Divers sujets à la une des publications de ce jeudi. Le programme de réparations des victimes des troubles sociopolitiques entre 1958 et 2005 accroche toujours l’attention de certains confrères. « Apaiser les cœurs meurtris pour le vivre ensemble », écrit »Le Bâtisseur ». Le confrère reprend dans ses colonnes, une partie du discours prononcé par le Premier ministre KLASSOU lors de la cérémonie de lancement du programme. « Il sera question de laver le sang qui a indument coulé sur la terre de nos aïeux(…) ; seul le pardon peut nous permettre de nous réconcilier», déclare le Chef du gouvernement. »L’Impartial » se fait l’écho de l’intervention de la Présidente du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), Madame Awa Nana qui déclare que : « le HCRRUN émet le vœux que les victimes trouvent dans les réparations qu’elles recevront la foi, la force et les motifs nécessaires pour reprendre leurs places dans la communauté nationale et apporter leur part à l’émergence d’un pays apaisé et en reconstruction. » Justice transitionnelle au Togo : « C’est parti », s’exclame pour sa part »Flambeau des démocrates ». Le tabloïd donne à lire que « la première phase de ce processus est consacrée aux troubles sociopolitiques suite au décès le 05 février 2005, du Président Eyadéma et celles postélectorales du 24 avril 2005. » « Et pour la réussite de cet important volet de sa mission que constitue la réparation, le HCRRUN souhaite pouvoir mener et terminer la première série d’activités sus indiquées avec les deux milliards de F CFA alloués par le gouvernement », commente »Chronique de la Semaine ». L’autre sujet qui attise les passions ces derniers jours est celui lié à la requête émanant de l’opposition qui a « trouvé grâce » aux yeux de la Cour Constitutionnelle. « La Cour Constitutionnelle du Togo en symbiose avec l’ANC ? », s’interroge »Le Changement » qui trouve de tout de même que c’est « trop beau pour être vrai ! ». Réagissant lundi dernier sur une radio de la place, le député de l’ANC Ouro Akpo Tchagnao s’est félicité de la décision avant de confier que « pour une première fois, la Cour Constitutionnelle a fait preuve d’une bonne foi en disant le droit au nom de la République et au nom du peuple togolais», rapporte le confrère. En donnant raison à la requête des députés de l’ANC contre le président de la commission des lois, »Chronique de la Semaine » trouve que « L’impartialité » de la Cour Constitutionnelle est « révélée au grand jour ». Par ailleurs, »Flambeau des Démocrates » revient sur le récent voyage de Jean-Pierre Fabre en Europe et s’interroge : « Descente aux enfers de CAP 2015, la diaspora peut-elle sauver Fabre et compagnie ? ». Le journal se demande encore quel type de soutien Jean-Pierre Fabre sollicite de la part « d’une diaspora sans droit de vote ». En effet, poursuit-il, « il est difficile de se prononcer sur le type de soutien que requiert l’ANC, un parti politique supposé apporter des solutions aux problèmes politiques. La diaspora togolaise, elle-même divisée à l’image de la classe politique de l’opposition ne peut être aux commandes d’une lutte pour l’alternance dans laquelle elle n’a aucune responsabilité ». Sur la même ligne, »L’Impartial » écrit : « Alternance politique au Togo : Jean-Pierre Fabre met à contribution la diaspora ». Le journal propose le film du déroulement des rencontres entre le chef de file de l’opposition et les togolais vivants en France. Sur un registre différent, »Forum de la Semaine » et »Togomatin »renseignent que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair est à Lomé et a été reçu par le Président de la République Faure Gnassingbé. A en croire les deux tabloïds, la visite de Tony Blair se situe dans le cadre de l’adhésion prochaine du Togo au Commonwealth. Dans le reste de l’actualité, »Liberté » fait savoir que l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) « dénonce un contrat gré à gré de plusieurs milliards de F CFA avec le SICPA » Le gouvernement togolais a signé un contrat de plusieurs milliards avec la société suisse SIPCA, leader mondial de fourniture d’encre infalsifiable et spécialisé aussi dans l’installation et l’exploitation d’un système de suivi sécurisé et de traçabilité des produits de consommation comme les boissons alcoolisées, les eaux gazeuses et le tabac. L’ATC à travers un communiqué « dénonce ce qui s’apparenterait à un gré à gré de plusieurs milliards de F CFA et lance un appel pressant au gouvernement de revoir les termes du contrat. », rapporte le quotidien privé. Au surplus, »Le Perroquet » fait une analyse de la gouvernance politique au Togo et titre : « Et si pour une première fois, Faure Gnassingbé respectait la constitution et le peuple togolais ? ». « Le président de la République qui, chaque cinq années se présente devant le peuple pour le renouvellement au nom de son mandat est tenu annuellement de dire au peuple selon la constitution, comment va la nation.(…) depuis avril 2005 ou il a été élu, le Président de la République , Faure GNASSINGBE (…) n’a jamais pris sur lui de présenter l’état de la Nation devant les députés », commente le journal. Toujours en politique, »Le Bâtisseur » publie dans ses colonnes, une lettre ouverte du Parti Social Démocrate du Togo (PSDT), adressée au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé : « grande désolation des populations, régénérescence d’actes ignobles…mouvements de protestations populaires, les grèves multiples des enseignants et des syndicats, les sorties multiples et fréquentes des élèves (…), c’est en ces termes que le Parti Social Démocrate du Togo (PSDT) a interpelé Faure Gnassingbé sur l’état de déliquescence du Togo », note l’hebdomadaire. Et puis, »Le Rendez-vous » fait un dossier sur la chefferie traditionnelle. L’hebdomadaire offre à lire que « la chefferie traditionnelle n’est pas encore sortie de l’auberge au Togo. Devenue un simple outil au service des hommes politiques, s’il existe un pan de l’organisation sociale qui a perdu de sa valeur et son originalité, c’est bien la chefferie
Revue de presse N° 842 du 29 mars 2017
