L’actualité dans les publications du jour tourne autour des revendications sociales et des réformes politiques. S’agissant des revendications dans le secteur de l’éducation, »Le Dialogue » assure que le Premier ministre a réitéré vendredi dernier l’engagement du gouvernement à rechercher des solutions idoines pour résorber la crise qui y sévit depuis un temps. Sélom Klassou a rappelé un certain nombre d’actions menées pour mettre les enseignants dans de meilleures conditions de vie et de travail ; à l’instar de l’amélioration de la grille salariale, l’octroi de certaines primes, l’intégration de 12. 747 enseignants et bientôt l’adoption du statut particulier des enseignants. Au vu de ce qui précède, »La Dépêche » observe que « le chef de l’Etat et son gouvernement font face aux revendications et donc le durcissement du mouvement de grève ne s’explique pas ». Pour sa part, »Le Messager » pense que l’intégration des enseignants est un signe « d’apaisement » et explique que la « seule alternative » à cette crise dans l’éducation au Togo est la recherche d’une « solution globale ». Les enseignants ont « refusé le marché de dupe » en appelant à une nouvelle grève, signale »Actu Express ». »Le Patriote » s’interroge sur le silence des parents d’élèves et des élus du peuple. « Il serait absurde et suicidaire qu’ils continuent de se tenir en marge de cette crise », opine l’hebdomadaire qui les suggère « d’entrer rapidement dans la danse » pour jouer les médiateurs. Non content d’informer que certains établissements privés, craignant les scènes de violence, ont « fermé provisoirement leurs portes », »Le Magnan Libéré » estime que les états généraux de l’éducation auraient pu faire du bien à ce secteur. Ce rendez-vous annoncé il y a quelques années par le chef de l’Etat est-il « devenu caduc » ? s’interroge le confrère. »Le Triangle des Enjeux » renseigne que le Major Kouloum qu’il présente comme « l’Hitler » de la région des Plateaux a proféré des menaces contre les enseignants grévistes de cette région. « Cette sortie vient compléter ses dérives dans la prise d’otages, les questions de la gestion de la transhumance et plusieurs autres crimes et délits commis dans les Plateaux convertis en son royaume », indique le journal. Aux revendications des enseignants, s’ajoutent ceux des Togolais qui demandent aux dirigeants du pays de reconsidérer la dernière mesure portant hausse des prix des produits pétroliers. Samedi dernier, politiques et acteurs de la société civile se sont donnés rendez-vous dans la rue pour réitérer cette demande et rappeler la nécessité d’opérer les réformes. Cette sortie est « ratée » au vu de la faible affluence, note »Le Magnan Libéré » qui relève les « limites des marches et des récupérations politiques » dans lesquelles le chef de file de l’opposition et ses alliés se sont souvent complus. « Fabre et ses acolytes n’inspirent plus confiance », renchérit »Le Dialogue ». La publication constate également que la manifestation de samedi était « sans envergure », marquée par une « piètre mobilisation ». Et pour ne rien arranger, c’est Nicolas Lawson que d’aucuns présentent comme le nouvel allié de Jean-Pierre Fabre qui ramène son partenaire à la raison. « La politique ne se fait pas dans la rue », lui rappelle le président du PRR dans des propos rapportés par »Le Messager ». L’autre sortie qui n’a sans doute pas plu au président de l’ANC, celle de Gerry Taama au soir de la marche du week-end dernier. Le premier responsable du NET, a remarqué que les populations n’ont pas répondu massivement à l’appel des politiciens à prendre part à la manifestation. M. Taama exhorte ses pairs de l’opposition à « tirer les leçons » de cet échec, et à séparer le social du politique. De ce fait, il recommande de laisser la société civile et les syndicats s’occuper de la crise sociale. A en croire »Le Messager », ces vérités du président du Nouvel Engagement Togolais « ont fait mal à Fabre et compagnie » qui l’ont traité de tous les noms d’oiseaux. Contrairement à Gerry Taama, le professeur Aimé Gogué de l’ADDI appelle à une « synergie d’actions » entre les partis politiques, la société civile et les syndicats pour « sauver le tissu social », indique »Le Patriote ». Qu’à cela ne tienne, « la succession des crises sociales devient inquiétante, car la révolte sociale est pire qu’une révolte politique », analyse »Le Magnan Libéré ». Faure Gnassingbé est « vivement sollicité » et doit s’adresser au peuple, mentionne »Le Patriote ». « Faure Gnassingbé ou la fin d’un règne sans fin ? » se questionne »Le Triangle des Enjeux ». Commentaire de l’hebdomadaire : « le pays va très mal au point que les avisés ne doutent pas du tout de son implosion si Faure et ses alcooliques continuent de le gérer de la même manière ». Dans un registre différent, »Le Dialogue » rappelle que la commission chargée de réfléchir sur les réformes a rencontré les ambassadeurs accrédités au Togo. Bien entendu, la question des réformes politiques était au menu des échanges. Sur le sujet, »Le Magnan Libéré » évoque le « soutien collectif » du groupe des cinq. Tout à fait autre chose, »La Nouvelle » croit connaitre « la raison principale » de l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé. Selon le mensuel, l’ancien ministre de la défense est victime de sa « popularité » par rapport à son frère Faure Gnassingbé. « Vu que Kpatcha est très aimé et apprécié par bon nombre de personnes et même dans l’armée, il fallait absolument monter une affaire afin de le neutraliser pour qu’il n’ait pas d’ambition présidentielle et ne se présente pas à l’élection de 2010 », écrit le journal. Et de d’ajouter que « tout autant que Kpatcha, Faure mériterait aussi de payer pour le coup d’Etat constitutionnel opéré le 5 février 2005, en complicité avec des officiers supérieurs poltrons de l’armée togolaise (…) ». »La Nouvelle » en vient à la conclusion selon laquelle Faure Gnassingbé doit accorder la grâce à son demi-frère et ses coaccusés pour la réconciliation de leur famille. De
Revue de presse N° 832 du 14 mars 2017
