La situation politique au Togo meuble principalement les colonnes des journaux parus ce vendredi. Pas de marches cette semaine mais le CAP 2015, le groupe des Six, le PNP, le CAR et Santé des Six ont appelé à une journée »Togo mort » ce vendredi. Seulement, pendant que l’opposition décrète la mort du Togo, le gouvernement lui exhorte les populations à vaquer librement à leurs occupations, toutes les dispositions ayant été prises pour assurer leur sécurité, expliquent »L’Union pour la Patrie » et »Temps Nouveaux ». Pour sa part, »Vision d’Afrique » questionne l’efficacité de ce mot d’ordre de l’opposition. Le confrère pense que « rien ne sert d’appeler à un pays mort pour ralentir les activités socio-économiques et aggraver encore le déficit budgétaire des Togolais alors que d’autres armes politiques de revendications des réformes existent». L’opposition a décidé d’annuler les manifestations initialement prévues cette semaine mais elle compte en organiser la semaine prochaine. Finalement, c’est quoi la voie qui conduira aux réformes tant souhaitées, « la rue, le dialogue ou le référendum ? » se demandent »Temps Nouveaux ». L’hebdomadaire suggère même une quatrième voie : celle d’une relecture pour économiser les fonds dont on aura besoin pour le référendum. Pour ce faire, le débat doit quitter la rue pour revenir sur la table du dialogue, recommande la publication. Un « énième dialogue encore ! » s’exclame »Canal D ». Le tabloïd propose, non pas le retour à la constitution de 1992 dans son intégralité, ce qui, selon lui, serait une erreur, mais d’introduire dans la loi fondamentale, pour l’intérêt général, la phrase en aucun cas, nul ne peut faire plus deux mandats. Mais pas seulement. Le journal propose de parfaire la constitution togolaise en y ajoutant les recommandations de la CVJR. A en croire »Vision d’Afrique », le gouvernement ne serait plus « dans la logique du dialogue. Et même si dialogue il y a, le référendum est un passage obligé ». Alors, vers un « coup de force ou un véritable dialogue de sourds ? » s’interroge-t-elle. « La consultation du vrai peuple par voie référendaire est irréversible » confirme »Togoréveil » qui rapporte que le président du PNP, Tikpi Atchadam assimile à un « référendum » les manifestations « violentes » du 19 août dernier. Autre sujet évoqué dans la presse du jour : les télécommunications au Togo qu’il faut « repenser » et c’est ce que serait en train de faire le gouvernement, à travers le ministère de l’Economie numérique. »Canal D » croit savoir qu’avec la transformation de Togo Télécom en Togocom, « les consommateurs vont davantage bénéficier de l’apport des nouveaux fournisseurs d’accès internet ». Justement, avec ces nouveaux fournisseurs, « l’internet sera plus disponible et moins cher », renchérissent »Temps Nouveaux ». Par ailleurs, les confrères renseignent que malgré l’examen au fond du statut particulier des enseignants, ces derniers ne sont toujours pas satisfaits. Conséquence, ils ont décidé d’observer un mot d’ordre de grève pour les deux premiers jours de la rentrée scolaire prévue la semaine prochaine.