Le lancement du processus de réparations des dommages et préjudices subis par les victimes des violences politiques de 1958 à 2005 cristallise l’actualité ce mercredi. Mais comme mise en bouche, le quotidien national »Togo-Presse » et »Liberté » informent que le Président de la HAAC a reçu hier, Yuxi LIU, Ambassadeur de Chine au Togo. A en croire les deux journaux, le principal centre d’intérêt de cette rencontre est la coopération entre la Chine et le Togo. « La visite a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités et s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias. », soulignent-ils. Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a lancé le vendredi 24 mars 2017, la première phase de réparations des victimes des violences à caractère politique de 1958 à 2005. « La première phase des réparations annoncée par le HCRRUN prend en compte les évènements de 2005 subdivisés en deux sous évènements à savoir les troubles sociopolitiques suite au décès du président Gnassingbé Eyadéma le 05 février 2005 et les troubles sociopolitiques suite à l’élection présidentiel du 24 avril 2005 », écrit »La Dépêche ». Pour ces réparations, Le nombre de victimes recensées est de 7057 « mais la première phase d’indemnisation ne couvrira que 2475 victimes. Le reste, soit 4582 victimes sera indemnisé lors de la prochaine tranche », fait savoir »Le Libéral ». »Le Messager » pour sa part propose « les importantes questions à connaitre à tout prix » pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur cette première phase des réparations. Entre autres questions : « Qui peut être bénéficiaire du programme de réparation du HCRRUN ?/, Qui sont les victimes que le HCRRUN va réparer ? /Comment sont-elles identifiées ?(…) » »Le Dialogue » de son côté informe que le cout total des réparations évalué par la CVJR s’élève à 35 milliards de F CFA. « Faure Gnassingbé jette les bases d’une réconciliation nationale », annonce »Vérité des Peuples ». Selon les recommandations de la CVJR sur les différentes violences et exactions qui ont émaillé les troubles sociopolitiques et économiques du Togo depuis les indépendances jusqu’en 2005, « l’impératif pressant était d’apaiser les cœurs et de panser les blessures pour une réconciliation réussie et une pacification des acteurs politiques d’une part et leurs militants d’autre part », fait savoir le journal. Le confrère renseigne avoir mené une enquête au sein de la population qui n’est pas passée du dos de la cuillère pour lui poser le cas des bourreaux qui jusqu’aujourd’hui ne sont pas inquiétés pour les accusations portées sur leur personne et pire encore, aucun d’eux n’a jamais reconnu les faits et demander un pardon sincère aux victimes. « Dans ce cas, comment une réconciliation peut être bénéfique pour notre chère pays ? », s’interroge t-il ? Ce refus « d’acte de contrition » est « un caillou dans la chaussure du HCRRUN », renchérit »Le Patriote ». Les indemnisations permettront certes aux victimes qui en bénéficieront de reprendre une nouvelle vie mais « Mme Awa Nana et son équipe réussiront-elles à amener les togolais au grand pardon ? », se demande l’hebdomadaire. Dans le reste de l’actualité, certaines publications se sont intéressées à la politique. « Confiance retrouvée entre l’ANC et la Cour Constitutionnelle », observe »Le Libéral » Les députés ANC à l’Assemblée Nationale viennent d’obtenir gain de cause devant la Cour Constitutionnelle suite à une requête introduite en février dernier. L’institution dirigée par Aboudou ASOUMA a donné suite favorable à la requête de cette formation politique d’abord en la déclarant recevable à agir et ensuite, en exigeant que la commission des lois adopte son rapport sur la proposition de loi qu’elle a introduite, et le dépose sur le bureau de l’Assemblée Nationale. « Quelle mouche a pu piquer les députés de l’ANC à prendre l’initiative d’introduire une requête devant la Cour Constitutionnelle ? » se demande »Le Libéral ». « L’ANC fait-elle désormais confiance à la Cour dirigée par ASSOUMA ? Et qu’est ce qui explique cette confiance soudainement retrouvée ? », s’interroge encore le journal. Sur le même sujet, le quotidien »Liberté » écrit : Décision de la Cour Constitutionnelle en faveur de l’ANC : « Le piège d’une euphorie ! » Il est vrai que la Cour Constitutionnelle a donné une suite favorable à la requête de l’ANC mais « y a-t-il des raisons de pavoiser ? se demande-t-le quotidien privé. « Non », répond-il car selon lui, « en politique, trompe qui peut ». Par ailleurs, certains confrères se font l’écho du voyage de Jean-Pierre Fabre à Paris. « Les propos discourtois de Jean-Pierre Fabre, l’eau sur le plumage du canard », titre »Le Dialogue ». A en croire le journal, lors de la conférence donnée par le chef de file de l’opposition à Paris en France, ce dernier aurait déclaré : «Le Togo est un pays atypique ». Cette phrase seule a suffi pour agacer le confrère qui pense que Jean-Pierre Fabre « a franchi le rubicond car ces propos ne doivent pas provenir de celui qui aspire à devenir président de la République et traiter ce même pays d’atypique ». Ceci amène l’hebdomadaire à se demander si Fabre est réellement un politicien : « Sur quelles orientations fonde-t-il sa politique si ce n’est pas les critiques acerbes sans aucune proposition ? », s’interroge encore le tabloïd. « Le chef de file de l’opposition critique mais ne propose rien », renchérit »Vérité des Peuples ». Sur un sujet parenté, »Le Libéral » écrit : « Paradoxe, des leaders de l’opposition à la conquête de la diaspora sans droit de vote : Quel types de soutien cherchent-ils ? » Selon le confrère, « les tournées européennes de l’ANC reposent beaucoup plus sur des mobiles financiers que toutes autres considérations. Il en est de même pour Kafui ADJAMAGBO parti à la conquête de la diaspora togolaise aux USA afin de trouver des moyens et redonner du souffle à son agonisant parti qu’est la CDPA ». Emarge également
Renforcement du partenariat HAAC-Chine L’Ambassadeur Yuxi LIU reçu par le Président de la HAAC
Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Monsieur Pitang TCHALLA a eu, ce jour, mardi 28 mars 2017 au siège de l’institution à Lomé, des échanges avec l’Ambassadeur de Chine au Togo, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU. Avec pour principal centre d’intérêt la coopération entre la Chine et le Togo, la visite qui a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias. A cette occasion, le Président de la HAAC a réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à l’institution de régulation des médias. « La rencontre d’aujourd’hui vise à dynamiser notre partenariat dans l’intérêt de la réussite de notre mission », a dit Monsieur Pitang TCHALLA avant d’ajouter qu’elle « traduit l’intérêt sans cesse renouvelé que les peuples togolais et chinois attachent au renforcement de ces véritables liens d’amitié et de coopération sud-sud ». Pour sa part, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU a salué l’excellence des relations qui ont toujours existé entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’Ambassade de chine et la HAAC de l’autre. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir se renforcer davantage ces liens de partenariat. En outre, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU a félicité la HAAC pour son rôle dans la sauvegarde et le renforcement de la liberté d’expression et de presse au Togo. L’Ambassadeur de Chine au Togo a achevé sa visite à la HAAC par une visite de la Division Monitoring, notamment le service audiovisuel où il a reçu des explications sur le fonctionnement. Le Service de presse / HAAC
Revue de presse N° 841 du 27 mars 2017
Les publications du jour évoquent le lancement officiel de la phase de réparation des dommages et préjudices subis par les victimes des violences politiques de 1958 à 2005. Mais d’abord, le séminaire sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste organisé par la HAAC mardi dernier à Lomé. »Waraa les Vainqueurs » proposent un compte-rendu de ces assises. Vers une relecture du code de la presse ? se questionne »Nouvelle Opinion » qui note que la rencontre du 21 mars a le mérite d’avoir « lancé le débat ». A travers ce séminaire, « Pitang veut accentuer la responsabilité professionnelle des journalistes », écrit »La Symphonie ». « La HAAC veut entamer une opération de salubrité publique dans la presse », renchérit »L’Eveil de la Nation ». »Le Combat du Peuple » s’intéresse également au sujet et assure que le rendez-vous de mardi au cours duquel les professionnels des médias ont été conviés à la « réflexion » et à « l’autocritique » 13 ans après la dépénalisation des délits de presse, a été « très riche d’enseignements parce qu’il a permis d’éclairer la nouvelle génération de journalistes sur les tenants et les aboutissants du métier ». Certes, depuis 2004 les journalistes n’ont pas connu la prison pour des infractions commises par voie de presse mais plusieurs professionnels des médias ont subis des « agressions » dans l’exercice de leur métier, opine »Le Correcteur ». Le bihebdomadaire cite les exemples de Noel Tadegnon, Justin Anani, Fredo Atipou, Tony Sodji et Robert Avotor. Bonéro Lawson a même « connu un séjour carcéral », fait-il remarquer. HCRRUN : démarrage de la phase de réparation La réconciliation sur les rails au Togo, le processus de réparation est « en marche », observe »La Voix du Peuple ». En effet, ce programme de réparation des victimes a été lancé vendredi dernier à Lomé par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, mentionne »Togo-Presse ». « Les Togolais qui se sont regardés pendant longtemps en chiens de faïence sauront définitivement accepter cette phase engagée par le HCRRUN afin que main dans la main la nation togolaise renaisse de ses cendres et amorce un nouveau départ vers le développement », écrit »L’Eveil de la Nation ». Mais pour que la réconciliation soit effective, le citoyen doit « se sentir considéré et respecté en tant que tel », précise »Fraternité » qui se demande si l’enveloppe allouée au HCRRUN pourra suffire à indemniser les 7057 victimes identifiées. Ce fond initial s’avère insuffisant pour prendre en compte toutes les personnes concernées, répondent »Waraa les Vainqueurs ». Seules 2475 seront « couvertes » par le processus dans cette première partie, indique »La Symphonie ». Le tabloïd renseigne que les opérations d’indemnisation se dérouleront dans trois villes du Togo à savoir Lomé pour les victimes de la région Maritime et des Plateaux Est; Atakpamé pour les victimes de Plateaux Ouest ; et Kara pour celles des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. »La Symphonie » d’ajouter que les réparations dont on parle sont aussi bien « individuelles que collectives, directes que indirectes, matérielles que d’ordre pécuniaire et scolaire ». Pour sa part, »Forum de la Semaine » donne à lire tout sur le programme de réparation, le mode opératoire et les conditions à remplir. De son côté, »Togomatin » offre les clés d’une meilleure compréhension de la justice transitionnelle et des réparations. Quant à »Liberté », elle donne la parole au Prof Aimé Gogué. Ce dernier « regrette le black-out sur les présumés auteurs ». Le lancement de la présente phase « dénote de la volonté politique manifeste du chef de l’Etat et de tout le gouvernement d’apporter un apaisement aux cœurs meurtris par les périodes douloureuses », commente »Nouvel Opinion ». Toutefois, souligne »Le Combat du Peuple », Faure Gnassingbé « doit prendre ses précautions en veillant personnellement à ce que le processus poursuive son cours avec diligence pour calmer les cœurs meurtris parce que le vrai enjeu, c’est la non répétition du phénomène des violences politiques dans notre pays ». »Liberté » rappelle que le début de l’étape cruciale de la réparation intervient au moment où un meeting du Parti National Panafricain de Tikpi Atchadam pourtant autorisé par le maire a été empêché à Kara. Lorsque le confrère ajoute à cet état de fait les « affres » dont aurait été soumis Pascal Bojona la semaine dernière lorsqu’il se rendait à son village natal, il se demande : « que