A la une des journaux parus ce mardi : la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et le processus de réconciliation au Togo. En ouverture de cette revue, nous signalons que le site d’informations »icilome.com » se fait l’écho du communiqué rendu public hier par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. « La HAAC met en garde des »pasteurs égarés » », titre le portail web. La nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD) donne du grain à moudre. Ainsi que le relève »La Lanterne », elle met déjà « le feu aux poudres » dans les rangs de l’opposition togolaise. L’hebdomadaire se désole de ce que cette nomination vient y « réveiller les démons » de la division, pendant que les députés UNIR mobilisent leurs troupes sur le terrain en vue d’une victoire aux prochaines consultations électorales. Et malheureusement, il y aura les mêmes qui viendront crier à la fraude, alors qu’ils ont passé le temps à « s’entredéchirer », commente le confrère. Pourtant, l’objectif ultime de la lutte que mène l’opposition est de parvenir à l’alternance. Mais pour y arriver, les méthodes diffèrent. D’aucuns pensent qu’il faut un soulèvement populaire, d’autres appellent de leurs vœux une révolution de palais alors que d’autres encore préfèrent s’en remettre à la providence. Mais à côté, il y a aussi ceux qui croient à la vertu des urnes. Parmi ces derniers, Jean-Pierre Fabre. Selon »L’Indépendant Express », lors de son dernier séjour en France où il a rencontré la diaspora togolaise, le chef de file de l’opposition a réaffirmé sa foi en ce que « les urnes togolaises finiront inéluctablement par accoucher de leur vérité, celle de l’alternance et du changement, celle de la démocratie et du développement ». Seulement, cette arme pour concrétiser le changement semble ne pas être exactement la même pour un autre opposant, Alberto Olympio en l’occurrence, note la publication. Cet informaticien dont la candidature à l’élection présidentielle de 2015 n’avait pas prospéré pense dans les colonnes de »L’Indépendant Express » qu’ « il n’y aura jamais d’alternance pacifique dans notre pays tant que les questions du fichier et de la transparence électorale ne seront pas réglées ». Et d’ajouter que « ceux qui prétendent que ces questions sont secondaires, non seulement flouent le peuple mais surtout exposent le pays à des risques de violence ». En clair, pour M. Olympio, « la lutte pour l’alternance et le changement ne se fera pas dans les urnes ». Toujours à propos du CNSD, »L’Alternative » estime qu’il s’agit d’un nouveau coup de force du pouvoir. De son côté, »Actu Express » s’intéresse aux « 50 ans de règne calamiteux de la dynastie Gnassingbé, du père au fils » ; un « règne sans partage qui plombe le développement du Togo », d’après l’hebdomadaire. Il y a comme une « croix d’inertie sur le Togo malade d’un régime de la sclérose », renchérit »L’Alternative ». Dans leur livraison du jour, les confrères ont également évoqué le processus de réconciliation avec le démarrage des réparations. Cette étape est « soutenue » par les évêques du Togo, renseigne »L’Alternative ». Ce soutien est consacré par cette invitation à la « célébration de purification et de repentance » sur toute l’étendue du territoire adressée au peuple chrétien par la Conférence des Evêques du Togo, précise »Actu Express ». « Les dédommagements vont commencer, soyez prêts pour prendre votre part », ironise »Sika’a » qui se demande si la réconciliation « coûte une somme d’argent ». »Liberté » elle « apprécie » la mission de la présidente du HCRRUN chargé de mettre en application les recommandations de la CVJR. A l’observation, le quotidien privé trouve que c’est le « passé lugubre d’Awa Nana-Daboya qui pose problème » dans la mesure où elle a « toujours soutenu la dictature et participera à son maintien ». Le tabloïd en vient à conclure que la présidente du HCRRUN « n’inspire pas confiance ». Au demeurant, le journal craint d’ailleurs d’autres violences, attendu que les auteurs présumés de ces actes ne sont pas connus et peuvent donc récidiver en toute quiétude demain, convaincus qu’ils ne seront identifiés ni punis. Sur un tout autre sujet, »L’Indépendant Express » donne à savoir que la nomination d’Ingrid Awadé à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) « suscite colère et indignation dans le secteur privé » qui risque de ne pas avoir le contrôle de cette structure alors même qu’à en croire le journal, ce sont « les cotisations provenant de ce secteur qui permettent à la Caisse de fonctionner ». En plus, poursuit le confrère, la procédure de nomination de l’ancienne DG de la DOSI est « viciée sur toute la forme », car les textes de la CNSS indiquent clairement que le Directeur Général est nommé par le Conseil d’Administration sur une liste de candidatures retenues. Dans un registre différent, »L’Union pour la Patrie » informe que Lomé a « séduit » une délégation d’Egyptair venue échanger avec les autorités aéroportuaires du pays, entre autres, sur la desserte de la capitale togolaise par cette compagnie. A une échelle supérieure, le Togo, note »La Lanterne », est en train de devenir « le carrefour des grandes rencontres internationales et sera bientôt la Suisse d’Afrique, ceci grâce à l’action du ministre des Affaires Etrangères sous l’impulsion du président de la République ». Par ailleurs, »La Lanterne » aborde la question de la chefferie traditionnelle et informe qu’une « grande manifestation » est prévue demain à Sokodé pour « désavouer » l’intronisation du nouveau chef des Tèm qui serait un Kabyè. Le gouvernement doit s’employer à « anticiper pour préserver la paix dans cette localité en revoyant sa copie », suggère le journal. Au-delà de ce litige entre Tem et Kabyè, le Togo tout entier est « assis sur une poudrière de conflits intercommunautaires », souligne »L’Alternative ». Le service de Presse/HAAC
COMMUNIQUE DE LA HAAC DU 10-04-2017
COMMUNIQUE DE LA HAAC 10-04-2017
