Les journaux parus ce mardi évoquent la visite du président ghanéen au Togo. Ils s’intéressent également à l’élection présidentielle en France. Au terme son séjour de 72 heures sur le territoire togolais, Nana Akufo Addo et Faure Gnassingbé se sont engagé à dynamiser davantage la coopération entre le Ghana et le Togo. « En appui au très bon climat de sécurité entre les deux pays », leur frontière commune sera bientôt rouverte 24h/24, informe »L’Union pour la Patrie ». Quid de la question du Togoland ? A en croire »Golfe Info », même si le sujet n’a pas été ouvertement abordé, il a « sans doute pesé dans les échanges » entre le président togolais et son hôte de marque. Après la réception de Nana Akufo Addo, Faure Gnassingbé s’est envolé pour la Zambie où il effectue une visite de 48 heures, informe »Forum de la Semaine » qui précise que c’est le tout premier déplacement du chef de l’Etat togolais dans ce pays. A l’occasion, ajoute le quotidien, les parties zambienne et togolaise œuvreront au renforcement du cadre juridique de la coopération entre les deux pays. Avant de rallier la Zambie, Faure Gnassingbé a adressé ses « très vives et chaleureuses félicitations » au président fraîchement élu en France, renseignent »Le Médium » et »Forum de la Semaine ». »Liberté » croit savoir que le président togolais, selon les sources, est le tout premier à féliciter Emmanuel Macron. Il a une « qualité » que personne ne saura lui dénier : il est « très prompt à envoyer des messages aux dirigeants du monde pour compatir à la douleur de leur peuple ou pour les féliciter à des occasions heureuses », ironise le quotidien privé. Et d’ajouter qu’ « en 12 ans de règne au Togo, Faure Gnassingbé voit passer quatre présidents en France ». Macron élu président à 39 ans, c’est un « exemple pour la jeunesse » et une « leçon pour les cartouchards », souligne pour sa part »L’Indépendant Express ». »Liberté » elle, se demande si le nouvel homme fort de la France peut « promouvoir les mêmes principes et valeurs démocratiques qui l’ont porté au pouvoir ». « Les Africains pas faits pour laisser le pouvoir ? » se questionne »Sika’a ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les publications du jour, »Forum de la Semaine » signale que la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) menace de nouveau d’entrer en grève reprochant au gouvernement de n’avoir pas reversé comme convenu les précomptes aux enseignants grévistes. Autre revendication, le statut particulier. Selon »L’Alternative », outre les enseignants, les gardiens de prison et les greffiers agitent aussi la menace de recourir aux mouvements de débrayage pour exiger que le leur soit une réalité. Le bihebdomadaire relève également que le chef de la délégation de l’Union Européenne au Togo est sur le départ, arrivé en fin de mission dans notre pays. En outre, le tabloïd trouve à redire sur l’initiative du HCCRUN de procéder à des cérémonies de purification du Togo. Pour le journal, il fallait plutôt chercher à « exorciser les criminels ». Ces cérémonies sont dévolues aux évêques. Parlant justement de ces derniers, »Le Médium » rapporte qu’ils « appellent à une opposition responsable ». Cette homélie sera-t-elle entendue ? La question reste posée. Dans les rangs de l’opposition togolaise, Gilchrist Olympio. D’après »L’Indépendant Express », le président national de l’UFC qu’il présente comme « la consécration de la déception politique et du mépris » serait en train de « négocier » le poste de vice-président du Togo. L’homme, précise le confrère, « aurait déjà mis à contribution plusieurs chefs d’Etat de la sous-région pour convaincre Faure Gnassingbé » pour ce faire. Par ailleurs, toujours »L’Indépendant Express » explique que « Atakpamé est en colère » après la décoration de Major Kouloum et de son « milicien » Adani Kommandan. Et puis, »Liberté » note que l’India Institute of Hardware Technology (IIHT), partenaire de CIB-INTA est « dans la tourmente » après le départ des enseignants indiens. Au surplus, le site web »Togoactu24.com » qui se fait l’écho d’une publication de »La Nouvelle » sur sa page Facebook révèle que le président de la Cour Constitutionnelle, qui serait « gravement malade, serait évacué en Europe pour recevoir des soins ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 867 du 08 mai 2017
Les journaux parus ce lundi reviennent sur le séjour du Chef de l’Etat ghanéen au Togo et sur l’élection d’Emmanuel Macron comme 8ème Président de la 5ème République française. Visite du Président du Ghana au Togo « Faure impassible voit défiler les chefs d’Etats ghanéens, pointe »Courrier de la République » Le Chef de l’Etat Faure GNASSINGBE a reçu la semaine dernière la visite de son homologue ghanéen, Nana Akufo Ado. Plusieurs activités étaient au programme de cette visite dont l’inauguration du poste juxtaposé de douane construit à Noépé. Mais pour le journal, au-delà de de cette symbolique qui qui tend à montrer l’existence désormais pacifique des relations de bon voisinage entre les deux pays, une impression de malaise ou d’incompréhension se dégage. « Le Chef de l’Etat togolais, arrivé au pouvoir en 2005 a connu successivement quatre présidents ghanéens : John Kuffor, Atta Mills, John Mahamat et celui en exercice Nana Akufo Ado. Quatre présidents en douze années. », analyse-t-il. « La visite du président ghanéen doit éveiller notre sens du patriotisme et la lutte de nos pères pour sortir le pays du joug