Revue de presse N° 958 du 28 septembre 2017
La situation politique au Togo est à la une des journaux parus ce jeudi. En levée de rideau, nous rapportons le « vibrant hommage » que rend »Carrefour » au défunt président de la HAAC. Pour la publication, « la presse privée a perdu son meilleur défenseur », celui-là même qui a joué un rôle central dans la dépénalisation des délits de presse au Togo. « C’est grâce à Pitang que les journalistes ne peuvent plus faire des aller et retour de la prison civile de Lomé », rappelle le tabloïd qui dit « fermer les oreilles devant les commentaires irrespectueux et désobligeants qui tentent de salir sa mémoire ». Situation politique du Togo L’on s’acheminait vers la consultation du peuple après que les discussions à l’Assemblée nationale entre la majorité et l’opposition n’ont pas abouti, mais désormais le pouvoir est « sommé d’abandonner son fameux référendum au profit des pourparlers », relève »Le Changement ». L’hebdomadaire explique que les Etats-Unis, l’Union Européenne, la France, l’Allemagne, l’Union Africaine et le prélat « demandent à Faure Gnassingbé d’ouvrir le dialogue » avec l’opposition. En recommandant de mettre en œuvre les réformes conformément à l’APG et non le retour de la constitution de 1992, la communauté internationale a infligé un « cinglant désaveu à l’opposition », commente »Chronique de la Semaine ». Pour ce qui est du dialogue, « Il revient dès lors au pouvoir de Lomé de rassurer les différents acteurs par l’élaboration d’un chronogramme clair devant conduire à ce dialogue franc et sincère dont les recommandations qui y découleront seront mises en œuvre à la lettre », analyse »Flambeau des Démocrates ». Le dialogue, c’est également l’option des Nations Unies. Son représentant, était il y a quelque temps à Lomé et a rencontré le parti au pouvoir et l’opposition. Mohamed Ibn Chambas s’est également prononcé sur la crise togolaise sur les antennes de la BBC et a semblé suggérer la piste du référendum. Le diplomate ghanéen « parle de ce que réclament les Togolais », écrit alors »Forum de la Semaine ». Cette sortie médiatique de M. Ibn Chambas lui vaut quelques diatribes dans la presse. Ses déclarations sont un « complot contre la paix et pour maintenir le peuple dans les liens de la servitude », dénonce »Le Changement » qui fait remarquer qu’il n’est pas conseillé d’aller à un référendum au Togo « dans le contexte politique actuel fait de verrouillage et de caporalisation des institutions de la République par un régime cinquantenaire vomi par les populations ». »Liberté » parle de « déclarations scandaleuses » d’un Ibn Chambas « incurable et résolu à noyer les aspirations du peuple ». C’est « un véreux démarcheur en mission occulte pour torpiller la volonté populaire », renchérit »Le Bâtisseur ». Et de pointer la « délinquance diplomatique » du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies. Pendant ce temps, Faure Gnassingbé continue de « garder le silence ». Cette posture « risque fort bien de lui créer des dommages car il lui serait très difficile aujourd’hui de pouvoir changer la direction du vent », prévient »Carrefour » qui pense à la « chute prochaine et inévitable du prince ». »Le Bâtisseur » confirme et parle de « signe avant-coureurs de la chute d’un régime aux abois ». Le journal donne également la parole au professeur Togoata Apedo-amah qui déclare : « quand un régime usurpateur et sanguinaire en vient à tirer sur des enfants (…), il montre de la sorte qu’il est au bout du rouleau et n’a plus d’autre argument que la force brute et primitive ». Ce sont les « »propres ennemis » de Faure Gnassingbé qui le poussent aux égouts », souligne »Le Perroquet ». Le confrère qui croit savoir que « la faim et la misère sont deux facteurs qui poussent les populations à exiger le départ de Faure Gnassingbé », estime qu’il est nécessaire de « sacrifier le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, pour un gouvernement de consensus national ». Malgré tout, le régime est en place. C’est pourquoi l’opposition, annonce des « marches décisives » la semaine prochaine, renseigne »Carrefour ». Mais avant, les leaders des partis politiques de l’opposition appellent les populations à observer un mot d’ordre de ‘Togo mort’ demain vendredi. Là-dessus, »Le Changement » et »Forum de la Semaine » informent que le ministre de la Sécurité met en garde tous ceux qui tenteront d’empêcher les citoyens de vaquer librement à leurs activités. Et puis, »Liberté » se fait l’écho d’un article de »La Lettre du Continent » qui donne à savoir que Faure Gnassingbé « mobilise ses sécurocrates pour assurer son maintien au pouvoir ». Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 957 du 27 septembre 2017