Revue de presse N° 850 du 10 avril 2017
Les journaux parus ce lundi s’intéressent principalement au processus de la décentralisation au Togo. Dans sa lutte pour accéder à la magistrature suprême, l’Alliance Nationale pour le Changement a souvent fait le reproche aux autres partis politiques de revêtir les oripeaux de formations de l’opposition alors qu’en réalité, ils font le jeu du pouvoir en place. Cette fois-ci, c’est contre l’ANC que l’accusation est portée. « Après les partis satellites de l’UNIR, l’ANC s’allie-t-elle au pouvoir ?» s’interroge »La Voix du Peuple » qui prête l’intention au parti de Jean-Pierre Fabre de vouloir s’inviter à la table du régime de Faure Gnassingbé. Mais la salve accusatrice ne vient pas que de ce côté-là. Le Comité d’Action pour le Renouveau, à son tour, pointe du doigt l’ANC. Le CAR « dénonce un complot dans la composition des institutions de la République », rapporte »Courrier de la Semaine ». A en croire l’hebdomadaire, le parti de Me Yaovi Agboyibo ne s’explique pas que l’ANC et l’UNIR se soient entendues, ceci au détriment des autres formations de l’opposition, sur la composition du Conseil National de Suivi de la Décentralisation(CNSD) qui verra siéger 10 membres de l’UNIR et 7 des partis de l’opposition parlementaire. Il n’en fallait pas davantage pour que le confrère pense que l’Alliance Nationale pour le Changement et l’Union pour la République sont « dans des rôles subversifs ». Le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers temps, le chef de file de l’opposition n’est pas ménagé par ses camarades de l’opposition qui ne se cachent pas pour le vouer aux gémonies. En tout cas, le CNSD, c’est l’autre sujet qui risque d’ « exacerber la désunion de l’opposition », constate »Forum de la Semaine ». Jean-Pierre Fabre assailli de toute part par les critiques ? Eh bien, qu’il adopte la posture de Faure Gnassingbé, c’est-à-dire garder le silence et rester impassible, ou alors jeter à la figure de ceux qui sont plus insistants : « je ne vois pas le rapport », commente, non sans une pointe d’ironie, »Liberté ». Pour sa part, »Le Correcteur » ne comprend pas tous les « tiraillements » qu’il y a au sein de l’opposition à propos du CNSD. « Pourquoi tant de réactions devant cet autre instrument de dilatoire et de diversion du pouvoir ? » se questionne le bihebdomadaire. Ce n’est pas une perte de temps que d’évoquer la question relative à la décentralisation, relève »Le Combat du Peuple » ; au contraire, il faut en parler et surtout faire remarquer que lorsque le pouvoir a agi en nommant les membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et que l’opposition a réagi en exprimant ses préoccupations, ce n’est plus ni moins que l’expression de la « civilisation » de la politique au Togo. Et ces réactions sont là pour « conforter » dans ce sens. Les publications du jour ont également opiné sur les réformes politiques. En affichant une « volonté manifeste » de ne pas opérer les réformes, Faure Gnassingbé fait balader les Togolais de cadre en cadre, souligne »Courrier de la République » qui précise qu’hier le chef de l’Etat avait indiqué à ceux qui réclamaient ces réformes que le cadre approprié était l’Assemblée nationale mais aujourd’hui, il a jeté son dévolu sur la commission de réflexion. Ce faisant, note le tabloïd, le président Faure « s’embrouille et embrouille les Togolais ». »Liberté » renchérit et signale que Faure Gnassingbé « baratine » les Togolais en jouant « le jeu de cache-cache » avec eux. Dans un tout autre registre, »Liberté » informe que la communauté Tem de Lama-Tessi a manifesté samedi dernier contre « l’imposition d’un chef Kabyè » à la tête de cette localité située dans la préfecture de Tchaoudjo. « On les voyait venir », écrit »Courrier de la République ». Le journal suggère de gérer ces « mouvements d’humeur légitimes avec raison » pour que la situation ne dégénère pas. En outre, »Liberté » assure que Cina Lawson a une grande part de responsabilité à assumer dans les difficultés que connaissent les secteurs des TIC et des Télécommunications. Or, ces deux secteurs sont entre autres paramètres à remplir pour que le Togo soit définitivement éligible au Millenium Challenge Corporation (MCC). Une mission de ce programme était à Lomé la semaine dernière et a même rencontré le chef de l’Etat. Alors, « Cina Lawson sur un siège éjectable ? » se demande le quotidien. »Courrier de la République » lui, demande aux ministres de la République de ne pas forcément attendre des instructions avant de communiquer sur des questions relevant de leur domaine de compétence, car « l’omerta compromet » souvent leur travail. Par ailleurs, certains confrères tirent la sonnette d’alarme sur des viandes avariées importées du Brésil qui seraient déversées sur le marché togolais. L’ATC monte au créneau et invite les consommateurs à la vigilance. En sport, »Courrier de la République » signale la présence à la Fédération Togolaise de football des « »bitosards » certifiés » qui ont fait parler d’eux en ce qui concerne les équipementiers des Eperviers. Justement, à propos d’équipementiers, « et si l’Assemblée nationale interpellait le ministre des Sports ? » écrit la publication. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 849 du 7 avril 2017