La crise qui secoue le secteur de l’éducation domine l’actualité dans les publications de ce mardi. Cela fait plusieurs années que les enseignants remettent sur le tapis des revendications pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Face à cette récurrence, « le gouvernement est déterminé à solutionner une fois de bon la crise », informe »Nouvelle Opinion ». L’hebdomadaire qui se fait l’écho de l’allocution délivrée vendredi dernier par le Premier ministre rapporte que « le gouvernement est à pied d’œuvre pour étudier dans un délai record la question du statut particulier des enseignants. » Monsieur Sélom Klassou n’a pas manqué « d’inviter tous à œuvrer pour un climat de confiance et de sérénité », mentionne le confrère. Malgré les promesses du Premier ministre, « les enseignants toujours en grève et les élèves toujours dans les rues », note »Forum de la Semaine ». Les enseignants réunis au sein des différents syndicats semblent n’avoir accordé aucun crédit à la promesse du chef du gouvernement car, « l’Union des Syndicats de l’Education du Togo, (USET), la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale ( FESEN) et la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET), déçues par les conclusions du groupe de travail, ont encore appelé à plusieurs jours de grève au cours de la semaine qui a débuté hier. », informe le quotidien privé. Pourtant, la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) avait dit « bravo au gouvernement », renseigne encore »Forum de la Semaine ». Toutefois, son coordinateur Yaovi ATCHOU-ATCHA avait déclaré qu’ « une chose est de prendre le rapport mais une autre est de passer à la concrétisation des recommandations contenues dans ledit document. » Dans la même veine, »L’Alternative » constate le « durcissement de la grève » avec des enseignants « à bout de patience ». Le bihebdomadaire explique que les grèves à répétition depuis le début de l’année étaient menées par la coordination des Syndicats de l’Enseignement au Togo (CSET). Les deux autres l’USET et la FESEN qui viennent d’entrer en grève, prenaient part au cadre de concertation instauré par le gouvernement mais « vu que les garanties données ne sont pas respectées, (…) il est clair que la FESEN mette sa menace à exécution. Pendant que le gouvernement s’époumone à trouver une solution, les enseignants sont « terrorisés par le ‘Suzerain’ Major KOULOU », fait savoir »L’Indépendant express ». A en croire le journal, « Le vieux lion s’est réveillé de son sommeil pour intimider, injurier et menacer les enseignants grévistes au cours d’une réunion des ressortissants du nord à Atakpamé ». Après avoir qualifié les enseignants « d’incompétents », Il a déclaré que « les grévistes seront renvoyés de la Fonction Publique dans un délai de deux semaines », ajoute ‘L’Indépendant express ». Parlant toujours de menaces, »Liberté » rapporte que « des militaires font irruption dans les salles de classes au Lycée d’Adidogomé et bastonnent les élèves ». Qui a donné l’ordre à ces hommes en treillis d’agir jusqu’au sein d’un établissement scolaire ? se demande le tabloïd. »L’Alternative » publie une chronique qui trouve que « l’éducation au Togo est tournée en une grande réalité comme la guerre ». Et d’ajouter que « la déconstruction de l’école est la pire aventure de la dynastie Gnassingbé ». Le journal satirique »Sika’a », de son côté, affiche en première page, une caricature d’une salle de classe qui a pour professeur un représentant de la Cour Constitutionnelle et dans laquelle les acteurs politiques et membres du gouvernement sont des élèves et dont le titre est : « nos écoles sont trop zéro, c’est pourquoi le Togo ne marche pas ». Pour sa part, »L’Union pour la Patrie » souhaite « que tout l’intérêt soit porté à cette noble profession d’enseignant ! Eux qui n’ont pas la même force qui a du peser pour que d’autres Togolais soient récemment revalorisés ». Dans la foulée des grèves à répétition des enseignants qui paralysent les activités scolaires, le ministère des Enseignements Primaire et Secondaire et la Direction Régionale de l’Education « sont mis en cause dans la délivrance des carnets de reçu pour le payement de l’écolage au niveau du secondaire du secteur des enseignements publics », constate »L’Alternative ». Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur la marche organisée par le CAP 2015 samedi dernier. Pour protester contre la récente hausse des prix des produits pétroliers entraînant une manifestation qui a occasionné la mort d’un manifestant et plusieurs blessés, CAP 2015 a organisé une marche samedi dernier à travers les artères de la ville de Lomé. »Nouvelle Opinion » remarque qu’il y a eu une « piètre mobilisation » pour cette marche. Au regard de cette énième sortie de Fabre et comparses, écrit le journal, « il faut faire remarquer que le CAP 2015 tente de faire une certaine récupération politique au lendemain des manifestations spontanées des conducteurs de taxi-moto qui protestaient contre la hausse des prix des produits pétroliers » Concernant la faible mobilisation, »Le Médium » révèle que peu de partisans étaient au rendez de la marche : « Depuis la fin des élections 2015, CAP 2015 a perdu toute crédibilité et peine à mobiliser les populations pour ses marches ». Pour »L’Indépendant Express », L’un des temps forts de cette marche est le message adressé à l’armée lorsque la foule des manifestants est arrivée devant l’entrée de l’Etat-Major Général des FAT : « (…) si on vous envoie nous tuer, vous détruisez le pays, si on vous envoie nous bastonner, vous détruisez le pays, et quand vous détruisez le pays, vous vous détruisez vous-même… ». Pour le confère, l’armée est sous pression. « A-t-elle le dernier mot ? », s’interroge-t-il. De son côté, »Liberté » note une « déconfiture totale » sur le plan social. « Le mandat social de Faure Gnassingbé, une escroquerie intellectuelle », selon le quotidien privé. Par ailleurs, »Forum de la Semaine » revient sur l’entretien entre le chef de l’Etat, Faure GNASSINGBE et M. Gilbert HOUNGBO élu récemment à la tête du Fonds International de Développement
Revue de presse N° 831 du 13 mars 2017
