Les suites des déplacements du Chef de l’Etat à l’intérieur du pays et les manifestations de l’opposition occupent le haut du pavé des journaux parus ce lundi. Faure GNASSINGBE à l’intérieur du pays Après l’étape d’Akparé dans l’Ogou, d’Asoukoko à Blitta et à Kpalimé il où a posé des jalons pour l’accessibilité des populations aux services socio-économiques de base, le Président de la République Faure Gnassingbé était samedi dernier à Awagomé dans la préfecture de l’Ogou ou il a « procédé au coup d’envoi du projet ‘CIZO’ destiné à l’électrification rurale par kits solaires individuels », renseigne ‘‘Nouvelle Opinion » Désormais, les deux mille cinq cent habitants de cette localité, « en plus d’avoir de l’électricité verront leurs centres de santé et écoles éclairés et équipés les uns en réfrigérateurs pour la conservation des vaccins et les autres en matériels informatiques pour un coup d’accélérateur à la familiarisation des apprenants à l’outil informatique. », précise »Togomatin » Les manifestations de l’opposition Les manifestants de l’opposition ont répondu à l’appel de la coalition de l’opposition à marcher les 29 et 30 novembre et le 02 décembre 2017 passés. Il y a eu une « forte mobilisation pour la marche de samedi », fait savoir ‘‘Liberté » qui reprends des propos de satisfaction de Jean-Pierre Fabre : « La mobilisation va crescendo. C’est un motif de satisfaction et de fierté pour nous ». Malheureusement, constate ‘‘Le Correcteur », en fin de journée, « barrages, bastonnades et gaz lacrymogène au bar 3K et Atikoumé empêchant les manifestants de rentrer chez eux ». Cette forte mobilisation, (plus de 600.000 personnes) fait paniquer le pouvoir qui « recourt aux violences », remarque le confrère. « Qui sont ces soldats à faire changer de direction aux manifestants dans les parages de l’Etat-major Général des FAT ? Pourquoi au niveau du carrefour appelé 3k, il y a des corps habillés qui molestent et soumettent les manifestants aux traitements dégradants ?… », se demande ‘‘Courrier de la République ». « Ces cas observés sont contraires aux directives du gouvernement et cela voudrait dire qu’il y a une cellule libertine où les choix du pire sont pris », opine-t-il. Le dialogue annoncé est en train d’être organisé mais les manifestations se poursuivent pour mettre « la pression » ; « du n’importe quoi », pense ‘‘Le Combat du Peuple ». * Par ailleurs, l’hebdomadaire trouve que Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam sont le symbole d’une « incompatibilité irréconciliable » car il est notoire que Fabre, « depuis toujours, n’a jamais voulu partager sa prééminence avec aucun autre responsable politique de l’opposition. Pour lui, la rue est sa force… » ‘‘Nouvelle Opinion » pour sa part trouve une « inconstance » dans les propos du chef de file de l’opposition car, « malgré la tenue imminente du dialogue, Fabre réclame le départ de Faure » En outre, »Le Combat du Peuple » croit savoir que « le Togo est assis sur un volcan ethnique depuis l’égorgement de deux militaires kabyè à Sokodé. Actuellement, le volcan dort calmement, mais attention au jour où il sera en ébullition ». Dans le reste de l’actualité, ‘‘Courrier de la République » commet un article « spécial Gilchrist Olympio » dans lequel il tire les conséquences de son « retrait et clash » : « roublardise, manque de sincérité et mépris, Faure-Gilchrist, une somme de promesses non tenues… Par son retrait, Gilchrist a assené un grand coup au parti UNIR et à son Président », note-t-il. Au surplus, ‘‘Le Combat du Peuple » s’intéresse à Jean-Baptiste Placca, chroniqueur sur Radio France Internationale (RFI) qu’il qualifie de «besacier hors-pair qui amuse la galerie. » Il relève « les élucubrations d’un journaliste en mal de sensation forte. » Le confrère reproche à Monsieur Placca d’avoir fustigé sur RFI, le 2 décembre 2017, les propos du Président français qui a cherché à se distinguer de ses prédécesseurs en déclarant à Ouagadougou : « Il n’y avait plus de politique africaine de la France. » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 996 du 1er décembre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce vendredi est dominée par l’annonce du retrait de Gilchrist Olympio de la scène politique. Une annonce qui intervient en pleine crise politique. Alors qu’on s’y attendait le moins, Gilchrist Olympio a convié la presse mardi dernier pour annoncer son intention de passer la main à la tête de l’UFC qu’il préside depuis de nombreuses années, non sans avoir regretté l’accord RPT-UFC qui, selon lui, n’a pu apporter le changement espéré. Il a également invité la classe politique togolaise à se départir de la violence et à œuvrer pour l’unité nationale. Le fils de Sylvanus Olympio a surtout créé la surprise en demandant à Faure Gnassingbé de ne pas briguer un nouveau mandat en 2020. Pour »L’Alternative », c’est un « acte majeur qui fragilise Faure Gnassingbé ». Un « coup de poignard dans le dos du pouvoir en ces moments de vives manifestations politiques », commente »La Lanterne ». De son côté, »L’Eveil de la Nation » assure que le départ de M. Olympio à la tête de l’UFC « va créer des précédents graves au fonctionnement de cette formation qui depuis longtemps s’est identifiée à la personne de Gilchrist ». « Que devient alors son accord avec le pouvoir ? Et le sort de ses ministres au gouvernement ? » se demande »Le Magnan Libéré ». La première conséquence de la sortie médiatique de Gilchrist