Le séminaire de la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste tenu à Kara le 31 mars dernier fait la une des publications de ce jour. Certains confrères commentent également la passation des charges au ministère du tourisme et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Après le séminaire tenu à Lomé le 21 mars 2017 dans la salle SAZOF sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste, la HAAC a organisé à Kara, une rencontre sur le même thème à l’intention des acteurs de médias de la partie septentrionale du pays. «La croisade de la HAAC pour redorer l’image de la presse togolaise », titre »Kozah Média » Le journal rappel le contexte dans lequel la dépénalisation des délits de presse a été obtenue et précise que « l’exercice du métier de journaliste avant cette loi était caractérisé par une peur permanente ». Mais pour compter de l’adoption de cette loi, « cette peur a changé de camp ». Selon le confrère, « l’absence de cette peur est à l’origine de certains dérapages » constatés aujourd’hui. Au regard de cette considération, poursuit-il, « la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a trouvé juste d’organiser des séminaires de formation en vue de rectifier décemment l’allure de la courbe ». Sur le même sujet, »L’œil d’Afrique » propose le film du déroulement du séminaire de Kara et précise que « l’objectif de ces assises qui ont réunis un parterre de personnalités et des professionnels des médias est de mener la réflexion sur l’état de la presse togolaise et des acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 et d’en cerner les incidences sur le professionnalisme ». L’autre sujet développé dans les publications du jour est relatif à la passation des charges au ministère du Tourisme et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Des nominations ont été rendues publiques le 31 mars dernier à l’issue du Conseil des ministres. Il s’agit entre autres de Ihou ATTIGBE, ministre de l’Industrie et du Tourisme et d’Ingrid AWADE qui prend les rênes de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Mais, suite à ce réaménagement partiel du gouvernement, »L’Eveil de la Nation » trouve que « Faure Gnassingbé peut mieux faire » Le journal pense qu’il serait judicieux pour le Chef de l’Etat, « puisqu’il vient d’afficher sa volonté de donner du souffle nouveau au gouvernement, d’aller jusqu’au bout de son intention pour éviter que cette noble envie affichée soit perçue comme une symphonie inachevée. » »Forum de la Semaine » fait savoir que « Ingrid AWADE a pris fonction ». Nommée en remplacement de Koffi Kadanga Wallah, le Directeur Général sortant de la CNSS, « Ingrid AWADE n’a pas tardé pour prendre les choses en main. C’était à l’issue d’une cérémonie de passation de service intervenue ce lundi 03 avril 2017 », relate le quotidien privé qui révèle que « mardi et mercredi derniers, la nouvelle dame forte de Caisse a eu une séance de travail avec l’ancien DG, histoire de prendre contact avec les dossiers en cours avant son arrivée. » «Ingrid AWADE a pris fonction hier » constate également »Togoreveil ». Pour l’hebdomadaire, « c’était la plus attendue des passations ». « La rigueur et tous les rendez-vous qu’elle a toujours su donner aux succès, font d’elle la nomination la plus attendue du dernier Conseil des ministres », mentionne le journal qui souhaite « vivement qu’elle réussisse ici, encore pour redonner le sourire à une sécurité sociale qui a manqué d’innovations au cours de ces dernières année ». Nouveau visage à la tête de la CNSS, « pourquoi pas Ingrid AWADE », s’interroge pour sa part »L’Eveil de la Nation ». Si certains pensent qu’après avoir occupé la tête de la Direction Générale des Impôts et la Direction de l’Organisation du Secteur Informel, madame Ingrid AWADE ne devrait plus occuper cette grande et stratégique direction de CNSS, le confrère trouve que cette nomination est dans « l’ordre normal des choses pour des raisons toutes simples » : Faure GNASSINGBE, qui, seul nomme est aussi le seul à connaitre « les qualités pour lesquelles il nomme tel ou tel (…) si Faure GNASSINGBE décide de confier la Direction de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à dame Ingrid, c’est à juste titre, d’autant plus que cette dame dynamique a eu à faire déjà ses preuves à la tête des impôts », commente »L’Eveil de la Nation ». De son côté, »Togomatin » s’intéresse au changement à la tête du ministère du tourisme. « Après la passation de charges, le plus dur commence pour Ihou », pense-il. Le bihebdomadaire donne à lire qu’ « Il faut avouer que pour le nouveau ministre, les défis sont à la hauteur des espoirs soulevés comme pour dire : beaucoup d’espoir, de dures réalités ». Pour ce faire, M.Ihou devra « offrir autre chose que de beaux discours. Et il lui faudra, par ailleurs, du charisme, de l’entregent qui lui assurent une influence « suffisante » pour que les changements se fassent dans les secteurs sur lesquels le gouvernement mise », ajoute le tabloïd. La nomination de Ihou ATTIGBE à la tête du ministère de l’industrie et du tourisme est-elle une « volonté de changement dans deux secteurs longtemps mis au second plan ? », se demande »Le Canard Indépendant ». Tout à fait autre chose, »Liberté » revient sur la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles et note que « Dama Dramani et les députés UNIR ferment la porte à toute procédure à l’Assemblée Nationale ». A en croire le quotidien privé, le président de l’Assemblé nationale dans son discours d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2017, a appelé à se référer au HCRRUN « pour trouver le large consensus tant recherché, indispensable au renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit et de la stabilité sociopolitique dans notre pays ». Et pourtant, souligne le confrère, « il sait bien que cette structure ne
Revue de presse N° 848 du 6 avril 2017