Les journaux parus ce lundi évoquent les revendications sociales et politiques : revendications de l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants, appels à reconsidérer la mesure consacrant la hausse des prix des produits pétroliers, réclamation de la mise en œuvre des réformes par les politiques… En levée de rideau à cette revue, nous soulignons que »icilome.com » s’intéresse au communiqué rendu public vendredi dernier par la HAAC. Le site web rapporte que ce communiqué de l’instance de régulation invite les Directeurs de Publication et les promoteurs des médias écrits à se mettre en rapport avec le Président du Comité Technique Presse Ecrite de la Haute Autorité, au plus tard le vendredi 25 mars 2017 « pour les formalités d’actualisation de la liste des journaux officiellement déclarés ». L’agence de presse »Afreepress.info » a fait l’exercice de soustraction entre les 464 journaux enregistrés à la HAAC de 1998 au 28 février 2017 et les 130 environ qui ont régulièrement ou périodiquement paru au cours de ces cinq dernières années et relève que « 330 publications sont menacées de disparition ». »Grogne » sociale Le sujet qui cristallise l’actualité dans les publications ces dernières semaines reste les revendications des enseignants. En vue de mener la réflexion à l’effet de trouver des pistes de solutions pouvant juguler la crise qui sévit dans le secteur de l’éducation, le gouvernement a mis sur pied un cadre, dénommé Groupe de travail. Fruit des activités de ce Groupe, le relevé des conclusions a été remis vendredi dernier au Premier ministre. Alors, « va-t-on vers un dénouement de la crise qui secoue le monde éducatif ? » s’interroge »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé renseigne que Komi Sélom Klassou « promet étudier avec beaucoup d’intérêt et dans un délai record, la question de statut particulier des enseignants ». Pour autant, les « efforts » du gouvernement togolais « n’ébranlent pas la dynamique » des enseignants grévistes qui appellent à des manifestations cette semaine constate »La Symphonie ». « Une nouvelle semaine de grève et de paralysie dès ce lundi », confirme »Liberté » qui parle de « menace sérieuse sur les examens de fin d’année ». « Visiblement, le bout du tunnel n’est pas encore très proche », observe »La Symphonie ». »La Voix du Peuple » en déduit que « l’école togolaise est sans avenir » et pointe du doigt les dirigeants du pays qui ne sont pas prêts à se sacrifier pour la jeunesse. »Courrier de la République » demande aux gouvernants d’éviter d’aggraver la crise. « Si certains décideurs ne veulent pas être dans le box des accusés demain pour répondre de leurs actes devant le tribunal de l’histoire, c’est maintenant ou jamais qu’ils doivent faire leur introspection et leur rémission », écrit-il. Tout autant, le confrère conseille aux syndicats grévistes de ne pas chercher à avoir tout au même moment et de ne pas perdre de vue que « trop de grèves tuent la grève ». »La Symphonie » coupe aussi la poire en plusieurs parts. « Chaque acteur enseignant, gouvernant, parent d’élève…, a le devoir de jouer son rôle avec responsabilité devant le tribunal de l’histoire », mentionne-t-elle. Quoi qu’il en soit samedi dernier « les populations ont dénoncé le chaos et appelé Faure Gnassingbé à ses responsabilités », indique »Liberté ». Par ailleurs, la famille d’Alabi Nadjinoudjine, tué lors des manifestations qui ont suivi la hausse des prix des produits pétroliers serait « réduite au silence du fait des pressions du pouvoir ». Toujours en rapport avec l’éducation, »Le Combat du Peuple » note un « effectif pléthorique des salles de classes ». Il interpelle les acteurs de ce secteur qui doivent « jouer leur partition ». Pendant que les enseignants sont en grève et les élèves dans la rue, devant les « urgences de l’heure », le pouvoir opte pour la préparation des sommets prévus cette année à Lomé, remarque »Le Correcteur ». Et le bihebdomadaire de déplorer que le gouvernement est prompt à évoquer le manque de moyens face aux revendications des enseignants mais « ne lésine pas sur les moyens lorsqu’il s’agit de trouver des ressources financières pour organiser des rencontres futiles qui n’apportent rien aux citoyens togolais ». « Vers la fin du cycle Gnassingbé ? » se questionne »Le Correcteur » qui croit savoir que les derniers mouvements sociaux seraient liés à une « guerre des clans autour de Faure Gnassingbé, avec en arrière-plan sa succession ». Pour l’instant, Faure Gnassingbé tient le gouvernail et est attendu sur le terrain des réformes. Outre les prix des produits pétroliers qu’il faut revoir à la baisse, c’est ce que sont allés réclamer samedi dernier partis politiques et organisations de la société civile. C’était une « mobilisation moyenne », renseigne »Le Correcteur ». Le tabloïd voit là le « paradoxe d’un peuple indifférent à ses souffrances ». « La marche a fait flop… » relève pour sa part »La Symphonie » qui se fait l’écho des déclarations de Gerry Taama du NET. « Les populations n’ont pas suivi le mot de mobilisation des politiciens. Il faut en tirer les leçons », explique le président du Nouvel Engament Togolais. Ce « désintérêt » du peuple est « préjudiciable et interpelle les consciences », renchérit »Courrier de la République ». Il faut « repenser autrement la méthode de lutte », ajoute le journal. « A propos de l’efficacité de cette manifestation, il faut dire que le doute est permis, d’autant plus que la preuve est désormais faite que le chef de file de l’opposition est en perte de vitesse et se comporte comme un naufragé qui s’accroche à tout ce qui lui tombe sous la main », commente »Le Combat du Peuple ». Sur la question des réformes, »Le Combat du Peuple » jette la lumière sur les ratés de l’opposition togolaise qui oscille entre « amnésie et contradictions », avec en première ligne Jean-Pierre Fabre que l’hebdomadaire présente comme « à la croisée des chemins et qui se cherche à travers la récupération des faits sociaux ». A l’en croire, le leader de
Communiqué relatif à l’actualisation de la liste des journaux déclarés
Communiqué relatif à l’actualisation de la liste des journaux déclarés
Revue de presse N° 830 du 10 mars 2017