dit Awa Nana aux milices de Kara ». « C’est dommage pour l’image du pays », se désole »Le Correcteur » qui met à l’index « l’intransigeance de Faure Gnassingbé à en découdre avec la démocratie ». Dans un registre différent, les confrères informent de ce que la Cour Constitutionnelle a « donné raison » à l’ANC qui y avait introduit un recours dénonçant le dysfonctionnement du bureau de l’Assemblée nationale et le blocage de l’examen de la proposition de loi introduite par ses députés. En outre, »Le Correcteur » signale qu’en séjour en Europe, Jean-Pierre Fabre a prononcé hier un « poignant discours » à la diaspora togolaise à Paris sur la lutte pour l’alternance au Togo. Morceau choisi à la une de »Liberté » : « L’alternance démocratique est désormais un impératif républicain et patriotique ». Au surplus, »Le Correcteur » constate que pendant que cinq ministres ont été « emportés » par les scandales en cinq ans sous François Hollande en France, au Togo, « les révélations troublantes sont plutôt un outil de promotion des gaffeurs ». Et puis, toujours »Le Correcteur » explique que l’équipe nationale de football du Togo pourtant sous contrat avec l’équipementier Macron s’est tournée vers Puma. En colère, Macron s’apprêterait à porter plainte contre notre pays. Le journal dénonce les « magouilles, l’amateurisme et le cynisme » du président de la FTF et son groupe. Toutes choses qui « exposent le Togo à de lourdes amendes », insiste-t-il. Sur la toile, les médias en ligne commentent le lancement de la phase de réparation des victimes des violences politiques de 1958 à 2005. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 839 du 23 mars 2017
Tout comme hier, les journaux parus ce jeudi évoquent les assises organisées mardi dernier par la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse. Aussi, s’intéressent-ils à la crise dans le secteur de l’éducation. Rencontre sur la dépénalisation des délits de presse Il ressort des échanges qui ont eu lieu dans la salle des conférences de la Sazof que les professionnels des médias n’ont pas eu la compréhension idoine du concept de la dépénalisation des délits de presse. En plus, les textes qui régissent le monde de la communication doivent être revus, question de prendre en compte les médias en ligne. Tant et si bien que »Togomatin » se demande si l’on ne va pas vers un « nouveau » code de la presse et de la Communication. »Togo-online.co.uk » a une autre lecture du séminaire d’il y a deux jours. Le site web croit savoir que le thème de cette rencontre est une « façon détournée d’empêcher les participants de voir le côté invisible de l’iceberg ». Les commentaires vont bon train, informe »Le Changement ». A en croire le confrère, certains voient à travers l’initiative de la Haute Autorité « des manœuvres en vue de museler le 4è pouvoir dans la perspective des consultations populaires en vue. Mais le président de la HAAC rassure du contraire, donc plus de peur que de mal », poursuit le journal. En tout cas, »Chronique de la Semaine » note que la HAAC a lancé le « débat » sur le projet de relecture de ce code pour ainsi coller à une recommandation des états généraux de la presse tenus il y a quelques années . »Vision d’Afrique » confirme et explique que l’instance de régulation a « invité à la réflexion » les acteurs de la grande famille des communicateurs afin que la dépénalisation ne soit pas comprise comme l’a souligné le président de la HAAC à l’ouverture du séminaire, comme « la voie royale ouverte au libertinage, un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes ». 13 après la dépénalisation des délits de presse, les professionnels des médias et la HAAC « dressent le bilan », écrit »The Guardian » qui propose à ses lecteurs le déroulé de la rencontre de mardi. Pour sa part, »Flambeau des Démocrates » souligne que les préoccupations des participants dans le débat « généralement houleux mais enrichissant » qui a suivi les communications, ont essentiellement porté sur « les réelles motivations de le tenue de ce séminaire qui, à tout point de vue ressemble au calme qui annonce la tempête, l’indépendance des institutions comme la HAAC et la justice, la pérennité de la dépénalisation, la nécessité de la révision à la hausse de l’aide publique à la presse ainsi que la responsabilité sociale du journaliste ». Si »Echos du Pays » ne voient pas d’un mauvais œil cette relecture des textes, ils demandent cependant au gouvernement de trouver la « bonne approche » pour le faire. Pour la publication, autant les gouvernants devraient éviter de « durcir le ton » à l’égard des journalistes, autant ces derniers devraient exercer leur métier avec responsabilité. Crise dans le secteur de l’éducation Pour y ramener la sérénité, le gouvernement a, pour entre autres actions, doublé la prime d’incitation à la fonction d’enseignant. Cela fait dire à » Echos du Pays » que le gouvernement « opte pour des mesures d’apaisement ». « Le gouvernement rassure » renchérit »Vision d’Afrique ». Les deux journaux s’interrogent toutefois si c’est la fin des mouvements d’humeur et leur corollaire dans l’éducation. Rien n’est moins sûr et »Flambeau des Démocrates » signale que « l’année scolaire se cherche une couleur ». Et d’ajouter que la CSET et la FESEN sont « en repli stratégique ». « L’année… blanche est si loin et si proche », observe »Liberté », car « le respect du nouveau calendrier réajusté annoncé est loin d’être garanti ». Quant à »The Guardian », il dénonce le « rôle funeste » joué par le président de l’Association des Parents d’Elèves, un rôle qui aurait contribué à durcir la position des enseignants. Dans le reste de l’actualité, les tabloïds renseignent que le HCRRUN « entre en action » demain vendredi en ce qui concerne le processus de réparation et d’indemnisation des victimes de violence entre 1958 et 2005. « Réconciliation à sens unique ? » se questionne »Liberté ». Pour »Togomatin », il faut avant tout « considérer l’esprit et le symbolisme » de cette réconciliation. Et puis, »Liberté » donne à savoir que « des gendarmes cagoulés et armés ont bloqué hier soir à Kara pendant près d’une heure d’horloge » le convoi de Pascal Bodjona qui se rendait dans son village à l’occasion du 6è anniversaire du décès de son père. Le quotidien privé rapporte que ces gendarmes « auraient signifié avoir reçu des instructions fermes et qu’ils seraient prêts à faire usage de leurs armes si le convoi forçait le passage ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 838 du 22 mars 2017