Les publications du jour commentent les nominations rendues publiques le 31 mars dernier à l’issue du Conseil des ministres. Elles renseignent également que l’année scolaire 2016-2017 perturbée par des mouvements de grèves a été réajustée. Les nominations qui inspirent plus les journaux concernent Attigbé Ihou et Ingrid Awadé. Pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité, l’ex-Directeur de la BTCI « est l’homme qu’il faut pour donner une nouvelle image plus rayonnante de l’industrie et du tourisme au Togo », opinent »Waraa les Vainqueurs ». »Echos du Pays » ne doutent certes pas des capacités intellectuelles du nouveau ministre, mais ils se demandent néanmoins s’il est « à même de s’adapter » pour réussir sa nouvelle mission. Dans tous les cas, M. Ihou est « à la barre pour sortir le tourisme et l’industrie de leur profond sommeil », mentionne »Economie et Développement ». Tout l’espoir est donc placé en lui pour réaliser le miracle, ajoute le bimensuel. Attigbé Ihou qui effectue son « retour aux affaires », c’est le « prix de la rigueur et de la patience » ; idem pour Ingrid Awadé, note »Flambeau des Démocrates ». »Echos du Pays » reconnaissent que Mme Awade a une expérience avérée dans la gestion ; cependant, « pourra-t-elle trouver le bon style de management pour arriver à hisser » la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ? se questionnent-ils. »Waraa les Vainqueurs » rassurent : « c’est certain qu’elle ira aussi donner une nouvelle image de la CNSS ». Si l’ancien DG de la DOSI veut « insuffler à la CNSS la dynamique requise pour la booster de l’immobilisme indescriptible dans lequel elle a végété des décennies durant, elle doit se faire violence en se gardant des ingérences intempestives dans des intrigues politiques et politiciennes dont elle raffole tant », recommande »Flambeau des Démocrates ». »Le Perroquet » donne à avoir un autre son de cloche. Avec l’arrivée d’Ingrid Awadé à la tête de cette boîte, le journal s’inquiète : « c’est comment les pensionnaires de la CNSS pourront entrer dans leurs fonds sans beaucoup de problèmes qui reste la question primordiale », analyse l’hebdomadaire. Mais pas seulement. Selon le tabloïd, en procédant à la nomination de cette dernière, « le pouvoir huile ses secteurs à financement de fraudes électorales ». D’une société à une autre, »Le Perroquet » franchit vite le pas pour s’intéresser à la LONATO dont le Directeur Général est aux affaires depuis très longtemps. Du fait de cette longévité, Kudjow Kum Pékemsi est « un bourreau pour l’économie nationale, un probable danger pour la sûreté de l’Etat », étant entendu que l’homme a « emmagasiné » assez d’argent et de ce fait, pourrait « avoir des pensées et des ambitions présidentielles ». En outre, les confrères évoquent l’éducation avec le réajustement de l’année scolaire 2016-2017 qui s’étendra désormais jusqu’au 4 août 2017 au lieu du 14 juillet. Ainsi donc l’examen du Baccalauréat 2è partie initialement prévu du 19 au 23 juin se déroulera du 10 au 14 juillet. Le BEPC, le CEPD et le BTS sont respectivement programmés du 4 au 7 juillet, du 11 au 13 juillet et du 17 au 21 juillet. Quant à la prochaine rentrée, elle aura lieu le 25 septembre 2017. Toujours concernant le secteur éducatif, les publications du jour informent que les enseignants auxiliaires auront bientôt leur statut particulier. Le gouvernement a mis en place un comité de rédaction de ce document. Par ailleurs, »Liberté » aborde le processus de réparation des violences lancé la semaine dernière par le HCRRUN. Le quotidien privé pense que les chances de la réconciliation sont « infimes sinon quasi nulles ». A propos des réformes politiques, toujours »Liberté » se désole de ce que la commission chargée de réfléchir sur la question est en train d’aider l’actuel chef de l’Etat à se maintenir au pouvoir en se proposant de faire passer la durée du mandat présidentiel de 5 à 7ans. Finalement, « le Togo est malade de ses intellectuels », conclut le journal. En sport, la presse ouvre le dossier de la gestion des équipementiers des Eperviers à la CAN 2017. A l’en croire, pour la campagne gabonaise, tout y est passé : « surfacturation, livraisons des tenues de piètre qualité, violations de l’orthodoxie de passation de marchés publics ». Tout à fait autre chose. »Le Rendez-Vous » se demande si Faure Gnassingbé est sur un « chemin de non-retour » dans l’inefficacité de sa gestion du Togo. Le confrère croit savoir que le pays, miné par une « crise profonde est en déconfiture sociale, économique et politique ». En plus, poursuit l’hebdomadaire, les structures étatiques sont frappées de « faillite » pendant que la corruption atteint la côte d’alerte et n’épargne pas la corporation des journalistes qui sont en train de passer maîtres dans « l’arnaque ». Et puisque le chef de l’Etat ne peut pas « faire de miracle » pour redresser la situation, le tabloïd lui suggère de « ne pas perdre de temps ». La gouvernance du pays, »Le Perroquet » aussi en parle et donne à savoir que le 14 avril prochain coïncidera avec les 50 ans de gouvernance des Gnassingbé. A en croire le journal , feu Yao Kunalè, baron du RPT, avait prévenu que le pouvoir ne changera véritablement pas de mains sans qu’un demi-siècle ne se soit écoulé. Et si cette prophétie se réalisait ? écrit-il. Vivement qu’il en soit ainsi implore l’hebdomadaire. Au surplus, »Flambeau des Démocrates » commet un éditorial dans lequel il rappelle que sans l’indépendance des organes de presse la plume des professionnels des médias ne sera jamais libre. Pour sa part, »Le Rendez-vous » tire la sonnette d’alarme, car il estime que la profession du journaliste court à sa perte avec l’éthique et les bonnes mœurs qui sont foulées au pied. « Ce côté de la dérive, la HAAC ne le voit souvent pas, elle préfère s’acharner contre ceux qui ont un ton qui déplait », regrette le journal. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 847 du 5 avril 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce mercredi la rentrée parlementaire et les nominations intervenues le 31 mars dernier. Rentrée parlementaire Elle a eu lieu hier à l’hémicycle en présence de plusieurs personnalités. Dans son discours de circonstance, le président Dama Dramani a invité les députés à se retrousser les manches, car la session ouverte sera studieuse. Le président de l’Assemblée nationale a engagé les élus du peuple à « œuvrer inlassablement pour que la 5è législature soit une réussite totale, ceci pour le bien de toute la nation », rapporte »Le Libéral ». M. Dramani s’est exprimé sur d’autres sujets relevant de l’actualité, notamment la phase de réparation engagée par le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) et la question relative aux réformes politiques. A en croire »Le Messager », il a « plaidé pour un soutien accru des députés à ce processus de réparation ». Pour ce qui est des réformes, le président de l’Assemblée nationale a exhorté « les acteurs politiques et les différentes composantes de la nation à prendre une part citoyenne dans ce processus conduit par le HCRRUN, car c’est la seule alternative pour trouver le large consensus indispensable au renforcement de la démocratie, l’Etat de droit et la stabilité politique au Togo », complète »Forum de la Semaine ». Il n’en fallait pas davantage pour que »Liberté » conclue que Dama Dramani « confirme la volonté du pouvoir d’enterrer l’APG », attendu que l’opposition togolaise réclame la mise en œuvre des réformes, pas dans un autre cadre, mais seulement conformément aux prescriptions de l’Accord Politique Global. »La Lanterne » précise que plusieurs délégations étrangères ont également pris part à cette rentrée. Elles représentent le Ghana, le Niger, le Mali, le Nigéria, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Guinée et l’Allemagne. Leurs représentants ont « tous émis le vœu de se servir du groupe parlementaire inter-état qui existe entre leurs pays et le Togo pour partager leurs expériences », mentionne »Le Libéral ». La présence de toutes ces délégations en terre togolaise « marque l’excellence des relations entre leurs différents pays et le Togo », commente pour sa part »L’Engagement ». »Le Patriote » lui, s’intéresse aux activités des députés de l’UNIR pendant les vacances parlementaires. L’hebdomadaire a constaté que ces derniers ont fait preuve d’un certain « dynamisme » en investissant leurs circonscriptions électorales pour sensibiliser les populations sur les grands enjeux sociaux ou pour faire des dons. Le confrère assure que tout cela n’est pas fortuit. Il croit savoir que ces « signes qui ne trompent pas » participent d’un « plan électoral » dans la perspective des consultations populaires qui auront lieu d’ici à 2018. Dans le continuum du sujet relatif aux réformes abordé par le président de l’Assemblée national, »Liberté » embraye là-dessus et donne à savoir que la commission « d »’intellos » » mis sur place pour réfléchir sur la question est en train de « préparer un plat indigeste » pour le peuple togolais. Ce plat indigeste, consisterait, selon le quotidien privé, à porter le mandat présidentiel de cinq (5) à sept (7) ans et à « remettre les compteurs à zéro pour Faure Gnassingbé ». Ce faisant, c’est un « acte attentatoire » au processus de réparation des violences politiques engagé le 24 mars dernier par le HCRRUN, relève la publication. « Faure Toujours collé à son fauteuil alors que Mahamadou Issoufou est sur le départ au Niger et Patrice Talon en pleine innovation au Bénin », remarque »L’Engagement ». En ce qui concerne la réparation des violences, »Forum de la Semaine » informe que l’opposition togolaise « pose des conditions avant toute action de réconciliation ». Entre autres condition, l’identification des présumés auteurs des violences qui devraient ensuite reconnaître leur tort et faire amende honorable. « Non à l’impunité des bourreaux », écrivent dans la même veine »Temps Nouveaux ». Nominations intervenues le 31 mars Au terme du Conseil des ministres tenu ce jour, Yaovi Attigbé Ihou a été nommé au ministère de l’Industrie et du Tourisme. La presse du jour informe qu’il a pris service hier après la passation de charge avec la ministre du Commerce qui détenait également le portefeuille de l’Industrie et du Tourisme. Par rapport au nouveau titulaire, »La Lanterne » s’interroge : « le ministre Ihou peut-il régler au mieux le problème des déflatés de l’Hôtel de la Paix en vue de conférer davantage de visibilité au mandat social du président Faure ? » Autre questionnement du journal : « A quand un remaniement en profondeur pour sauver la situation du pays ? » Toujours en lien avec le gouvernement, »La Lanterne » se demande si c’est à cause de la « médiocrité » des représentants de l’UFC au gouvernement que Faure Gnassingbé ne veut plus faire confiance aux autres leaders de l’opposition. A propos de Jean-Pierre Fabre, le tabloïd écrit : « quel est ce chef de fil de l’opposition dont la demande d’audience tarde tant à être accordée ?» Ingrid Awadé a été également nommée, pas au gouvernement mais à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). C’est une « dame à poigne » qui a été choisie pour « redynamiser la boîte », observent »Temps Nouveaux ». Ce choix est « justifiable au regard de son parcours diplômant et des expériences professionnelles » antérieures, souligne »Le Messager ». »La Lanterne » s’intéresse au prédécesseur de Mme Awadé. « Partira cette fois-ci pas ? » se demande l’hebdomadaire qui rappelle que Koffi Kadanga Walla a toujours « refusé » de quitter son poste à chaque fois qu’il devrait être remplacé. « Que pense Faure Gnassingbé de l’ami d’à côté en charge de »London pool et des Fore cast ? » ajoute le confrère. Quant à »Le Libéral », il estime que la décision d’injecter du sang neuf à la tête des structures d’Etat aurait dû s’étendre également à l’actuel Directeur général de la Caisse de Retraite du Togo (CRT). D’après l’hebdomadaire, Igneza Diapena qui est admis à la retraite depuis le 1er janvier
Revue de presse N° 846 du 04 mars 2017
Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent au remaniement technique du gouvernement et aux nominations intervenus vendredi dernier. Le Conseil des ministres du vendredi 31 mars a consacré plusieurs nominations dont entre autres, celles d’Attigbé Ihou au ministère de l’Industrie et du Tourisme et d’Ingrid Awadé à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). En ce qui concerne M. Ihou, il devient le 24è ministre du gouvernement Klassou dévoilé le 28 juin 2015 précise »Libération ». « Doit-on s’attendre à d’autres nominations ou des changements de membres du gouvernement dans les jours à venir ?» s’interroge l’hebdomadaire. Pour ce qui est de Mme Awadé, elle est la bonne personne au bon endroit, attendu qu’elle a fait « ses preuves » ailleurs, notamment à l’ex-direction des impôts et à la DOSI relève »La Renaissance ». »Libération » confirme et assure qu’ « il y a des raisons d’espérer », car la nouvelle DG est une « femme battante et actrice du développement ». De son côté, »Liberté » s’intéresse à l’ex-Directeur Général de la CNSS. Le quotidien privé croit savoir que plusieurs tentatives de le faire partir de son poste se sont soldées par un échec, car Koffi Kadanga Walla refusait de libérer le plancher, « tenant ainsi tête » au président de la République qui l’avait auparavant remercié pour services rendus à feu Gnassingbé Eyadema en le permettant de diriger la Caisse pendant plusieurs années. Lorsque »L’Alternative » analyse les nouvelles nominations, elle constate qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pour le bihebdomadaire, c’est un « recyclage de vieux acteurs d’un système en pleine déconfiture et à bout de souffle ». Dans le reste de l’actualité, ce mardi est jour de rentrée parlementaire pour élus du peuple après plusieurs mois de vacances. A en, croire »L’Alternative » qui cite »republicoftogo.com », une fois de retour au travail, les députés devront examiner plusieurs textes dont celui relatif à la création des communes. Seulement, le bihebdomadaire estime que l’on avance « vers un nouveau coup de force » à l’hémicycle dans la mesure où à ce jour, « il est impossible de savoir de combien de communes le pouvoir s’apprête à doter le Togo et les critères sur la base desquels elles seront créées ». « Et pourtant, dans quelques jours ou semaines, cela sera voté à l’Assemblée comme loi de la République, et donc va engager les Togolais, surtout obliger des populations à de nouvelles cohabitations », ajoute le confrère. Et d’inviter les autres partis politiques, la société civile et les partenaires du Togo à « s’organiser pour réclamer un minimum d’ouverture et de transparence dans le processus ». »L’Union pour la Patrie » et »L’Indépendant Express » eux, se font l’écho de la deuxième édition du « Printemps de la coopération germano-togolaise qui se tient du 3 au 5 avril à Lomé. C’est un forum économique et de développement axé sur la promotion et la facilitation des échanges entre le Togo et l’Allemagne. En outre, »L’Indépendant » s’intéresse aux réformes constitutionnelles et institutionnelles et observe un « contraste » dans leur mise en œuvre. L’hebdomadaire fait remarquer qu’en février 2005, le pouvoir a en 24 heures seulement, pu opérer les réformes nécessaires pour permettre à Faure Gnassingbé de devenir président de la République mais n’affiche pas le même empressement et la même volonté de faire pareil pour les réformes prescrites par l’Accord Politique Global. Sur un tout autre sujet, »Actu Express » rappelle que le programme de réparation en vue de la réconciliation est lancé. Le démarrage de cette phase est acté « sans que le visage des victimes soit connu », note »La Renaissance ». Il ne s’agit que d’une réconciliation « de pacotille », mentionne »L’Alternative » qui pointe du doigt la présidente du HCRRUN qui, selon elle, « enfume la République ». Par ailleurs, »Forum de la Semaine » et »Liberté » informent que le président ghanéen Nana Akufo-Addo souhaite une gestion concertée et efficace des frontières entre son pays et le Togo. Au surplus, »Liberté » rappelle que la semaine dernière, plusieurs noms bien connus se sont succédés à Lomé, à l’instar de Tony Blair, Louis Michel et Andrea Piccardi. Le tabloïd se demande alors ce que « cache le ballet de ces personnalités étrangères au Togo ». Quant à »L’Alternative », elle renseigne que la « restriction de la liberté d’expression rapproche désormais Tel-Aviv de Lomé ». A en croire le journal, Benjamin Netanyahou et son gouvernement « ont pris le contrôle » de l’audiovisuel public en Israël. Toute chose qui « les fait rejoindre le Togo où les médias officiels sont aux ordres du pouvoir ». Et puis, »L’Union pour la Patrie » signale que le processus de fusion entre la BTCI et l’UTB est enclenché en vue de mieux participer à l’économie nationale. En sport, les confrères évoquent le choix de l’équipementier des Eperviers qui se heurte « au mercantilisme, à la cupidité et à l’égoïsme » de certains acteurs. Ils regrettent la violence qui tend à prendre le pas sur le spectacle sur les terrains du championnat national de football. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 845 du 3 avril 2017
Les journaux parus ce lundi évoquent le remaniement technique du gouvernement intervenu vendredi dernier. Mais d’abord, le séminaire organisé par la HAAC à Kara sur « la dépénalisation des délits de presse au Togo et la responsabilité du journaliste ». »Le Combat du peuple » s’en fait l’écho et rapporte qu’ « il s’est agi d’une école de journalisme où les tenants et les aboutissants de l’exercice de la profession ont été développés ». L’hebdomadaire de « féliciter » l’instance de régulation pour son initiative. Les assises de Kara, »Nouvelle Opinion » en fait un compte-rendu, tout comme de la visite mardi dernier de l’ambassadeur de Chine à la HAAC. Remaniement technique du gouvernement Cette retouche de l’équipe gouvernementale se résume à la nomination de Attigbé Ihou pour s’occuper de l’Industrie et du Tourisme. Seulement, ce choix « ne répondrait pas à l’aspiration de bon nombre d’observateurs », souligne »Vision d’Afrique », car le tourisme est un secteur clé du développement et « un jeune dynamique ambitieux ferait mieux l’affaire qu’un retraité comme M. Ihou ». Pour l’hebdomadaire, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « récompense » à l’ancien Directeur général de l’Union Togolaise de Banque (UTB) pour son « militantisme ». Il faut