A la une de l’actualité traitée dans les journaux parus ce vendredi, la »grogne » sociale entretenue par la descente dans les rues des élèves pour réclamer les cours et les protestations nées de la dernière hausse des prix des produits pétroliers. En ouverture de cette revue, nous évoquons l’affaire LCF-City Fm qui est passée mardi dernier devant la Chambre administrative de la Cour Suprême. La Chambre a déclaré irrecevable le recours du requérant pour défaut de qualité et d’intérêt à agir. »Le Canard Indépendant » s’intéresse au sujet et relève que « Cette décision étant sans appel, le sort du groupe Sud Média est définitivement scellé, renvoyant au chômage au moins 80 employés ». Pour sa part, »L’Alternative » se fait l’écho de la ligne de défense de l’avocat du groupe Sud Média, Me Abi Tchessa qui soutient que la Chambre administrative de la Cour Suprême a préféré s’attarder sur un aspect secondaire alors que seul le « contentieux administratif » importe. « En usant des gymnastiques dont elle seule a le secret pour rejeter la requête du groupe Sud Média, les juges de la Chambre administrative ont juste esquivé le débat de fond dont il ne s’en sortiraient pas », écrit le bihebdomadaire. Et ce n’est pas tout. Le tabloïd publie en fac similé « une sommation interpellative de l’ancien président de la HAAC, Philipe EVEGNO qui reconnaît l’existence légale de LCF et City Fm ». Le journal assure que « ce document à lui seul suffisait à mettre en difficulté la HAAC de Pitang Tchalla et à clouer le bec à tous les agitateurs qui s’époumonaient à démontrer parfois contre le bon sens que LCF et City Fm étaient des chaînes illégales ». A la question de savoir si le groupe Sud Média était en règle vis-à-vis des dispositions requises de la HAAC, dès son installation, M. EVEGNO répond, selon le contenu de la sommation interpellative : « Bien sûr !!! Il s’était agi d’un appel d’offres lancé auquel le promoteur a soumissionné, dont le coût de soumission était à 20 millions FCFA. Comme d’habitude, après avoir gagné l’appel d’offres, un dossier a été envoyé à l’ART&P qui, par courrier N° 630/ART&P/DG/DT/07 a assigné au groupe Sud Média la bande de fréquence 470 MHZ-862 MHZ avec une large bande 8 MHZ, puis la HAAC a assigné ladite fréquence audit groupe ». L’ancien président de la Haute Autorité estime que l’on ne peut parler aujourd’hui d’un « défaut de base légale à l’existence de ces deux médias ». Et pour cause, « le groupe Sud Média depuis sa création bénéficie de l’aide de l’Etat à la presse ». Philipe EVEGNO ajoute : « A supposer que le groupe exerce dans l’illégalité, pourquoi alors l’Etat lui octroie cette subvention ? La LCF est diffusée sur toute l’étendue du territoire depuis sa création, l’ART&P aurait dû déceler l’illégalité depuis lors ». Et d’insister : « si à ce jour, la nouvelle équipe de la HAAC par extraordinaire ne retrouve plus le dossier du groupe Sud Média, elle a la possibilité de s’adresser à l’ART&P à qui une copie du dossier est toujours adressée pour assignation de fréquences. Mieux, la HAAC peut administrativement demander au groupe Sud Média de lui faire parvenir copie de son dossier ». »Grogne » sociale »Vérité des Peuples » observe que le « bras de fer continue » entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement. Alors, « quelle solution pour une sortie définitive de crise ? » s’interroge l’hebdomadaire. De son côté, »Forum de la Semaine » constate que « les élèves sont dans les rues à Lomé comme partout ailleurs sur toute l’entendue du territoire ». Mais pas seulement. Les enseignants « durcissent le ton et annoncent une grève de 5 jours » à partir de lundi prochain, informe »Le Canard Indépendant » qui questionne le « silence étonnant » des associations des parents d’élèves. Cette crise dans le secteur de l’éducation va perdurer « jusqu’à quand ? » se demande »L’Alternative ». A cela, il faut ajouter les protestations engendrées par la hausse des prix des produits pétroliers. La presse du jour rappelle que des manifestations sont prévues ce samedi pour demander au gouvernement de retirer sa mesure d’augmentation. »L’Alternative » révèle que les Togolais sont en réalité « victimes d’une guerre des clans » dont le contrôle échapperait à Faure Gnassingbé au sein du « système RPT-UNIR ». Le confrère croit savoir que « l’objectif » poursuivi par certains est « la paralysie totale du pays ». »Liberté » qui désigne le présent mandat présidentiel par le vocable « mandat de désespérance sociale », donne à savoir que « pendant que la maison Togo brûle, Faure Gnassingbé continue de flâner » à travers ses voyages. Quant à »L’Eveil de la Nation », il suggère de « remettre les pendules à l’heure et de rassurer les Togolais ». Et cela passe par un « réajustement » de l’équipe gouvernementale. En outre, certains confrères évoquent le départ de Henri Gaperi à la tête de l’OTR. Son successeur Kodjo Adédzé « aura-t-il les coudées franches pour réussir sa mission ? », se questionne »L’Eveil de la Nation ». Par ailleurs, »Togo-Presse », »Togoréveil », »Togomatin » et »Vérité des Peuples » renseignent que le chef de l’Etat togolais a séjourné du 8 au 9 mars à Oyo en République du Congo. C’était à l’occasion du lancement du fonds bleu sur le bassin du Congo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 829 du 09 mars 2017
Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi : la décision de la Chambre administrative de la Cour Suprême dans l’affaire LCF-City Fm, la crise dans le secteur de l’éducation et le changement intervenu à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Affaire LCF-City Fm La chaîne de télévision LCF et la radio City Fm « resteront fermées », c’est ce qui ressort de la décision rendue mardi dernier par la Chambre administrative de la Cour Suprême, rappelle »La Nouvelle Tribune ». La Chambre administrative a déclaré « irrecevable » le recours formulé par le groupe Sud Média pour « défaut de qualité et d’intérêt à agir ». Un verdict qui ne satisfait pas la partie requérante dont les propos sont rapportés dans l’hebdomadaire. « La Cour s’est enlisée dans des considérations de mots et de phrases. C’est facile de rester sur les pistes comme ça et brouiller les vraies pistes », a réagi l’avocat du groupe Sud Média, Me Abi Tchessa. Pour sa part, le Directeur général, Luc Abaki estime que « l’argumentation développée par la Chambre administrative de la Cour est un scandale ». Il se dit « triste du fait que le Togo puisse reculer autant ». »Liberté » revient sur le motif de l’irrecevabilité du recours et ironise: « Si madame Bodj n’a pas qualité pour saisir la Cour, est-ce son chéri coco »bondowé » qui doit le faire ? Ou bien leur fils ainé ? » En tout cas, le confrère demande à la Cour suprême de situer l’opinion, car « certains pensent que c’est le premier agent recruté dans la boite qui en a qualité, d’autres racontent que ce sont les auditeurs et téléspectateurs. Chez d’autres encore, ce