de la servitude, », écrit encore le confrère. »Togomatin » propose pour sa part, tout le film de l’arrivée, du séjour et du départ du Président Nana Akufo Ado. « Venu par la route, le président ghanéen s’est félicité du climat de paix et de sécurité qui prévaut au Togo ainsi que des progrès remarquables enregistrés dans les domaines socioéconomiques notamment celui des infrastructures », fait savoir le journal qui ajoute que « les deux parties ont convenu de relancer et accélérer la mise en œuvre du projet transfrontalier d’eau potable Sogakope-Lomé ». En somme, conclut le confrère, dans le passé, les relations de bons voisinages avaient été quelque peu tendues entre les deux pays. « Les choses reviennent à la normale depuis l’instauration de l’ère démocratique dans les deux pays et l’avenir augure de bons signes car les deux pays envisagent d’être le moteur de l’intégration sous régionale. » »Nouvel Opinion » pour sa part se fait l’écho du communiqué qui a été rendu public à l’issue du séjour du Président Akufo. « Le communiqué précise que, les deux personnalités ont procédé à des échanges de vues sur des sujets d’intérêt commun d’ordre bilatéral, touchant les secteurs de la sécurité, l’immigration, l’agriculture et l’eau, la santé, le commerce, l’économie numérique, l’environnement, l’énergie, le transport et la question des frontières maritimes », rapporte l’hebdomadaire. »Le Correcteur » voit sous un autre angle, cette visite du Président ghanéen au Togo. « A Aflao, Akufo-Ado a été reçu par le chef traditionnel assis dans son fauteuil royal. A la frontière de Kodjoviakopé, on aperçoit des chefs traditionnels du Togo debout sous le chaud soleil saluant avec révérence Akufo Ado. La preuve de la décadence morale de la chefferie traditionnelle au Togo », écrit-il. L’autre désagrément de cette visite du Chef de l’Etat ghanéen au Togo est que « plusieurs véhicules des togolais dont encore des chefs traditionnels à la réception de l’hôte togolais à Aflao ont été saisis. », relate le confrère. L’autre sujet qui fait la une ce matin est l’élection d’Emmanuel Macron comme Président de la France. Les français de par le monde se sont rendus aux urnes ce dimanche 07 mai 2017 pour le second tour de l’élection présidentiel pour élire Emmanuel Macron, Président de la France. « Quelle politique africaine de la France ? », se demande »Liberté ». Maintenant que Macron est devenu le nouveau locataire de l’Elysée, commente le quotidien privé, la question qui revient chaque fois sur les lèvres des Africains concerne bien entendu l’avenir de la ‘Françafrique’, « ce réseau mafieux qui assure une longévité au pouvoir aux satrapes africains, cautionne un étranglement des droits et libertés des citoyens africains et promeut le pillage des ressources minières du continent au nom des intérêts français. », »Forum de la Semaine » publie de son coté, une tribune cosignée par Jules-Armand Aniambossou , Jean-Michel Severino et Lionel Zinsou. Selon eux, « avec Emmanuel Macron, la France doit répondre présent au rendez-vous africain. » »Le Combat du Peuple » propose dans ses colonnes, le parcours du nouveau Président français : « Il a fait un parcours sans précédent, à une vitesse époustouflante.», vante le tabloïd. « Emmanuel Macron et les ‘pépés’ du continent », ironise »Courrier de la République ». « Il pourrait être leur petit-fils mais le destin a décidé qu’il serait désormais leur ‘big boss’. Lui c’est Emmanuel Macron, le nouveau président élu de la République française et eux, ce sont les vieux présidents du continent africain. », relate le journal qui s’est prêté à un petit jeu de calcul : « Quand Denis Sassou N’guesso devenait président, Macron avait deux ans. Idem pour Dos Santos en Angola et Théodoro Obiang N’guema en Guinée Equatoriale. » Le confrère cite également Paul Biya, Robert Mugabe, Idriss Deby qui étaient déjà au pouvoir quand Macron « n’avait que 5 et 13 ans selon les présidents cités » Dans le reste de l’actualité, »Liberté » trouve à travers la nomination de Ingrid Awade à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) « des jeux politiques et électoraux cachés » Au surplus, certaines publications informent que les greffiers seront en grève les 22, 23 et 24 mai 2017 pour exiger leur statut spécial. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 866 du 05 mai 2017
Les journaux parus ce vendredi reviennent sur la célébration de la journée internationale de la liberté de presse tout comme la visite du président ghanéen au Togo. Journée internationale de la liberté de presse A l’occasion de cette journée marquée au Togo par une conférence débat et la présentation d’un rapport sur l’état de la presse, le président de la HAAC a engagé les professionnels des médias à « faire preuve de responsabilité dans leurs écrits et émissions », relève »Le Dialogue » qui met en relief les points saillants du discours de M. Pitang Tchalla. Le président de la Haute Autorité a également appelé « à mettre en avant l’importance d’un journalisme libre et responsable, soucieux de dire la vérité, sur la base de faits réels, mais encore et surtout soucieux de promouvoir et de préserver la paix, la sécurité, la concorde entre les citoyens, entre les sociétés et entre les nations », complète l’agence de presse »Savoirnews ». »Afreepress » s’est également intéressé à l’adresse du premier responsable de l’organe de régulation et met en exergue d’autres morceaux de ce discours