rappeler que la nomination de Attigbé Ihou a été rendue publique vendredi dernier au terme de la réunion du Conseil des ministres tenue le même jour. Le Conseil a planché également sur d’autres nominations : entre autres, celles de Ingrid Awadé à la tête de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) et de Katanga Mazalo comme DG de l’ANADEB. Si »Vision d’Afrique » ne se prononce pas sur la promotion de Mme Katanga Mazalo, la publication assure que Ingrid Awadé va « remettre les pendules » à l’heure dans sa nouvelle structure. « Tout compte fait, ces nominations sont salutaires au regard des expériences que ces hommes et femmes ont acquises », commente »Nouvelle Opinion ». Pour »Courrier de la République », non seulement, la montagne a « accouché d’une souris », mais Faure Gnassingbé a pris tout le monde de court en faisant prospérer l’idée selon laquelle avec lui « on ne change pas une équipe qui perd ». Le confrère croit savoir que « le très curieux remaniement opéré vendredi tient à trois indicateurs : rétribuer quelqu’un qui n’en tenait plus de passer son temps à la maison. En deuxième position, le président n’en a cure des appels de son peuple qui voudrait une autre copie que celle qui lui est présentée. Enfin, sous Faure c’est la quantité à la qualité avec la ferme résolution de maintenir le statu quo ». »Le Correcteur » y va de son analyse. Le bihebdomadaire pense que ces nominations « controversées sont des indicateurs de l’usure du pouvoir ». « Tout se passe entre un groupe d’amis, une minorité qui se partage les richesses du pays », ajoute-t-il. « On ne change pas une équipe qui pille », renchérit »Liberté ». Le confrère estime que Ingrid Awadé arrive à la CNSS pour « déloger Koffi Walla et pérenniser le règne du pillage ». Le son de cloche est tout autre dans les colonnes de »Le Combat du Peuple ». Selon le tabloïd, la nomination de Mme Ingrid Awadé à la tête de la CNSS n’est pas l’information. La nouvelle c’est le départ de M. Walla considéré comme un « dinosaure indéboulonnable ». L’hebdomadaire suggère à la nouvelle patronne ne pas « se complaire » à son nouveau poste. Ingrid Awadé, « la puissante femme des situations difficiles arrive en sapeur-pompier » et relèvera « avec brio » le nouveau défi qui se dresse devant elle, écrit »Forum de la Semaine ». Sur un tout autre sujet, Jean-Pierre Fabre continue de faire l’objet des critiques de la part de ses « adversaires ». Au lieu d’en tenir compte pour éventuellement se corriger, il « rejette » ces critiques et « exige d’être reçu par le chef de l’Etat qui ne répond pas », indique »Forum de la Semaine ». Fabre « réitère son vœu de rencontrer Faure Gnassingbé », confirme »Togomatin ». »Le Correcteur » fait remarquer que plusieurs leaders de l’opposition togolaise sont allés à la rencontre de la diaspora togolaise en Europe. Le dernier à se soumettre à cet exercice est le chef de file de l’opposition. Tant et si bien que »Le Correcteur » se demande si la diaspora est un « pilier pour l’alternance » au Togo. Pour sa part, »Fraternité » estime qu’au lieu d’aller de temps à autre rencontrer cette diaspora, Jean-Pierre Fabre doit plutôt se battre pour son droit de vote. « Fabre fait peur » en raison de sa posture qui a des relents de « dictature » signale »Courrier de la République ». Dans un registre différent, »Liberté » renseigne que « plusieurs chefs d’Etat renoncent à la présidence à vie » avant de s’interroger : « quid de Faure Gnassingbé ?» Le Service de Presse/HAAC
Relecture des textes régissant la presse et la Communication au Togo: La HAAC engage la réflexion avec les professionnels des médias de l’intérieur du pays
Nécessité de la relecture des textes régissant la presse et la Communication au Togo La HAAC engage la réflexion avec les professionnels des médias de l’intérieur du pays Après Lomé, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le vendredi 31 mars 2017 à Kara, à l’intention des professionnels des médias des régions Centrale, de la Kara et des Savanes, un séminaire sur la « dépénalisation des délits de presse au Togo et la responsabilité du journaliste ». Tout comme dans la capitale, la rencontre de Kara visait à lancer la réflexion sur l’état de la presse togolaise depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 à nos jours ; à souligner à grand trait la responsabilité des professionnels des médias et surtout à analyser les incidences de cette dépénalisation sur l’exercice même de la profession de journaliste dans notre pays. La cérémonie d’ouverture de ces assises a été présidée par le Président de la HAAC, Monsieur Pitang TCHALLA. Dans son discours d’ouverture, il s’est abondamment interrogé : « 13 ans après la dépénalisation, quel bilan peut-on dresser ? La presse togolaise a-t-elle gagné plus de notoriété, a-t-elle gagné en responsabilité, en professionnalisme ? comment-a-ton compris la dépénalisation ? Quelle attitude avons-nous adoptée depuis 2004, face à cette nouvelle donne en tant que journaliste ? Avons-nous pu cerner la responsabilité qui nous incombait dorénavant, en tant que professionnels de la Communication ? N’avons-nous pas, au niveau de la profession, compris la dépénalisation comme une licence, comme la voie royale ouverte au libertinage, comme un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes, par voie de presse, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, de la vie privée des citoyens ? » En outre, le président de la Haute Autorité a ajouté que les conclusions et recommandations qui découleront de la rencontre de Kara « constitueront des éléments d’une prochaine relecture de l’ensemble des textes organisant le secteur de la presse et de la communication au Togo, conformément aux recommandations des états généraux de la presse de 2014 à Kpalimé ». Pour sa part, après avoir souhaité la cordiale et chaleureuse bienvenue à Kara a Président, aux membres de la HAAC et aux participants, le Préfet de la