAC ne prévoient aucunement d’intérim après le décès de son président, mais une continuité assurée automatiquement par le Vice-président. La HAAC a également expliqué que « la procédure était complexe sans en apporter la moindre preuve et a également mis en avant l’intérêt général sans en donner la moindre explication démontrant l’effet négatif contre un quelconque intérêt général ». A l’en croire, « l’actuel président de la HAAC, promoteur de deux chaînes (TV2 et TLS) avant son arrivée à la tête de l’institution, s’était associé avec deux autres promoteurs de télévision pour créer une société qui a postulé à l’appel d’offres. Seulement, leur dossier est arrivé hors délai et a été rejeté ». Le confrère en vient à la conclusion que « les motivations réelles de l’annulation de ce marché sont d’ordre personnel plutôt qu’un quelconque soucis de transparence ou de l’intérêt général ». L’objectif poursuivi, ajoute le tabloïd, est de « remettre tout à plat afin de permettre à la société dont le dossier est rejeté de revenir dans le jeu, et pourquoi pas de se voir attribuer le marché ». Et d’insister : « Nous sommes en face d’un conflit d’intérêt grave qui doit interpeller non seulement la Chambre Administrative de la Cour suprême, mais aussi la Haute Autorité de lutte contre la Corruption ». Aussi, le bihebdomadaire révèle-t-il que « la HAAC, depuis bientôt trois mandatures, est devenue un repaire de corruption, de dessous de tables, de passe-droits, d’abus de pouvoir ». « Que fait-on des ristournes en plusieurs millions que la société Media Plus verse à la HAAC chaque année ? » se questionne la publication. »Le Rendez-vous » qui publie les mêmes informations ou presque que »L’Alternative » note que la Haute Autorité a « »braqué » un appel d’offres sur des motifs fades ». Le tabloïd renseigne que « dans certains milieux, il revient que monsieur Pitang avance même que c’est le chef de l’Etat qui lui a demandé d’annuler cet appel d’offres ». Toutefois, le confrère précise : « tout comme on n’a pas eu la documentation sollicitée, nous n’avons non plus eu la chance d’infirmer ou de confirmer toutes ces informations». Par ailleurs, l’hebdomadaire assure que la mandature actuelle de la HAAC est celle « des scandales ». Mais pas seulement. Le journal pense que « jamais la HAAC n’a connu un président qui regarde les journalistes d’en haut avec tant de mépris. Un président qui peut dire ce qu’il veut à un journaliste ». Les publications du jour se sont également intéressées aux réformes politiques avec le CAP 2015 et le groupe des six partis politiques qui sont entrés en concertation à cet effet. L’autre sujet à la une de l’actualité est l’organisation des élections locales. Le ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey annonce leur tenue d’ici à la fin de cette année. Sa sortie cristallise les commentaires. Là-dessus, »Vérité des Peuples » pense que le chef de la diplomatie est en réalité une « cible d’attaques stériles ». Et puis, la presse du jour évoque le débrayage des enseignants. Ils repartent en grève et souhaitent rencontrer le chef de l’Etat, écrit »Le Patriote ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 820 du 23 février 2017
L’annonce des élections locales pour fin 2017 au plus tard fait la une des journaux parus ce jeudi. Mais d’abord l’affaire LCF-City Fm avec »Echos du Pays » qui rappellent que les organisations de la société civile seront une nouvelle fois dans les rues de Lomé samedi prochain. Même si le personnel s’est désolidarisé des manifestations publiques au profit des négociations de couloirs, la société civile appuyée par les partis politiques entendent néanmoins battre le pavé, pour défendre « la liberté de presse et des espaces d’expression dans le pays », relève l’hebdomadaire. Ces organisations annoncent la HAAC comme point de chute, Fogan Adégnon s’y oppose, informe »Liberté ». Elles ont annoncé hier lors d’une conférence de presse que le point de chute de leur marche de samedi sera la HAAC, mais ils ont reçu une lettre du président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé qui leur demande d’avoir comme « point de chute retenu de commun accord(…) le carrefour de Lomégan, au lieu de la HAAC », rapporte le