Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), M. Pitang Tchalla, a rendu l’âme, le mardi, 19 septembre 2017, à Lomé des suites d’un malaise. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement. Journaliste émérite, l’illustre disparu a eu un parcours assez riche qui a pour points de repère, ses nominations comme Directeur de la Télévision Togolaise (TVT) et ministre de la Communication, entre autres. Avant son élection à la tête de l’instance de régulation des médias, M. Pitang Tchalla était l’un des conseillers du président de la République.
Point sur l’actualité dans les journaux parus ce lundi
Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent à la situation politique du Togo avec la problématique des réformes. La nouveauté dans le débat est la prise de parole du clergé. Les confrères donnent à savoir que les Evêques encouragent les acteurs politiques, aussi bien du pouvoir que de l’opposition, à opérer ces réformes « conformément à la constitution de 1992 ». Pour le reste, c’est le statu quo avec la reprise des manifestations de rues cette semaine à l’appel de l’opposition et de la majorité présidentielle Pendant ce temps, »Forum de la Semaine » donne à lire « comment les soulèvements sont suscités et financés en Afrique » via la société civile et les médias. Quant à »Togo-Presse », elle publie le communiqué de la HAAC relatif au retrait d’accréditation à Emmanuel Sodji. Service de presse de la HAAC
Fiche de lecture La Nouvelle N° 0024 du 15 septembre au 15 octobre
Journal : »La Nouvelle » N° 0024 du 15 septembre au 15 octobre 2017 D’une part, et dans un article titré : « Les Togolais ne sont pas des cons », le Journal revient sur la rencontre que la HAAC a eue le mercredi, 30 août 2017 avec les directeurs des médias officiels. Il rappelle qu’à cette occasion, l’instance de régulation est « sortie de son long silence complice » pour faire savoir à ces médias « qu’ils ne font pas bien leur travail dans l’égalité des traitements des informations ». « Faut-il en rire ou en pleurer » s’interroge le mensuel qui croit savoir que la Haute Autorité n’a fait preuve que de « l’hypocrisie notoire ». Commentaire de la publication : « où était cette HAAC avant, durant des décennies pour ces injustices et comportements ? Quand la TVT passe plusieurs jours à couvrir et à montrer les Evala dans la préfecture de la Kozah, au détriment des autres cultures et fêtes traditionnelles des autres localités. La HAAC dit quoi par rapport à ça ? ». Non contente de relever que « les médias publics ne couvrent jamais les activités et les marches des partis politiques de l’opposition, alors qu’ils sont souvent invités par les organisateurs », »La Nouvelle » fait observer que « l’intérieur de la TVT est transformé en camp militaire avec des chars et autres matériels de guerre ». Tout en saluant « la prise de conscience de la 4è mandature de la HAAC, le tabloïd espère sincèrement que ce n’est pas du dilatoire venant de la part de cette institution de la République ». D’autre part, le mensuel estime que ceux qui gouvernent le Togo « ne représentent aucune autorité digne de ce nom pour les Togolaises et les Togolais, car l’autorité tire sa légitimité du peuple souverain qui, seul, délègue le pouvoir à des représentants (…) ». « Le régime doit donc changer », implore le journal qui explique que le Togo, « considéré comme un royaume par la famille Gnassingbé Eyadéma est un Etat dictatorial depuis plus de 50 ans similaire à la Corée du Nord ». Aussi, le confrère qui dénonce un « silence complice de la communauté intellectuelle sur les crimes et violations divers », pense-t-il que « nous sommes dans la parenthèse de sang au Togo ». Evoquant les cérémonies de purifications organisées sur le territoire national, il se demande « à quand la purification des »voleurs » et de la minorité pilleuse du pays ». A l’en croire, on retrouve sur la liste de ces »voleurs » et membres de »la minorité pilleuse », entre autres, Ingrid Awadé, Charles Debbasch, Vincent Bolloré, Koffi Kandanga Walla, Ninsao Gnofame, Cina Lawson, Victoire Dogbé, Gilbert Bawara, les Colonels Yotrofei Massina et Baoubadi Bakali ainsi que les généraux Atcha Titikpina et Abalo Kadangah. Servie de presse de la HAAC