Les jours se succèdent mais l’actualité dans les journaux reste la même : la situation politique au Togo. Mais d’abord »Le Messager » revient sur le commentaire quelque peu débarrassé d »humanisme’ du député du CAR, Jean Kissi, qui aurait semblé « jubilé » dès l’annonce du décès du président de la HAAC, M. Pitang Tchalla. « Comment peut-on se réjouir de la mort de son adversaire ? » s’interroge l’hebdomadaire qui regrette que la « soif démesurée du pouvoir ait fait fuir l’éthique et la conscience chez certains acteurs politiques togolais ». Situation politique au Togo Elle est marquée par la photographie suivante : le pouvoir estime avoir répondu à l’appel du peuple en initiant un projet de loi portant réformes, limitant le mandat présidentiel et instaurant le mode de scrutin à deux tours, qu’il a introduit à l’Assemblé nationale. Après son vote à l’hémicycle, le texte devrait être soumis au référendum, faute de consensus. L’opposition ne l’entend pas de cette oreille et continue de réclamer un retour à la constitution de 1992. Et chacun voit midi à sa porte. Mais ce n’est pas tout. « Chaque camp affûte ses armes dans les rues et rappelle ses réservistes », observe »La Dépêche ». Cependant, le Togo ne sera pas « en guerre pour des réformes », mentionne la publication. Il faut dire que la pierre d’achoppement semble être l’inscription, « en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ». « En quoi cette phrase dérange tant l’opposition et le pouvoir ? » se questionne »La Lanterne ». Alors, « l’opposition togolaise va-t-elle continuer avec la pression de la rue sans se compromettre ? » se demande »Le Magnan Libéré ». Le confrère ajoute que « les populations ne sont plus prêtes à revivre le scénario des cinq ans de marches sans issue ». « La démocratie ne s’exerce pas dans la rue », répond »Le Dialogue » qui met en avant la prescription de la communauté internationale, à savoir s’asseoir autour d’une table et discuter. Justement, « il n’est pas encore trop tard » pour que les acteurs politiques engagent un dialogue constructif, opine »Le Magnan Libéré » qui leur suggère d’avoir le sens du « compromis ». Idem pour »Le Messager ». Le tabloïd recommande aux protagonistes de « mettre de l’eau dans leur vin » et surtout de s’abstenir de toute « surenchère politique ». Le son de cloche est tout autre dans »Liberté ». Elle soutient que « rien ne promet un brillant sort à ce énième dialogue entre le pouvoir et l’opposition ». En ce qui concerne l’opposition, elle a appelé à l’opération »Togo mort » vendredi prochain. Là-dessus, »Le Messager » croit savoir que « des menaces sont proférées contre les citoyens pour les obliger à suivre le mot d’ordre ». « Où sont finalement la démocratie et l’Etat de droit qu’on veut construire et dont on dit incarner les valeurs ? » commente le journal. Pas donc de marches cette semaine. Et Faure Gnassingbé a « profité de ce répit » pour aller assister à l’investiture du nouveau président angolais, Joao Lourenco, renseigne »La Lanterne ». La même information est à lire dans les colonnes de »Forum de la Semaine » et de »Le Dialogue ». Faure Gnassingbé en Angola, c’est « le mythe d’une parfaite contradiction », souligne »Le Triangle des Enjeux » qui le présente comme « le dernier homme fort de l’Afrique de l’Ouest ». Qui a dit que le chef de l’Etat togolais n’aime pas l’alternance politique ? Il la « contemple », pour peu qu’elle ait lieu hors de son pays, analyse »Liberté », mais s’y montre ‘réfractaire’ dès que son propre peuple la lui demande. Le quotidien privé rappelle que la crise politique au Togo a « déjà fait 7 morts et des centaines de blessés ». Le confrère pense que la situation est suffisamment grave pour que le président de la République prenne la parole. Que nenni ! Il « se tait et laisse tuer même des enfants », déplore-t-il. « Faure est dans un cul-de-sac comme Kabila », écrit »Fraternité ». Et de montrer comment l’actuel chef de l’Etat a « perdu la mainmise sur le Nord » du pays considéré comme son « fief électoral ». De son côté, »Le Triangle des Enjeux » explique que « des jours plus durs l’attendent ». Il ne serait malheureusement pas aidé par certains « va-t’en guerre » de son camp qui font « l’apologie de la violence et de l’instabilité politique au Togo » complète l’hebdomadaire. « Attention donc à ces acteurs qui affichent la paix dans la rue et la violence dans les têtes », avertit »Fraternité ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de la revue à la baisse des produits pétroliers. « Simple opération de charme ou ballon d’essai ? » s’interroge »Le Triangle des Enjeux ». « Une stratégie de dégel social ? » se demande »Fraternité ».