publié en intégralité sur le site web »News.alome.com ». Il est temps de « mettre de l’ordre dans notre corporation, d’aider les acteurs à se remettre en cause, mais sans jamais porter atteinte à la liberté fondamentale d’expression », a dit M. Pitang Tchalla. « Pour finir, le président de la HAAC a rassuré les professionnels des médias de l’engagement de son institution à rester aux côtés des journalistes, dès lors qu’ils feront leur métier dans les règles de l’art », ajoute le média en ligne. Parlant de la liberté de la presse, »Le Canard Indépendant » trouve que la Togo est « toujours à la traîne », même s’il a gagné deux places au classement de Reporter sans Frontières. C’est pourquoi l’hebdomadaire répercute les recommandations de l’OTM à l’endroit de l’Etat, de la HAAC et des journalistes eux-mêmes, en vue d’un meilleur devenir de la presse. Quant à »Liberté », elle pense que la liberté de la presse au Togo est « provisoire » voire « en péril ». Visite du président ghanéen au Togo Nana Akufo-Addo a effectué une visite de 72 heures à Lomé, marquée par plusieurs activités avec son homologue togolais. Avant le départ du président ghanéen pour le Burkina Faso, Faure Gnassingbé a tenu à rappeler à son hôte que « ce qui unit le Togo et le Ghana est un atout inestimable », rapporte »L’Union pour la Patrie ». Une chose est certaine, les deux pays se sont engagés à « œuvrer au renforcement de leur coopération », note »Le Canard Indépendant ». Faure Gnassingbé et Nana Akufo Addo ont « exprimé leur volonté d’assurer la mise en œuvre des politiques régionales de développement », renchérit »Le Dialogue ». Dans tous les cas, la coopération entre le Togo et le Ghana est appelée à « franchir de nouvelles étapes », explique »Golfe Info ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » rappelle que sept personnes arrêtées dans le cadre d’une manifestation à Pagouda sont toujours en détention à la prison civile de Kara. Le quotidien privé estime que Faure Gnassingbé et ses ministres ont leur part de responsabilité à assumer dans la « chefferie conflictuelle » dans ce canton, du fait de leur « indifférence complice ». « Que dit la CNDH des sept détenus de Pagouda ? » se questionne »Le Rendez-vous » qui met par ailleurs à l’index Ouro Koura Agadazi, « l’officier-ministre » qui sèmerait la « zizanie » dans la région centrale. En outre, »Liberté » dresse un « état des lieux à mi-parcours du mandat social » de Faure Gnassingbé, un bilan qui, à en croire le confrère, « n’est pas fameux » ; ce mandat « brille par une asociabilité criarde », insiste-t-il. Et puis, les Evêques du Togo ont une nouvelle fois lancé un appel aux politiques à « donner des raisons d’espérer au peuple ». Ce « cri de cœur sera-t-il enfin entendu ? » se demande »Le Canard Indépendant ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 865 du 04 mai 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la célébration hier de la journée internationale de la liberté de presse. Elles reviennent également sur le deuxième colloque organisé par le CAP 2015 sur l’alternance politique en Afrique et la visite de Nana Akufo-Addo à Lomé. Journée internationale de la liberté de presse au Togo Le thème retenu cette année est : « Des esprits critiques pour des temps critiques : le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ». Au Togo, l’évènement a été marqué par une conférence débat organisée hier à la Maison de la presse par l’Union des Journalistes Indépendants du Togo et dont l’ouverture a été assurée par le président de la HAAC. Dans son discours de circonstance, M. Pitang Tchalla a exhorté les acteurs du monde de la communication à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de leur profession et surtout à relever les défis liés à l’indépendance de leur métier, à la professionnalisation, à la bonne gouvernance, à la déontologie et à l’éthique ainsi qu’aux technologies de l’information et de la Communication. Avant le démarrage de cette conférence débat, un rapport sur l’état de la presse togolaise de mai 2016 à mai 2017 a été présenté par l’Observatoire Togolais des Médias. Selon le document, écrivent »Echos du Pays », « la presse togolaise évolue dans un cadre juridique des plus libéraux d’Afrique francophone avec un code de la presse et de la Communication dépénalisé depuis 2004 ». Seulement, explique l’OTM, « les acteurs, praticiens et régulateurs gèrent approximativement cette situation ». Conséquence, c’est la porte ouverture aux dérapages de toute sorte, à l’amateurisme et à la remise en cause de la règle de la confraternité. »Waraa les Vainqueurs » s’intéressent également au sujet. Ils ajoutent qu’il ressort du rapport dressé par le tribunal des pairs que le Togo a marqué une avance cette année en passant de la 88è à la 86è place en matière de respect de la liberté de presse, selon le classement de Reporter sans Frontières. Mais pas seulement. Tout comme l’UJIT, l’OTM déplore cependant des points noirs dans l’environnement médiatique avec le retrait des fréquences à LCF et à City FM ainsi que les violences subies par certains journalistes dans l’exercice de leur métier. »Togomatin » lui, fait observer que les revenus tirés de la vente des journaux se révèlent insuffisants pour la plupart des tabloïds, « d’où parfois le recours à des tiers pour supporter le fonctionnement d’une parution ». Cette pratique est un véritable « handicap de la presse togolaise qui tarde à prendre son envol pour devenir réellement une presse libre et indépendante », insiste le bihebdomadaire. 