Olympio c’est « la démission ou le rappel par l’UFC de tous les ministres en poste, des préfets et autres cadres qui occupent des postes dans le cadre de l’accord », analyse »L’Eveil de la Nation ». Et depuis l’annonce du retrait du président, sa « succession » à la tête de l’Union des Forces de Changement est « ouverte », note »Le Magnan Libéré ». Alors qui pour lui succéder ? s’interroge »Le Canard Indépendant ». Les noms de Eliot Ohin et de Pierre Djimongou sont évoqués dans »Le Perroquet ». Quant à »Togomatin », il pense plutôt que le retrait de Gilchrist balise carrément la voix à la « disparition » de l’UFC. L’autre fait majeur de l’actualité dans la presse du jour c’est la crise politique au Togo. Elle s’est invitée au 5è sommet Union Européenne-Union Africaine auquel a pris part Emmanuel Macron. Le président Français a même pris la parole et »Le Canard Indépendant » retient de cette intervention que d’une manière générale, « Macron n’aime pas la présidence à vie ». A propos du Togo, il a laissé entendre que « tout se joue dans les processus électoraux et le pluralisme », rapporte »L’Union pour la Patrie ». Le numéro un français « demande aux urnes de trancher pour permettre soit une confirmation démocratique soit une alternance », précise »Forum de la Semaine ». « Il demande à l’opposition d’aller aux urnes et non dans la rue », mentionne »Chronique de la Semaine » qui ajoute que la sortie de Macron est un « véritable camouflet pour Jean-Pierre Fabre et ses compagnons ». Dans tous les cas, « la position du président Français n’est pas du tout favorable à l’opposition » togolaise, conclut »L’Eveil de la Nation ». La posture d’Emmanuel Macron cette semaine en Abidjan est « la preuve que le cas togolais dépasse la seule France », écrit »Fraternité ». Et « même si les réponses du président Français ont été empreintes de beaucoup de langue de bois, du moins n’auront pas été tranchées, comme l’aurait souhaité le commun des Togolais, elles ont au moins le mérite d’être franches », opine »Liberté ». Quid du dialogue annoncé par le gouvernement ? »Fraternité » constate que le pouvoir « traîne les pas ». Pendant ce temps, l’émissaire du président Nana Akufo-Addo qui était à Lomé est « reparti bredouille pour cause de préalables », renseigne »Le magnan Libéré ». Il faut dire que des rencontres ont eu lieu en vue d’aider le Togo à résoudre la crise. ‘‘La Lanterne » voit déjà Pascal Bodjona « probable Premier ministre de la transition ». Il a les « atouts » pour être le « pont » entre le pouvoir et l’opposition, renchérit »Le Perroquet ». En attendant, le gouvernement fait un pas de plus dans « l’apaisement » avant le dialogue en libérant le Dr Sama du PNP, signale »Togomatin ». Faure Gnassingbé lui, était à Sokodé où il a appelé à cultiver la non-violence, informent »Chronique de la Semaine » et ‘‘Le Magnan Libéré ». C’est une « moquerie bien organisée après avoir fait tabasser certains habitants de Sokodé par des militaires et contrait d’autres à l’exil », dénonce ‘‘Le Perroquet ». Le tabloïd observe que « acculé par les mouvements de contestation, Faure Gnassingbé se rend disponible par des inaugurations ». A propos de l’actuel président de la République, »Fraternité » révèle qu’il serait en train de se « chercher un remplaçant », conscient de la difficulté de diriger le pays après 2020. La mobilisation dans la rue elle, se poursuit. A l’appel de la coalition, des Togolais ont encore marché mercredi et jeudi. Tout s’est globalement bien passé, selon le ministre de la Sécurité. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 995 du 30 novembre 2017
Les journaux parus ce jeudi s’intéressent à la sortie médiatique mardi dernier de Gilchrist Olympio. Le leader de l’Union des Forces de Changement a décidé de libérer le plancher à la tête de sa formation politique après y avoir passé près de 25 ans. Dans les colonnes de »La Voix du Peuple », son conseiller spécial et ministre de son Etat, André Johnson, explique que M. Olympio a pris une « décision sage, vu la nécessité de renouvellement de la classe politique ». Autre analyse dans »The Guardian » qui relève que ce départ « sonne comme un mauvais signe annonciateur de la fin du régime de Faure Gnassingbé dont le sort est définitivement scellé ». Mais Gilchrist Olympio ne sait pas contenté d’annoncer son retrait de la vie politique. Il a également regretté que l’accord RPT-UFC n’ait pas produit les résultats escomptés, recommandé aux acteurs de tous bords de tourner le dos à la violence et surtout à Faure Gnassingbé de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2020. C’est un « coup de tonnerre », fait observer »La Nouvelle Tribune ». »The Guardian » estime qu’avec cette annonce, l’actuel président de la République « perd un allié de poids et n’a plus d’autre choix que de céder aux revendications des populations qui maintiennent toujours la pression de la rue ». Gilchrist Olympio qui demande à Faure Gnassingbé de renoncer à briguer un nouveau mandat à la fin de celui en cours, un cadre de l’UNIR lui répond dans »Le Messager ». Pour Ourna Gnanta, « la question de la candidature du chef de l’Etat relève exclusivement de son parti », Union pour la République. Cette volte-face du président de l’UFC passe également mal auprès de ‘‘Waraa les Vainqueurs ». Le tabloïd pense qu’ « il est trop facile aujourd’hui pour M. Olympio de revenir donner des leçons au pouvoir en place après avoir participé à la gestion du pays