sont les gos vierges de la boite, ou bien les voisins d’en face du siège ». « A moins d’un revirement spectaculaire de situation, l’on doit concéder à la thèse d’une »fermeture définitive » », observe »Flambeau des Démocrates ». « Cette décision jugée alambiquée par les requérants démontre une fois encore que le Togo est malade de ses institutions, qui sont à l’image du pays » commente »Le Perroquet » qui ajoute : « cette nouvelle décision qui entérine la bévue de Pitang Tchalla qui ferme des médias alors qu’il n’a pas le droit, met au chômage plus de 80 personnes ». « Ce qui est gênant dans cette issue, c’est de savoir que la Cour Suprême ne reproche donc rien à la HAAC, ou plutôt à son tout-puissant président qui a outrepassé ses prérogatives, abusé de son pouvoir pour retirer les fréquences aux deux chaines ; des actions qui relevaient normalement des compétences de la justice (…) », écrit »Liberté ». Après avoir relevé que « la justice togolaise est restée fidèle à sa légendaire triste réputation, celle de servir à régler des comptes politiques » dans ce dossier LCF-City Fm, le quotidien privé se demande si les responsables du groupe Sud Média vont saisir la Cour de justice de la CEDEAO. »Le Correcteur » lui, renseigne que l’audience de mardi dernier à la Cour Suprême « qui normalement est déclarée publique, a connu certaines particularités », à l’instar de « la militarisation de la zone et la saisie des téléphones portables auprès de plusieurs personnes suspectées d’enregistrer les débats ». Ces « particularités liberticides doivent faire réfléchir les Togolais sur le fonctionnement de la justice », insiste le bihebdomadaire. En outre, »Le Correcteur » pense que Faure Gnassingbé a battu le « triste record du bâillonnement de la presse ». « En trois mandats, trois radios et une télévision ont été mises »à mort » », souligne la publication qui cite City Fm, Légende Fm, X-Solaire et LCF. Dans un registre voisin, »La Nouvelle Tribune » informe que le passage à la Télévision Numérique Terrestre (TNT) « reste un lointain objectif » pour les huit pays membres de l’UEMOA, dans la mesure où aucun de ces pays membres n’a encore opéré ce passage. Crise dans le secteur de l’éducation »Echos du Pays » notent que la grève se poursuit, malgré les multiples tentatives pour trouver une issue aux mouvements de débrayage. Si la crise perdure, l’actuel ministre de la Fonction Publique en est pour quelque chose, opine »Le Perroquet ». A en croire l’hebdomadaire, Gilbert Bawara est un « fin provocateur qui attise la haine et la colère des Togolais contre le pouvoir RPT/UNIR ». « Gilbert Bawara est un ministre va-t-en guerre qui empoisonne le secteur de l’éducation », confirme »Le Changement ». Il est « accusé de prédation de la liberté syndicale à Siou », indique »Le Correcteur ». De son côté, »Le Patriote » pense que « de la crise à la confusion, la fin n’est pas pour demain ». Aussi, le journal informe-t-il que « la CSET dénonce des institutions et menaces à l’endroit des enseignants ». D’une revendication sociale à une autre, les populations demandent également au gouvernement de revenir sur sa dernière mesure d’augmentation des prix des produits pétroliers. Le CAP 2015 annonce dans ce sens une grande marche suivie de meeting samedi prochain, mentionne »Le Changement ». Là-dessus, »Echos du Pays » assurent que ce regroupement de partis politiques veut tout simplement « profiter de la grogne sociale pour rebondir ». Il n’y a pas que le CAP 2015. Les autres « forces démocratiques » entendent aussi s’impliquer, précise »Le Correcteur ». C’est le cas par exemple des universités sociales du Togo (UST) qui « se mobilisent pour des actions communes concertées futures », renseigne »Forum de la Semaine ». Les UST « exigent le retrait de la mesure » consacrant la hausse des prix des produits pétroliers et « appellent à un dialogue social », complète »Liberté ». Finalement, « ça grogne partout », observe »Flambeau des Démocrates ». Le Togo est devenu une « république en vrac », signale »Le Correcteur ». A cette grogne sociale, »Le Perroquet » ajoute « la mauvaise gouvernance, le refus des réformes et l’atteinte à la liberté d’expression » pour conclure que « le peuple ne veut plus de Faure Gnassingbé ». Sur un tout
Revue de presse N° 828 du 08 mars 2017
Les journaux parus ce mercredi évoquent le verdict rendu hier par la Chambre administrative de la Cour Suprême dans l’affaire LCF-City, autant qu’ils s’intéressent aux perturbations constatées dans le secteur de l’éducation. Affaire LCF-City Fm »Le Messager » informe qu’elle est passée hier devant la Chambre administrative de la Cour Suprême. La décision de ladite Cour « n’a pas été favorable » à la partie requérante dont le recours a été « jugé irrecevable pour défaut de qualité et d’intérêt à agir », précise la publication. La Chambre administrative de la Cour Suprême a, en fait, expliqué qu’ « il y a une différence entre le groupe Sud Média représenté par son DG Luc Abaki et le groupe Sud Média Sarl U représenté par Pierrette Nasr épouse Bodjona », rapporte »Tingo Tingo ». L’hebdomadaire ajoute que « cet argument a été balayé du revers de la main par Me Abi Tchessa, conseil du groupe Sud Media qui a fait observer que la chaîne de télévision créée sous le nom TV TG2 est devenue TV2 sans que cela ne pose aucun problème jusqu’à présent ». »Liberté » elle, constate une « fin malheureuse » de ce dossier, dans la mesure où le rejet par la Cour Suprême du recours du requérant « consacre le retrait des fréquences ». Le quotidien privé donne la parole à l’avocat du groupe Sud Média qui peste : « la Cour Suprême n’a pas examiné le recours. Elle a préféré s’enliser dans des considérations de mots et de phrases pour en tirer des conséquences sur le plan juridique, alors que là n’est pas la question. Lorsqu’on dit qu’une personne n’a pas qualité et intérêt à agir, cela veut dire que la décision ne lui porte aucun préjudice, autrement dit, LCF et City Fm n’ont pas de propriétaires. C’est ce que semble nous dire la Chambre administrative avec des considérations qui n’ont rien à avoir avec le dossier ». Luc Abaki y va de sa dénonciation : « la Cour Suprême a voulu dévier le débat de façon très lâche. A la limite, j’ai l’impression que nous avons atteint le summum, sinon le comble de l’indécence et de l’immoralité