2è édition du colloque du CAP 2015 Ce rendez-vous dédié à l’alternance politique en Afrique s’est achevé en fin de semaine dernière à Lomé avec de « grandes résolutions et recommandations » que publie »Le Correcteur ». Entre autres, l’exhortation à « faire face à l’oppression de régimes autocratiques » et la mobilisation pour obtenir les réformes. Le bihebdomadaire donne également la parole à l’un des panélistes de cette rencontre, Francis Kpatindé. L’ancien directeur de la rédaction de Jeune Afrique vante les bienfaits et vertus de la démocratie. Pour leur part »Waraa les Vainqueurs » jettent un regard inquisiteur sur le contenu même de ce colloque pour faire constater que sa trame de fond n’a pas varié d’un iota par rapport à celle de la première édition. Le confrère en conclut que le chef de file de l’opposition « n’a plus rien à offrir aux Togolais », d’où cet appel à Jean-Pierre Fabre de « se cacher pour un temps afin de méditer sur la stratégie efficace » de conquête du pouvoir. Il faut préciser que Francis Kpatindé s’est également prononcé sur les deux programmes parallèles élaborés à l’occasion de la célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo. Un seul discours, en l’occurrence celui du président de la République aurait dû suffire, a-t-il opiné, mais cela n’a pas été le cas. Toute chose qui fait dire à »Echos du Pays » que « le fait de commémorer dans la division cette fête hautement symbolique pour la nation togolaise, témoigne malheureusement le degré de méfiance, de haine et de mésentente au sein de la classe politique togolaise ». De son côté, »Liberté » revient sur l’adresse du Chef de l’Etat à la nation à l’occasion de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Le quotidien croit savoir que Faure Gnassingbé en a profité pour passer un « message implicite » qui est en fait « révélateur de son état d’esprit ». Ce message, relève le journal c’est « l’appui sur les forces de défense et de sécurité » adossé à la « fermeté ». Toujours en rapport avec la célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo, »Liberté » estime que certaines décorations posent problème, car leurs bénéficiaires sont controversés, à l’instar du major Kouloun et du ministre Ninaso Gnofam. Dans le reste de l’actualité, les confrères abordent la visite à Lomé de Nana Akufo-Addo qui a été naturellement reçu par son homologue togolais Faure Gnassingbé. Le président Faure et son hôte ont effectué des visites de terrain au poste de contrôle juxtaposé à Noépé et au port Autonome de Lomé, rappelle »Togo-Presse ». »Liberté » note que « le bien élu et le mal élu sont ensemble ». C’est une « leçon de bonne gouvernance » qu’a faite le président ghanéen à son frère togolais en arrivant dans la capitale togolaise par voie terrestre, indique »Le Correcteur » qui reproche à Faure Gnassingbé d’être le « symbole d’une gouvernance sans relief » et de toujours voyager en avion même pour aller à Atakpamé, Vogan ou à Kpalimé. Qu’à cela ne tienne, pour sa première visite officielle, Nana Akufo-Addo a « choisi » le Togo, observe »Chronique de la Semaine ». Les deux hommes d’Etat sont « favorables à la promotion de l’économie numérique », souligne »Togomatin ». Le Service de Presse/HAAC
Journée internationale de la liberté de presse, édition 2017 Le président de la HAAC en a lancé la célébration
Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), M. Pitang Tchalla, a procédé le mercredi 03 mai 2017 à la maison de la presse à Lomé, au lancement des manifestations organisées dans le cadre de la célébration de la 24è édition de la journée internationale de la liberté de presse. Les activités prévues à cet effet ont pour référent le thème retenu cette année: « Des esprits critiques pour des temps critiques : le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ». En présence des honorables membres de l’instance de régulation, des responsables des associations de la presse et des professionnels des médias, le Président de la HAAC a, dans son discours d’ouverture, exhorté les acteurs du monde de la communication à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de leur profession et surtout à relever les défis liés à l’indépendance de leur métier, à la professionnalisation, à la bonne gouvernance, à la déontologie et à l’éthique ainsi qu’aux technologies de l’information et de la Communication. « La HAAC restera aux côtés des journalistes, dès lors qu’ils auront fait leur métier, dans les règles de l’art, car chacun des neuf conseillers est convaincu que »la liberté de la presse ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas »», a déclaré M. Pitang Tchalla. Comme de coutume, l’Observatoire Togolais des médias (OTM) a dressé le rapport sur l’état de la presse depuis l’édition précédente. Dans l’ensemble, explique-t-il, l’on retient à l’heure du bilan que les efforts ont été accomplis dans le sens de l’amélioration de la prestation des médias, même s’ils restent insuffisants. Aussi, à en croire le tribunal des pairs, les journalistes et techniciens de la communication exercent-ils dans un environnement difficile marqué par des dérapages de toute sorte, le manque de confraternité et dans lequel leur sécurité n’est pas toujours garantie. En vue d’aider les médias à jouer pleinement leur rôle, l’OTM recommande, entre autres, au gouvernement d’intégrer la presse comme un