Les journaux parus ce mercredi se font l’écho du séminaire organisé hier par la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste. Les confrères s’intéressent également à la crise dans le secteur de l’éducation et aux mesures prises par le gouvernement pour satisfaire les enseignants grévistes. Séminaire sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste Initiées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, ces assises ont pour objectif principal de réfléchir sur la situation de la presse togolaise et les acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation et de cerner les incidences sur le professionnalisme. « La HAAC sensibilise les Directeurs des médias sur la dépénalisation des délits de presse », écrit »La Dépêche » qui met en relief les interrogations émises par le président de la HAAC dans son discours d’ouverture : « treize ans après, quel bilan peut-on dresser ? Quelle incidence cette dépénalisation a-t-elle sur la profession, sur l’exercice de la profession, sur le respect des règles éthiques et déontologiques ? » « Comment a-t-on compris la dépénalisation ? » s’est également interrogé M. Pitang Tchalla dans un autre morceau choisi et publié par »Le Messager ». L’hebdomadaire informe que l’on avance « vers une relecture des textes régissant le métier de journaliste au Togo ». « Projet de relecture du code de la presse et de la communication, la HAAC lance le débat », mentionne »Le Libéral ». Le confrère publie l’intégralité du discours prononcé par le président de l’instance de régulation des médias à l’ouverture de la rencontre. « La HAAC décidée à mettre de l’ordre dans le désordre de la presse », souligne le site web »Afreepress.info ». « La dépénalisation ne peut être la porte ouverte à tous les excès », renchérit »Republicoftogo.com ». « 13 ans après la dépénalisation, baliser le terrain pour un nouveau regard sur l’exercice du métier », indique »Savoir News ». »Vérité des Peuples » s’intéresse au sujet et relève que la HAAC « appelle les médias à plus de responsabilité ». »Le Magnan Libéré » et »La Lanterne » proposent également le compte rendu de cette rencontre tenue dans la salle des conférences de la Sazof. Crise dans le secteur l’éducation »Vérité des Peuples » observe que le gouvernement et les syndicats sont « sur le chemin d’une solution définitive ». En fait, après avoir doublé la prime d’incitation à la fonction d’enseignant, le gouvernement a créé une cellule ad hoc pour statuer sur les cotisations et prélèvements sur salaire, rappelle »Le Messager ». A cela, l’on peut ajouter le statut particulier des enseignants qui est en cours de préparation. »Le Libéral » pense qu’après la satisfaction des revendications, il faut faire une « course » pour sauver l’année en cours. A cet effet, le gouvernement annonce le « réajustement » de l’année scolaire, renseigne »Le Magnan Libéré ». Pour l’instant, la situation semble calme après plusieurs semaines de grève mais c’est une « accalmie précaire », note »Focus Infos ». Si le gouvernement a affiché la volonté de « calmer le jeu » avec les mesures « encourageantes » annoncées, l’on note en face, une « réaction mitigée » des syndicats, en l’occurrence la CSET et la FESEN, signale »La Dépêche ». »La Lanterne » ajoute que les deux syndicats donnent quelques jours au gouvernement pour annuler les précomptes. Et de conclure que la CSET et la FESEN « en font de trop et aggravent une situation qui tend déjà vers la pourriture ». Alors, que faire pour éviter que la situation ne s’enlise définitivement ? »Forum de la Semaine » donne la parole à Gerry Taama. Le président du NET propose « l’organisation des assises nationales de l’éducation ». Il faut résoudre le problème d’effectif des enseignants, d’infrastructures scolaires et développer les centres de formation préparant à la profession d’enseignant, complète »Le Libéral ». Dans un tout autre registre, »Liberté » estime que l’armée togolaise « fait l’objet d’une attention particulière » de la part du chef de l’Etat. Selon le quotidien privé, Faure Gnassingbé est « aux petits soins des corps habillés alors que les autres secteurs »civils » sont abandonnés ». En outre, le tabloïd informe que de nouvelles arrestations ont eu lieu hier à WACEM. La publication croit savoir que les employés interpellés sont accusés de vol de carburant. Le Service de Presse/HAAC
Médias : réflexion autour de la dépénalisation des délits de presse au Togo et la responsabilité du journaliste
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le mardi 21 mars 2017 à Lomé, un séminaire sur le thème : « Dépénalisation des délits de presse et Responsabilité du Journaliste ». L’objectif principal de ces assises qui ont réunis un parterre de personnalités et des professionnels des médias, est de mener la réflexion sur l’état de la presse togolaise et des acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 et d’en cerner les incidences sur le professionnalisme. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par M. Pitang TCHALLA. Dans son discours de circonstance, le Président de la HAAC a d’abord rappelé les réactions qui ont suivi ce bond qualitatif réalisé par le Togo à l’époque avant d’émettre des interrogations : « 13 ans après cette victoire, quel bilan peut-on dresser ? Quelles incidences cette dépénalisation a-t-elle eu sur l’exercice de la profession, sur le respect des règles éthiques et déontologiques ? La presse togolaise a-t-elle gagné en responsabilité, en professionnalisme ? » « Comment a-t-on compris la dépénalisation ? Avons-nous su cerner la responsabilité qui nous incombait dorénavant, en tant que professionnels de la communication ? N’avons-nous pas au niveau de la profession, compris la dépénalisation comme une licence, comme la voie royale ouverte au libertinage, comme un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes, par voie de presse, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, de la vie privée des citoyens ? ». Enfin, le président de l’instance de régulation des médias a expliqué que les résultats des réflexions constitueront l’un des « inputs d’une prochaine relecture de l’ensemble des textes organisant le secteur de la presse et de la communication au Togo, conformément aux recommandations des états généraux de la presse tenus en 2014 à Kpalimé ». Pour sa part, le ministre de la Communication, de la Culture, des sports et de la Formation Civique a insisté sur la « responsabilité » du journaliste dans l’exercice de son métier. Guy Madjé LORENZO a engagé les professionnels des médias à ne pas « remettre en cause les acquis de la liberté de la presse et d’expression chèrement acquises ». Quant au représentant du ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, Isidore AKOHOUEGNON, il a rappelé les dispositions textuelles et les instruments qui consacrent la liberté d’expression et de presse. Aussi, at-il donné les notions définitionnelles de la dépénalisation des délits de presse. Les travaux proprement dits qui ont succédé à la partie protocolaire de ce séminaire ont été marqués par trois communications présentées par MM. Dabré GBANDJABA, ancien Procureur Général de la République, Lucien Mensah DJOSSOU, l’un des doyens de la profession et Kasséré Pierre SABI, membre de la HAAC. Tous ces exposés ont donné lieu à un débat enrichissant au cours duquel les participants ont soulevé plusieurs préoccupations relatives au métier de journaliste. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 837 du 21 mars 2017
Divers sujets à la une des journaux parus ce mardi. La crise qui paralyse le secteur public de l’enseignement reste d’actualité. Après l’annonce par les syndicats des enseignants, de la suspension de la grève à l’issue de l’assemblée générale de samedi dernier, l’on pensait voir le bout du tunnel. Mais « La CSET et le FESEN donnent un moratoire de 4 jours au gouvernement », renseigne »L’ Alternative ». En effet, note le journal, « Les responsables syndicaux sous pression de leurs camarades reviennent » à la charge avec un moratoire de 72 heures adressé hier au gouvernement. « Visiblement, les mesures prises par le gouvernement, habitué aux promesses de Gascon, sont loin de combler les attentes des enseignants qui ont réclamé la reconduction du mouvement. Ils jugent inconséquente la prime d’incitation au métier de l’enseignant qui se trouve être l’un des points fixes de leur mécontentement », commente le tabloïd. Parlant des promesses, »Le Correcteur » pense qu’il est nécessaire de « sortir du piège des manipulations » car celà a été la même méthode et la même stratégie du gouvernement pendant 05 bonnes années. Il faut donc passer à l’essentiel : « régler une fois pour de bon la crise en profondeur et durablement », opine-t-il. Sur le même sujet, »L’Alternative »se fait l’écho d’un communiqué de la Ligue Togolaise des Consommateurs qui « exige la démission du gouvernement » face à la persistance de la crise dans l’enseignement. Pendant que la LCT exige la démission du gouvernement, ce dernier met en place « une cellule AD HOC pour régler les questions de prélèvements ou cotisation », rapporte le Quotidien National »Togo-Presse ». Effet, selon un communiqué du gouvernement publié dans le Quotidien National, « Une cellule Ad Hoc est « créée le lundi 20 mars 2017, par arrêté N°2017-003/PMRT, (…) cette cellule a pour mission de proposer dans les meilleurs délais, les approches de solutions sur les questions des cotisations des enseignants auxiliaires à la Caisse de Retraite du Togo et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ». L’autre sujet qui cristallise l’actualité ces derniers jours est la mise en œuvre du « programme de réparations » par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN). Le gouvernement a mis à la disposition du HCRRUN deux milliards de francs. Avec cette somme, l’institution dirigée par Awa Nana « enclenche le programme des réparations », fait savoir »L’Union ». Pour ouvrir officiellement cette phase de sa mission, le HCRRUN organise une cérémonie officielle de lancement le 24 mars 2017 à Lomé, une tournée d’information et « des cérémonies de purification sur tout le territoire », ajoute le confrère. Parlant toujours du HCRRUN, »Liberté » s’intéresse au volet « réformes constitutionnelles et institutionnelles » de sa mission. Depuis la mise en place en janvier 2017 de la commission « dite d’intellectuels » pour réfléchir sur la mise en œuvre des réformes, aucune avancée notable sur la question « dont le terrain a été suffisamment déblayé par les myriades de commissions et cadres préalables. Elle participe simplement à perpétuer une tradition légendaire, la lenteur imprimée au processus par le pouvoir. », écrit le quotidien privé. Sur un sujet différent, »Liberté » écrit : « Robert Dussey ou la diplomatie à contre-courant ». Quelques mois après le Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité, la sureté maritimes et le développement en Afrique, le Togo s’apprête à accueillir en octobre prochain, le sommet ‘Afrique-Israël’. Pourtant, le contribuable togolais cherche « à l’aide d’une lampe torche » les retombées du précédent sommet, constate »Liberté » qui conclue que Robert Dussey , ministre des Affaires Etrangères mène la diplomatie togolaise sans gouvernail. Le Quotidien trouve par la même occasion que le sommet ‘Afrique-Israël’ est un »sommet surprise » car, « Au regard des réalisations et aides dont l’Afrique en général et le Togo en particulier ont bénéficié de la part des pays arabes, ce projet peut être perçu comme une ingratitude envers ces pays qui se tiennent aux cotés de l’Afrique et dont les réalisations sont palpables, contrairement à l’Etat d’Israël ». Par ailleurs, »Le Correcteur » fait un constat sur la gouvernance au Togo qu’il qualifie de « mauvaise ». Selon le confrère, des travaux d’infrastructures sont « détournés aux domiciles des pontes du pouvoir. » « Au motif qu’il y a un ministre dans un quartier, on trace la route de manière à ce que celle-ci soit faite et donne sur un pavé, sans daigner l’étendre vers les périphéries environnantes. C’est à croire que dans ces quartiers-là, les autres rues ne peuvent souffrir de bitume, encore que ce ne soit pas le cas », se plaint le bi-hebdomadaire. « C’est un pont aux ânes que Faure continue de privilégier les intérêts de cette minorité (…) qui s’accapare la richesse du pays », ajoute-il. Dans le reste de l’actualité, certaines publications commentent l’élection du malgache Ahmad Ahmad à la tête de la Confédération Africaine de Football qui a battu le camerounais Issa Hayatou. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 835 du 17 mars 2017
