L’inauguration du projet E-gouvernement hier à Lomé domine l’actualité des journaux parus ce jour. En levée de rideau, »La Lanterne » annonce : « le sort de LCF et City FM définitivement scellé ». Ceux du Groupe Sud média qui pensaient que les négociations du couloir peuvent amener à la réouverture de la télévision LCF et de la radio City FM doivent maintenant déchanter. Le confrère se fait l’écho d’une note de service du Directeur général du Groupe Sud Média, Luc ABAKI qui dit : « les multiples démarches aussi bien administratives que judiciaires entreprises par la direction du Groupe Sud Média en vue de la reprise des activités des deux chaines se sont révélées vaines ». Un peu plus loin la note de service indique que cette situation « rend impossible toute poursuite de l’exploitation et des relations de travail. » Pour le tabloïd, « on voit à travers cette note que le sort des 70 journalistes et cameramen a été définitivement scellé » • L’inauguration du projet e-gouvernement « Le Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé, a inauguré hier, le réseau E-gouvernement, qui est un réseau de fibre optique pour un internet haut-débit dans les bâtiments publics, à Lomé », rapporte le quotidien national »Togo-Presse ». Cette inauguration qui a eu lieu dans l’enceinte du Ministère de l’Economie Numérique, « s’inscrit dans le cadre des activités devant marquer la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Togo », ajoute le journal. »Forum de la Semaine » révèle pour sa part que le « projet consiste en un réseau de 250 km de fibre optique desservant 560 bâtiments publics avec 543 à Lomé et 17 à Kara (…) son inauguration va permettre à l’administration togolaise d’être plus compétitive, plus fiable et plus proche de l’administré à travers des services en ligne.» Pour »Togomatin », le lancement E-gouvernement est « une nouvelle ère pour des agents de l’administration au Togo ». Le projet, estimé « à 15 milliards de F CFA sous forme de prêt par l’Exim Bank China, est exécuté à Lomé par des techniciens de Huawei », ajoute-t-il Sur un registre différent, »L’Indépendant Express » revient sur le problème du foncier au Togo et trouve que « le vrai problème des conflits, c’est l’Etat lui-même ». A l’en croire, « l’Etat a commencé à pécher dans l’acquisition frauduleuse de terres. Des terrains expropriés continuent de provoquer le courroux des propriétaires. Lomé II, la Caisse et autres terrains extorqués aux propriétaires restent la propriété illégitime de l’Etat. » Le confrère suggère que l’Etat mette « rapidement en œuvre les conclusions du forum sur le foncier ». »Liberté » fait justement cas de certaines mesures prises lors de ce forum répondant aux questions : qui peut vendre un terrain ? Quel type de terrain peut-on vendre ? A la première question, le quotidien privé croit savoir à l’aune des nouvelles dispositions prises lors du forum sur le foncier au Togo que « désormais, seul un corps professionnel est habileté à vendre un terrain : les notaires. » pour ce qui concerne le type de terrain à vendre, le confrère informe que « seuls les terrains immatriculés pourront l’être. ». Il souligne que d’autres mesures ont également été prises ; Entre autres, « la mise en place du cadastre polyvalent et d’un guichet unique du foncier, la mise en réseau des différentes administrations concernées par la question foncière(…), il est prévu un meilleur accès de la femme au foncier… » Certaines publications se sont intéressées à la politique, ‘L’Indépendant Express » fait un décryptage sur les réformes et l’alternance au Togo et s’interroge : « Stratégie politique : jusqu’où ira le G6 ? » Le journal offre à lire qu’il est sans doute trop tôt de devoir une fière chandelle à ce groupe des six composé de l’ADDI, des FDR, du MCD, des Démocrates, du Parti des Togolais et de ‘Le Togo Autrement’ ; « Mais l’on ne se priverait tout de même de reconnaitre qu’il y a quelque chose de plus nouveau sur le terrain ; quelque chose de plus cohérent et donc de prometteur » dans sa démarche. Pour le confrère, ces six partis de l’opposition, depuis quelques mois « impriment une autre marque politique à la question des réformes et à la tenue des élections locales, donc de la décentralisation » Toujours en politique, »La Lanterne » fait savoir que « la vision de Faure Gnassingbé est lourdement hypothéquée par l’impunité garantie aux détourneurs des deniers publics ». Pour l’hebdomadaire, depuis l’avènement de Faure Gnassingbé à la magistrature suprême, les malversations financières et autres détournements des deniers publics prennent le pas sur l’assainissement de la gestion. « A plusieurs niveau, des personnalités se réclamant proches ou plus proches du Chef de l’Etat trempent dans des dossiers de détournement des deniers publics en toute impunité. Cet état de chose pour le moins déplorable met à rudes épreuves la politique de développement du pays ». Face à ce constat, le journal se demande s’il faut servir le peuple ou se remplir les poches. « Faure doit arrêter l’hémorragie et prendre des mesures appropriées », suggère-t-il. Erreur de stratégie de l’opposition : « pour lui avoir laissé de champs libre, le pouvoir contrôle tous les démembrements du Conseil National de Suivi de la Décentralisation », observe encore »La Lanterne » Les leaders de l’opposition , qui laissent l’essentiel pour des futilités viennent de commettre une fois de plus, une grosse erreur dont ils ne se remettront jamais, écrit le tabloïd : Ils « viennent de laisser le noyau même du Conseil National de Suivi de la Décentralisation aux mains de UNIR-UFC puisqu’en réalité, ce sont les préfets qui ont une grande influence sur leur population qui joueront la meilleure partie du travail sur le terrain » , commente le confrère qui se désole que « jusqu’à présent, les responsables des partis politiques de l’opposition ne comprennent absolument rien de la politique togolaise que le parti au pouvoir mène. » »L’Alternative » publie pour sa part, une interview exclusive réalisée