Communiqué de la HAAC
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Revue de presse N° 953 du 15 septembre 2017
La question sur les réformes politiques occupe la majeure partie des colonnes des journaux parus ce jour. »Togoréveil » fait savoir que les députés examineront ce matin le projet de loi de révision constitutionnelle qui a déjà « été soumis mercredi à l’appréciation de la commission des présidents de commissions de l’Assemblée nationale comme l’exige la procédure ». Le confrère voit « déjà les prémices du blocage qui va conduire au référendum » « Tout commence aujourdui à la commission des lois », observe »L’Union » qui se fait ainsi l’écho de l’ouverture de la session extraordinaire spéciale consacrée à l’étude du projet de loi de révision constitutionnelle. De même, le tabloïd relève que « La CEDEAO invite instamment à respecter l’ordre constitutionnel ». Ce message de l’organisation ouest africaine a été passé aux principaux acteurs politiques du Togo par une délégation conduite par Alain Marcel De Souza. En un mot comme en mille, l’examen de ce projet de loi se fera « sur fond de polémiques », remarque »Le Canard Indépendant » Pour »Liberté », le gouvernement « omet le point fondamental dans le projet de loi ». Si l’initiative de l’étude du projet de loi est à saluer, le contenu de « l’Article 59 », consacré à la durée et à la limitation du mandat présidentiel a de quoi désoler, note le journal. « Le gouvernement a volontairement omis le point fondamental, la nuance selon laquelle nul ne saurait faire plus de deux mandats », commente-t-il. A l’en croire, les desseins sont simples, « arranger les affaires de Faure Gnassingbé. » Sur le même sujet, le quotidien privé publie l’interview que Radio France Internationale (RFI), a accordé hier à Jean Pierre Fabre qui disait entre autres : « Concentrons-nous sur la lutte pour nous débarrasser d’un cauchemar qui hante le Togo depuis plus de 50 ans » Concernant « l’Article 59 » évoqué plus haut, »Actu Express » trouve que c’est « l’épouvantail de Faure Gnassingbé ». Il publie l’intégralité du projet de loi qui est en étude ce matin au parlement. « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats » .Pour »Fraternité », c’est cette portion de phrase qui constitue aujourd’hui, « la pomme de discorde entre députés de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition » »Forum de la Semaine » revient pour sa part sur le retrait des députés de l’opposition parlementaire lors des séances d’hier et offre à lire que « Dama Dramani ne comprend pas les réactions des députés de l’opposition. » Parlant justement de l’opposition, le quotidien privé révèle : « Pour des considérations religieuses, Tikpi Atchadam s’est opposé au meeting de l’opposition prévu pour ce jour en menaçant de faire cavalier seul » Il informe par ailleurs qu’UNIR sera dans les rues de Lomé et de certaines villes du Togo à partir du 19 septembre pour répondre « à la grande mobilisation populaire à laquelle appellent les forces démocratiques pour les 20 et 21 septembre prochains ». « Faure Gnassingbé dans la tourmente politique ; que faire pour se soustraire du mauvais temps ? », se demande »Innov’Africa ». « Il s’agit pour lui de faire tout son possible pour renouer entièrement avec le peuple », propose le journal. qui ajoute que le Chef de l’Etat doit sortir de son mutisme et beaucoup communiquer. « La nécessité des réformes donne raison à nos pères évêques », relève »Présence Chrétienne ». Dans le reste de l’actualité, »Fraternité » pense que le pouvoir a commis une « grave erreur » en retirant l’accréditation de Emmanuelle Sodji, la correspondante de France24 au Togo. Par ailleurs, »Actu Express » renseigne que Togbui Kodjogan Komahé accuse le chef de Nimagna d’avoir falsifié sa signature pour la vente de terrains. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 952 du 14 septembre 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi : les réformes politiques au Togo »Echos du Pays » observent que l’opposition continue de « mettre la pression » pour que le pouvoir accède à ses revendications, pendant que gouvernement « joue à l’apaisement ». C’est dans ce contexte que la parole a été donnée aux députés à l’Assemblée nationale qui plancheront demain vendredi sur le projet de loi portant révision constitutionnelle, renseigne »Forum de la Semaine ». Quant à »Chronique de la Semaine », elle donne à savoir que l’article 110 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale explique que la révision constitutionnelle ne peut faire l’objet d’une procédure d’urgence. Alors, le susdit article « sera-t- il violé ? » s’interroge l’hebdomadaire. »Le Perroquet » rappelle que c’est la pression de l’opposition qui a « contraint » le président de l’Assemblée nationale à modifier l’ordre du jour de la session extraordinaire à laquelle ont été convoqués les députés. « Le régime de Faure Gnassingbé a le feu aux fesses », insiste le tabloïd qui pense qu’il est nécessaire que l’opposition « maintienne » la pression de la rue « pour le résultat final ». Justement, l’opposition « ne désarme pas ». Elle a appelé à un « grand meeting » demain, mentionne »Flambeau des Démocrates ». De son côté, »Le Changement » informe que le projet de loi envoyé à l’hémicycle par le gouvernement est délesté de la mention « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ». Et l’opposition l’a aussitôt « rejeté ». Pour le confrère, la principale revendication aujourd’hui reste le retour à la constitution de 1992, « à prendre ou à laisser ». « Ce qu’ils ont fait, on appelle ça foutage de gueule », peste dans les colonnes de »Flambeau des Démocrates » le député CAR, Jean Kissi qui brandit le recours à la rue pour mettre la pression si la pouvoir en place n’écoute pas le message du peuple. Le journal croit savoir que « ça sent le roussi » devant la complexité de l’équation et la rigidité observée pour le moment dans la position des uns et des autres. Ce dont a besoin le peuple pour que le pays retrouve l’apaisement est la constitution de 1992 dans son entièreté en non la modification de quelques articles, opine »Liberté » qui estime que si cette exigence est satisfaite, Faure Gnassingbé ne saurait prétendre à un nouveau mandat au terme de celui en cours. Jean-Pierre Fabre demande avec insistance le départ de Faure Gnassingbé. Le chef de file de l’opposition « se trompe de combat », indiquent »Waraa les Vainqueurs », qui tout comme »Chronique de la Semaine » annoncent une marche des partisans de l’UNIR les 20 et 21 septembre prochains. En attendant, ce sont les conseillers du chef de l’Etat qui étaient face à la presse hier à Lomé. Ils ont « appelé les uns et les autres au calme et à la responsabilité dans l’intérêt supérieur du pays », écrit »Togo-Presse ». Dans tous les cas, la Représentation nationale est sous les feux de la rampe et les élus du peuple « au carrefour de l’histoire », relèvent »Echos du Pays ». »Le Dauphin » lui, appelle à « l’esprit d’apaisement », surtout à une « prise de conscience et à la recherche du consensus ». En un mot comme en mille, la publication prescrit de ne pas « mettre le feu aux poudres ». »Le Perroquet » revient sur les journées des 7 et 8 septembre derniers qui, selon lui, étaient des journées « d’un véritable terrorisme d’Etat du régime Faure Gnassingbé ». A l’en croire, les forces de l’ordre et « la milice du pouvoir » ont commis d’autant plus d’exactions qu’elles ont « failli rééditer le scénario d’avril 2005 ». Toujours d’après la publication, même des journalistes ont été « ciblés et passés à tabac ». Par ailleurs, le journal révèle que « plusieurs personnalités militaires et civiles » dont les noms ne sont pas cités pourraient « bientôt être visées dans une supposée affaire de tentative de coup de coup d’Etat ». En lien avec les réformes, les confrères informent que la commission de réflexion mise sur pied à cet effet a remis son rapport au chef de l’Etat. A en croire »Liberté », elle propose, non pas le retour de la constitution de 1992, mais carrément une nouvelle loi fondamentale comportant la limitation du mandat présidentiel (5ans) à deux, le mode de scrutin à deux tours et d’autres mesures relatives à l’impunité, la corruption et au chômage. La presse du jour évoque également la menace de grève de certains syndicats d’enseignants à quelques semaines de la rentrée scolaire. A cette menace de grève, »Le Dauphin » ajoute le mouvement de débrayage au ministère de la Fonction publique et la situation politique « tendue » pour se questionner : « où va le Togo de Faure Gnassingbé ? » Sur un tout autre sujet, »Liberté » se fait l’écho de certaines révélations de Reporter sans Frontières concernant la correspondante de TV5 Monde dont l’accréditation au Togo a été retirée. Selon RSF, Emmanuelle Sodji a « »subi plusieurs menaces, afin qu’elle arrête de couvrir les marches de l’opposition, jusqu’à des propositions d’argent pour inverser les informations contenues dans son papier » ». Reporter Sans Frontières qui parle « »d’une grave ingérence des autorités togolaises dans la liberté d’information » » demande à ces dernières de « »laisser les médias faire leur travail afin d’informer la population sur les enjeux actuels du Togo » ». Toujours dans le domaine de la communication, »Echos du Pays » projettent la lumière sur le secteur de la presse en ligne au Togo. Ils dressent le constat que ce secteur n’est soumis à aucune réglementation. Une lacune, ajoutent-t- ils, que la HAAC « s’évertue à corriger en collaboration avec les acteurs et les associations de la presse en ligne ». Aussi, le journal relève-t- ils que les médias en ligne évoluent dans un environnement précarisé par la rareté de la publicité. Au surplus, »Liberté » informe que le ministre
Revue de presse N° 951 du 13 septembre 2017
La modification constitutionnelle, c’est le sujet qui concentre l’attention dans les journaux parus ce mercredi. La conférence des présidents de l’Assemblée nationale planche ce jour sur le projet de loi déposé sur la table de la Représentation nationale, informent »Forum de la Semaine » et »Liberté ». Tous les regards sont donc tournés vers l’hémicycle d’autant plus que c’est une « patate chaude » que les élus du peuple ont entre les mains, relève »Le Libéral ». »Vision d’Afrique » prédit que la « bataille de la rétroactivité » va être le « point d’achoppement » des discussions. « Qu’on le veuille ou non, il y a quelque part une mauvaise foi. De quel côté ? » se questionne »Tingo Tingo ». L’autre problème soulevé par »Le Messager » est relatif au consensus. A en croire l’hebdomadaire, pour que le projet de loi soit voté, les 4/5 des députés sont requis. Ce qui veut dire en clair que les élus du peuple de la majorité présidentielle et de l’opposition doivent se mettre ensemble pour faire passer le texte. Dans le cas contraire, poursuit le confrère, un référendum pourrait être convoqué pour trancher. Alors, « l’opposition va-t-elle encore rater le rendez-vous avec les réformes ? » s’interroge »Le Libéral ». Autre question : « le chiffre »13 » portera-t-il cette fois bonne