au Togo. On retire des fréquences qui sont notifiées au représentant légal de LCF et City Fm qui sont chapeautés par le groupe Sud Média à qui l’on a assigné des chèques de l’aide de l’Etat à la presse comme tel. Aujourd’hui, la Cour Suprême nous dit que nous n’avons pas qualité et intérêt à ester auprès d’elle. Il aurait fallu qu’elle nous dise alors qui serait qualifié et aurait intérêt à ester auprès d’elle ». A la question de savoir quel est le sort réservé aux employés du groupe Sud Média, M. Abaki répond qu’ « il appartient à celui-là qui a décidé de façon arbitraire et immorale du retrait des fréquences de nous dire le sort qu’il réserve à ces employés ». « Dommage le match n’aura pas lieu », se désole »La Lanterne ». Là-dessus, »Le Libéral » note que « les chances de réouverture de LCF et City Fm s’amenuisent », attendu que « le bras de fer qui oppose le groupe Sud Média à la HAAC reste toujours dans l’impasse et est loin de trouver un dénouement heureux pour ces dizaines d’agents qui attendent impatiemment de retrouver leur travail ». Toujours en lien avec la HAAC, »Le Messager » évoque l’affaire d’autorisation d’installation et d’exploitation de sociétés de distribution de bouquets de programmes audiovisuels en mode numérique terrestre. L’hebdomadaire souligne que contrairement à certaines informations qui tentent de faire croire l’inverse, « il n’y a jamais eu d’attributaire » dans ce dossier et ceci pour deux raisons principales. D’abord, parce que « le nombre minimal requis de trois offres validées n’a pas été atteint en vue d’une adjudication transparente et concurrentielle ». Ensuite, « la nomination de nouveaux membres de la Haute Autorité obligeait le reliquat de la HAAC d’alors qui a lancé l’appel d’offres à mettre le dossier en stand-by ». Et le confrère de s’interroger : « Pourquoi c’est seule la société STARTIMES Media Togo qui dépose un recours, alors qu’elles sont en fait deux sociétés qui sont dans le cas ? A-t-elle plus le droit que l’autre société qui visiblement a compris l’intérêt que comportait cette décision d’annulation de la HAAC ? » « C’est sur quelle base STARTIMES Media Togo fait son recours, alors qu’il n’y a jamais eu de délibération jusqu’à ce qu’on ne parle d’attribution pour qu’elle se voit en attributaire ? ». Commentaire du tabloïd : « Pour l’instant, l’annulation de ce dossier qui donnerait de la migraine à la société qui a fait recours à la Chambre administrative de la Cour Suprême n’est pas encore un crime. Puisque, annuler ne veut aucunement dire abandonner. La polémique créée autour d’un tel dossier n’a pas raison d’être en réalité, sauf si l’on a d’autres visées ». Perturbation dans le secteur de l’éducation La semaine dernière, le Groupe de travail a fait le point de ses activités. En vue de permettre au gouvernement de réfléchir sur une partie des revendications des syndicats, le Groupe a demandé une trêve de deux semaines dans l’observation des mouvements de débrayage. Seulement, cette trêve « n’a pas empêché le maintien de la grève des enseignants », avec des conséquences lourdes, mentionne »Le Messager ». « On n’est pas sorti de l’auberge », remarque »Le Libéral ». « Et si la FESEN et la CSET qui ont appelé à la grève cette semaine mettaient de l’eau dans leur vin et accordaient le bénéfice du doute au gouvernement ? » se questionne »La Lanterne ». « Pendant que le gouvernement nargue les enseignants, les élèves battent le pavé », indique »Tingo Tingo ». L’hebdomadaire pointe du doigt les propos »peu courtois » du ministre de la Fonction publique qui a fait une sortie médiatique lundi dernier. Pourquoi les collègues de Gilbert Bawara ne tiennent pas les mêmes propos que lui ? « Voudrait-on nous faire savoir que c’est le ministre Bawara seul
Revue de presse N° 827 du 07 mars 2017
Dans leurs livraisons du jour, les publications s’intéressent à l’affaire HAAC-Groupe Sud Média et aux perturbations dans le secteur de l’éducation. En ouverture nous évoquons le 60ème anniversaire de l’indépendance du Ghana. Le quotidien national Togo-Presse informe que « Le Président Faure GNASSINGNE a assisté à la célébration » • Affaire HAAC-Groupe Sud Média Hier lundi, ça faisait un mois que la télévision LCF et la radio City FM ont vu leurs fréquences retirées par la HAAC. Ces deux médias ont saisi la chambre administrative de la Cour Suprême. « Le dossier en audience ce mardi 7 mars à la cour Suprême », informe »Liberté ». « Tous les regards des employés des deux chaines, des fidèles auditeurs et téléspectateurs, des adeptes et défenseurs de la liberté de presse et de l’opinion en général seront tournés vers le siège de la Cour Suprême », écrit le journal qui s’interroge : « Quelle en sera l’issue ? » A l’en croire, « cette affaire est un cas d’arbitraire qui crève les yeux ». Le confrère espère que le droit guidera « vraiment les juges de la Cour Suprême » et qu’ils ne devraient « éprouver aucune peine à le dire. » Mais en attendant, poursuit le quotidien, les agents des deux médias sont « officiellement en congés techniques ». La Cour Suprême « va-t-elle donner tort à la HAAC, ou plutôt à son président et sauver les emplois des quatre-vingts employés ? », se demande le tabloïd. « C’est une épreuve de vérité des membres de la chambre administrative, parmi lesquels se trouvent des femmes qui porteront la lourde responsabilité de la mise au chômage de près de 80 employés de ces chaines fermées par la HAAC », renchérit »L’Indépendant Express ». Les magistrats feront-ils honneur à leur serment en disant le droit en toute liberté, ou se contenteront-ils de se plier aux désirs du pouvoir ? » s’interroge le journal. • Perturbations dans le secteur de l’éducation La crise qui secoue le secteur de l’éducation est loin de finir. Les enseignants sont en grève depuis hier ; à Lomé comme dans plusieurs villes du Togo, les salles de cours sont désertées par les enseignants. « Elèves, maitres des rues », ironise »l’Alternative » « Les élèves du public sont sortis de leurs établissements pour aller déloger d’autres qui continuaient eux, à suivre les cours. », observe le confrère. « C ‘est la déferlante kaki dans les rues, comme c’est devenu d’ailleurs une tradition depuis le début de l’année scolaire », ajoute le bi-hebdomadaire. Et ce n’est pas tout, le tabloïd se fait aussi l’écho d’une intervention du ministre