instrument majeur du développement. A la Haute Autorité, l’organe d’autorégulation suggère de privilégier la pédagogie à l’endroit des professionnels des médias qui eux-mêmes doivent respecter au pied de la lettre les règles qui régissent leur secteur. Le président de l’OTM, Aimé Ekpé, a également appelé à une unité d’actions des associations de la presse. Pour leur part, le représentant du ministre de la Communication, les représentantes du centre d’information des Nations Unies et de la Fondation Friedrich Ebert ont respectivement émis le vœu que les médias togolais soient un levier sûr de l’émergence du pays, se transmutent en véritables entreprises de presse, qu’ils bénéficient de la protection requise afin d’apporter leur pierre à la construction d’une société paisible et informée. Quant à la Secrétaire Général de l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT), Patricia Adjisseku, non contente de plaider pour la signature d’une convention collective en faveur des hommes et femmes des médias, elle a aussi eu une pensée pour les journalistes qui ont perdu leur vie ou qui sont actuellement privés de liberté dans l’exercice de leur profession. Plusieurs activités, dont des conférences débats, sont programmées à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de presse. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 864 du 03 mai 2017
Les publications du jour reviennent sur la célébration de la fête des travailleurs et de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Mais d’abord le séjour de Nana Akufo Addo à Lomé. Le président ghanéen est en visite de 72 heures au Togo. A l’agenda de ce premier déplacement de M. Akufo Addo une visite au poste de frontière juxtaposé de Noépé, renseigne le quotidien national »Togo-presse ». Mais pas seulement. Les domaines tels la sécurité, la santé, l’agriculture, le commerce, l’économie numérique, l’environnement et l’énergie seront au centre des échanges entre Faure Gnassingbé et son hôte de marque élargis à leur délégation. Pour sa part, »Forum de la Semaine » rappelle que le Togo et le Ghana, « liés par l’histoire et la géographie mais surtout par l’amitié et la fraternité, accordent une importance particulière à l’entretien de relations de bon voisinage et la mise en œuvre d’une coopération bilatérale fructueuse ». ‘Vox Populi » relaie également cette information et précise que par cette visite, le président ghanéen répond ainsi à l’invitation de son homologue togolais Faure Gnassingbé. • Célébration du 1er mai C’était la première avec la nouvelle DG de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), madame Ingrid AWADE qui célébré cette fête des travailleurs avec les employés de cette structure qui n’ont d’ailleurs pas présenté leurs doléances comme cela est de coutume lors du 1er mai. « Le Syndicat National des Travailleurs de la Sécurité Sociales (SYNTRASSTO) a préféré le faire sans tambour ni trompette », fait savoir »Vox Populi ». Selon le secrétaire général de ce syndicat M. Ahlonko DIOGO, « depuis un certain nombre d’année, le SYNTRASSTO ne présente pas de cahier de doléances en public », rapporte le confrère qui ajoute qu’à « l’occasion, une nouvelle cantine a été inaugurée dans les locaux de la CNSS par la nouvelle Directrice Générale en présence du Ministre en charge du travail, Gilbert Bawara, invité d’honneur à cette fête ». Mais avant de se rendre dans les locaux de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, le ministre BAWARA était au Ministère de la Fonction Publique ou il a répondu à l’allocution du Secrétaire Général du Syndicat National des Agents de la Fonction Publique, écrit »La Dépêche ». A l’en croire, Le ministre Bawara s’est voulu rassurant en promettent à ses interlocuteurs de se retrouver « dans les jours à venir pour discuter de notre ministère et de nos missions ». »Vérité des Peuples » propose pour sa part, le résumé de la célébration de cette fête au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration Africaine. Le tabloïd offre à lire que le personnel a présenté ses doléances par la voix de son « représentant » et que la fête « s’est achevée dans une ambiance festive, le tout agrémenté par une musique qui donnait du plaisir aux fonctionnaires ». L’autre sujet qui cristallise l’actualité ces derniers jours est la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Togo. »Forum de la Semaine » s’intéresse à la diaspora togolaise plus précisément à celle de France qui a fait « vibrer toute la France par leurs activités dans la ville de Poitiers. Occasion de faire exposer toutes les ressources et richesses de ce pays d’Afrique de l’ouest qu’est le Togo et de parler de son histoire aux multiples personnes venues voir les expositions. » « Splendide défilé civil à Mango », titre »Mango –Matin » qui détaille le film du déroulement des manifestations du 27 avril dans cette ville du Togo. : « Tout le monde était là : les anciens combattants, les vaillants scouts, les associations de développement des jeunes et des femmes, les groupements, les sportifs, les danses folkloriques, les comédiens et les incontournables conducteurs de taxi-motos », commente-t-il. Pour ce qui est du défilé de Lomé, »La dépêche » informe que « le défilé de cette année a apporté des retouches au niveau du défilé des troupes. Les écoles de formation militaire qu’on a l’habitude de voir défiler après les militaires, sont passées après le passage du commandant des troupes pour