chance au Togo ? » se questionne »Fraternité ». En tout cas, « les acteurs politiques doivent privilégier le consensus au nom de la patrie », opine »Le Dialogue ». Le même appel est lancé par le Quai d’Orsay, renseigne »Le Messager ». Justement, Emmanuel Macron se veut « ferme, plus jamais de sang versé au Togo », ajoute »La Dépêche ». Donc « attention à celui qui bloquera l’horizon », prévient »Fraternité ». « Au regard de l’actualité sociopolitique, nos députés doivent prendre de la hauteur en votant dans un délai raisonnable le projet de révision constitutionnelle. Ils seront comptables devant l’histoire si ce projet n’aboutit pas conformément aux désirs des Togolais », écrit » La Dépêche ». Pour »Le Magnan Libéré », il faut, si possible, faire usage de la procédure d’urgence pour régler la question des réformes pour faire « baisser la tension ». »L’Indépendant Express » lui s’attarde sur le président de la République. « Faure Gnassingbé… Et si c’était le début de la fin ! » s’exclame l’hebdomadaire. »Le Triangle des Enjeux » croit savoir que l’actuel chef de l’Etat togolais vit « désormais en autarcie, lâché par Olusegun Obasanjo, son protecteur de 2005 ». De son côté, »Liberté » mentionne que le président Faure ne bénéficie plus du soutien de son « parrain » Alassane Ouattara, avant de conclure qu’il est « bien au fond du trou ». « Jusqu’où » ira-t-il dans son « autarcie » ? se demande »L’Indépendant Express ». Pendant ce temps, »Le Triangle des Enjeux » fait un focus sur les 12 ans de « gestion calamiteuse, affreuse et mortelle de l’impénitent » Faure Gnassingbé. Selon le journal, ces 12 années sont meublées de « scandales économiques et financiers, crimes de sang et crimes sociopolitiques et de détentions arbitraires ». »La Dépêche » revient sur la »montée en puissance » du PNP et de son leader. Le tabloïd présente Tikpi Atchadam comme le « héros national ». Quant à »Le Messager », il s’interroge sur le financement des activités de ce parti. Sur un tout autre sujet, »Le Libéral » informe que la population de Tchamba a organisé le week-end dernier une « grande marche » pour soutenir Faure Gnassingbé et condamner la violence politique au Togo. En outre, »Le Messager » note déjà des « voix dissonantes » au sein de la coalition des partis politiques qui appellent ces derniers temps à des manifestations. Alors que certains ne jurent que par la mise en œuvre des réformes, d’autres exigent le départ de Faure Gnassingbé. « Que veulent au juste les mobilisateurs ? » écrit »Le Magnan Libéré ». L’hebdomadaire donne la parole au président du MCD, Me Tchassona Traoré, qui rappelle qu’ « aucune révolution n’a jamais été préparée sur la place du marché ». »Le Libéral » rappelle que les mouvements de rues n’ont pas toujours abouti au départ de la personne contestée. Autre chose, les confrères informent que la commission de réflexion sur les réformes a remis son rapport au chef de l’Etat. Par ailleurs, ils ont réservé quelques colonnes à la ministre des Postes et de l’Economie numérique ainsi qu’à la transformation du groupe Togo Télécom. Au surplus, »Le Triangle des Enjeux » félicite le président de la HAAC pour le « courage » dont il a fait preuve en faisant savoir aux directeurs des médias officiels les manquements qui caractérisent le traitement de l’information sur leurs antennes, plateaux et dans leurs colonnes. Dans une veine analogue, la presse du jour se fait l’écho du communiqué de l’OTM qui « condamne » les violences exercées contre deux journalistes sur leur lieu de travail et le retrait d’une caméra à un autre. Tout autant, l’instance d’autorégulation « regrette » le retrait de l’accréditation à la correspondante de TV5 Monde au Togo. Le tribunal des pairs « invite toutes les parties à s’entendre » pour permettre à Emmanuelle Sodji de « reprendre son travail ».