LISTE DES ORGANES DE PRESSE BENEFICIARES DE L’AIDE DE L’ETAT 2016
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COMMUNIQUE
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Revue de presse N°956 du 26 septembre 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la situation politique au Togo. La disparition subite de M. Pitang Tchalla sur la première estrade de cette revue. Il était un « homme d’une subtilité notoire qui a su inculquer un certain nombre de valeurs aux professionnels des médias par son expertise », témoigne »La Voix du Peuple ». C’est une « perte cruelle pour le Togo », déplore »Le Combat du Peuple » dans sa parution d’hier. L’hebdomadaire assure que « le vide crée par sa mort ne sera jamais comblé », d’autant plus que le défunt président était « profondément humain, croyant, chrétien pratiquant, aimable, sensible et toujours disponible ». Situation politique au Togo Après l’absence de consensus à l’Assemblée nationale, d’aucuns expliquent que la parole doit être donnée au peuple pour trancher à travers un référendum. C’est le cas de le dire, aussi bien la majorité présidentielle que l’opposition dit défendre ce peuple et agir conformément à sa volonté. Mais question : de quel peuple parle-t-on ? S’interroge »La Voix du peuple » qui fait observer que le peuple justement, est la « seule victime de la crise politique qui secoue le pays ». Parlant du pays, le Togo bien entendu, il est entre « l’enclume de ceux qui veulent garder le pouvoir » et font tout pour et le « marteau du gros du peuple qui veut que ses aspirations soient prises en compte », relève »Sika’a ». Le magazine satirique rappelle que ces aspirations, c’est que les réformes longtemps réclamées soient mises en œuvre. « Même les animaux veulent les réformes » au point de menacer les soldats, ironise-t-il. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la situation politique au Togo n’est pas un long fleuve tranquille. Alors, que faire pour ramener le calme et sauvegarder la paix ? La communauté internationale « montre la voie à suivre » en prescrivant un « dialogue constructif » entre les protagonistes, indique »L’Eveil de la Nation ». Même information dans les colonnes de »Forum de la Semaine », »Togomatin » et »Le Médium ». Cela tombe bien, car le parti UNIR ne cache pas son « ouverture pour le dialogue », note »Lettre de la Kozah », même si l’opposition n’a pas une revendication fixe. Le dialogue que prône aujourd’hui le pouvoir est un « semblant de rétropédalage après le coup de force opéré à l’Assemblée nationale », commente »Liberté » qui estime que l’appel de l’ONU est une « pression mise sur Faure Gnassingbé ». L’exhortation du Secrétaire Général des Nations Unies aux acteurs politiques à privilégier le dialogue est un « grand camouflet aux radicaux de l’opposition », écrit pour sa part »Forum de la Semaine » dans sa livraison de lundi. Toujours en ce qui concerne le dialogue, il faut « éviter de se faire une fois de plus gruger par Faure Gnassingbé », martèle »Liberté » à l’endroit de l’opposition. Pendant que l’UNIR a « la tête au dialogue », l’oppo sition a la sienne dans la rue, constate »La Symphonie ». Mais pas seulement. En plus des manifestations, elle « décrète » aussi et ce pour la deuxième fois en un mois « la mort du Togo », mentionne »Forum de la Semaine ». « Entre réformes, retour à la constitution de 1992 et la démission de Faure Gnassingbé, l’opposition joue sa crédibilité », analyse »L’Eveil de la Nation ». Pendant ce temps, les Evêques du Togo « offrent leur médiation après leur message » qui a fait couler beaucoup d’eau et de salive, renseigne »L’Union pour la Patrie ». Ces Evêques sont-ils « en mission pour unir ou diviser les Togolais ? » se questionne »Forum de la Semaine ». En attendant, le premier ministre, Komi Sélom Klassou a « lancé le référendum depuis la tribune des Nations Unies », rappelle »La Symphonie ». Il faut « barrer la route » à ce référendum et même au « dialogue de sourds » en préparation, recommande »L’Indépendant Express » qui assure que Faure Gnassingbé est aujourd’hui « seul contre tous ». « Jusqu’où ira-t-il ? » se demande l’hebdomadaire. A en croire »L’Alternative », la fin de la contestation du RPT/UNIR, « un régime qui exécute jusqu’aux enfants », n’est pas pour bientôt. Le bihebdomadaire donne à savoir que l’on avance « vers des actions de grandes envergures » dans ce sens. Aussi, signale-t-elle que la « crise s’est déplacée sur un autre terrain » avec, entre autres, des « grenades lacrymogènes » qui ont été « balancées » au domicile du Général Séyi Mémène soupçonné d’être un soutien possible du PNP. Le tabloid souligne également que le pouvoir en place arbore « le manteau de la paix sous l’empire du crime, du viol et du faux ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de la baisse des prix des produits pétroliers. Cela s’apparente à une « opération de charme » envers la population au regard de la « grogne » qui tend à se généraliser, opine »Liberté ». « Ce n’est pas une quelconque baisse des prix qui détournera l’attention des Togolais sur l’essentiel, c’est-à-dire les réformes et le départ de Faure Gnassingbé », renchérit »L’Indépendant Express ». Et puis, la presse s’est intéressée à transformation en cours du groupe Togo Télécom. Service de presse de la HAAC
Compassion et condoléances après le décès du président de la HAAC
Les marques de compassion et de condoléances s’enchaînent après la disparition subite du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). M. Pitang Tchalla a été arraché à l’affection de ses proches et collaborateurs, à 63 ans, le mardi, 19 septembre 2017 des suites d’un arrêt cardiaque. Le président de la République, Faure Gnassingbé, a salué, sur son compte Twitter, la mémoire de l’illustre disparu qu’il a présenté comme, « un homme de devoir et de grande qualité ». Dans un communiqué, le gouvernement togolais en a fait de même à l’endroit de ce « grand serviteur de l’Etat qui s’était engagé dans un vaste programme de modernisation des médias et de professionnalisation des journalistes ». En présentant ses « vives condoléances et sa compassion » à la famille éplorée, aux membres de la HAAC ainsi qu’au monde de la presse nationale et internationale, le gouvernement a regretté que « cet acteur majeur », dans l’élaboration du code de la presse et de la communication du Togo dépénalisé ait quitté ce monde « au moment où la nation togolaise dans son ensemble et le monde médiatique en particulier avait encore besoin de son expertise et de ses expériences ». Pour leur part, les présidents des institutions de la République se sont rendus au domicile du défunt pour présenter de vive voix leur compassion émue à la famille si durement éprouvée. Idem, pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique, Guy Médjé Lorenzo, qui a ensuite fait le déplacement du siège de l’instance de régulation des médias où il a rencontré les membres et signé le livre de condoléances. Les organisations de presse ne sont pas en reste. Elles ont, elles aussi, rencontré les membres de la Haute Autorité auxquels elles ont présenté les condoléances de la presse togolaise et consigné leurs messages de compassion dans le livre ouvert en cette douloureuse circonstance. La même démarche a été entreprise par l’Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunications (ART&P). De son côté, le président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) de Côte-d’Ivoire a, au nom de son institution et celui du Réseau Francophone des Régulateurs des médias (REFRAM), exprimé tout son « soutien » à la HAAC et à la famille du président « dans ces moments difficiles ». « Monsieur Tchalla restera dans notre mémoire comme un homme chaleureux et apprécié dans le secteur et qui laissera un souvenir inaltérable au sein de notre réseau », a témoigné M. Ibrahim Sy Savané. Les instances de régulation sœurs du Benin, du Burkina-Faso, du Niger, du Sénégal, du Maroc, du Ghana, du Mali, de la Tunisie et de la République Centrafricaine ont également fait parvenir à la HAAC leurs messages de condoléances. Le service de presse / HAAC
Revue de presse N° 955 du 22 septembre 2017