le défilé. Comme quoi, l’armée prépare ainsi la relève de demain dans la sérénité(…) » Dans la même veine, »Mango-Matin » publie dans ses colonnes, le discours de Sylvanus OLYMPIO qui proclamait l’indépendance du Togo le 27 avril 1960. Certaines publications s’intéressent ce matin à la politique. « UNIR, des airs d’une occasion peinturée, les rejetons des barons et le parti de Faure, le diable et l’eau bénite », écrit »Courrier de la République ». « S’il est vrai que l’avènement de UNIR ne se résume pas à la mise à l’écart des barons de l’ancien système et la mise en selle de nouveaux acteurs, il faut reconnaitre toutefois que, le fonctionnement de ce parti est au moins singulier. », opine le journal, En effet, poursuit-il, « le parti est tout simplement jeune d’apparence mais en voie de fossilisation. Les Natchaba, Barqué, Ogamo Bagna etc… continuent à jouer aux incontournables. Le cafouillage ‘fusion-création’, trouve sa substance dans le dosage vieux et jeunes avec une forte teinte des dinosaures qui s’imposent finalement aux jeunes qui ont connu un contrôle éclair des devants du parti ». Par ailleurs, l’hebdomadaire révèle dans ses colonnes que « la course aux nationalités étrangères est enclenchée ». « Des sources dignes de foi, au-delà des immeubles qui poussent un peu partout surtout dans la capitale Lomé et qui appartiennent à la minorité, des acquisitions à l’étranger surtout en occident se mêlent à la saga de la minorité. Etats-Unis, Canada, Europe, on y achète des appartements comme on en ferait de petits beignets », croit savoir le confère qui s’interroge : Combien sont-ils à disposer d’autres nationalités ? « Quasiment tous ont des doubles, voire triple nationalités », répond-il. Ces collaborateurs de Faure Gnassingbé « sont-ils en train de lire dans les signes des temps ? Sont-ils en train de soigner le futur qui ne s’annonce pas rose pour eux ? Que redoutent-ils ? », se demande encore l’hebdomadaire. En outre, »Liberté » renseigne qu’un agent de l’O.T.R est détaché
Revue de presse N° 863 du 02 mai 2017
La célébration du 1er mai et du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo fait la une des journaux parus ce mardi. Célébration du 1er mai Les Togolais ont fêté « dans l’agresse » l’édition 2017, relève »Nouvelle Opinion ». Ces traditionnelles retrouvailles des travailleurs autours de leurs employeurs ont été placées « sous le signe de la mobilisation », précise »L’Union pour la Patrie ». L’hebdomadaire »Flambeau des Démocrates » rappelle que sa rédaction n’a pas dérogé à la tradition. Pour sa part »Golfe Info » se demande si le 1er mai est une « fête d’entreprise » ou celle « du travail ? » Le confrère pose la question, d’autant plus que « les travailleurs font de la présentation de leurs doléances et revendications une simple formalité pour vite passer à table… » Parlant justement de doléances, combien sont-ils ces responsables d’entreprises qui satisfont effectivement aux préoccupations des employés ? se questionne »Le Combat du Peuple ». Il découle de cette non satisfaction, des grèves ou mouvements d’humeurs à répétition. Comme solution, le tabloïd préconise de maintenir allumée la flamme des discussions franches, sincères et surtout d’une « prise de responsabilités » des deux côtés. Célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo Les publications reviennent sur le discours prononcé par le chef de l’Etat à cette occasion. »Le Combat du Peuple » publie en intégralité cette adresse de Faure Gnassingbé. Le président de la République en a appelé à la « construction d’une nation stable et prospère », rappelle »Forum de la Semaine ». Pour ce faire, il a invité les Togolais à « participer » à cette œuvre patriotique, complète »Nouvelle Opinion ». Cela passe par le « civisme et la solidarité nationale », renchérit »Flambeau des Démocrates ». Est-ce que Faure Gnassingbé lui-même est « content » d’avoir prononcé un discours ? opine »Liberté » qui pense qu’il n’y avait rien à se mettre sous la dent après la sortie présidentielle de jeudi dernier. C’est le cas de le dire, une exposition a été consacrée à Sylvanus Olympio à la veille de ce 57è anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. L’initiative est appréciée par »Flambeau des Démocrates » mais le journal estime qu’il faut « aller au-delà du devoir de mémoire et rétablir la vérité sur la vraie histoire du Togo », car l’histoire telle qu’elle est enseignée aujourd’hui ne serait pas « authentique » ainsi qu’en a rappelé le professeur Joseph Tigbé. Sur un tout autre sujet, »Flambeau des Démocrates » informe que la 2è édition du colloque du CAP 2015 sur l’alternance politique en Afrique est rentrée « dans l’histoire » le week-end dernier. Cette rencontre à laquelle ont pris part plusieurs experts venus d’Afrique et d’Europe s’est achevée samedi dernier à Lomé avec cette exhortation « à faire de la vérité des urnes une règle d’or », renseigne »Liberté ». En lien avec l’opposition, »Nouvelle Opinion » fait cas de l’émergence du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam. A en croire l’hebdomadaire la « percée » de ce leader peut être une « menace pour l’ANC » de Jean-Pierre Fabre qui doit « paniquer en ce moment ». En outre, »Liberté » rapporte que Pascal Bodjona qui s’est rendu le week-end dernier dans la ferme de son père à Batomé s’est offert un « bain de foule ». Le quotidien privé croit savoir que c’est une manière pour l’ancien ministre de l’Administration territoriale de « préparer le terrain pour un retour sur la scène politique ». Par ailleurs, les confrères ont évoqué le 26è anniversaire du CAR célébré dimanche dernier. L’évènement a été placé sous le sceau de l’action de grâce et de la glorification, expliquent-ils. Le Service de Presse/HAAC