pendant sept ans ». « Faure Gnassingbé ne que pousser un ouf de soulagement si l’UFC rompt l’accord, car ses membres promus à des postes de responsabilités se sont montrés inefficaces », commente encore le confrère. Alors, quelles pourront être les conséquences de ce divorce du parti qui a pour emblème le palmier avec le pouvoir ? D’aucuns estiment que les ministres UFC du gouvernement doivent rendre le tablier. Seulement, »Waraa les Vainqueurs » informent que ces ministres et d’autres cadres du »détia » « refusent de suivre leur mentor ». Et ce n’est pas tout. Ils auraient même, à en croire le journal, « contacté le chef de l’Etat pour lui demander de déconsidérer les propos de Gilchrist Olympio qu’ils qualifient de nuls et de nul effet ». Quoi qu’il en soit, il s’agit là pour Gilchrist Olympio une « fin de parcours sans gloire » non seulement parce qu’il n’a pu aller au bout de son combat mais également pour avoir changé de doctrine politique en décidant de s’allier au pouvoir, souligne »Le Changement ». Et l’homme s’en va rejoindre les rangs de Léopold Gnininvi, Edem Kodjo ou encore Zarifou Ayéva en qui les Togolais avaient placé les espoirs en un moment donné, ajoute la publication. Pour sa part, »Flambeau des Démocrates » note que le président de l’UFC sort plutôt par la « grande porte » après sa conférence de presse de mardi dernier. Pendant ce temps, la pression populaire continue de « monter » dans la rue en attendant le dialogue, souligne »Liberté » qui rapporte que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition « appelle l’UFC et ses militants à se joindre aux manifestations de rue ». »Flambeau des Démocrates » confirme que la mobilisation « ne faiblit pas » contre le régime de Faure Gnassingbé. Faure Gnassingbé qui est « lâché par tous », renchérit »Liberté ». Le quotidien privé note sans une pointe d’humour qu’il s’agit là de « complots contre le »tchalévi simple » ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de la levée de « l’état de siège » sur la ville de Sokodé et de la tenue en Abidjan du sommet Union Européenne-Union Africaine sur la jeunesse et l’emploi des jeunes. Sommet auquel s’est invitée la crise politique au Togo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 994 du 27 novembre 2017
Les journaux parus ce lundi traitent principalement de la politique. Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé était ce samedi dans la préfecture de Tchaoudjo ou il a procédé au lancement des activités de la première ferme agricole moderne Egypto-togolaise à Abatchang (FAMETA) à Lame tessi avant de se rendre à Sokodé ou il a échangé avec « les forces vives de la population », informe ‘‘Nouvelle Opinion ». Le Président de la République a ensuite échangé avec les Imams et les cadres de la localité. « Ce qui l’a rassuré que le Togo reste indivisible », fait savoir le journal qui ajoute que Faure, après avoir visité les infrastructures détruites lors des manifestations de l’opposition, « a exprimé ses sentiments de tristesse » Cette visite du Président de la République à Sokodé « dynamite la thèse de Yark », martèle ‘‘Courrier de la République » qui explique que d’après le ministre Yark en charge de la Sécurité, « des armes qui seraient arrachées des mains de certains soldats seraient encore dans la nature. Ainsi, estime-t-il que tant que celles-ci ne seraient pas retrouvées, il serait suicidaire de permettre une quelconque manifestation ». ‘‘Le Correcteur » se demande si ces armes ont finalement été retrouvées pour qu’il ait toutes les garanties sécuritaires permettant la visite du Chef de l’Etat dans cette localité. De même, le Président Faure aurait affirmé qu’il est temps que la situation revienne à la normale dans « ces localités qui ont l’air de villes fantômes. » Le confrère analyse que c’est « une invitation faite à ceux-là qui ont imposé un état de siège sur Mango, Bafilo et Sokodé de démonter les dispositifs mis en place. » Ce qui l’amène à se demander qu’après Sokodé, « à quand la visite de Faure à Bafilo et Mango ? » Le Chef de l’Etat est également revenu sur la crise de chefferie que la localité de Lama Tessi a connue il y a quelques mois et a annoncé être au courant du problème. « Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour l’écoute et un temps pour la décision », renseigne ‘‘Afreepress.info ». Tout compte fait, ‘‘Le Correcteur » relève des paradoxes dans les propos du Chefs de l’Etat à Témédja et à Sokodé. Selon lui, le Président Faure, après sa visite à Sokodé a écrit sur son compte tweeter que ce qui se passe à Sokodé est triste et fait de la peine et que « ce n’est pas le temps de pointer du doigt telle ou telle personne… » ; Une déclaration aux antipodes de celle tenue à Témédja, pense le journal. « Celui qui avait désigné les coupables des exactions et promis de les châtier, trouve que ce n’est pas le temps de pointer du doigt telle ou telle personne », souligne-t-il. ‘‘Forum de la Semaine » trouve par contre que Faure, en se rendant à Sokodé, « rassure les populations ». Par ailleurs, ‘‘Courrier de la République » s’intéresse au futur dialogue et s’interroge : « qu’est ce qui confère un caractère spécial aux prochaines discussions ? ». Le confrère note qu’en prélude à ce dialogue, des « poids lourds » ont été sollicités. Il s’agit des anciens ministres Pascal Bodjona et Akila Esso Boko. Ce qui élargit le prisme du facilitateur Nana Akufo Ado qui se donne de réelles chances « de crever pour de bon