A la une des journaux parus ce vendredi, la situation politique au Togo. Mais d’abord le décès du président de la HAAC évoqué par les confrères. »L’Audience » rappelle que le chef de l’Etat n’a pas tardé à réagir lorsqu’il a appris la triste nouvelle. Faure Gnassingbé a présenté ses condoléances à la famille de celui qu’il a présenté comme « un homme de devoir et de grandes qualités ». La presse togolaise retient de l’illustre disparu le rôle actif qu’il a joué dans la dépénalisation des délits de presse, toute chose pour laquelle elle lui « reconnaissante », souligne »Togoréveil ». C’est pourquoi, l’hebdomadaire ne décolère pas après le commentaire sujet à polémique du Secrétaire général du CAR qui pense que « le déverrouillage des institutions a déjà commencé par Pitang Tchalla ». Le confrère exige le respect dû aux morts et réclame que M. Jean Kissi présente des « excuses publiques » aux Togolais et à la famille du défunt. Situation politique au Togo Les députés de la majorité et ceux de l’opposition n’ayant pas réussi à s’entendre pour l’adoption du projet de loi portant réformes introduit à l’Assemblée nationale par le gouvernement, l’on s’achemine vers l’organisation d’un référendum. Et le peuple dira s’il veut ou non les réformes, précise »L’Union pour la Patrie ». Mais, 14 partis de l’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. Ils « persistent et signent » pour le retour à la constitution de 1992, mentionne »Le Canard Indépendant ». S’arc-bouter sur le retour à la loi fondamentale de 1992, c’est la « surenchère qui prend le pas sur le réalisme », analyse »Canal D ». Pour »Togoréveil », les leaders de l’opposition radicale « ne veulent plus la limitation des mandats ». « Déçus, les jeunes togolais y voient un refus de renouvellement de la classe politique », commente la publication. Dans tous les cas, de nouvelles manifestations sont prévues mardi, mercredi et jeudi prochains après celles des 20 et 21 septembre, informe »Liberté ». Mais pas seulement. Jean-Pierre Fabre qui prend part personnellement à ces manifestations donne à savoir que « cette fois-ci, l’opposition tient le bon bout ». « La rue et après ? » se demande le juriste Tcha-Djobo Idrissa dans une libre opinion publiée dans »Forum de la Semaine ». Il faut dire que les marches du 20 septembre ont conduit à la mort d’un enfant à Mango et occasionné plusieurs blessés. Amnesty International s’en « indigne », renseigne » Liberté ». « Encore des dégâts matériels et des victimes inutiles. La rue est-elle la solution ? » écrit »Le Patriote ». Des tirs d’armes venant de manifestants à Mango, il y a « des signes d’un djihadisme aux couleurs du PNP », signale »Forum de la Semaine » qui donne également la parole à Fambaré Ouattara Natchaba. L’ancien président de l’Assemblée nationale laisse entendre que « l’opposition togolaise est engagée dans un processus de coup d’Etat », soutenue par « des financements de sources très obscures et bientôt les occidentaux vont le dire ». A propos du Parti National Panafricain, »Liberté » renseigne que « tout » se met en place pour « coincer » son leader. Le quotidien privé parle « d’obsession » chez le pouvoir qui « verse dans le ridicule ». »L’Alternative » évoque un « acharnement sur le PNP ». Même le Directeur de publication du bihebdomadaire est « dans le viseur », assure-t-elle avant d’ajouter que « le monde s’effondre autour de Faure Gnassingbé qui persiste dans une voie suicidaire ». « Faure garde un silence effroyable », malgré le bilan des manifestations et la « paralysie de l’économie », constate »Le Canard Indépendant ». Par ailleurs, le journal se demande si la communauté internationale laisse faire pour venir « jouer aux sapeurs-pompiers ». »Le Patriote » lui, estime que même s’ils ne sont pas les seuls responsables du blocage politique actuel, Gilbert Bawara et Jean-Pierre Fabre y sont pour quelque chose. Le tabloïd les décrit comme des hommes politiques coutumiers des dérives langagières qui constituent un frein à la recherche du consensus. Pour sa part, »Canal D » croit connaître les « raisons profondes de la contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé ». A en croire le journal, elles sont entre autres, « la frustration d’une gouvernance, un règne dynastique silencieusement décrié, des réformes à pas de tortue et une purification de façade ».