Célébration de la fête du 1er mai à la HAAC
Le collège des membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), entouré du personnel administratif s’est retrouvé le lundi 1er mai 2017 au siège de l’Institution pour célébrer la fête des travailleurs. Cette journée étant par excellence celle de la présentation des cahiers de doléances, le personnel de la HAAC n’a pas dérogé à cette tradition. Il a, par la voix du chef de la Division des Ressources humaines, M. Martin Dzikpo, adressé au Président de l’Institution des doléances en vue de l’amélioration de ses conditions de vie et de travail. Dans sa réponse, le Vice-président de la Haute Autorité M. Octave OLYMPIO, a félicité le personnel pour son assiduité au travail, l’a convié a plus d’ardeur et rassuré que les doléances seront fidèlement transmises au Président de l’institution. Il a ensuite fait un bref historique de la fête du 1er mai avant de souhaiter une bonne fête à tous. La manifestation s’est poursuivie par une grande réjouissance au cours de laquelle membres, responsables des associations de la presse et personnel de la Haute Autorité ont partagé des mets et esquissé quelques pas de danse dans une atmosphère de convivialité. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 862 du 28 avril 2017
Les journaux parus ce vendredi reviennent sur les évènements ayant marqué la célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo. Au-delà des activités programmées à cet effet, il y a surtout eu le discours du président de la République ce 27 avril. Le message de Faure Gnassingbé peut être résumé par le triptyque « stabilité, prospérité et unité », indique »Togomatin ». Le chef de l’Etat a « mis l’accent sur la préservation de la paix civile », relève »Libération ». « Lorsque surviennent les désaccords, il est nécessaire que toutes les voies du dialogue soient recherchées », a déclaré le président Faure dans son discours, l’extrait est mis en exergue dans les colonnes de »Le Dialogue ». Autre morceau choisi de l’adresse du chef de l’Etat à la nation dans »Lettre de la Kozah » : « seuls le patriotisme et l’unité nationale permettront de sauvegarder le respect mutuel et le comportement citoyen ». »L’Eveil de la Nation » rapporte pour sa part que Faure Gnassingbé « appelle à la solidarité et à la préservation des acquis démocratiques ». « Pour le bonheur de tous, il a insisté sur l’approche collective » souligne »L’Union pour la Patrie ». « chacun d’entre nous a sa part de responsabilité » a notamment dit la chef de l’Etat. »Vérité des Peuples » confirme en ajoutant que le président a « lancé un appel à toutes les forces vives de la nation à participer aux efforts que requiert le progrès social et économique ». »Liberté » donne à avoir un autre son de cloche. A en croire le quotidien privé, le discours de Faure Gnassingbé a été « laborieux ». Surtout, il n’y a pas « grand-chose à en tirer pour le commun des citoyens », car il a « soigneusement évité tous les sujets ayant trait à leurs préoccupations existentielles ». De son côté, »L’humanité » renseigne que le chef de file de l’opposition a une nouvelle fois « brillé par son absence » lors des activités inscrites au programme de cette célébration. Jean-Pierre Fabre, a préféré lui aussi s’adresser aux Togolais à travers son message de circonstance. « Nous finirons ensemble le combat pour un Togo solidaire, uni et réconcilié, digne et prospère », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par »Liberté ». Ainsi que le rappelle »Canal D », la célébration du 57è anniversaire de l’indépendance du Togo a été « empreinte d’évènements tous azimuts ». »Le Dialogue » fait observer qu’un « imposant » défilé civil et militaire s’est déroulé hier jeudi à Lomé. Mais pas seulement. Un hommage mérité a été rendu à Sylvanus Olympio note »Lettre de la Kozah ». Un documentaire lui a même été consacré et diffusé mercredi dernier, précise »Canal D ». »Togomatin » commet un dossier sur la vie, la lutte et la vision du père de l’indépendance. L’on a également assisté à l’inauguration de certains édifices, au coup d’envoi de la réalisation d’ouvrages, au lancement de projets et bien d’autres manifestions. Ce faisant, Faure Gnassingbé « pose les jalons d’un développement inclusif », écrit »Le Dialogue ». « Au-delà du folklore, il faut penser à l’achèvement de la lutte pour la libération », opine »Le Patriote ». « 57 ans de chemin parcouru mais beaucoup reste à faire », reconnaît »Vérité des Peuples » qui invite tous les acteurs de la vie socio-politique à placer l’intérêt supérieur du pays au-dessus de toutes autres considérations. »La Lanterne » aussi estime que l’Etat togolais peut mieux faire après 57 ans d’indépendance. Elle l’exhorte à « doter de scanner les centres hospitaliers publics dans chacune des régions ». En outre, »La Lanterne » questionne l’efficacité des manifestations de rue organisées par l’opposition togolaise depuis plus de deux décennies. Evoquant l’alternance, le professeur Aimé Gogué explique dans »Le Patriote » que « L’opposition fait ce qu’elle peut pour renverser la tendance, mais il faut que le peuple fasse sa part ». Sur un tout autre sujet, »Le Patriote » remarque que le gouvernement a enfin décidé « d’affronter le monstre » que constitue le problème lié au foncier. Là-dessus, »Le Canard Indépendant » estime que la justice est « l’autre partie du problème » attendu qu’elle ne dit pas souvent le droit lorsqu’elle est saisie des affaires y relatives. En tous cas, des mesures ont été prises à l’occasion du forum national dédié à la thématique pour « arrêter la désinvolture » dans ce secteur, écrit »Le Dialogue ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 861 du 26 avril 2017