Kozah, Monsieur Badibawou BAKALI les a engagés à « entretenir le flambeau de la liberté d’expression qui est une réalité immuable et observable par tous au Togo et à œuvrer au renforcement du tissu social, à l’unité nationale et à la préservation de la sécurité partout dans le pays, dans la dynamique du renforcement durable de la politique de réconciliation du gouvernement ». En ce qui concerne les travaux proprement dits, ils ont été meublés par trois (03) communications présentées par l’ancien Procureur général de la République, Dabré GBADJAMBA, le Directeur de Publication de l’hebdomadaire »Le Combat du Peuple », Lucien Mensah DJOSSOU et l’honorable membre de la HAAC, Monsieur Kasséré Pierre SABI. Avec pour modérateur l’honorable Mathias AYENA, rapporteur de la Haute Autorité, ces communications ont tour à tour évoqué les dispositions textuelles qui consacrent la dépénalisation des délits de presse au Togo, la responsabilité qui devrait être celle du journaliste dans le contexte d’un code dépénalisé et les différentes implications de cette dépénalisation sur le comportement professionnel des hommes et femmes des médias. Dans son mot de clôture, le Président de la HAAC a rassuré les professionnels des médias de la partie septentrionale du pays que la relecture des textes qui régissent la presse et la communication ne se fera pas sans les principaux concernés. Aussi, a-t-il expliqué aux participants au séminaire de Kara que la mandature actuelle de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication reste attachée à la liberté d’expression et à la protection des acteurs des médias. Le Service de presse / HAAC
Revue de presse N° 844 du 31 mars 2017
Dans leur livraison du jour, les publications ont diversement traité l’actualité. »Togoreveil » informe que l’Ambassadeur de Chine au Togo, Yuxi Liu, a été reçu par la Président de la HAAC le mardi 28 mars 2017. « Le Président de la HAAC a réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à l’institution de régulation des médias ». Pour sa part, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU a « salué l’excellence des relations qui ont toujours existé entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’Ambassade de Chine et la HAAC de l’autre. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir se renforcer davantage ces liens de partenariat », rapporte l’hebdomadaire. En politique, »Liberté » fait une comparaison entre le pouvoir de Faure Gnassingbé du Togo et celui de Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. « Comme Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, et si Faure Gnassingbé ouvrait aussi le débat sur sa succession en 2020 ? », s’interroge le quotidien privé. A l’en croire, le Président ivoirien Alassane Ouattara, élu en 2010 et réélu en 2015, ne se représentera pas à sa propre succession en 2020. « Il l’a affirmé et réitéré à plusieurs reprises. Le 04 janvier 2017, à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an, il est revenu sur la question face aux diplomates accrédités en Côte d’Ivoire. » Au Togo, l’élection présidentiel aura lieu en 2020 ; « Faure Gnassingbé va-t-il briguer un 4ème mandat ? », se demande le confrère qui propose ceci : « Il suffit de mettre en œuvre les réformes et faire comme son frère et ami ADO, c’est-à- dire annoncer son retrait en 2020 et chercher un successeur. Du moins, il ouvrirait le débat sur sa succession. » »L’Alternative » s’intéresse pour sa part à deux femmes du gouvernement : « Victoire Tomegah-Dogbé et Cina Lawson, deux styles, plusieurs projets…des échecs ! » s’exclame le tabloïd. Autour de Faure Gnassingbé, il y a plusieurs femmes mais deux se distinguent : Cina Lawson et Victoire Tomegah-Dogbé. Cette dernière «gère un ministère dit du Développement à la base qui est une fusion de plusieurs portefeuilles ministériels, un département aussi long que l’intitulé de son nom», écrit le bi-hebdomadaire. A part ce poste, « Faure Gnassingbé lui confie aussi la Direction du cabinet de la Présidence. Elle ne se contente pas de ces responsabilités, elle multiplie à n’en point finir les projets, programmes, agences ; elle brasse des dizaines de milliards. », commente encore le journal. Pour ce qui est de Cina Lawson, le confrère écrit que « même étant plus discrète », elle « n’est pas plus efficace non plus ». Selon lui, « Cina Lawson semble aujourd’hui jouer un rôle plus décoratif qu’autre chose ».récemment encore, poursuit-il , « elle se moquera de l’intelligence des togolais en déclarant sur Twitter que les besoins en termes d’internet ont changé au Togo et qu’il fallait juste garantir internet pouvant permettre aux togolais de faire whasapp par exemple. ». Le journal pense que cette déclaration est « surréaliste venant, de quelqu’une qui était annoncée comme l’experte bardée de diplômes et de connaissances pour sortir les togolais de l’obscurité numérique. » Sur un sujet différent, »Togoreveil » fait savoir que le Togo et le Programme des Nations Unis pour le Développement renforcent leur coopération. Les projets ont été passés « en revue par le gouvernement et Helène Clarrk », administrateur du PNUD, observe le journal. En effet, plusieurs membres du gouvernement avec à leur tête le Premier ministre Komi Sélom Klassou ont tenu mercredi dernier, une séance de travail avec l’Administrateur du Programme des Nations Unis pour le Développement Mme Helen Clark, accompagnée de proches collaborateurs. « Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle de Mme Clark au Togo pour renforcer la coopération entre le PNUD et le Togo », commente le confrère. Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur le lancement par la HCRRUN, du programme de la première phase de réparation et d’indemnisation des victimes des crises sociopolitiques au Togo. D’autres renseignent que Laurent Sadoux, journaliste sur Radio France Internationale (RFI) est décédé hier à l’âge de 51 ans. Le Service de Presse/HAAC