Bawara qui disant sur une radio hier : « J’ai l’impression qu’il y a un certain nombre de gens qui n’ont plus leurs places dans l’enseignement ». Cette menace vient de quelqu’un qui, en étant ministre en charge de la Fonction Publique, « est accusé d’avoir monté ses frères de village pour chasser des classes, des enseignants du lycée de Siou qu’ils ont d’abord tenté vainement d’intimider », révèle encore »L’Alternative » Le journal précise que ce sont « six enseignants » qui sont interdits d’accès à leurs salles de classe au lycée de Siou pour avoir suivi « les mouvements de grèves lancés par la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) » Le quotidien »Liberté » qualifie cette attitude d’ «abus de pouvoir » et trouve que « le malaise au sein du système éducatif va grandissant ». Pour le confrère, « ces manifestations semblent réjouir certaines personnes qui y voient une détermination des élèves à obtenir une éducation de qualité. On constate malheureusement que la spirale des grèves, des manifestations des élèves et de l’inaction des gouvernants se poursuit ». »L’Indépendant Epress » fait quant à lui une analyse de la situation politique, économique et sociale du Togo et pense que le pays est « en mode pilotage automatique » A en croire le journal, « le navire chavire dangereusement, le capitaine semble incapable d’éviter la catastrophe. C’est l’image du Togo depuis le début de cette année 2017. Tous les secteurs sont infectés par le virus de la contestation, de la grogne, de l’angoisse et de la révolte. Les dirigeants dans une indifférence désinvolte sont comme enkystés dans une résistance bactérienne à les faire céder le plancher ». Sur un registre différent, »Liberté » publie dans ses colonnes une interview que lui a accordée Godwin Tété, « un des pères fondateurs de l’Alliance Nationale Pour le Changement (ANC) » qui a déclaré entre autre que : « Il y a déjà des radios comme X Solaire et Légende qui ont été fermées et des journaux qui ont été plus ou moins jugulés. C’est grave. C’est l’atteinte à un droit fondamental du peuple qu’est le droit à l’information. Normalement, c’est tout le pays qui devrait se soulever pour dire non! » Dans le reste de l’actualité, certaines publications sont revenues sur les réformes politiques et sur la hausse des prix des produits pétroliers. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 826 du 06 mars 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent quatre sujets principaux : les manifestations nées de la hausse des prix des produits pétroliers, les perturbations dans le secteur de l’éducation, les élections locales et le changement intervenu à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Mais avant, l »’affaire » LCF-City Fm. »Gapola.net » informe que c’est demain que la Cour Suprême se prononcera sur le recours introduit par le groupe Sud Media pour abus de pouvoir de la HAAC, suite au retrait des fréquences à ces deux stations. Par ailleurs, »Icilomé.com » renseigne que le personnel des deux chaînes est interdit d’accès au locaux de leur employeur. Hausse des prix des produits pétroliers Après avoir fait observer que la dernière hausse est « impopulaire », »Courrir de la République » relève que « l’épanouissement du peuple reste le dernier souci des gouvernants » togolais. « Au Togo, les gouvernants font ce qu’ils veulent, quand ils le veulent et exactement comme ils le veulent. Sinon, comment un gouvernement peut-il décider de la hausse des prix des produits pétroliers sans au préalable préparer la population à cette nouvelle ? » écrit »La Voix du Peuple ». « Vous servez quel peuple ? Au secours mon pays va mal ! Faure doit balayer sa maison », martèle l’hebdomadaire qui conclut : « le Togolais est fatigué de la désinvolture avec laquelle on le traite ». Pour »Courrier de la République », « le pouvoir s’essouffle petit à petit et est sur le point de s’écrouler bientôt ». Le journal pense que « le peuple doit se mobiliser comme un seul homme pour accompagner le pouvoir moribond à sa dernière demeure ». Pas seulement le peuple mais aussi l’opposition qui doit pouvoir « profiter » de ces moments d’incertitudes. « Opposition togolaise, prends tes responsabilités et use de ton intelligence, en ces heures de doute du pouvoir, pour démontrer que tu n’es pas ce que l’on croit », encourage le confrère. Et d’ajouter que s’il était Faure Gnassingbé, il s’opposerait aux hausses « farfelues » des prix des produits pétroliers pour ne pas « éprouver ses compatriotes déjà malmenés par le cours de la vie ». Il faut relever que le gouvernement togolais n’a pas brillé par une communication assez élaborée sur la question. Et selon »Le Combat du Peuple », le Premier ministre Komi Sélom Klassou a « une lourde responsabilité » dans ce « déficit de communication ». De son côté, Gilchrist Olympio appelle, dans les colonnes de »La Voix du Peuple », « au calme et à la retenue » en ce qui concerne les manifestations consécutives à cette augmentation des prix. Tentatives de sortie de crise dans le secteur de l’éducation Le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement était face à la presse vendredi dernier pour présenter le contenu du relevé des conclusions après plusieurs rencontres. Il demande aux enseignants, entre autres, d’observer une trêve de deux semaines pour permettre au gouvernement de donner une suite à la demande de revalorisation de la prime de la fonction enseignante. Ce relevé de conclusions fera-t-il l’unanimité dans la famille syndicale des enseignants ? « L’adhésion totale des autres syndicats n’est pas garantie », répond »La Voix du Peuple ». Là-dessus, »Liberté » et »Forum de la Semaine » informent que la CSET et la FESEN « rejettent la trêve et entrent en grève dès ce matin ». D’aucuns estiment déjà que la mission de ce groupe de réflexion s’est soldée par un échec. Finalement, « quelles pistes pour une sortie de crise ? » s’interroge »Nouvelle Opinion ». La solution c’est le dialogue avec les vrais acteurs de la crise, indique »Courrier de la République ». »La Voix du Peuple » suggère de « convoquer les états généraux de l’éducation pour diagnostiquer et soigner le mal une fois de bon ». Il faut « rétablir la confiance entre les acteurs pour désamorcer cette crise », souligne »Lettre de la Kozah ». Et ce n’est pas tout. « Les enseignants doivent