Revue de presse N°950 du 12 septembre 2017
La situation politique au Togo, le sujet est commun aux journaux parus ce mardi. Sur la première marche de cette revue, la HAAC. C’est »Le Soleil » qui en parle et rappelle que l’instance de régulation a eu une séance de travail avec les directeurs des médias officiels pour leur rappeler leur cahier de charges et les exhorter au respect de la règle de l’équité et de l’impartialité dans le traitement de l’information. Mais pas seulement. »Sika’a » ajoute que le président de la HAAC a observé une certaine « frilosité » chez les médias publics. Commentaire du confrère : « nous rappelons à monsieur Pitang Tchalla que malgré l’existence des lois, le président de l’Assemblée nationale a grondé publiquement un journaliste de la TVT qui a osé tendre le micro à Fabre, lui interdisant d’accorder une interview à ce dernier. La presse a largement parlé de cette bavure mais la HAAC n’a pas osé réagir ». « C’est vrai que les médias publics souffrent de frilosité, mais la HAAC souffre d’un mal encore plus grave qui s’appelle la RPTrose chronique », insiste »Sika’a » qui renseigne également que la Haute Autorité a aussi rencontré, la semaine dernière, les responsables de la presse en ligne. Situation politique au Togo L’information est à lire dans les colonnes de »Forum de la Semaine » : « l’opposition et ses militants diront »non au projet de loi à l’Assemblée nationale ce mardi ». En effet, ils ne décolèrent pas depuis qu’ils ont eu confirmation que la question relative aux réformes ne sera pas débattue aujourd’hui à l’hémicycle. En fait, le démarrage des discussions à la Représentation nationale relativement à ce projet de loi « ne tient qu’à une question de procédure », le document n’ayant pas encore suivi le circuit habituel, souligne »Forum de la Semaine ». En plus, les sujets inscrits à l’ordre du jour de la session qui s’ouvre ce jour avaient été prévus de longue date. C’est « encore des manœuvres dilatoires », analyse »Liberté » qui fait observer qu’ « un pouvoir qui tient à maintenir le cap de la décrispation politique n’aurait nullement hésité à modifier cet agenda ». En tout cas, les Togolais sont « appelés à se mobiliser devant le Palais des Congrès ce matin » pour maintenir la pression sur le pouvoir et obtenir le retour à la constitution de 1992, en entendant un meeting vendredi prochain et des manifestations les 20 et 21 septembre, relève »Liberté ». En en croire »Forum de la Semaine », le gouvernement, à travers le ministre de la Fonction publique, a fait savoir qu’il n’a reçu aucune demande allant dans le sens d’une mobilisation devant le parlement et déclare donc « illégale » la manifestation de l’opposition en ces lieux. En réalité, tous ne sont pas d’accord pour le retour à la constitution de 1992, car certains leaders de l’opposition estiment que la même la loi fondamentale originelle contient des « lacunes » qu’il faut d’abord corriger, explique »L’Union pour la Patrie ». En plus de la « nécessité de faire les réformes autour d’un consensus », des « équations à plusieurs inconnues » doivent être élucidées, souligne »Togomatin ». La première, selon le confrère est de savoir si « la ligne radicale sur laquelle s’arc-boute l’opposition va permettre de changer la situation » ; la deuxième, questionne « comment l’opposition qui a appelé à la démission de Faure Gnassingbé pourra changer de discours pour accepter le dialogue » ; et la troisième, est relative aux « exigences » du parti pouvoir qui est conscient qu’il est « incontournable » dans la mise en œuvre des réformes, au regard de la majorité parlementaire dont il dispose. Quoi qu’il en soit, il faut « privilégier le consensus et le respect des procédures et des règles prévues par la constitution elle-même », en ce qui concerne le projet de révision constitutionnelle, opine »Le Médium », même si l’hebdomadaire suggère de « vite » l’adopter pour « préserver la paix sociale ». Pour sa part, »Le Bâtisseur » revient sur les manifestations des 6 et 7 septembre derniers et note que « des centaines de milliers de Togolais ont exprimé leur ras-le-bol » dans les rues. Les leaders politiques ont même appelé au départ de l’actuel chef de l’Etat. Cela sonne comme une erreur pour »Sika’a » qui estime que les manifestants auraient dû s’en tenir à leur revendications initiales, à savoir les réformes. « Si Faure Gnassingbé partait, qui ferait les réformes ? » se demande »Le Soleil ». Le tabloïd pense que « les opposants traditionnels sont finis et ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes ». Dans le reste de l’actualité, »Liberté » donne à savoir qu’une délégation des cadre de l’UNIR, le ministre de l’Agriculture en tête, a été « copieusement huée » à Sokodé où elle est allée prêcher la sauvegarde de la paix. Aussi, la presse du jour informe-t-elle que le sommet Afrique-Israël est reporté sine die. Elle évoque également la transformation du groupe Togo Télécom. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 949 du 11 septembre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par la situation politique au Togo. Après les marches des 6 et 7 septembre derniers, l’opposition invite les populations à un « grand meeting » vendredi prochain pour des « informations importantes » note »Le Correcteur ». Le bihebdomadaire croit savoir que le « principal défi est de maintenir le cap » de la pression sur le pouvoir de Faure Gnassingbé qui, du reste, serait « lâché par ses pairs ». »Liberté » elle, révèle que l’ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, demande à l’actuel chef de l’Etat togolais de « quitter le pouvoir ». Toujours d’après le quotidien privé, le président de la chambre nationale des chefs du Ghana, Togbe Afede, renchérit en expliquant que « la perpétuation du règne d’une même famille est rétrograde » pendant que Jerry John Rawlings « appelle au respect du droit de manifestation pacifique ». D’après »Le Correcteur », les partis politiques doivent savoir « tirer les enseignements du passé pour avancer » dans leur lutte pour l’alternance au Togo. Tout compte fait, la « détermination des Togolais à arracher leur liberté est inébranlable » aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger, fait observer »Liberté ». Alors, question dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » : « la rue peut-elle chasser » Faure Gnassingbé ? Elle est « l’ultime recours » pour les populations devant l’hostilité du pouvoir à accéder à leurs revendications, répond »Liberté ». « Non Faure Gnassingbé ne partira pas par les rues », martèle »Forum de la Semaine ». »L’Eveil de la Nation » se veut clair. Pour le confrère, demander à un président démocratiquement élu de quitter le pouvoir « s’apparente à un coup d’Etat ». »Le Combat du Peuple » lui, parle d’un « leurre suicidaire » et relève que la décision de Faure Gnassingbé de faire adopter en conseil des ministres un projet de loi portant révision de la constitution est venue prendre à « contrepied » l’opposition et la « pousser à la faute ». Ce n’est pas tout, l’hebdomadaire constate que « l’opposition togolaise met la barre trop haut et opte pour l’aventure ». »Liberté » opine sur le projet de révision constitutionnelle et souligne que c’est une « simple diversion pour casser la dynamique contestataire ». Qu’à cela ne tienne, les députés sont convoqués demain à l’Assemblée nationale pour une session extraordinaire. Les « agitations de rues » doivent faire place au « dialogue et à la négociation », écrit »La Montagne ». Justement, la « bonne foi du pouvoir se joue » à l’hémicycle d’où sortira la « décrispation » de la situation ou une « montée de la tension », indique »Courrier de la République ». Dans tous les cas, le Togo doit passer avant toute autre considération, suggère la publication. »Nouvelle Opinion » assure que le « pouvoir a montré sa bonne foi » en adoptant le projet de loi relatif à la modification constitutionnelle, poussant de ce fait la « balle dans le camp de l’opposition ». Là-dessus, »Forum de la Semaine » renseigne que l’opposition « s’apprête à rejeter l’avant-projet de loi élaboré par le gouvernement » justifiant ainsi que ses « intérêts personnels passent avant ceux d’un peuple berné à volonté ». La mésentente entre le PNP et l’ANC autour des revendications est l’autre preuve de la difficile unicité d’actions de l’opposition, signale »L’Eveil de la Nation ». Quand Tikpi Atchadam est « menacé », l’opposition se « montre solidaire », remarque »Courrier de la République » qui estime que le parti UNIR ne doit « s’en prendre qu’à lui-même au regard du sale temps qu’il passe ». Quant à l’UFC, elle sollicite, dans un mémorandum, « l’engagement de l’Union Européenne pour une résolution pacifique et diplomatique de la crise politique au Togo », mentionne »Nouvelle Opinion » qui présente Jean-Pierre Fabre comme une « véritable gangrène au sein de l’opposition togolaise ». Et puis, »Liberté » commet un grand reportage sur la « folie répressive de la soldatesque » les 7 et 8 septembre. Toute chose qui a déclenché la « protestation » des communautés de Bè, à travers leur président fédéral, l’ancien ministre d’Etat, Elom Dadzie. Ces actes sont dénoncés par Amnesty International qui signale, ainsi qu’informe »Liberté » que « des manifestants ont été battus et aspergés de gaz lacrymogène par les forces de sécurité ». Les propos du Directeur de Amnesty International au Togo, sont rapportés dans »Le Correcteur ». Aimé Adi donne à savoir que « des militaires sont descendus jeudi, vendredi et samedi dans des quartiers bien ciblés pour taper les habitants avec des cordelettes et des chaînes ». Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 948 du 08 septembre 2017
L’actualité dans les journaux reste dominée par les manifestations politiques pour réclamer les réformes politiques ou pour appeler à la sauvegarde de la paix. « Mobilisation du peuple… entêtement de Faure dont la « bouée de sauvetage », Ibn Chambas, a rencontré hier certains acteurs de la scène politique togolaise, écrit »L’Alternative » qui donne à savoir que les partis de l’opposition se réunissent ce vendredi pour « décider de la suite à donner à la mobilisation ». »Liberté » elle, relève plutôt que « la rue fait courir Faure Gnassingbé » qui a rapidement fait adopter un projet de loi et convoquer les députés pour son examen la semaine prochaine. Toujours selon le quotidien privé, l’opposition « donne des gages à l’armée et l’invite à rejoindre le peuple ». En ce qui concerne Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, il « refait parler de lui », observe »Liberté » qui précise que le diplomate ghanéen a toujours soutenu Faure Gnassingbé dans les situations difficiles : « Il n’a ni la carrure, ni la légitimité nécessaire pour mener une quelconque médiation dans la crise actuelle au Togo », mentionne le tabloid. Pour ce qui est des marches, il y a d’un côté, les mouvements de la majorité présidentielle qui ont organisé des meetings les 6 et 7 septembre pour réaffirmer leur soutien au président de la République Faure Gnassingbé et appeler à œuvrer pour la sauvegarde du climat de paix et de sécurité. De l’autre, une coalition des partis de l’opposition qui réclame la mise en œuvre des réformes ou alors, le retour à la constitution de 1992. A cette dernière, »Togomatin » rappelle que la rue ayant « épuisé ses cartes » ne saurait réaliser un « miracle ». Pour le bihebdomadaire, « seul le dialogue constitue l’enjeu et le défi à venir ». Et les discussions devraient avoir lieu à l’Assemblée nationale après que le gouvernement a adopté un projet de loi portant modification des articles 52, 59 et 60 de la constitution. Il faut s’attendre à de « chaudes empoignades » à l’hémicycle, prédit »Le Canard Indépendant ». 2 Parlant de la Représentation nationale, »L’Eveil de la Nation » rappelle qu’elle a convoqué « en urgence » les députés pour une session extraordinaire mardi prochain. Le journal suggère à l’opposition de « mettre de l’eau dans son vin » étant entendu que le gouvernement et Faure Gnassingbé ont affiché leur « volonté » de mettre en œuvre les réformes. Le projet de loi portant réforme de la constitution adopté, »Togoréveil » assure que Faure Gnassingbé a « à nouveau surpris en acceptant les réformes constitutionnelles ». Désormais, la question est de savoir si l’opposition est « prête pour assumer les conséquences de la limitation des mandats et du scrutin à deux tours ». En tout cas, le confrère note qu’un « grand doute subsiste suite aux déclarations de Jean-Pierre Fabre » qui explique que si discussions il doit avoir, ce ne sera que pour examiner les conditions de départ de l’actuel chef de l’Etat. Pendant ce temps, le Premier ministre en mission en Abidjan a tenu à répondre à ceux des leaders de l’opposition qui tentent de mettre hors-jeu Faure Gnassingbé dans la perspective des élections qui seront organisées après la mise en œuvre des réformes. Pour Komi Sélom Klassou, ainsi que le rapporte »L’Union pour la Patrie », « on ne doit pas empêcher un citoyen, qui avait été déjà élu et qui a fait deux mandats, de se présenter, car cela est contraire au droit ». Autre sujet évoqué dans les colonnes des publications du jour, la coupure de la connexion internet au Togo, la transformation du groupe Togo Télécom et les dernières activités de la HAAC, notamment les séances de travail avec les directeurs des médias officiels et avec les responsables de la presse en ligne. Le Service de Presse/HAAC