l’abcès qui assure l’immobilisme politique du Togo », opine-t-il. »Le Correcteur » voit d’un autre œil ce « folklore » qui caractérise l’amorce du dialogue et qui « à l’air de diversion ». A l’en croire, « il s’agit des manœuvres pour faire baisser la tension et prendre de court la coalition des 14 partis de l’opposition surtout pour faciliter l’organisation du Sommet Union Africaine-Union Européenne des 28 et 29 novembre à Abidjan ». Le confrère note le « retour de la mobilisation cette semaine » »Liberté » confirme que de nouvelles manifestations sont prévues pour mercredi, jeudi et samedi prochains et reprends certains propos de Jean-Pierre Fabre qui dit qu’il « faut garder la flamme allumée. Il faut qu’on travaille ensemble. » Sur un sujet différent, le quotidien privé allume les projecteurs sur les relations entre la France et le Togo et révèle « qu’une ONG accuse la France de fournir des matériels de répression à la dictature quinquagénaire » Dans le reste de l’actualité, ‘‘Le Combat du Peuple » commet un article dans lequel il dit être menacé par le journal français ‘‘La Lettre du Continent » pour l’avoir reproché son manque de « rigueur » dans le traitement de la crise politique togolaise. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 993 du 24 novembre 2017
La crise politique au Togo est le sujet phare traité dans les colonnes des journaux parus ce vendredi. Les « voies » du dialogue annoncé par le gouvernement sont « balisées », écrit »L’Eveil de la Nation ». Elles le sont suite aux différentes rencontres que les protagonistes ont eues çà et là à Lomé, en Abidjan, Abuja, Accra, Londres et Paris. Justement, à propos de la rencontre entre une délégation de la coalition et le président guinéen, Alpha Condé, dans la capitale française, »Vérité des Peuples » et »La Lanterne » rapportent que « les deux parties ont convenu de la nécessité de créer un climat d’apaisement » avant l’ouverture très prochainement des pourparlers. Mais pas seulement. A en croire »Liberté », la coalition de l’opposition est « restée ferme » face au président en exercice de l’Union Africaine sur les « préalables » avant tout dialogue. Ces préalables, détaille le quotidien privé, se résument à « la libération immédiate et sans conditions des prisonniers, la levée de siège sur les villes de Mango, Bafilo et Sokodé et de la poursuite judiciaire contre certains leaders de l’opposition, l’arrêt du harcèlement contre Tikpi Atchadam ». En ce qui concerne la libération des prisonniers, »L’Eveil de la Nation » pense que le gouvernement devrait accéder à cette demande « au nom de l’apaisement et de la décrispation pour permettre au dialogue tant annoncé non seulement de prendre corps mais d’aller jusqu’au bout avec des conclusions qui rassurent les uns et les autres ». De son côté, ‘‘L’Alternative » donne à savoir que le président français, Emmanuel Macron, demande à Alpha Condé de « laisser Nana Akufo-Addo poursuivre ses efforts de médiation ». Quoi qu’il en soit, »Liberté » estime que l’opposition et le pouvoir doivent aller « au-delà d’un accord de principe » sur la tenue de ce dialogue en posant des « actes concrets ». La publication regarde beaucoup plus en direction de Faure Gnassingbé qui devrait profiter de cette accalmie en termes de manifestations pour « multiplier les gestes de bonne volonté, question de donner corps au dialogue ». Alors qu’il ne s’était pas encore prononcé sur la situation politique dans son pays, Faure Gnassingbé a abordé le sujet cette semaine en Côte d’Ivoire. Non content de rappeler que « pour dialoguer, il faut être deux », le président de la République a laissé entendre que les discussions pourront s’ouvrir dans deux semaines. En « réaffirmant ainsi son engagement pour la tenue du dialogue », analyse »La Lanterne », le numéro 1 togolais « prend de court » l’opposition qui s’attendait à ce que le chef de l’Etat envoie ses collaborateurs discuter des préalables. Ce faisant, ajoute l’hebdomadaire, il « reprend le contrôle de la situation en envoyant de façon magistrale la balle dans le camp de l’opposition désormais acculée ». A propos de l’opposition, elle se trouve face à un « choix cornélien », renseigne »Le Canard Indépendant ». Celui de la nécessité d’une transition politique ou du départ de Faure Gnassingbé. L’opposition qui sera dans les rues samedi prochain, informe le journal. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que les Togolais se retrouvent autour d’une table de discussions. Plusieurs rounds de dialogue ont eu lieu sans suite, selon plusieurs analystes. C’est pourquoi »Canal D » évoque les « conditions » minimales qui doivent être remplies pour que ce nième dialogue aboutisse. Le confrère parle d’exigences « réalistes et surtout réalisables » dictées par l’intérêt général. Il faut aussi, insiste le tabloïd, éviter de faire une fixation sur une « seule personne ou famille » et surtout fixer un chronogramme précis pour la mise en œuvre des recommandations qui sortiront de ces pourparlers. En tout cas, il faut garder espoir en ces discussions, suggère »Vérités des Peuples ». Et puis, ‘‘L’Alternative » publie en intégralité le rapport d’enquête de la gendarmerie nationale sur le match Gbikinti de Bassar-Maranatha de Fiokpo qui avait en son temps cristalliser les commentaires suite à son score inhabituel de 11 buts à 0. Cette enquête « confirme un match truqué », précise »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 992 du 23 