quotidien. »Chronique de la Semaine » voit à travers ces sorties des organisations de la société civile une « tentative de récupération », car le personnel de LCF et City FM a « dit non et opte pour la négociation. » De même, après la fermeture de LCF et City FM et l’agression du journaliste Robert Avotor, le confrère se demande si « la presse togolaise est vraiment en danger ». Il est vrai que le journal »Chronique de la Semaine » souhaite ardemment la réouverture des deux chaînes du groupe Sud Média et la traduction des agresseurs du journaliste Robert Avotor devant les tribunaux. « Cependant, l’on ne peut nier que la liberté de la presse est une réalité au Togo », relève le tabloïd. Tout étranger qui met le pied au Togo et qui fait un zapping sur les chaînes de radios ou qui parcourt les colonnes de la presse privée « ne dira jamais que la presse est menacée dans notre pays », poursuit-il Par ailleurs, le quotidien »Liberté » se fait l’écho d’une conférence débat qui a eu pour thème : « La liberté de presse et d’expression à l’épreuve de la HAAC : cas du Togo et du Bénin. ». Organisée par les acteurs de la vie sociopolitique avec le soutien de la section Togo d’Amnesty International et les Universités sociales du Togo, « cette conférence de presse a regroupé une soixantaine de personnes, le samedi 18 février 2017 à la maison de la santé à Lomé », informe le journal. L’autre sujet abordé par les publications du jour reste l’organisation des élections locales. Selon Robert Dussey, elles auront lieu avant la fin de cette année. L’annonce ne manque pas de soulever quelques interrogations. »Le Changement » reprend dans ses colonnes l’intégralité de l’interview où Robert Dussey « rassure qu’il y aura les élections locales d’ici la fin de cette année » « Les élections locales pourront-elles avoir lieu avant fin 2017 ? », se demandent »Waraa Les Vainqueurs ».Le journal en doute « quand on sait que les prochaines législatives auront lieu en 2018, on voit mal le gouvernement s’investir dans les locales en 2017». M. Payadowa Boukpessi avait annoncé les élections pour 2018, rappelle le confrère. Les élections locales d’ici la fin de l’année 2017 selon Robert Dussey : « Fausse alerte ? » s’interroge »Flambeau des Démocrates ». L’annonce faite par le ministre Dussey prend de court toute la classe politique togolaise et crée assez de supputations. « Mais en réalité, le ministre des affaires étrangères a-t-il parlé sous pression au nom d’une diplomatie tendant à soigner l’image du Togo à l’extérieur ? », se demande le confrère. Tout compte fait, certains politiques restent prudents. C’est le cas de la CDPA qui pense que « l’équité n’est pas la chose la mieux partagée au Togo (…) tout porte à croire que ce gouvernement nous amène à des élections surprises ». Tiendra ou tiendra pas ? « On attend de voir ! », s’exclame l’hebdomadaire. Elections locales : « entre mensonges, incohérences et diversions », écrit »Le Perroquet ». Pendant que Payadowa Boukpessi prévoit les élections locales pour 2018, Robert Dussey parle de fin 2017, ce qui amène le confrère à s’interroger : « Dussey met-il le gouvernement dans un embarras ? ». A en croire l’hebdomadaire, l’annonce des locales pour fin 2017 par le ministre Dussey « n’est pas une invention de sa part mais plutôt une décision du gouvernement. » Mais, « pour l’organisation d’une élection d’une telle envergure, il faut inévitablement mettre en œuvre des préalables avec l’épineuse question du fichier électoral. », pense le journal. »Togomatin » également est pessimiste quant à la tenue des élections locales à la fin de l’année 2017 et énumère les raisons pour lesquelles ce « n’est pas envisageable ». Pour le bihebdomadaire, deux raisons peuvent jouer contre l’annonce du ministre Dussey. D’abord, il y a « l’épineuse question de la restructuration de la Commission Electorale Nationale Indépendante, et ensuite les rendez-vous internationaux majeurs que le Togo est amené à abriter cette année ». Le journal suggère donc au chef de la diplomatie togolaise de corriger cette « bourde ». « L’opposition divisée sur les propos du Ministre Robert Dussey », renseigne »Forum de la Semaine ». Pour le leader des Forces Démocratiques pour la République (FDR), Me Dodji Apevon, ces propos (l’annonce des locales pour fin 2017 ), n’ont rien de sérieux, car venant de la « mauvaise personne ». Même son de cloche chez Jerry Taama qui pense que M.Dussey a fait « une telle déclaration parce que se trouvant sur les terres allemandes », rapporte le quotidien privé. Contrairement aux deux premiers qui ne prennent pas cette annonce au sérieux, la CDPA se méfie et croit « qu’il vaut mieux rester sur ses gardes », fait savoir la publication. Tout à fait autre chose, »Le Triangle des enjeux » revient sur l’Accord Politique Global et titre : « La gouvernance du dilatoire au Togo : Entre l’APG et