Revue de presse N° 859 du 24 avril 2017
Dans leur première livraison de la semaine, les journaux se sont intéressés à une mosaïque de sujets dont les principaux sont l’inauguration du réseau e-gouvernement et la fin du forum national dédié au foncier. Ø Lancement de l’initiative e-gouvernement C’est aujourd’hui l’inauguration du réseau e-gouvernement initié pour améliorer la qualité de la connexion internet dans l’administration. La cérémonie prévue cet après-midi, souligne »La Symphonie », « marquera une nouvelle ère dans la révolution numérique » dans la mesure où le projet permet d’interconnecter, via la fibre optique et à partir de 219 sites implantés à Lomé, 287 institutions, 439 établissements publics et privés, notamment les ministères, aéroports, banques, hôpitaux, écoles et universités. »Nouvelle Opinion » précise que c’est le chef de l’Etat qui procédera à la traditionnelle coupure du ruban. A en croire l’hebdomadaire, le e-gouvernement permettra de « rapprocher l’administration de ses administrés et d’accélérer les différentes procédures administratives ». Toutes choses qui feront du Togo un « hub numérique dans la sous-région et contribuera à son émergence ». Même information dans les colonnes de »Forum de la Semaine ». L’inauguration de ce projet fait partie du programme élaboré par l’Etat à l’occasion de la commémoration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo. Là-dessus, »Le Correcteur » assure que la « souveraineté » du pays a été « étouffée par les 50 ans de règne du système RPT/UNIR ». Le bihebdomadaire pense que la gouvernance « extravertie » de Faure Gnassingbé fait du peuple togolais un peuple « orphelin et abandonné ». A preuve, souligne la publication, le chef de l’Etat togolais qui s’est « empressé » d’adresser une lettre de condoléances à François Hollande est « plus préoccupé par la mort d’un policier en France que les nombreux drames de son pays ». Analyse similaire dans »Liberté ». Par ailleurs, »Togo-Presse », » Forum de la Semaine » et »Nouvelle Opinion » informent que le président Faure Gnassingbé a donné, vendredi dernier à Koumongou dans la préfecture de l’Oti, les premiers coups de pioche pour la construction de deux ponts sur la nationale n°17. Sauf qu’à en croire »Liberté », tout a été présenté comme si les fonds destinés à la réalisation de l’ouvrage ont été déboursés par le chef de l’Etat lui-même alors que le projet est financé par le gouvernement nippon. C’est une « honte nationale » de n’avoir pas apporté cette précision, estime le journal. »Le Correcteur » pour sa part, observe que la mère du président de la République se met dans une « posture d’une première dame encombrante », elle qui accompagne très souvent son fils, « alors même qu’aucune disposition n’est prévue dans le protocole à l’endroit de la mère du chef de l’Etat ». « De quelles prérogatives dispose-t-elle à cet ce point dans l’appareil d’Etat au point de faire entorse au protocole officiel? » s’interroge le tabloid. Ø Fin du forum national sur le foncier Il a pris fin vendredi dernier avec des recommandations. Mais quel sort sera réservé à ces conclusions ? se questionne »Le Correcteur ». Le bihebdomadaire rappelle que des recommandations et conclusions, il en toujours eues après chaque rencontre mais tout cela reste lettre morte. Dans tous les cas, une fois encore il y a eu des recommandations et la plus saillante est résumée par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie, Fiatuwo Sessenou. « Aucun Togolais ne peut plus vendre un terrain non immatriculé et les actes de vente seront uniquement faits par les notaires », explique-t-il dans des propos rapportés par »La Symphonie ». En fait, les assises de la semaine dernière ont accouché des recommandations à court, moyen et long terme, précise »Nouvelle Opinion ». Le journal relève que parmi les recommandations à court terme, figurent entre autres, « l’élaboration urgente d’une politique nationale foncière, la mise en place urgente du cadastre polyvalent et d’un guichet unique du foncier ». En outre, »Liberté » rapporte que les Etats-Unis ont cette année encore publié un rapport sur la situation des droits de l’Homme à travers le monde. En ce qui concerne le Togo, renseigne le quotidien privé, ledit rapport relève « la corruption, l’impunité, la surpopulation carcérale, le favoritisme etc. » Au surplus, »Le Combat du Peuple » évoque la CEET qui a fait la semaine dernière l’objet d’un article publié dans un journal de la place. L’hebdomadaire parle d’ « amalgame » destiné à « semer la confusion dans les esprits et à culpabiliser des personnes en vue d’atteindre des finalités inavouables », car la CEET, pour la première fois, il y a longtemps, a enregistré un « excédent financier » pendant qu’elle est dans une « phase de redressement et de restructuration ». Et puis, les confrères ont aussi abordé l’élection présidentielle en France. Le second tour mettra aux prises Emmanuel Macron arrivé en tête du premier tour avec environ 24 % de voix et Marine Lepen créditée de 22% de voix. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 858 du 21 avril 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi : le problème lié au foncier et la lutte contre la commercialisation du carburant illicite. Problème lié au foncier La situation est si préoccupante que le gouvernement veut « siffler la fin du désordre », relève »Canal D ». Mais d’où vient le mal ? »L’Union pour la Patrie » répond et explique qu’il vient de la « juxtaposition des droits moderne et coutumier » et de la « caducité des textes régissant le domaine » ainsi que de « l’absence d’un véritable système d’information foncière ». Maintenant que l’origine du mal est connue, « il importe donc que ce forum national ponde une réforme qui réponde aux nécessités du développement du Togo sans créer une déchirure du tissu social, apporte une réponse aux fortes pressions foncières consécutives à une croissance démographique rapide et remédie aux carences ou insuffisance de la gouvernance foncière », écrit »Le Libéral » . Dans tous les cas, le gouvernement entend, à travers cette rencontre, « amener les différents acteurs qui interviennent dans la thématique relative au foncier à accorder leurs violons sur de nouveaux textes en vue de doter le secteur d’une nouvelle réglementation qui soit en phase avec les réalités de notre pays », mentionne »L’Eveil de la Nation ». Pour »Togomatin » « c’est une gageure que ce forum réussisse à apporter des solutions idoines sur ce terrain aussi miné qu’un champ de guerre ». Quoi qu’il est soit, ce forum commence par exhaler les « odeurs » d’un nouveau code foncier pour permettre à l’Etat de « réglementer le secteur foncier et de disposer d’un système cadastral sûr et fiable », opine encore le bihebdomadaire. Quant à »Liberté », elle pense qu’ « au-delà du folklore de ces assises, des déclamations de bonnes intentions, il faut faire changer les mentalités de sorte à les arrimer à la nouvelle donne ». Lutte contre la vente de l’essence de contrebande C’est une « mission suicidaire de nos forces de l’ordre et de sécurité », souligne »Canal D ». »Togoréveil » ne comprend pas la « poursuite de cette répression sans solution de rechange ». Il s’interroge : « le gouvernement a-t-il rangé son projet »Carburant de qualité pour tous et en toute sécurité, partout au Togo » ? » De son côté, »Liberté » révèle que pendant que la traque est permanente à Lomé, elle est presque « inexistence » à Kara. La vente du carburant illicite est presque « »libéralisée » » dans cette ville, poursuit-elle. Si le quotidien privé n’est pas contre cette libéralisation, il déplore néanmoins son « caractère sélectif ». « La lutte contre l’essence de contrebande est une hypocrisie de forme et de fond », dénonce »Togomatin ». Le confrère pense qu’ « il faut soit officialiser ce trafic ou appeler plutôt officiellement à la cessation de cette lutte ». En outre, »L’Alternative » fait un focus sur la « fraude aux compteurs » à la CEET. A l’en croire, cet état de fait est devenu le « sport favori » des Libanais installés au Togo non seulement, « en toute impunité », mais surtout « en complicité avec certains cadres et agents de la CEET ». Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC relatif à l’audition de l’Evangéliste AFOLABI
Communiqué audition Afolabi
Revue de presse N° 857 du 20 avril 2017
L’un des problèmes récurrents auxquels sont en butte les Togolais reste le foncier. Pour résorber cette gangrène et trouver une solution pérenne pour mettre fin au calvaire des populations, les acteurs concernés, à l’initiative du gouvernement, mènent la réflexion depuis mardi dernier dans le cadre d’un forum national. Les journaux parus ce jeudi s’en font l’écho. Au cours de cette rencontre qui prend fin samedi prochain, les débats doivent être francs et sincères, opine »Le Perroquet » qui engage géomètres, démarcheurs, propriétaires terriens, administration publique et chefferie traditionnelle à y tenir un « langage de vérité ». Ils doivent comprendre qu’il ne nous reste pas plus de 3 millions d’hectares et que la population togolaise double chaque 25 ans, poursuit-il. Les participants examineront un avant-projet de code foncier qui sera ensuite déposé sur la table de l’Assemblée nationale pour adoption, renseigne »Chronique de la Semaine ». « Il faut insérer dans ce code que certains Togolais ne peuvent pas avoir pour eux seuls des milliers d’hectares alors que d’autres cherchent en vain un seul pour des besoins vitaux », insiste »Le Perroquet ». La publication met à l’index les « pontes du pouvoir » qui seraient la « cause profonde » de ce problème lié au foncier. Dans tous les cas, « les conclusions et recommandations des travaux permettront au gouvernement de dégager des orientations claires en vue de mieux éclairer l’action gouvernementale ainsi que le plan national de développement », précisent »Echos du Pays ». Pour »Le Bâtisseur », il faut « appliquer une thérapie de choc » pour venir à bout de ce problème et cela passe par la « correction des injustices par une justice juste ». « Vivement le temps de l’action, car il ne servira à rien de tenir ce forum si à la fin les recommandations ne serviront qu’à bourrer les placards », commentent »Waraa les Vainqueurs ». Dans la même veine, »Flambeau des Démocrates » suggère que ce forum ne soit pas « un de plus devant l’urgence de l’heure ». Il doit être mis à profit pour « trouver le juste milieu entre le droit coutumier et le droit moderne », souhaite-il. Dans leur parution, les confrères se sont également intéressés à la traque des vendeurs du carburant de contrebande. « Il faut repenser autrement la lutte contre ce fléau », mentionnent »Echos du Pays ». »Chronique de la Semaine » elle, prescrit aux forces de sécurité de « revoir leur mode opératoire », car il fait « trop de victimes ». C’est un « mal