Revue de presse N° 954 du 21 septembre 2017
La disparition subite du président de la HAAC continue de faire la une des journaux. Les confrères s’intéressent également à la situation politique du pays marquée par l’annonce d’un référendum sur les réformes et les manifestations de rues. Disparition du président de la HAAC M. Pitang Tchalla a été arraché à l’affection de sa famille, de ses proches et collaborateurs, le mardi 19 septembre. Ses « collègues de la HAAC sont inconsolables », écrit »Hara Kiri », d’autant plus qu’il était bien portant la veille et quelques heures avant son décès. « Son dernier acte restera son annonce sur la non accréditation de Emmanuelle Sodji », se souvient »Fraternité » qui pense que l’ancien ministre de la Communication et conseiller du président de la République « a fait sa part pour la professionnalisation de la presse au Togo, quoi qu’on puisse lui reprocher ». »Togomatin » renchérit et renseigne que le président de la HAAC « s’attelait à renforcer les prérogatives de l’institution en multipliant les partenariats sur le continent et à l’international afin d’œuvrer pour de meilleures prestations ». « Il avait entamé un vaste chantier destiné à moraliser de la presse togolaise », ajoute »Chronique de la Semaine ». « Dès sa prise de fonction à la tête de la Haute Autorité, il a cherché à établir une bonne relation entre les professionnels des médias et son institution », précisent »Waraa les Vainqueurs ». L’hebdomadaire rappelle que, de son vivant, l’illustre disparu avait en projet la réorganisation de la presse en ligne. Conclusion de la publication : « c’est une personne dense par son parcours que le Togo vient de perdre ». Pour sa part, » Flambeau des Démocrates » fait observer que l’homme a œuvré activement à la dépénalisation des délits de presse au Togo. Toujours dans le secteur de la communication et des médias, la presse du jour rappelle que le CONAPP commémore les dix ans de son existence. Un mémorandum a été rendu public mardi dernier pour marquer le coup de cet évènement. Le texte qui fait un diagnostic de la presse togolaise fait dans le même temps des propositions pour la rendre davantage professionnelle. Le processus de création des organes de presse classique ou en ligne, l’accès à la profession de journaliste, la formation, le financement de la presse et la messagerie sont entre autres sujets abordés par ledit mémorandum. Manifestations politiques Les militants et sympathisants du pouvoir et de l’opposition étaient hier dans les rues à l’appel des deux blocs. »Togomatin » fait le constat de ce que « »le peuple » pèse de chaque deux côté », au regard de la foule drainée par chacune des parties. Malheureusement, la marche a occasionné le décès d’un enfant de 10 ans et fait plusieurs blessés à Mango, ainsi que le relève un communiqué du ministre de la Sécurité. Lequel communiqué précise que la violence est venue des militants du PNP et que les auteurs ne resteront pas impunis. Dans tous les cas, l’opposition bat encore le pavé ce jeudi, informe »Le Changement » qui note que l’armée est invitée par le clergé du Togo à « adopter une attitude républicaine de neutralité ». Pendant ce temps, Tikpi Atchadam appelle dans une interview accordée à »Le Monde Afrique » et reprise dans »Liberté » à « en finir avec la mainmise de la famille Gnassingbé sur le pays ». Le quotidien privé pense que « Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR poussent l’opposition et le peuple à des solutions extrêmes » en rechignant à accéder aux aspirations des Togolais. »Le Correcteur » lui, croit savoir que le Président Faure est « lâché par le Vatican ». »Le Perroquet » assure que « l’étau se resserre donc peu à peu autour du pouvoir de Lomé ». Le tabloïd est convaincu que l’actuel chef de l’Etat « va céder sous les pressions tous azimuts ». Après l’échec des discussions pour que le projet de loi envoyé par le gouvernement soit adopté, les députés de la majorité présidentielle l’ont voté et il devrait être soumis à référendum. Alors question dans »Vision d’Afrique » : « le peuple jouera-t-il le bon arbitre le moment venu ? » La voie référendaire ? Cela tombe bien, car « le vrai peuple tranchera » dans les urnes, se réjouissent »Waraa les Vainqueurs ». Attention, le référendum est « un autre débat à risque », prévient »Flambeau des Démocrates ». »Le Changement » estime que c’est « le couteau sous la gorge » que les Togolais iront à ce référendum. Ce vote est « truqué d’avance pour baliser la voie à un quatrième mandat à Faure Gnassingbé », annonce »Le Perroquet ». Quoi qu’il en soit, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba explique que la constitution de 1992 dont le retour est réclamé par l’opposition n’était pas parfaite. Au surplus, les publications du jour informent que la rentrée qui était initialement prévue le 25 septembre est repoussée d’une semaine et aura désormais lieu le 2 octobre prochain. Et puis, les confrères ont réservé quelques lignes à la transformation du groupe Togo Télécom et à l’attribution des licences à certains fournisseurs d’accès à internet au Togo. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 953 du 20 août 2017