novembre 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent l’imminence du dialogue pour résoudre la crise politique au Togo. Si ce dialogue pourra s’ouvrir à la fin de ce mois ou alors en début de mois prochain, »Faits & Chiffres », dans leur toute première parution pensent que « ce n’est pas forcément une bonne nouvelle » pour les Togolais, car des pourparlers, il y en a eus à la pelle sans que cela ne donne grand-chose. »Waraa les Vainqueurs » également opinent sur le sujet et relève que « Faure Gnassingbé est prêt pour un dialogue franc et sincère », contrairement à l’opposition dont la volonté et la disponibilité à aller à la table de discussions ne sont pas exprimées sans ambiguïté. Mais lorsqu’on parcourt les colonnes de »Chronique de la Semaine » et »Echos du Pays », on découvre certains actes et dispositions que la coalition des 14 partis de l’opposition a pris dans la perspective du dialogue. »Chronique de la Semaine » donne à savoir que l’opposition a décidé de « d’abandonner» les manifestations initialement prévues les jours ouvrés qui « fatiguent les populations et bloquent leurs activités » pour le samedi. Même la marche de samedi est « annulée », renseignent »Echos du Pays ». Dans tous les cas, les tractations sont en cours pour que ce dialogue aboutisse. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le président Faure s’est rendu cette semaine en Abidjan et à Abuja où il a rencontré Alassane Ouattara et Mohamed Buhari. Pendant qu’une partie de ses opposants rencontrait le président guinéen Alpha Condé à Paris, l’autre partie échangeait avec le groupe des 5 à Lomé. Entre temps, c’est l’ancien ministre François Boko qui a s’est entretenu avec le chef de l’Etat ghanéen à Londres. Ces initiatives, mises les unes dans les autres font conclure ‘‘Flambeau des Démocrates » que « quelque chose se trame », peut-être un « deal » qui consisterait à aller à un « gouvernement de transition dirigé par un homme de consensus qui aura les pleins pouvoirs à réformer le pays et le conduire à des élections transparentes en 2020, scrutin auquel lui-même ne prendra pas part ». La transition politique, c’est aussi la proposition du Front citoyen Togo Debout. Il l’a rendue publique hier au cours d’une rencontre avec la presse, mentionne »Liberté ». Quid du départ de Faure Gnassingbé réclamé par l’opposition ? Le président guinéen, mêmement président en exercice de l’Union Africaine s’est prononcé là-dessus, informe »Forum de la Semaine ». Pour Alpha Condé, cité par le quotidien privé, c’est une question qui doit être débattue en interne entre Togolais. Mais ‘‘Le Perroquet » assure que « l’opposition doit exiger et obtenir à tout prix le départ de l’actuel chef de l’Etat du pouvoir en 2020 ». « Le juste milieu entre le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et sa candidature pour les échéances de 2020 serait en ce moment le nœud du deal politique qui focalise les attentions », commente »Flambeau des démocrates ». Quoi qu’il en soit, le dialogue reste pour l’instant l’option viable pour remédier à la situation politique actuelle. C’est pour quoi Dama Dramani, rapporte »Forum de la Semaine », « invite l’opposition à saisir la main tendue du gouvernement ». Cette sortie du président de l’Assemblée nationale a le don de faire sortir »Liberté » de ses gonds. « N’est-ce pas avec sa complicité qu’on mélange les choses à l’hémicycle en rejetant les propositions des partis de l’opposition ? Qu’il ne vienne pas distraire les honnêtes citoyens. (…) »Gné n’importe quoi ! » », s’offusque le quotidien. L’autre équation reste les parties prenantes au dialogue. « Doit-on inviter à la table des discussions Monsieur-tout-le monde ? » se demande »Le Perroquet » qui recommande la « vigilance à la coalition pour récuser la présence aux discussions de certains partis dits de l’opposition qui font le jeu du pouvoir ». Mais « ces partis qui n’ont pas été acteurs de la crise pourront eux aussi enclencher une autre crise », craignent »Waraa les Vainqueurs ». Par ailleurs, »Liberté » pense que le bel exemple zimbabwéen devrait faire des émules au sein du RPT/UNIR et de l’armée togolaise. Armée togolaise dont doit tenir compte l’opposition au cours du prochain dialogue pour ce qu’elle est une composante incontournable, ainsi que suggère »Le Perroquet ». Au surplus, »Togo-Presse », édition d’hier mercredi, informe de l’organisation mardi dernier à Lomé d’un atelier d’imprégnation sur le document actualisé de la convention collective des professionnels de la presse. Cet atelier dont l’objectif est d’ « amener les acteurs à s’approprier le contenu dudit document » a connu la présence d’un représentant de la HAAC. M. Badjibassa Babaka a souligné l’importance de cette rencontre, car l’instance de régulation « attend depuis longtemps des règles qui puissent régir le cadre théorique et l’exercice de la profession des journalistes ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 991 du 22 novembre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce mercredi reste dominée par la crise politique au Togo. Aucune rencontre ne semble être de trop pour aider les Togolais à trouver une issue à la crise politique que traverse le pays depuis quelques mois. En effet, le président Faure Gnassingbé a été reçu hier par son homologue nigérian à Abuja pendant que ses opposants prenaient langue avec Alpha Condé à Paris. De son côté, informe »Liberté », Nana Akufo-Addo du Ghana a eu, à