rendu nécessaire » par l’inexistence des stations d’essence dans toutes les contrées et l’augmentation fantaisiste des prix des produits pétroliers, explique »Flambeau des Démocrates ». Les réformes politiques ont été aussi abordées par les journaux. Sans ces réformes, « la révolution est inévitable », martèle Nicolas Lawson dans des propos rapportés par »Le Bâtisseur ». Me Tikpi Atchadam renchérit dans les colonnes de »Le Rendez-vous » : « c’est parce que les Togolais dorment que le régime continue, quand on se lève, il n’est rien ». »Le Perroquet » parle de la « gouvernance approximative du Togo et de ses institutions » et se demande si Faure Gnassingbé ne « serait pas hypnotisé par des officiers supérieurs, ministres, maîtresses, députés et directeurs de sociétés ». Parlant toujours du chef de l’Etat et de certains de ses collaborateurs, ils « jouent à Al Capone », croit savoir le tabloïd qui leur reproche de n’avoir toujours pas déclaré leurs biens ainsi que le leur recommandait pourtant la loi. De son côté »Liberté » donne à apprécier une photo sur laquelle se trouvent côte-à-côte le président ghanéen Nana Akufo Addo et ses prédécesseurs. C’est un « scénario improbable au Togo », analyse le quotidien privé. La faute d’une part à la résignation des Togolais et il n’est pas exclu qu’un « autre cycle de 50 ans soit offert » au pouvoir en place. Par ailleurs, »Liberté » signale que des miliciens du parti au pouvoir vont être jugés ce jour au Ghana pour leurs voies de fait, une approche qui tranche, selon le journal, de la pratique au Togo où les miliciens du régime, non seulement ne sont pas inquiétés, mais bénéficient du « silence complice des autorités ». Enfin, »Liberté » révèle qu’arrivé en fin de mission, l’Ambassadeur de France au Togo, Marc Fonbaustier « est sur le départ ». Son remplaçant devrait être connu d’ici au mois de septembre, ajoute le tabloïd. Les publications ont également évoqué le processus de décentralisation au Togo avec les Universités sociales qui déplorent la « confidentialité » entourant le sujet. Fort de ce constat, elles demandent au gouvernement de communiquer sur la question et de mettre à la disposition de tous les acteurs concernés les documents nécessaires. Et puis, la presse du jour informe que les précomptes sur les salaires des enseignants non reversés comme l’avait promis le gouvernement risquent de remettre au goût du jour les velléités de débrayage dans le secteur de l’éducation. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 856 du 19 avril 2017
A la une des journaux parus ce mercredi, le problème du foncier et de la chefferie traditionnelle ainsi que le 5è anniversaire de la création de l’UNIR. Problème du foncier et de la chefferie traditionnelle En ce qui concerne le foncier, un forum national consacré à la thématique a été ouvert hier à Lomé par le Premier ministre, informe »Togo-Presse ». A en croire, »La Dépêche », l’objectif de ces assises est de « mettre fin au désordre qui prévaut dans ce secteur caractérisé par des ventes multiples, des lotissements mal faits, la corruption des propriétaires, des chefs coutumiers et des juges ». A cela, poursuit l’hebdomadaire, il faut ajouter les « expropriations forcées, non indemnisées et les constructions dans les réserves de l’Etat ». En organisant ce forum, l’Etat togolais entend trouver des « solutions réalistes et pérennes » aux problèmes liés au foncier qui constituent 90% des affaires pendantes devant les tribunaux, relève »Le Messager ». Le confrère explique que « les 250 participants auront pour tâche d’identifier les parties prenantes de la gouvernance foncière, de faire l’état des lieux, d’actualiser les problèmes qui minent le secteur, de spécifier le rôle et la responsabilité de chaque partie ». Au cours des travaux, il sera question de « réfléchir sur la politique foncière adaptée à la société togolaise avec l’apport des pratiques d’ici et d’ailleurs, de sorte à aboutir à un régime foncier clair, équitable et inclusif », complète »La Lanterne ». Quant à »Dounia le Monde » et »Le Magnan Libéré », ils rappellent que ce forum de quatre jours « est le fruit des réflexions initiées depuis quelques années ». « Ce forum va-t-il accoucher des textes dignes de ce nom qui vont mettre hors d’état de nuire les juges véreux qui, de connivence avec les propriétaires terriens, s’enrichissent sur le dos des pauvres populations ? » s’interroge »Liberté ». Et d’ajouter : Vivement qu’il en soit ainsi pour que « les populations ne voient plus les bulldozers détruire leurs maisons acquises à la sueur de leur front ou qu’ils soient contraints de les quitter sous l’influence d’un tiers ». Tout comme le foncier, la chefferie traditionnelle est un autre facteur à même de mettre à mal le vivre ensemble entre Togolais. Les cas de Lama-Tessi et Kpariyo dans la préfecture de Tchaoudjo sont d’actualité, avec les populations qui soupçonnent l’autorité politique de manœuvrer pour « imposer » un chef traditionnel. »Courrier de la République » ne va pas quatre chemins pour accuser le gouvernement d’ « attiser des foyers de tensions susceptibles d’aboutir au clash, de par ses gaucheries ». « L’étincelle n’a jamais été aussi proche de la poudre », avertit le journal, car « le réveil du sentiment communautariste risque de faire effet de trainée de poudre en direction d’autres localités qui vivent ces mêmes tristes réalités ». «Aujourd’hui, le Togo est assis sur une poudrière et ça peut exploser à la moindre incartade », confirme »Le Magnan Libéré » qui recommande par ailleurs de « prendre les taureaux par les cornes ». Pour sa part, »La Dépêche » propose deux