adopter des comportements qui sont de nature à éviter la radicalisation ». Aussi, poursuit le confrère, « les émissaires du gouvernement doivent-ils revoir leur discours pour éviter que la situation ne s’enlise ». Justement, parlant de la nécessité de ramollir le discours gouvernemental, »Courrier de la République » note que les propos du ministre Gilbert Bawara sont très souvent « provocateurs » et ne favorisent pas un climat de sérénité et d’apaisement pour un dialogue fructueux. L’autre chose qui risque « d’embraser le front social, ce sont les précomptes anarchiques et disproportionnés sur les salaires des enseignants », complète »Le Correcteur » qui s’interroge : « Vous avez dit mandat social ? » Le tabloïd se demande « à qui profite au juste le pourrissement de la situation orchestré par le pouvoir ». A sa suite »Le Correcteur » questionne le « silence » de Faure Gnassingbé face à la « déflagration sociale ». Changement à la tête de l’OTR Henri Gapéri s’en va et c’est Kodjo Adédzé qui lui succède. Ce dernier va devoir relever de nouveaux défis, mentionne »Lettre de la Kozah ». Il « promet prendre la mesure de la mission et de relever le défi qui s’impose », renchérit »Nouvelle Opinion ». Si »Le Combat du Peuple » s’attarde sur les « insuffisances » du Rwandais, »Courrier de la République » assure que c’est un « grand mensonge » que d’expliquer que M. Gapéri a réussi sa mission à la tête de l’Office Togolais des Recettes. « Tout le monde sait que Gapéri a échoué dans sa mission ; il a contribué, de par son inflexibilité, à rendre exsangue notre économie avec des approches expérimentales qui ont conduit au pire », insiste l’hebdomadaire. »Golfe Info » remarque que l’ex-commissaire général est « devenu le souffre-douleur de tous, comme s’il était à lui seul, la source de tous les maux dont souffrait le pays ». Pourtant, nuance la publication, « ce dernier n’était qu’un exécutant, un parfait commis, au service d’un pouvoir, comptable de ses actes, de ses décisions, de ses représentants devant la
Revue de presse N° 825 du 03 mars 2017
La hausse des prix des produits pétroliers et les manifestations qui ont accompagné cette augmentation font la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi. Après les évènements de mardi, c’est un « calme précaire » qui règne à Lomé, observe »Togomatin ». C’est le cas de le dire, la dernière hausse n’a pas laissé indifférent. Dix partis politiques sont montés au créneau pour se faire entendre. L’ANC, le CAR, le NET, les FDR, le Parti des Togolais, la CDPA, l’OBUTS, la CPP, le Parti des Démocrates et l’UFC ont « interpellé » le gouvernement sur cette mesure, informe »Forum de la Semaine » qui précise que la « majorité » de ces formations politiques a « condamné la répression sanglante » des manifestations d’il y a quelques jours. La précision, c’est »L’Alternative » qui l’apporte. Si l’OBUTS et le PSR condamnent la répression « aveugle », le CAR lui, « déplore les graves évènements » survenus mardi. Le Parti des Togolais et l’ASVITTO pour leur part « dénoncent l’usage excessif de la force par les corps habillés ». L’ANC aussi dénonce l’augmentation « injustifiée » des prix des produits pétroliers. Et ce n’est pas tout. Des organisations syndicales, des organisations de consommateurs, des droits de l’Homme et de la société civile regroupées au sein des Universités sociales du Togo (UST) « s’indignent de cette augmentation dans un contexte de paupérisation accrue ». La LTDH, la STT, le SYNJOP et la Ligue des Consommateurs du Togo, entre autres, demandent « le report de l’arrêté interministériel portant augmentation des prix des produits pétroliers ». Tout en se « réservant le droit, le cas échéant, d’appeler à la mobilisation pour obtenir l’annulation de cette mesure impopulaire », ces organisations demandent également « l’ouverture d’un dialogue social sincère avec tous les acteurs concernés ». Aussi, la diaspora togolaise soutient-elle les revendications des populations et « appelle les militaires à la conscience républicaine et à la retenue ». De son côté, Amnesty International « exige » une enquête indépendante. Ainsi que le constate »Liberté », les dirigeants du pays ont « imposé la loi martiale » dans la capitale depuis mardi, puisqu’ « il y a plus d’hommes en tenue que de population ». Tout ce qui s’est passé ces derniers jours n’est que le « signe d’une exaspération et d’un malaise profond », écrit »Le Canard Indépendant ». Pour »L’Alternative », c’est carrément le « chaos social », au regard de l’actualité de ces dernières semaines, à l’instar des mouvements d’humeur dans le secteur de l’éducation et les manifestations de mardi. Et de déplorer le silence du chef de l’Etat togolais qui, selon »Liberté », « ne donne pas l’impression d’être là pour les Togolais qui lui remontent des doléances ». « Ailleurs, les crises n’ont pas atteint le niveau du Togo avant que le chef de l’exécutif ne prenne ses responsabilités », commente le bihebdomadaire. »Liberté » observe « l’insensibilité du pouvoir Faure Gnassingbé à la souffrance des Togolais ». Une posture finalement « érigée en mode de gouvernance ». « Pourtant, c’est le mandat social », déplore le quotidien privé qui ajoute : « Satisfaire les besoins sociaux des populations, c’était une promesse de campagne de Faure Gnassingbé. Aujourd’hui, soit deux ans après sa réélection contestée, cette mesure annoncée peine à se concrétiser. Les Togolais figurent toujours parmi les peuples les moins heureux sur la terre ». Et le journal de se répandre en questionnements : « de quel mandat social Faure Gnassingbé parle-t-il alors ? Pourquoi paraît-il si compliqué pour l’écrasante majorité de la population togolaise de manger à sa faim, d’avoir accès à l’eau potable, d’avoir les moyens de satisfaire ses besoins fondamentaux, de se soigner convenablement ? Un mandat social mené sur fond de précarisation ambiante de la vie de nos compatriotes, Monsieur le Président, vous y croyez vous-même ? » En ce qui concerne la grève des enseignants, »Forum de la Semaine » et »Liberté » renseignent que les écoles de la région des Savanes sont fermées. Par ailleurs, certains confrères sont revenus sur la nomination de Kodjo Adédzé à la tête de l’OTR en remplacement de Henri Gapéri et la sortie médiatique de Gilchrist Olympio mercredi dernier. Le Service de Presse/HAAC