Londres, « plusieurs heures de séance de travail » avec l’ancien ministre François Boko. Ça bouge donc dans tous les sens, constate »Le Libéral ». »Le Magnan Libéré » parle d’une « course contre la montre la montre » dans la perspective du dialogue. Ce qui est sûr c’est que les « tractations pour la facilitation » de ces pourparlers annoncés d’ici le début du mois prochain « se multiplient », observe »Le Dialogue ». Avant de rallier Abuja hier, le chef de l’Etat togolais était, la veille, en Abidjan où il a conféré avec le président ivoirien sur un certain nombre de sujets d’actualité dont la situation politique au Togo. Faure Gnassingbé pourrait rencontrer Emmanuel Macron, le président français, en marge du sommet Union Européenne-Afrique qui s’ouvre la semaine prochaine dans la capitale ivoirienne, renseigne »Tingo Tingo ». Quoi qu’il en soit, le numéro un togolais s’est enfin prononcé sur la crise dans son pays, ajoute l’hebdomadaire. « D’ici quelques semaines, le dialogue pourra s’ouvrir », a-t-il notamment confié dans des propos repris par le confrère. A l’aune de cette intervention présidentielle, »Lettre de la Kozah » souligne à grand trait la « disponibilité » réaffirmée de Faure Gnassingbé pour le dialogue autour des questions d’intérêt partagé. « Pour dialoguer, il faut être à deux, ma voix seule ne suffit pas », dira le président togolais au sortir des échanges avec Alassane Ouattara. Ces propos sont mis en relief dans les colonnes de »Le Messager ». C’est plutôt le président Faure qui « tergiverse » en ce qui concerne la tenue du dialogue, signale ‘‘Le Triangle des Enjeux ». »Le dialogue » n’est pas sur la même longueur d’onde et fait remarquer que la volonté du chef de l’Etat d’aller à la concertation ne trouve pas encore un écho favorable sans ambiguïté auprès de l’opposition, notamment de la coalition qui continue de mobiliser les populations dans la rue. Cette posture, selon le tabloïd, n’est pas de nature à favoriser un climat de sérénité nécessaire aux discussions. La rue oui « mais jusqu’à quand ? » s’interroge ‘‘La Dépêche » qui pense qu’il aurait été beaucoup plus sage de mettre en sourdine les manifestations pour donner des chances d’aboutissement au dialogue, quitte à les reprendre si, in fine, les résultats escomptés n’ont pas été atteints. »Lettre de la Kozah » aussi déconseille à l’opposition l’option des marches pendant que l’on s’active pour les pourparlers. « En politique, la légitimité et la crédibilité s’obtiennent dans les urnes et non dans la rue », rappelle le journal. Dans tous les cas, « pour un apaisement total, il faut aller à un dialogue », encourage le président de l’Observatoire togolais des prisons, Baba Acotié Saïd interviewé par »Le Patriote ». Aussi, l’hebdomadaire recommande-t-il de faire preuve de « pragmatisme et de lucidité » dans la recherche des pistes de solutions pour résoudre la crise et ainsi « délivrer les Togolais ». Il ne faut pas désespérer, car « tout va aller plus vite pour trouver une issue favorable à la crise togolaise », réconforte »Le Magnan Libéré ». D’ailleurs, « les acteurs sont de plus en plus proches du dialogue », assure ‘‘Forum de la Semaine ». « Le peuple est alors dans l’attente », écrit »Le Dialogue ». L’autre fait de l’actualité c’est la démission de Robert Mugabé au Zimbabwé. Un départ suscité, selon beaucoup d’observateur, par l’armée. Et du coup, certains au Togo tournent leur regard sur la grande muette. C’est à juste titre, semble dire ‘‘La Dépêche » qui nous apprend d’ailleurs que « l’armée est au cœur des enjeux politiques dans notre pays ». L’opposition l’aurait compris, c’est pourquoi, note »Vision d’Afrique », elle lui fait un « clin d’œil ». « Vous êtes la lumière qui éclaire les peuples et qui effraie les tyrans », a déclaré le Prof. Wolou Komi de la coalition dans »Le patriote » à l’endroit des forces armées. Le président du PNP a lui, renchérit en invitant l’armée, selon »Le Messager », à rejoindre la lutte populaire. Un appel qui peut lui valoir jusqu’à cinq ans de prison, selon le confrère. Il faut dire que le ministre de la sécurité a rétorqué à l’opposition suite à cet appel du pied. « L’armée est fidèle aux institutions de la République point », a-t-il tranché. Et d’ajouter : « l’opposition veut que les militaires soient de son côté, pourquoi elle marche ? Vous êtes allés lyncher les militaires et vous voulez qu’ils soient avec vous ? » Finalement, l’armée togolaise est-elle « loyaliste ou républicaine ? » se demande »Fraternité ». La publication rappelle que « les propos du ministre ne sont que l’expression d’une prise de position de l’armée déjà connue de l’opinion ». Cette armée « doit se rendre véritablement républicaine », martèle »Le Triangle des Enjeux ». Au surplus, le monde entier s’émeut suite à un reportage diffusé sur CNN relativement à la traite humaine en Libye. Le président togolais a exprimé son « indignation » après cette révélation. »Liberté » dénonce la »duplicité » de Faure Gnassingbé qui « joue l’affligé sur ce scandale en Libye et qui reste indifférent au massacre du peuple togolais depuis trois mois ». Et puis, la presse du jour informe que le parti UNIR a désormais sa plateforme digitale. Le www.unionpourlarepublique.com, à ne pas confondre à www.unir.tg, a été lancé hier à Lomé et s’inscrit dans la droite ligne des stratégies de communication de cette formation politique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 990 du 21 novembre 2017