Les journaux parus ce mercredi se font l’écho de la disparition du président de la HAAC. Ils évoquent également le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi portant réformes et les manifestations de rues prévues aujourd’hui et demain. Décès du président de la HAAC M. Pitang Tchalla a tiré sa révérence hier matin des suites d’un malaise. Ainsi que le rapporte »Le Magnan Libéré », le Directeur de Cabinet du ministère de la Communication, M. Franck Missité a confié à l’AFP qu’il s’est agi d’une « crise cardiaque ». C’est la « stupéfaction totale chez les membres » de l’instance de régulation, note »Le Libéral ». Ce d’autant plus que le président « était encore au boulot lundi dernier jusqu’à 18h » et est même allé pratiquer du sport le lendemain avant son décès subit, souligne »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, l’on a cru au départ à une « rumeur, mais la vérité a vite fait de nous rattraper » relève »Le Libéral ». Et « comme une trainée de poudre », l’information a été répandue aux quatre coins du monde, mentionne »La Dépêche ». Et l’hebdomadaire de signaler que cette « brusque disparition constitue une perte pour notre pays ». Suite à cette mauvaise nouvelle qui est venue cueillir tout le monde à froid, le président de la République a salué la mémoire du défunt, « un homme de devoir et de grande qualité », et a aussi présenté les condoléances sa famille. Dans le monde des médias, c’est la « consternation », observe »Le Libéral » qui ajoute que « la corporation pleure un ainé, un père et un conseiller ». C’est « une grande perte pour la nation et pour la famille des médias », renchérit »Le Messager » qui précise que ce journaliste émérite « quitte ce monde au moment où la nation avait plus besoin de lui ». « Cet excellent joueur de tennis est l’artisan du code de la presse, l’un des plus libéraux d’Afrique avec une dépénalisation des délits de presse », commente »L’Eveil de la Nation ». « Quoi qu’on puisse lui reprocher, l’ancien ministre de la Communication, Directeur fondateur de la TV2 et de Télésport fait partie des présidents de la HAAC qui ont œuvré pour le professionnalisme dans le domaine des médias. Il était à pied d’œuvre pour la révision du code de la presse afin qu’il prenne en compte les médias en ligne », écrit »Forum de la Semaine ». Pour sa part, »Le Magnan Libéré » présente l’illustre disparu comme un « rigoriste qui a fait fermer la chaîne de télévision LCF et de radio City Fm déclenchant une levée de bouclier dans l’univers de la presse togolaise et jusqu’à la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) ». Commentaire similaire dans »Le Triangle des Enjeux ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par la presse du jour, les confrères reviennent sur la séance plénière organisée hier à l’Assemblée nationale pour plancher sur le projet de loi portant réformes. L’opposition absente, le texte est passé « comme une lettre à la poste », indique »L’Eveil de la Nation ». Ce projet de loi envoyé par le gouvernement a été voté hier par les députés UNIR, informent »La Dépêche » et »Forum de la Semaine ». Dans les détails, ça donne, 62 voix pour et une abstention, renseigne »Le Messager ». « Avec ou sans l’opposition, les réformes sont en marche vers le référendum », constate »La Lanterne ». Justement, « la parole sera enfin donnée au peuple pour trancher », écrit »Le Libéral ». Pour sa part et parlant du référendum »Liberté » pense que c’est « la bouée de sauvetage, la solution-miracle pour le RPT/UNIR » alors même que c’est « le pire remède à la crise que traverse le Togo ». Pendant ce temps, l’Union Musulmane du Togo « exhorte Faure Gnassingbé à ne pas ériger une barrière entre lui et les administrés », relève »Liberté » qui précise que les universitaires eux, « invitent le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités devant l’histoire ». Et puis, « qui sera maître dans la rue ce mercredi et demain jeudi ? » L’interrogation est à lire dans »Forum de la Semaine ». Le pouvoir et l’opposition ont appelé à des marches ces deux jours. « Il faut éviter que les manifestants se dirigent vers la présidence » de la République, conseille vivement le ministre de la Sécurité dans les colonnes de »Le Magnan Libéré ».