Les journaux parus ce mercredi s’intéressent au 57è anniversaire de l’indépendance du Togo et au problème du foncier. 57è anniversaire de l’indépendance du Togo C’est »Togo Nyigba » qui pose la question : « Togo, qu’as-tu fait de ton indépendance ? » Répondant lui-même à cette interrogation, l’hebdomadaire observe que notre accession à la souveraineté internationale est « à ce jour déficitaire », car « le peuple a faim, est malade et a peur ». Selon le confrère, « c’est un Togo en faillite que nous risquons de laisser à la postérité » si nous ne nous mettons pas maintenant au travail. Que pensent les Togolais de cet évènement ? »Le Messager » donne la parole aux citoyens qui exhument des souvenirs de cette célébration. »Le Changement » lui, jette un regard inquisiteur sur l’auteur de »l’assassinat » de Sylvanus Olympio. « Le Sergent Eyadema ou le Français Maitrier ? » se questionne-t-il. L’hebdomadaire note que le « mystère demeure entier » sur la mort du père de l’indépendance. En tout cas, après le ablodé day, le Togo continue de tracer son sillon. « Oui ablodé, liberté, est-ce que nous sommes libres réellement ? Depuis là qu’est-ce que le Togo a gagné ? » se demande »Le magnan Libéré ». La publication fait observer que 57 ans après l’indépendance de leur pays, les Togolais « ne semblent pas être réconciliés entre eux-mêmes ; politiquement, tout va de mal en pis ». A preuve, explique le tabloïd, il y a des programmes parallèles à côté de celui officiel pour cette date du 27 avril. Pour sa part, »Courrier de la République » donne à lire les dates clés de l’histoire du Togo, du référendum de 1958 au décès de Gnassingbé Eyadema, à la réélection de Faure Gnassingbé en 2015 en passant par l’indépendance du pays en 1960, le coup d’Etat de 1963 et l’attentat de Sarakawa de 1974. De l’histoire du Togo, »Fraternité » s’y intéresse également. Le confrère aussi donne la parole au prof. Joseph Tigbé qui émet un avis. « Il y a trop de faussetés dans l’histoire du Togo enseignée jusqu’ici », regrette-t-il. »Le Libéral » estime que le traditionnel discours du chef l’Etat à la veille de la fête de l’indépendance du Togo est « très attendu ». Si Faure Gnassingbé a habitué les Togolais à cette sortie médiatique, son « côté imprévisible nous impose un suspens », relève le journal. Par contre, la « certitude est de mise » en ce qui concerne le défilé militaire et civil ainsi que les soirées de réjouissance populaire, ajoute-t-il. Mais pas seulement. Sylvanus Olympio sera « à l’honneur » cet après-midi à travers une exposition qui lui est consacrée, rappelle »Fraternité ». »Liberté » appelle cela un « clin d’œil »FAURcé » » au père de l’Indépendance du Togo. Il sera certes sous le feu des projecteurs, le temps de cette exposition mais « retournera dans l’oubli » une fois que les lampions de la célébration de ce 57è anniversaire se seront éteints, fait remarquer le quotidien privé. Une Kyrielle d’activités sont programmées ou déjà accomplies dans la cadre de la commémoration de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Il en est ainsi de l’inauguration du siège de l’OTR, du lancement des travaux du nouveau port de pêche de Lomé et du site web de la République togolaise, puis de l’inauguration du projet E-gouvernement, notent les journaux. Problème lié au foncier A l’issue du forum national organisé la semaine dernière et consacré à la thématique, des recommandations à court, moyen et long terme ont été formulées. Alors, est-ce un début de solutions pour assainir ce domaine ? s’interroge »Togo Nyigba ». »Le Changement » répond par la négative et assure que les participants à ce forum ont « lamentablement raté la coche » en ce qu’ils ne se sont pas intéressés aux nombreux dossiers relevant du foncier pendants devant les tribunaux. »Le Magnan Libéré » reconnaît ce manquement et indique que « la question des juges véreux et des notaires reste une équation à résoudre ». « »Combattre les réseaux mafieux » reste la seule chance d’endiguer le fléau », opine »Courrier de la République ». Dans le reste de l’actualité, les confrères renseignent que le CAP 2015 s’apprête à organiser la deuxième édition de son colloque dédié à l’alternance en Afrique. L’on annonce la présence dans la capitale togolaise d’éminents conférenciers dont Albert Bourgi, Francis Kpatindé et Francis Laloupo. Feront-ils effectivement le déplacement de Lomé ? se demandent certains, qui rappellent qu’ils étaient attendus lors de la première édition mais n’ont finalement pu répondre favorablement. En outre, Gilchrist Olympio a accordé une interview au magazine »Jeune Afrique ». «Il n’est pas judicieux de se cantonner aux réformes, car celles-ci ne garantissent en rien la victoire », déclare-t-il dans des propos rapportés par »Le Messager ». Autre morceau choisi dans »Liberté » : « Gnassingbé Eyadema a été un malheur pour le Togo ». Le Service de Presse/HAAC