Le président togolais, était hier en visite en Abidjan. A en croire ‘‘Forum de la Semaine », Faure Gnassingbé et Alassane Ouattara ont échangé sur la crise togolaise. Mais pas seulement. Le chef de l’Etat ivoirien et son hôte ont également fait le tour de l’actualité internationale, surtout le prochain sommet Union Européenne-Afrique prévu la semaine prochaine dans la capitale ivoirienne. Et en croire »L’Alternative », la crise togolaise « risque de peser sur les discussions » au cours de cet important rendez-vous. C’est pourquoi, ajoute le bihebdomadaire, la France souhaite que la situation au Togo soit « décantée » avant la tenue de ce sommet. C’est justement pour aider à la résolution de la crise que le président guinéen, le Prof Alpha Condé et par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine, offre ses services. Selon »Liberté », »L’Alternative » et »L’Indépendant Express », il reçoit ce jour une délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition. Elle devra être composée de Tikpi Atchadam, Brigitte Adjamagbo qui ont quitté respectivement Accra et Lomé pour rejoindre Jean-Pierre Fabre à Paris où a lieu la rencontre. D’après »Liberté », ces trois représentants de la coalition iront devant le président Condé « réitérer la position du peuple togolais » dont ils ne sont que des porte-paroles. Pendant ce temps, le dialogue annoncé par le gouvernement est toujours dans sa phase de préparatifs. Hier en Abidjan, Faure Gnassingbé a rappelé que pour dialoguer il faut être deux personnes. Cela veut dire qu’outre le pouvoir, l’opposition devrait aussi s’inscrire dans la logique des pourparlers. Mais cette opposition pose des préalables avant l’ouverture des discussions. Autre point d’achoppement, les parties prenantes au dialogue. »Actu Express » croit savoir que « sous prétexte d’un dialogue inclusif, le pouvoir en place est à la manœuvre pour ouvrir le dialogue à certains partis politiques moribonds dits de l’opposition à l’effet de torpiller les négociations ». La publication rappelle que les protagonistes de cette crise ne sont autres que le pouvoir en place et la coalition des 14 partis de l’opposition qui mobilise les Togolais dans la rue depuis plusieurs mois. Pas question que ce dialogue-ci soit un nouveau marché de dupes, martèle »Le Bâtisseur » qui « avertit les opposants recto verso » devant la probable circulation des billets de banque. « Il faut surtout éviter »le piège à cons » », recommande »L’Indépendant Express ». En attendant le démarrage proprement dit de ce dialogue, la coalition des 14 continue de recourir à la mobilisation populaire pour « maintenir la pression » sur le pouvoir, renseignent »L’Indépendant Express » et »Actu Express ». Les deux tabloïds rappellent que les Togolais ont encore battu le pavé la semaine dernière. Et même dans la rue, c’est le « rouge du PNP qui écrase lamentablement l’orange » de l’ANC, observe »Le Médium ». Au point de chute de la marche de samedi dernier, des fleurs ont été offertes à l’armée, écrit »Le Bâtisseur ». Et c’est à juste titre, car la grande muette est « au centre de la crise », souligne »L’Indépendant Express ». « Vous ne pouvez pas être complice de l’asservissement du peuple par votre indifférence ou par votre silence », leur a lancé le professeur Wolou dans un message dont se fait l’écho »Liberté ». « Nous comptons sur vous pour éviter l’agression des civils », poursuit la coalition. La réponse du ministre de la Sécurité n’a pas tardé. « Qu’ils ne rêvent pas que les militaires seront de leur côté », opine Yark Damehane. Sur le sujet, »Forum de la Semaine » donne à savoir que le président du PNP a « appelé l’armée à rejoindre le peuple ». Ce message est « gravissime », car il « viole la charte des partis politiques », signale le quotidien privé qui assure que Tikpi Atchadam « tombe ainsi sous le coup de la loi ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 989 du 20 novembre 2017
La politique cristallise toujours l’actualité des journaux parus ce lundi. Mobilisation record les 16, 17 et 18 novembre 2017, « l’opposition exprime sa solidarité aux forces de défense et de sécurité », titre ‘‘Liberté ». Ceci à travers une déclaration dans laquelle l’opposition « rappelle que les militaires et les civiles sont liés par le même destin », ajoute le quotidien privé. Yark Damehane, le ministre en charge de la sécurité vient mettre fin aux espoirs que l’opposition place aux Forces Armées Togolaises en déclarant : « Que les opposants ne rêvent pas que les militaires seront de leur cotés », rapporte ‘‘Forum de la Semaine ». Par ailleurs, ‘‘Liberté » révèle que les Forces Armées Togolaises sont en proie à des remous et que « Faure Gnassingbé compte augmenter les salaires des soldats pour les appâter ». Répondant au Professeur Wolou Komi, Secrétaire Général du PSR qui « essaie maladroitement d’apprendre aux militaires leurs devoirs », ‘‘Le Combat du Peuple » fait savoir qu’un aspect essentiel échappe à l’homme politique : « Les Forces de sécurité qui sont chargées du maintien de l’ordre n’ont jamais reçu l’ordre de leur hiérarchie de lancer des grenades lacrymogènes dans les maisons », et que « Le Togo n’est pas une dynastie et Faure n’a jamais opposé l’armée et le peuple », conclue l’hebdomadaire. Concernant toujours l’armée, le confrère traite Fulbert Attisso « d’opposant apprenti sorcier », pour avoir appelé l’armée togolaise à « tirer exemple de l’armée zimbabwéenne pour que le Togo entre en