pistes pour résoudre ce problème de chefferie traditionnelle : « mettre en place un conseil coutumier comme le prévoit la loi et appliquer le choix par voie héréditaire ou alors procéder à l’organisation de l’élection pour la désignation du chef ». Le confrère estime que « toute autre méthode ne serait qu’une vue d’esprit ou la légitimation d’une forfaiture qui ne saurait faire jurisprudence ». A ces deux pôles de tension, »Le Correcteur » ajoute la traque des vendeurs du carburant illicite. A en croire le bihebdomadaire, ses trois facteurs sont constitutifs de la « poudrière et d’une implosion sociale en perspective ». Pour ce qui est de la lutte contre la commercialisation de l’essence de contrebande, elle a fait des victimes la semaine dernière, avec à la clé 2 policiers brûlés au cours d’un accident de voiture et 3 blessés graves. C’est donc une « opération qui tue », observe »Le Magnan Libéré ». « Une solution aux aboutissants néfastes », souligne »Fraternité. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement doit continuer par faire preuve de « fermeté » dans cette lutte, encourage »Vision d’Afrique ». 5è anniversaire de l’UNIR C’était le 14 avril dernier. Au cours des cinq années de vie de ce « monstre hideux », l’on est passé avec l’Union pour la République, « de la »fusion création » à la »fusion-confusion » », analyse »Courrier pour la République ». Le tabloïd croit savoir que le sentiment qui prédomine à ce 5è anniversaire est la « grande déception ». Si 2017 marque l’an 5 de la naissance de l’UNIR, il coïncide également avec les 12 ans au pouvoir de Faure Gnassingbé, note »Le Correcteur ». Ces douze années de gouvernance ont été meublées par le « mépris caractérisé pour les jeunes », avec une préférence pour la « gérontocratie ». Conclusion de la publication : le changement sera « impossible » sans l’alternance. »La Lanterne » y va de son commentaire. « Le parti UNIR de Faure peut être désagréablement surpris » lors des prochaines élections locales écrit l’hebdomadaire qui révèle que « par frustration des candidats indépendants s’annoncent déjà ». »La Dépêche » elle, soutient que si elle était à la place de Faure Gnassingbé, elle poserait deux actes majeurs à grande portée : elle libèrerait tous les « détenus politiques » et renoncerait à un 4è mandat. Sur un autre sujet, »Liberté » se demande « à quand le tour de Faure Gnassingbé et de la minorité »pilleuse au pouvoir » » de déclarer leurs biens conformément à la loi, après les agents de l’OTR et les membres de la structure de lutte contre la corruption. Et puis, la presse du jour évoque un possible retour de la grève dans le secteur de l’éducation avec la CSET qui ne décolère pas contre le gouvernement. Elle reproche à ce dernier de n’avoir pas tenu parole en reversant aux enseignants les précomptes effectués sur les salaires pendant les moments de débrayages. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 855 du 18 avril 2017
Les journaux parus ce mardi reviennent sur le 5è anniversaire de la création de l’UNIR. Vendredi dernier, l’Union pour la République soufflait sur la 5è bougie de son existence. Le bilan, à en croire ses militants et sympathisants, est positif. »Nouvelle Opinion » confirme et fait observer qu’en si peu de temps, cette formation politique a engrangé deux « victoires électorales majeures » : les législatives en 2013 et la présidentielle en 2015. Cependant, tout n’est pas rose, nuance »L’Humanité », car le parti doit aller à un congrès « pour faire l’état des lieux, se remettre en cause, apporter des idées nouvelles pour donner un nouveau souffle, mettre en place des structures et choisir des gens capables de diriger ses structures en toute responsabilité et ayant à l’esprit l’atteinte des objectifs du parti». »La Nouvelle » va au-delà du 14 avril 2012. Le mensuel remonte à 1967 mais toujours le 14 avril pour rappeler que c’est à cette date que Gnassingbé Eyadema est arrivé au pouvoir. Et depuis, les Togolais ont porté leur « croix » pendant 50 ans. Le journal averti d’ailleurs que « le bout du tunnel » reste encore « éloigné pour le peuple ». Tout à fait autre chose, la lutte contre la commercialisation du carburant de contrebande a enregistré de nouvelles victimes. Ainsi que le rapporte »Liberté », deux policiers ont trouvé la mort et trois autres personnes grièvement blessées le week-end dernier à Lomé au cours d’une opération de traque. C’est un commerce qui « expose tout le monde », relève »Le Médium » qui démontre la « nécessité de faire capituler les trafiquant » de ce carburant. Ce qui offusque davantage le tabloïd, c’est le plaisir que certains éprouvent à la survenue d’accident au cours des opérations contre cette activité illicite. Le journal assimile cette posture à de « l’incivisme » développé par certains « »esprits nains » » qu’il faut résorber. »Nouvelle Opinion » elle, suggère de repenser cette traque des vendeurs de carburant illicite afin de « limiter les dégâts » matériels et surtout humains qu’elle engendre. Pour l’hebdomadaire, cela doit par passer la réduction des prix des produits pétroliers à la pompe, l’identification des fournisseurs de ce produit à l’effet d’ « étouffer le mal à la source » et la résolution du problème de chômage qui pousse nombre de Togolais à s’adonner à cette activité. Sur un tout autre sujet, »Golfe Info », »Le Changement » et »Le Médium » renseignent que les membres de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption ont déclaré leur patrimoine jeudi dernier devant la Cour Suprême. »Liberté » note que cette exigence de la loi n’est pas respectée par les dirigeants du pays