Les journaux parus ce vendredi évoquent la crise dans le secteur de l’éducation et l’éviction de Issa Hayatou à la tête de la Confédération Africaine de Football. En ouverture, nous soulignons que »Togo-presse » et »Savoir News » se font l’écho du séminaire que la HAAC organise mardi prochain à Lomé sur le thème : « Dépénalisation des délits de presse au Togo et la Responsabilité du journaliste ». Le quotidien national précise que « l’objectif principal de ce rendez-vous est de réfléchir sur l’état de la presse togolaise depuis la dépénalisation des délits de presse et de cerner les incidences sur la profession ». L’agence de presse elle, informe que 170 participants dont les responsables des organisations de la presse, des médias écrits et audiovisuels ainsi que les membres de la Haute Autorité sont attendus à ce séminaire qui sera réédité à Kara. Crise dans le secteur de l’éducation Sur le sujet, »L’Alternative » observe une « indifférence » doublée de « déni des réalités » par rapport à la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui sur le terrain. A preuve, relève le bihebdomadaire, alors que les élèves envahissent les rues pour réclamer le retour de leurs professeurs dans les salles de classe, le Conseil des ministres tenu mercredi dernier n’a même pas effleuré le sujet, préférant s’attarder sur la métrologie et les ordres nationaux. Pas un jour sans voir les élèves dans la rue la semaine dernière et en début de la présente, tant et si bien que le »Le Canard Indépendant » se demande si les élèves « ont pris goût à la rue ». Les apprenants sont désormais à la « dangereuse école de la rue et de l’affrontement des forces de l’ordre », mentionne »Liberté ». Le quotidien privé pointe du doigt Faure Gnassingbé et son gouvernement qui « laissent pourrir la situation ». »L’Alternative » à son tour met à l’index le gouvernement qui « joue à la pourriture, avec l’objectif à la fin d’opposer les populations aux enseignants ». Mais à ce « jeu dangereux », prévient le confrère, « le pouvoir risque de se faire prendre dans son propre piège pour la simple raison que les Togolais du sud au nord, savent mieux que quiconque que la clé du déblocage de la situation se trouve dans les mains du pouvoir et non des enseignants ». Pour sa part, »L’Eveil de la Nation » assure que le gouvernement a fait des efforts appréciables pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Raison pour laquelle, tout en comprenant les revendications de ces derniers, la publication les invite à « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain mais de faire en sorte que l’année en cours aboutisse dans de meilleures conditions (…) ». Face aux sacrifices que consentent les dirigeants du pays à l’endroit des enseignants, »Togoréveil » se demande si le gouvernement n’est pas finalement ce « »père » exacerbé par l’entêtement de ses enfants, les enseignants ». De son côté, »Le Canard Indépendant », lorsqu’il ajoute aux difficultés dans le secteur de l’éducation les mouvements d’humeur contre la dernière hausse des prix des produits pétroliers, il conclut à la « nécessité de trouver un dénouement rapide à la crise sociale ». Aussi, la situation sociopolitique du pays préoccupe-t-elle certains partis politiques. Ainsi que le rapporte »Forum de la Semaine », six parmi eux, à savoir le MCD, Togo Autrement, Parti des Togolais, FDR, les Démocrates et l’ADDI ont rencontré hier l’ambassadeur permanent de la CEDEAO au Togo aux fins d’exhorter l’organisation sous-régionale à s’investir dans la recherche des solutions pour sortir le pays de la « crise ». L’autre sujet phare dans la presse du jour reste le départ de Issa Hayatou de la tête de la CAF. Il a été battu par le Malgache Ahmad Ahmad lors de l’élection organisée hier. « Issa Hayatou piteusement délogé par un parfait inconnu après 29 ans de règne sans partage sur la CAF », écrit »Forum de la Semaine ». « Exit l’Empereur Hayatou ! » s’exclame »Liberté ». « La chute d’un autocrate », renchérit »L’Alternative ». »Le Canard Indépendant » parle d’un « désaveu » pour le désormais ex-président. Quant à »L’Eveil de la Nation », il souligne la « nécessité d’auditer la faîtière du football africain ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » révèle avec »La Lettre du Continent » comment Dominique Strauss Khan « fait les affaires avec Faure Gnassingbé ». A en croire le tabloïd, il s’agit d’un contrat passé gré à gré avec la société suisse SICPA introduite à Faure Gnassingbé par l’ancien directeur du FMI pour l’étiquetage des produits manufacturés. Selon le journal, « des solutions à prestations égales » coûteraient en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Cameroun six voire dix fois moins cher que la technologie proposée par SICPA. « Pourquoi alors se tourner vers une solution aussi onéreuse qui entrainerait l’asphyxie des consommateurs togolais ? » s’interroge-t-il. Dans une veine similaire, »Liberté » note que l’audit de Togocellulaire donne à savoir que 71% de marchés ont été passés gré à gré et ceci en violation du code. En outre, le quotidien indique que Amnesty International exhorte le Togo à protéger les droits aux libertés d’association et d’expression. »Forum de la Semaine » lui signale que le rapport final de l’Examen Périodique Universel du Togo a été validé hier par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. Et puis, »L’Alternative » et »Liberté » informent que la paix « est de retour » dans la Grande loge maçonnique nationale togolaise. Au surplus, »Togo-Presse » et »L’Union pour la Patrie » renseignent que le répertoire de la littérature s’est agrandi depuis hier avec un nouvel ouvrage commis par le Dr Wiyao Evalo. Ce livre retrace la vie militaire de feu Gnassingbé Eyadema. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 834 du 16 mars 2017