démocratie ». Sur un sujet différent, la mobilisation de contestation du pouvoir s’amplifie, « un gouvernement d’union, piège pour noyer la lutte », pense ‘‘Le Correcteur ». Malgré la mobilisation de l’opposition qui ne faiblit pas, « Le Chef de l’Etat n’entend rien lâcher. Pour lui, l’usure aura raison des manifestations. », Confie le confrère qui ajoute que Faure « ne veut pas de préalables pour le dialogue. Ce qui compte, c’est de former un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre issu de la coalition de l’opposition pour opérer ensemble les réformes. » Parlant justement de dialogue, »Nouvelle Opinion » rappelle que la communauté internationale appelle à un dialogue inclusif et sincère. Au moment où le pouvoir « s’aligne », l’opposition « cafouille » »Liberté » offre à lire que « le grand enjeu de ces discussions annoncées, c’est de trouver une solution de sortie de crise…. Et que le dialogue débouche sur un règlement consensuel de la situation. » »Le Combat du Peuple » pour sa part opine que l’opposition maintient la pression tout en acceptant d’aller au dialogue. C’est de « l’hypocrite politique » car « on ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois », commente-t-il. Tout à fait autre chose, « Awa Nana annonce la phase des indemnisations à partir de mi-décembre », informe ‘‘Nouvelle Opinion ». Cette indemnisation débute « avec les victimes vulnérables en décembre », précise ‘‘Forum de la Semaine ». En outre, certains confrères font savoir que Faure Gnassingbé a effectué une visite inopinée au marché de Niamtougou. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 988 du 17 novembre 2017
Les préparatifs pour le dialogue annoncé par le gouvernement se poursuivent. Pendant ce temps, l’opposition ne quitte pas la rue. Faure Gnassingbé lui, continue de sillonner les localités du pays pour poser des actes en faveur des populations. »Forum de la Semaine » donne à savoir qu’après Bavou dans l’Ogou, Assoukoko dans la préfecture de Blitta est éclairé. Ces actions inscrites à l’agenda du mandat social de l’actuel chef de l’Etat ne s’arrêtent pas à l’électrification des contrées. D’autres actes tous azimuts ont été posés par le président de la République. Ces opérations de « séduction » engagées par Faure Gnassingbé sont bien « tardives », opine »Le Canard Indépendant ». D’aucuns pensent que le périple présidentiel à travers le pays est dicté par la pression née de la crise que traverse le pays. C’est une mauvaise lecture que de voir les choses de cette manière, analyse »L’Eveil de la Nation ». Pour l’hebdomadaire, cet « amalgame » autour des inaugurations et rencontres présidées par le chef de l’Etat tient au fait que « le mandat social n’a pas été bien expliqué aux Togolais ». Et pendant que Faure Gnassingbé parcourt monts et vallées pour poser des actes concrets, l’opposition marche, observe ‘‘Togoréveil » qui conclut qu’en réalité « chacun fait ce qu’il sait faire le mieux ». Parlant de l’opposition, elle « maintient la pression » à travers la rue, constate »Le Canard Indépendant » qui rappelle que la coalition a entamé hier trois jours de manifestations populaires. Ils étaient « des milliers de Togolais à marcher pour exprimer le rejet du régime » en place, complète »Liberté ». Et à la coalition des 14 partis politiques, l’on croit à la rue. « La victoire, nous devons l’avoir absolument », martèle Mme Brigitte Adjamagbo dans »L’Alternative ». « Il est impossible de revenir dire aux Togolais que les choses vont rester en l’état », a déclaré Nathanaël Olympio. En tenant de tels propos, l’opposition risque de faire prendre à son propre piège, commente »Togomatin ». Dans tous les cas, la « pression continue en attendant le dialogue », écrit »Liberté ». Les contours de ces pourparlers sont en train d’être dessinés, note »L’Eveil de la Nation » qui croit savoir que les discussions seront dirigées par une personnalité neutre acceptée par toutes les parties, avec autour de la table le pouvoir et l’opposition, mais aussi la société civile et les chefs traditionnels. Les participants au dialogue font partie des « points d’achoppement », informe »Le Canard Indépendant », car la coalition veut être la seule interlocutrice du pouvoir. Il faut souligner que ces pourparlers se préparent sous les auspices du président ghanéen qui a dépêché à Lomé il y a quelques jours un émissaire pour rencontrer les protagonistes. Le nom de cet émissaire : Albert Kan-Dapaah, « un homme à surveiller de près, car c’est un copain de longue date de Faure Gnassingbé », avertit »L’Alternative ». Même en son sein, la coalition doit resserrer les rangs pour éviter que le pouvoir n’ « achète » certains de ses membres, recommande le bihebdomadaire. Et ce dialogue qui pourra débuter à la fin de ce mois, il faut « en rire ou pleurer ? » se questionne »La Voix du Peuple ». En lien avec la crise politique au Togo, le ministre de la Communication a été reçu mardi dernier sur les plateaux de la chaine de télévision France 24. Guy Madjé Lorenzo a fait une « piètre prestation, une prestation ridicule, une nullité absolue qui a provoqué l’hilarité de l’opinion », assure »L’Alternative » qui ajoute que le ministre « n’a pas véritablement de compétence » pour ces genres de sorties médiatiques. Et puis, »Liberté » révèle que la résidence du Général Séyi Mèmene a été perquisitionnée par des militaires à la recherche d’armes mais ces derniers sont repartis bredouilles. Le Service de Presse/HAAC