eux-mêmes, manquant ainsi du coup de donner la preuve par l’exemple de leur attachement aux prescriptions des textes de la République. Mais pas seulement. Le quotidien privé n’attend pas grand-chose de cette institution dans un pays où « l’impunité a fait son lit ». En outre, »Innov’Africa » évoque l’émergence de notre pays et présente Ingrid Awadé comme l’un des artisans de la construction du Togo de demain. Par ailleurs, »La Nouvelle » qui publie in extenso le discours prononcé par le président de la HAAC à l’ouverture du séminaire de Lomé sur la dépénalisation des délits de presse, revient sur le retrait des fréquences à LCF et City Fm. Le confrère assure que Philippe Evegno, président de la Haute Autorité à la création de ces deux chaînes a fait preuve d’un « manque de courage » pour se prononcer à temps dans ce dossier. Dans un registre différent, le mensuel interpelle Faure Gnassingbé sur le comportement de certains « miliciens » qui règnent en maîtres à Kara et qui empêchent les politiques de mener des activités dans cette ville. Aussi, »La Nouvelle » recommande-t-elle à l’armée togolaise d’être « neutre et républicaine ». Elle signale que l’actuel ministre des Affaires Etrangères « expose dangereusement » le Togo tout en « arrondissant ses fins de mois ». Au surplus, »Le Changement » s’intéresse au mouvement d’humeur de la population à Lama-Tessi. « Revendication territoriale ou crise de chefferie traditionnelle ? » s’interroge le confrère. La publication souligne que « l’exercice de vérité s’impose aux protagonistes ». En sport, la presse du jour informe que la 26è édition du tour cycliste du Togo s’est achevée dimanche dernier avec le sacre de l’Ivoirien Issiaka Cissé. Au terme de cette compétition, notre pays occupe la 25è place. Un classement qui ne l’honore pas et qui doit pousser davantage au travail pour sortir la petite reine des sentiers battus. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 854 du 14 avril 2017
Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi : le cinquième anniversaire de la création de l’UNIR, la querelle au sein de l’opposition togolaise à propos de la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et les difficultés qu’éprouve la chefferie traditionnelle dans certaines localités du pays. En levée de rideau, »Flambeau des Démocrates », informe que la HAAC est « sortie de son mutisme » en mettant en garde les pasteurs qui s’attaquent par médias interposés. « Cette sortie est à saluer même si on peut reprocher à cette institution de n’avoir pas agi plus tôt et d’avoir laissé pourrir la situation », commente le tabloïd. « Voilà des hommes d’église qui devraient, d’après leur attitude permettre que nos âmes soient rachetées » mais qui se tapent dessus et appliquent la loi du talion, déplore »Le Canard Indépendant ». « Quel est le modèle que nous offrent ces pasteurs ? Quelles leçons de vie ? La HAAC doit leur poser la question », poursuit le journal. Anniversaire de l’UNIR Créé le 14 avril 2012 sur les cendres du Rassemblement du Peuple Togolais, l’Union pour la République a aujourd’hui 5 ans. »Togoréveil » informe qu’en prélude à la célébration de cet anniversaire, une réunion des responsables et militants du parti s’est tenue mercredi dernier à Atakpamé. Le journal rapporte que « les prochains grands évènements du pays » ont été passés en revue au cours de cette rencontre, notamment les échéances électorales de 2018 pour lesquelles l’UNIR se prépare déjà. 14 avril, jour anniversaire de l’UNIR, mais pas seulement. Cette date est un « double triste anniversaire », relève »Liberté » qui donne à savoir qu’au-delà de la 5è bougie du parti présentiel, la date d’aujourd’hui coïncide avec les 50 ans de gouvernance de la famille Gnassingbé. 50 ans de déni de « l’état de droit, de la démocratie et de l’alternance », regrette le confrère « mais la »Gnassingbécratie » est loin d’être à son terme », s’inquiète-t-il. Et pour cause. Le quotidien privé croit savoir que « Faure Gnassingbé manœuvre pour se donner les moyens de prolonger de deux septennats son bail sur le pouvoir ». 50 ans des Gnassingbé plus 5 ans d’UNIR, c’est un « véritable gâchis », renchérit »L’Alternative » qui note que « du père au fils, le fond de la gouvernance du pays est resté le même ». Commentaire du bihebdomadaire : « cet anniversaire sinistre devrait interpeller chacun à s’engager davantage pour un changement profond dans ce pays », sinon prévient-il, « le choc d’impact, après la descente aux abîmes, n’épargnera personne ». Querelle au sein de l’opposition La pomme de discorde ? La composition du Conseil National de suivi de la Décentralisation (CNSD). Le moins que l’on puisse dire c’est que cette composition « fait polémique », souligne »Le Canard Indépendant ». En fait, le CAR est monté au créneau pour dénoncer la répartition des places au sein de ce Conseil. Et ce n’est pas tout. Le Comité d’Action pour le Renouveau accuse l’ANC d’avoir été de mèche avec l’UNIR au détriment de toute l’opposition, indique »Flambeau des Démocrates ». Pour »L’Eveil de la Nation », l’ANC et le CAR qui s’affrontent au sujet de la représentation au sein du CNSD, cela s’apparente à « deux chiens qui se battent pour un os ». Il n’y a pas que le CAR qui s’insurge contre la composition du CNSD, le NET s’y est également mis en faisant observer que cette composition porte en elle-même « les germes de l’inefficacité du Conseil », signale »Le Changement ». Non content de « contester la représentativité » du chef de file de l’opposition, le président du NET, Gerry Taama « propose une commission parlementaire présidée par un député de l’opposition », renseigne »Togoréveil ». Problème de chefferie traditionnelle C’est la localité de Lama-Tessi dans la préfecture de Tchaoudjo qui est sous les feux de la rampe avec les populations qui s’opposent à la désignation d’un chef Kabyè à la tête de la communauté Tèm. Sur le sujet, »L’Eveil de la Nation » est convaincu que ce problème peut être réglé avec un peu de bon sens et de sagesse. »Le Canard Indépendant » explique que deux solutions possibles s’offrent dans la résolution de ce problème. Le ministre de l’Administration territoriale peut « mettre en place un conseil coutumier comme le prévoit la loi et appliquer le choix par voie héréditaire ou alors procéder à l’organisation de l’élection pour la désignation du nouveau chef de canton de Lama-Tessi », suggère l’hebdomadaire. Après le Tchaoudjo, c’est autour de la préfecture de la Binah « d’enregistrer une manifestation contre la tentative de certaines autorités du pays d’imposer un chef canton contre l’avis des populations ». D’après le quotidien, ces populations pointent du doigt l’actuel Directeur de Cabinet de la Primature. Dans un tout autre registre, »L’Alternative » révèle que les partenaires au développement « souhaitent le départ » de Cina Lawson pour insuffisance de résultats dans son département. « Faure Gnassingbé va-t-il enfin se décider ? » se questionne le confrère. Le service de presse/HAAC
Revue de presse N° 853 du 13 avril 2017
Les journaux parus ce jeudi s’intéressent à la bisbille entre les leaders de l’opposition pendant que l’UNIR se prépare pour les prochaines échéances électorales. Aussi, les confrères évoquent-ils la chefferie traditionnelle au Togo. Les responsables de l’opposition togolaise continuent de se tirer la bourre. Le sujet qui les oppose cette fois-ci est la composition du CNSD, une structure chargée du suivi de la décentralisation. En effet, les autres formations politiques, principalement le CAR, reprochent à l’ANC et surtout à son président, par ailleurs chef de file de l’opposition d’user systématiquement de ce statut pour s’accaparer toute chose qui revient à l’opposition dans son ensemble. « La scène ressemble aux querelles des chiens autour d’un morceau d’os », relève »Libération ». Décidément, l’opposition togolaise est « incorrigible », observent »Echos du Pays » qui notent également qu’elle ne « tire jamais les leçons du passé par rapport aux conséquences néfastes qui découlent » de sa désunion. « L’opposition trouve opportun de creuser sa propre tombe », renchérit »Togomatin » qui précise le signe particulier de cette dernière : égoïsme, « invectives contre elle-même et autodestruction ». Alors que ailleurs, l’opposition serre les rangs pour venir à bout du pouvoir, au Togo, elle préfère s’étriper pour des places dans des commissions, commentent »Waraa les Vainqueurs ». « Tout porte à croire que l’opposition n’a pas encore le programme d’alternance dans son agenda » conclut l’hebdomadaire. Parlant justement de l’alternance, »Togo Nyigba » fait remarquer que l’opposition togolaise n’a toujours pas trouvé le bon filon pour y parvenir, la faute peut-être à un « manque d’identité, au radicalisme et aux stratégies obsolètes ». Jean-Pierre Fabre ne voit pas les choses de la même manière. Dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à »Le Correcteur », le président de l’ANC appelle à la mobilisation des forces démocratiques pour imposer les réformes. Il martèle que « la situation actuelle peut-être celle qui précède l’explosion ». Pendant ce temps, les cadres de l’UNIR sillonnent les préfectures à la rencontre des populations à l’effet de leur parler de la citoyenneté, du militantisme et surtout de la politique du chef de l’Etat, renseigne »Libération ». L’UNIR qui soufflera demain sur la 5è bougie de son existence. Alors, « quel bilan pour ce parti présidentiel ? » se questionnent »Waraa les Vainqueurs ». Sans y répondre, le confrère assure que l’Union pour la République a tout simplement « le vent en poupe », aidée par des partis de l’opposition déserteurs du terrain au profit des querelles de clocher, même si, reconnait le confrère, l’UNIR n’a jusque-là pas encore organisé son congrès. »Le Correcteur » répond et résume le bilan de l’UNIR en « deux joutes électorales contestées et une gestion chaotique du pays ». Pour ce jubilé de bois, l’on « sautera du champagne pour la misère des Togolais », déplore le bihebdomadaire. Il demande à Faure Gnassingbé de revoir sa gestion du pays, car « le cas du Togo fait débat et suscite curiosité ». Mais à travers les propos de Georges Aïdam rapportés dans les colonnes de »Togo Nygba », il est à retenir que « les résultats sont satisfaisants » en cinq ans de vie du parti. Et cinq années d’existence, ça se fête. Les militants de la formation à la couleur bleue l’ont compris et « s’activent ardemment », si l’on en croit au journal, pour donner à cette fête prévue à Atakpamé, lieu de naissance de l’UNIR, un « éclat » particulier qui risque d’être davantage rehaussé avec la présence annoncée de Faure Gnassingbé dans la ville aux collines. L’autre sujet phare traité dans les publications du jour est la chefferie traditionnelle. Certains confrères ont signalé le mécontentement des Tèm qui n’acceptent pas qu’un chef Kabyè soit « imposé » à la tête de leur communauté. Le ministre de l’Administration territoriale aurait même rencontré les parties concernées pour calmer la situation. Il aurait, à cet effet, proposé une chefferie rotative. « Curieuse et choquante proposition » relève »Liberté » qui ajoute qu’une « grande marche de protestation » est prévue ce jeudi à Sokodé. C’est une manière pour le