Revue de presse N° 819 du 22 février 2017
A la une de l’actualité dans les journaux, les voies de faits commis sur le journaliste Robert Avotor. Robert David Avotor, journaliste de »L’Alternative » aura passé un mois de février inoubliable. A peine se remettait-il d’actes de violences subis sur les lieux d’un reportage qu’il a eu dimanche dernier un accident de la circulation. Le confrère a été renversé par une voiture 4×4 déguisée, avec son bord des personnes non identifiées qui ont aussitôt fondu dans la nature. Devant cette situation, la HAAC qui avait rendu public un communiqué le 10 février dernier pour condamner l’acte et interpeller les autorités en charge de la Sécurité est revenue à la charge. Dans un autre communiqué en date du 21 février publié sur son site web, dans »Togo-Presse » et relayé par »Savoirnews.net », »Afreepress.info » et »News.alome.com », entre autres, l’instance de régulation a « remercié le gouvernement togolais à travers le ministre de Sécurité et de la Protection civile pour l’ensemble des dispositions prises pour porter assistance au journaliste ». Mais pas seulement. La Haute Autorité qui souhaite une « prompte guérison » à l’intéressé, « réclame que la lumière soit faite dans les meilleurs délais autour de cet accident ». C’est le cas de le dire, le ministre de la Sécurité a reçu lundi dernier une délégation de journalistes conduite par le président de l’OTM. Il a « promis d’identifier et de punir les coupables de cette agression », rapporte »Le Libéral ». Pour »Liberté », Yark Damehame « a fait du Yark », car ses promesses de punir « »les éléments incontrôlés », c’est dans la bouche que ça se fait ». Attendu que ceux qui ont »violenté » Robert Avotor en plein exercice de sa profession « sont bien connus, a-t-on encore besoin d’une promesse avant de les punir ? » s’interroge le quotidien privé. Ce qui offusque »Le Magnan Libéré », c’est le « refus » du bureau du procureur de la République d’enrôler la plainte de la victime contre ses agresseurs. « En ayant refusé de recevoir la plainte de ce journaliste, le bureau du procureur non seulement bafoue le droit à la liberté d’expression et de presse, mais il dénie tout simplement au citoyen togolais le droit à la protection de l’Etat », écrit l’hebdomadaire. Et de faire le commentaire suivant : « le président de la HAAC, Pitang Tchalla, dans un communiqué avait renvoyé dos à dos le journaliste et les gendarmes. Il a demandé au premier de revoir sa ligne éditoriale tout en considérant les seconds comme les principales victimes de la ligne critique du bihebdomadaire L’Alternative ». Quoi qu’il en soit, l’OTM, le CONAPP et l’UJIT, à travers un communiqué publié dans »Dounia le Monde », »La Dépêche » et »Le Magnan Libéré », « s’insurgent contre cette deuxième agression en l’espace de deux semaines et mettent en garde les auteurs de violences et d’intimidations envers les journalistes ». Aussi, les trois organisations de la presse « interpellent-elles les autorités pour qu’elles garantissent l’intégrité physique des professionnels des médias et préservent la bonne harmonie qui doit régner entre les forces de l’ordre et les journalistes sur le terrain ». L’ACAT-Togo condamne également au travers d’un communiqué dans »Vision d’Afrique » le traitement infligé à Robert Avotor et rappelle aux autorités togolaises qu’il est contraire aux prescriptions nationales et internationales en matière de traitements dégradants ainsi que de liberté de la presse et d’expression. De son côté, »Le Libéral » estime que les »mésaventures » de M. Avotor viennent « rajouter à la confusion » créée par le retrait des fréquences à LCF et City Fm. Le tabloïd se demande si la presse togolaise n’est pas finalement en train de passer « un sale temps ». Justement à propos du retrait des fréquences à ces deux chaînes, »Le Magnan Libéré » assure que le président de la HAAC est « en panne ». La publication observe que « toutes les condamnations pleuvent sur sa tête » suite à la décision de la Haute Autorité que fera, selon elle, « rater » au Togo l’occasion d’obtenir le Millenium Challenge Account. D’aucuns ajoutent même que la mesure de l’institution de régulation consacre un « recul » des libertés relatives aux médias. Pourtant, Pitang Tchalla explique dans une interview accordée à »Forum de la Semaine » et reprise dans »Le Dialogue » qu’ « en matière d’exercice et de garantie de la liberté’ d’expression, le Togo est bien en avance sur la classe ». Pour sa part, »Focus Infos » remarque que le dossier LCF- City Fm « offre malheureusement et une fois encore l’occasion à des professionnels de l’indignation de s’offrir de la publicité à moindre frais, ainsi qu’aux donneurs de leçons de s’en donner sans mesure, à leur sport favori ». Sauf que ce faisant, ils « jettent de l’huile sur le feu et compliquent les discussions de couloir », précise le bimensuel. Les confrères s’intéressent également à l’annonce faite par le ministre des Affaires Etrangères à propos de la tenue des élections locales. Dans une interview accordée à la radio Deutsche Welle, Robert Dussey a déclaré que ce scrutin va se tenir d’ici la fin de cette année. »Le Magnan Libéré » note que cette annonce a créé la « confusion » et bien plus, la « polémique », car les acteurs qui avaient participé à l’atelier organisé par le HCRRUN relativement à ces élections locales avaient recommandé qu’elles se tiennent l’année prochaine. Finalement ce sera en 2017 ou 2018 ? se questionne le journal. Il publie également les réactions des partis politiques suite à la sortie médiatique du chef de la diplomatie togolaise, réactions qui laissent transparaître un scepticisme quant à l’organisation de cette échéance conformément à l’annonce de M. Dussey. En tout cas, « l’opposition risque d’être surprise », souligne »Fraternité » dans la mesure où elle n’est pas encore prête. « A l’analyse de la situation, l’on n’aura pas tort d’affirmer que de l’ANC au CAR, à l’ADDI au NET en passant par le groupe des six, aucune stratégie ne semble être définie pour marquer à la culotte, le
Communiqué de la HAAC relatif à l’accident du journaliste Robert Avotor
Communiqué de la HAAC relatif à l’accident du journaliste Robert AVOTOR
Revue de presse N° 818 du 21 février 2017
Deux sujets principaux concentrent l’attention dans les journaux parus ce mardi : les réformes politiques et l’agression du journaliste Robert Avotor. L’information a été révélée hier par »Liberté ». Robert David Avotor, journaliste au bihebdomadaire »L’Alternative » sorti de sa maison pour effectuer quelques course, a été renversé dimanche soir par une voiture 4×4 balisée dans laquelle se trouvaient des individus qui ont aussitôt pris la fuite. Cette »mésaventure » survient environ deux semaines après les actes de violence qu’il a subis sur les lieux d’un reportage. Ces évènements n’ont pas laissé indifférent le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qui a reçu hier une délégation composée du président de l’OTM, des directeurs de publications de »L’Alternative » et de »Le Rendez-vous » ainsi que le journaliste en question. Il ressort de cette entrevue que Yark Damehame a « condamné » ces actes , promis des « sanctions » contre leurs auteurs, renseigne »L’Alternative ». Mais pas seulement. Le ministre en charge de la Sécurité « s’est aussitôt engagé à prendre en charge les frais médicaux de Robert Avotor en demandant expressément à ses collaborateurs de »s’occuper des analyses complémentaires, notamment la radio du crâne et autre pour s’assurer de son état de santé » », rapporte »Le Médium ». Dans la foulée, des organisations de la société civile dont l’ASVITTO, l’ACAT Togo et le CRAPH ont également réagi en dénonçant et condamnant ces agressions. »Actu Express » relève que Robert Avotor est « dans le viseur des barbouzes ». Le journal assure que « l’heure est suffisamment grave » et que l’on devrait « s’inquiéter » non seulement pour le confrère mais aussi « pour la presse togolaise, du moins ceux qui ne partagent pas les mêmes points de vue que le pouvoir et qui sont étiquetés comme proches de l’opposition ». Lorsque »L’Indépendant Express » ajoute à ces cas d’agression « les menaces à l’encontre des journalistes jugés trop critiques vis-à-vis du pouvoir, les tentatives de musèlement des rédactions et la fermeture des médias », il conclut que « tout cela redessine cette image infernale d’une presse togolaise prise dans l’étau des prédateurs de libertés ». »Liberté » elle, s’étonne que devant l’avalanche de réactions pour condamner ces actes, le gouvernement s’est fait remarquer par son « silence plat ». « Mais on est où là ? Dans une jungle ou dans un pays de droit ? Le Togo a-t-il vraiment opté pour la démocratie ? » se demande-t-elle. Conclusion du quotidien privé : « la prédiction d’Eyadema se confirme, le Togo »recule 100 ans en arrière » » sur le plan du « respect des droits élémentaires de l’Homme ». En lien avec les médias, »Actu Express » indique que les manifestations de rue prévues par la société civile les 21, 22 et 23 février « sont annulées au profit d’une grande marche le samedi 25 février pour exiger la réouverture de LCF et City Fm ». Et pour le rendez-vous de samedi, les marcheurs comptent « braver toute interdiction pour chuter à la HAAC en vue de faire entendre raison au président de l’institution de régulation », écrit l’hebdomadaire. A propos du retrait des fréquences aux deux chaînes, »L’Indépendant Express » qui mentionne que le président de la Haute Autorité « peine à convaincre l’opinion du bien-fondé de sa démarche », explique que beaucoup voit en cette initiative « une forme de règlement de compte personnel ou politique ». L’autre fait majeur d’actualité évoqué par les tabloïds est les élections locales au Togo. Elles auront lieu d’ici la fin de l’année 2017, l’annonce a été faite par le ministre des Affaires Etrangères Robert Dussey en visite en Allemagne. C’est au cours d’une interview accordée à la radio Deutsche Welle. Ladite interview est transcrite par »Togobreakingnews.info » et reprise dans les colonnes d »’Actu Express » du jour. Alors, question : cette échéance sera-t-elle respectée ? « Il faut attendre jusqu’au 31 décembre pour juger de la sincérité des propos » du chef de la diplomatie, répond »L’Indépendant Express » qui donne à savoir que certains partis politiques « doutent déjà » de cette annonce. A en croire le journal, la sortie médiatique de M. Dussey « est loin de convaincre l’opposition togolaise qui déjà, parle de faux et traite le gouvernement togolais d »’amuseur de galerie » ». Certains n’hésitent pas à parler de « dilatoire » pour endormir le peuple et le surprendre plus tard. Dans un registre analogue, les réformes constitutionnelles et institutionnelles. La commission de réflexion mise sur pied à cet effet, a rencontré les responsables des formations politiques pour évoquer la question. A en croire »Togomatin », l’OBUTS de Messan Agbéyomé a émis le souhait que la commission de réflexion « fasse faire les réformes dans les meilleurs délais pour clore ce débat qui traine depuis des années ». Quant à l’ANC, son président a « recadré » Awa Nana Daboya, présidente de la Commission qui a, dans une lettre de remerciement espéré continuer par compter sur le soutien de Jean-Pierre. « Je ne soutiens nullement ni votre commission, ni votre démarche » réplique le chef de file de l’opposition dans son courrier réponse dont »Le Médium » se fait l’écho. Toujours à propos de Jean-Pierre Fabre, il déclare dans une interview accordée à »L’Indépendant Express » : « ne combattons pas certaines dérives de la dictature, combattons la dictature… ». La publication de souligner que le leader du parti orange « lance l’assaut final ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) a lancé une nouvelle grève de trois jours à partir de ce mardi pour non satisfaction par rapport aux conclusions du groupe de travail mis en place par le gouvernement togolais. Sur la toile, les confrères évoquent les suites de l’agression du journaliste Robert Avotor. Le Service de Presse/HAAC