La crise dans le secteur de l’éducation et les mouvements d’humeur engendrés par la hausse des prix des produits pétroliers occupent le haut du pavé de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi. Quel dénouement pour la crise dans l’éducation ? Après la réception vendredi par le Premier ministre du relevé des conclusions du groupe de travail, l’on attend désormais de voir quelle sera la « réaction » du gouvernement, relèvent »Waraa les vainqueurs ». L’hebdomadaire exhorte l’exécutif à faire diligence pour qu’une « solution soit trouvée rapidement à la crise », car le temps qui nous sépare des périodes d’examens et de compositions est relativement court. « Les clés du dénouement de cette crise profonde se trouvent dans les mains de Sélom Klassou », renchérissent »Echos du Pays ». Seulement, »Le Liberal » constate que le sujet relatif à la grève des enseignants et son corollaire n’a même pas été évoqué en Conseil des ministres réunis hier sous l’autorité du président de la République. Qu’à cela ne tienne, lorsqu’il recevait le relevé des conclusions, le chef du gouvernement avait « promis tant de choses en guise de solution, mais pourquoi la grève persiste toujours ? » s’interroge »Le Perroquet » qui ajoute que le ministre de la Fonction Publique et son collègue des Enseignements Primaire et secondaire sont « dos au mur ». Pour sa part, »Le Libéral » note les « efforts » du gouvernement pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Des efforts qui malheureusement « ne satisfont pas les syndicats ». Mais en réalité, « les enseignants sont-ils si lésés ? » se questionne le tabloïd. Il publie par ailleurs le tableau des avantages financiers accordés aux fonctionnaires et aux enseignants. »Chronique de la Semaine » pose la question autrement : « que veulent au juste l’USET, la CSET et la FESEN ? Les enseignants sont-ils les plus malheureux de la République ? » Le confrère répond par la négative et donne à savoir que les avantages annuels d’un enseignant A1 s’élèvent à 708. 000 contre 438 000 pour les autres fonctionnaires. En outre, il invite les enseignants à « mettre de l’eau dans leur vin ». L’une des revendications des syndicats est le versement à titre transitoire des primes d’incitation à la profession d’enseignant. Selon »Le Libéral », « la satisfaction immédiate d’une telle revendication sectorielle s’assimilerait à l’ouverture d’une boîte à pandore dans la mesure où les secteurs de l’administration pourraient également se lancer dans la danse ». C’est le cas de le dire, la grève a fait déverser dans la rue les élèves qui vont déloger leurs camarades pour, disent-ils, réclamer leurs professeurs. Certains parmi eux munis de bâtons se montrent violents, se désolent »Togomatin » et »Le Libéral ». Alors, « l’école est-elle un lieu d’apprentissage ou de violence ? » s’inquiète »Vérité des Peuples ». Les apprenants dans les rues avec quelquefois des actes de vandalisme, « Koffi Yamgnane les soutient et les applaudit », écrit »Forum de la Semaine ». A Dapaong par exemple, la tension est montée et d’aucuns estiment que le pire a été évité de justesse. « Où est passé l’apprenti politicien Noël de Poukn » originaire de cette ville ? se demande »Flambeau des Démocrates » qui suggère de « fermer temporairement les écoles au Togo ». A côté des mouvements d’humeurs dans le secteur de l’éducation, il y a la marche organisée samedi dernier par le CAP 2015 et alliés pour réclamer, entre autres, la baisse des prix des produits pétroliers et la mise en œuvre des réformes. Cette manifestation n’a pas fait « l’effet d’un pet », observe »Le Changement ». »Waraa les Vainqueurs » parlent d’une « petite poignée » de manifestants. Les Togolais ont tout simplement « boudé cette marche qui pue la récupération », remarque »Chronique de la Semaine » qui évoque un « fiasco total » de l’initiative. Nicolas Lawson qui n’a pas pris part à la manifestation rappelle à Jean-Pierre que « la politique ne se fait pas dans la rue », rapporte »Vision d’Afrique ». De son côté, »Liberté » note un « boycott des initiatives contre le régime » et souligne le « grand mystère autour de cette attitude rédhibitoire » des Togolais. Pour »Echos du pays », la « maigre mobilisation des populations relance la question de la méthode politique ». »Vérité des Peuples » recommande de « tirer les leçons de cet échec ». « Jean-Pierre Fabre impuissant face au défi de mobilisation de l’opposition réclame une audience à Faure Gnassingbé », souligne »Forum de la Semaine ». Quant à »Le Bâtisseur », il se demande si « la répression militaire est la solution aux problèmes sociaux ». »Le Perroquet » lui, relève une certaine « insouciance au sommet de l’Etat », car pendant que les crises sociales se multiplient, le pouvoir RPT/UNIR est plus préoccupé par l’organisation des rencontres internationales. Au surplus, »Liberté » annonce la naissance d’un « flambeau citoyen », cet autre mouvement créé pour « provoquer chez les Togolais la volonté de sortir de leur léthargie » pour dénoncer mauvaise gouvernance politique, économique et sociale instaurée par le régime en place. »Le Rendez-vous » propose un dossier sur la gestion de l’or noir au Togo. A l’en croire, dans cette activité, l’Etat est en même temps « juge et partie ». Aussi, explique-t-il que « des mélanges toxiques dangereux mais non interdits » se font en eaux profondes sur la côte togolaise et se « déplacent à la pompe ». Le Service de Presse/HAAC