pouvoir de « se servir des ethnies pour semer les graines de la division », explique »Le Correcteur ». Jusque-là on n’avait jamais assisté à une marche d’une communauté pour « dénoncer l’hégémonie » d’une autre, mentionne »Le Rendez-vous ». Lorsque le Rubicon est franchi pour en arriver à la « grogne communautaire », le « régime cinquantenaire » du Togo entame là un « délicat virage » à l’issue incertaine, insiste l’hebdomadaire. C’est une « véritable bombe à retardement » qu’il faut « à tout prix éviter », de peur qu’elle ne débouche sur un « conflit interethnique » dans la préfecture de Tchaoudjo, prescrit »Le Patriote ». Dans un tout autre registre, »La Nouvelle Tribune » informe que Adji Otèth Ayassor est nommé Directeur général par intérim de la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables. »Le Correcteur » dénonce un recours systématique de Faure Gnassingbé aux « has been » au détriment des jeunes. Pour sa part, »Liberté » voit en cette nomination une consécration de l’impunité au Togo. Le tabloïd estime qu’une information judiciaire aurait dû être ouverte concernant l’ancien ministre des Finances et sur les soupçons de détournement de deniers publics révélés par la presse entre temps. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 852 du 12 avril 2017
Tout comme hier, les journaux parus ce mercredi s’intéressent à l’opposition togolaise qui »s’entredéchire » pour une question de représentativité au sein du Conseil National de Suivi de la Décentralisation. Les confrères relaient également le communiqué rendu public lundi dernier par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication à propos des invectives auxquelles de livrent certains hommes d’églises. Communiqué de la HAAC »Dounia le Monde » qui ne s’embarrasse pas de commentaires rappelle que la HAAC, au travers de ce communiqué publié dans »Togo-Presse » d’aujourd’hui, a mis le holà à ces attaques par média interposé auxquelles se livrent certains pasteurs. « La HAAC protège-t-elle Adjaho et sa TV Zion ? » se demande »Le Magnan Libéré ». Evoquant une « erreur professionnelle » de l’instance de régulation, l’hebdomadaire reproche à cette dernière de n’avoir pas « pris son temps pour écouter tous les protagonistes avant de rendre public son communiqué ». Pour sa part, »Liberté » parle de « couperet sur les »vrais-faux » prophètes » et décrit comment ces hommes d’église s’affrontent aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les médias classiques. « Heureusement que la »HAAChe » a pris la mesure de la situation en remettant à leur place tout ce monde », commente le quotidien privé. Guéguerre au sein de l’opposition. C’est »Dounia le Monde » qui dresse le constat : « l’opposition togolaise est toujours à l’étape de l’autodestruction ». La nouvelle pomme de discorde est la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD). « Il a juste fallu qu’on leur jette quelques places au CNSD comme un morceau de viande que, comme des chiens, ils commencent par s’entredéchirer », regrette »Le Magnan Libéré ». Il faut rappeler qu’à propos de ce dernier feuilleton, tout a commencé par les récriminations du CAR contre l’ANC accusée d’avoir été de mèche avec le pouvoir dans la répartition des places au sein du Conseil. Ce faisant, le Comité d’Action pour le Renouveau et l’Alliance Nationale pour le Changement sont des « partis traitres au service du pouvoir », dégaine »Tingo-Tingo ». L’on en était là lorsque Gerry Taama a opiné sur le sujet. « Donc comme ça, le plus bavard des »zopposants » de la place va mettre sa bouche dans tout quoi ? » écrit »Liberté ». C’est sur cette « drôle d’opposition qui dédouane Faure Gnassingbé et qui critique à tout va Jean-Pierre Fabre, cette opposition opportuniste et alimentaire que le peuple togolais compte pour se libérer de la férule gnassingbéenne ? » se questionne le confrère. »Tingo Tingo » embraye là-dessus. « Les Togolais amoureux du renouveau démocratique ne méritent pas ces »opposaillons » qui écument la scène politique, ces mauvais opposants, ces opposants de piètre valeur, de faux opposants, des opposants pauvres et incapables de faire face au principal » adversaire », mentionne le journal. Pendant que l’opposition se livre à des joutes verbales, le parti UNIR se retrousse les manches, observe »Le Libéral » qui renseigne que les cadres de l’Union pour la République sillonnent les localités pour rencontrer les populations à la base dans la perspective des prochaines consultations électorales. Dans la même veine, »Dounia le Monde » informe que la Coordination UNIR de Tchamba a formé les points focaux de cette préfecture sur le militantisme. « Les députés élus dans les lacs-Bas-Mono sont-ils inutiles ? » s’interroge de son côté, »Tingo-Tingo ». Tout à fait autre chose, la chefferie traditionnelle. La presse révèle depuis quelques jours le mouvement d’humeur des Tèm qui s’opposent à l’intronisation d’un chef Kabyè à Lama-Tessi dans la préfecture de Tchaoudjo. Pour éviter que la situation ne s’embrase, une délégation d’environ 12 chefs canton a été reçue hier au ministère de l’Administration territoriale. Au cours de cette « réunion de crise, la chefferie rotative proposée par le ministre Payadowa Boukpessi a été rejetée » et les populations manifestent ce mercredi, indique »Liberté ». »Le Magnan Libéré » recommande de gérer ce problème « avec tact ». La publication d’ajouter que ce qui se passe actuellement à Lama-Tessi n’est qu’une « goutte d’eau dans la mer ». A la chefferie, »La Dépêche » ajoute le foncier et prévient que ce sont deux dossiers qui « menacent d’embraser le Togo ». Le service de Presse/HAAC