l’Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunications (ART&P) conduite par son président par intérim M. Boyodé Abayé. Cette séance de travail présidée par le vice-président de l’instance de régulation, M. Octave Olympio en présence des membres avait pour but de jeter les bases des discussions en vue de relancer la coopération entre les deux structures. Après la présentation d’usage, le vice-président de la HAAC a remercié la délégation pour toutes les actions accomplies dans le cadre du partenariat entre la Haute Autorité et l’ART&P avant d’émettre le vœu que ledit partenariat soit « formalisé » et « renforcé » pour dynamiser la collaboration entre les deux partis. Aussi, les échanges ont-ils porté sur les possibilités de financement par l’Autorité de Réglementation des activités de l’instance de régulation. Par ailleurs, la HAAC a proposé à la délégation la « réactivation des échanges réguliers entre les deux institutions, à travers la mise en place d’une commission conjointe HAAC/ART&P » Pour sa part, le président par intérim de l’ART&P a salué la tenue de cette séance de travail et a affiché la disponibilité de l’Autorité de Réglementation à œuvrer pour la réinstauration des bonnes pratiques qui existaient entre sa structure et la HAAC. Le service presse
Revue de presse N° 1004 du 13 décembre 2017
Les journaux parus ce mercredi évoquent la crise politique au Togo. Libération des détenus, retrait des forces de défense de la ville de Sokodé, rétrocession du matériel saisi dans le cadre des manifestations, levée du contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre, le « gouvernement pose les bases du dialogue », relève ‘‘Le Dialogue ». Mais pas seulement. Il a envoyé des correspondances aux partis politiques à l’effet d’échanger avec eux sur certains aspects relatifs à ces pourparlers. Les consultations sont menées par le Premier ministre Sélom Klassou. Invitée, la coalition a « boudé ces pseudo consultations », car elle y voit »une manœuvre de diversion » », renseigne »liberté ». Cette démarche gouvernementale « laisse nombre de Togolais dubitatifs et fait penser à un jeu trouble qui, du jour au lendemain pourrait constituer un obstacle majeur à une solution durable à cette crise profonde qui n’a que trop duré », commente »Le Triangle des Enjeux ». Pour sa part, »Fraternité » note que « l’objectif final de ces consultations entreprises par le pouvoir est de coopter des partis satellitaires qui lui serviront de béquilles au cours du dialogue ». Ce faisant, poursuit le journal, c’est une « perte de temps et résonne surtout comme un cinglant désaveu de Faure Gnassingbé aux présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé dont le travail préalable semble ne pas arranger le pouvoir de Lomé ». En tout cas, la coalition « veut d’abord », à en croire »Le Magnan Libéré », « des consultations directes avec le chef de l’Etat en lieu et place du Premier ministre ». Ce n’est pas tout. « L’opposition exige la présence de Faure Gnassingbé à ce dialogue », ajoute »Liberté ». »Le Magnan Libéré » voit en ces actes et postures un « tango que les protagonistes de la crise togolaise sont entrain de danser en ce qui cerne les préparatifs du dialogue ». Ces « désaccords » existent aussi sur le format et les modalités des discussions, mentionne »La Lanterne ». Selon le confrère, le gouvernement entend recueillir l’avis des partis politiques sur ces points mais l’opposition n’y voit aucun intérêt, attendu que ces questions ont été « déjà réglées avec le médiateur ». La coalition explique que le pouvoir ne saurait être juge et partie à la fois. Là-dessus, »Vision d’Afrique » s’interroge : « qui organise le dialogue ? une autre équation à résoudre ? » »Le Libéral » qualifie les arguments de l’opposition de « tirés par les cheveux » et assure que son « refus de répondre favorablement à l’invitation du chef du gouvernement pourrait lui coûter cher dans la mesure où l’échec de la tenue du dialogue donnerait au pouvoir en place l’occasion de foncer droit vers le referendum dont le processus est d’ailleurs déjà enclenché ». Alors, l’opposition va-t-elle opter pour le dialogue ? se demande »Le Messager ». Le tabloïd indique que Gilbert Bawara croit toujours « en la bonne volonté des acteurs politiques concernés ». Mais Francis Ayida, expert en gouvernance et démocratie explique dans les colonnes de »Liberté » que « les conditions ne sont pas réunies pour des discussions sincères ». Pendant ce temps, »Fraternité » observe que le président de la République est présent à presque tous les évènements, même aux funérailles. « Jusqu’où ira-t-il pour s’accrocher à son pouvoir ? » se questionne la publication. La presse du jour aborde également la grève des enseignants avec des élèves qui sont dans la rue. Elle n’a pas passé sou silence le choix porté sur Malick Natchaba pour diriger le Mouvement de la jeunesse du parti UNIR. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse 1003 du 12 décembre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce mardi est dominée par la situation politique au Togo. Ainsi que le rappelle »Canal D », « le gouvernement fait un grand pas vers le dialogue » en libérant les Imams de Sokodé et de Bafilo, conformément à la demande de la coalition des 14 partis de l’opposition. Pour »Togomatin », c’est la « dernière entrave » à la tenue des pourparlers qui « tombe » ainsi. Et le président de la République espère que les mesures gouvernementales d’apaisement « constitueront des bases solides pour des discussions sincères ». En tout cas, Faure Gnassingbé, à en croire »Forum de la Semaine », « invite les acteurs politiques à un sursaut national qui permettra aux différentes composantes de se retrouver autour d’une table ». Il ne saurait en être autrement, « sinon un quelconque argument pour marquer encore une hésitation ou un refus serait une forfaiture coûteuse devant l’histoire », commente »Togomatin ». Vendredi dernier le gouvernement était face à la presse pour évoquer les préparatifs de ce dialogue. Des correspondances ont été envoyées aux partis politiques pour recueillir leur point de vue sur le format et les modalités du dialogue. C’est « pour s’assurer que la réflexion et la préparation du dialogue se passent non pas de manière unilatérale, a expliqué le ministre Bawara » dans des propos rapportés dans »Forum de la Semaine ». Dans la foulée de cette sortie gouvernementale, renseigne »L’Alternative », l’opposition rappelle au pouvoir en place qu’il ne lui revient pas de diriger le dialogue, car protagoniste de la crise, il ne saurait être juge. Cette position de la coalition n’est pas de nature à favoriser le dialogue, opine Gilbert Bawara qui invite l’opposition à la « modestie, au refus du mépris et de l’exclusion ». L’opposition doit être vigilante pour éviter certaines erreurs et surtout certaines manœuvres du pouvoir, car les signes avant-coureurs de la sa « mauvaise foi » sont « prévisibles », recommande »Liberté ». En attendant, les marches se poursuivent. Et si l’opposition écoutait les « conseils » du président français Emmanuel Macron qui a indiqué les urnes comme moyen démocratique pour accéder au pouvoir ? écrit »La Montagne ». Et de questionner les moyens financiers qui soutiennent les manifestations publiques du PNP. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour évoque la nouvelle grève des enseignants, l’élection de Malick Natchaba à la tête du Mouvement des jeunes de l’UNIR et la fin de la 14è foire internationale de Lomé. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1002 du 11 décembre 2017
Les journaux parus ce lundi traitent de la politique et commentent largement la libération des Imams de Sokodé et de Bafilo Comme il l’avait annoncé lors de la conférence de presse du jeudi 7 décembre 2017, le gouvernement a fait libérer les Imams de Sokodé et de Bafilo arrêtés dans le cadre des manifestations violentes du Parti National Panafricain (PNP). A travers cette libération qui est à saluer à juste titre, « Le gouvernement donne des signaux positifs », écrit »La Dépêche » « Enfin, des portes sûres pour la tenue du dialogue », s’exclame ‘‘Nouvelle Opinion » qui pense qu’avec ces mesures d’apaisement que le gouvernement prend en acceptant des préalables de l’opposition, il « prend de la hauteur ». »Liberté » dans un reportage fait la peinture de la situation de la ville de Sokodé depuis le 19 août 2017 et fait savoir que l’Imam Hassan Mollah, libéré le vendredi 08 décembre passé , « a été accueilli dans une liesse populaire. Les proches et les curieux affluent à son domicile qui est pratiquement devenu un lieu de pèlerinage. » A sa sortie de prison, l’Iman « tacle » par cette déclaration : « Tous ceux qui n’aiment pas le changement sont des hypocrites ». Ces propos sont rapportés par ‘‘Le Correcteur » qui ajoute que l’Imam « dit pardonner à tous ceux qui ont œuvré pour qu’il soit arrêté ». Par ailleurs, ‘‘La Dépêche » revient sur la conférence de presse du gouvernement jeudi 07 décembre 2017 et en délivre l’intégralité de la déclaration liminaire. A l’aune ce cette déclaration, ‘‘Le Combat du Peuple » constate que le « Président et le gouvernement ont jeté un pavé dans la mare » et y voit un « sens de la responsabilité ». ‘‘Le Correcteur » également s’y intéresse et analyse une déclaration du ministre Payadowa Boukpessi qui a avancé que « l’organisation du dialogue n’hypothèque pas la tenue du référendum constitutionnel. Le referendum aura bel et bien lieu et la commission électorale travaille sur les préparatifs ». A en croire le confrère, ces propos du ministre de l’Administration Territoriale montrent que le « pouvoir qui dit que toutes les conditions sont réunies, a déjà son plan caché pour faire capoter les discussions afin de retourner à son fameux référendum qui n’est aucunement la solution ». »Liberté » pour sa part se fait l’écho de la conférence de presse organisée par la coalition des quatorze partis politiques de l’opposition, le vendredi 8 décembre dernier, qui visait « à rendre publique ses observations suite aux déclarations du gouvernement ». Au-delà des efforts consentis pour le gouvernement pour apaiser la situation et convier les acteurs politiques au dialogue, une « chose choque », note »Le Combat du Peuple’‘ : « c’est le rétropédalage auquel se livre l’opposition en exigeant la libération de ceux qui sont détenus dans l’affaire des incendies des grands marchés en 2013 ». Pour l’hebdomadaire, ce rétropédalage « est malsain ». Sur un sujet différent, ‘‘Le Correcteur » publie dans ses colonnes, une interview avec Jean-Pierre Fabre qui y dresse le bilan de la crise et les contours du dialogue. « En politique, la naïveté peut être fatale », a avancé entre autres le Chef de file de l’opposition. En outre, ‘‘Liberté’‘ propose un dossier intitulé « Opacité, détournement, surfacturation, sociétés écrans, corruption…, comment le réseau Aboka et ses complices au sommet de l’Etat fonctionnent ». Dans ce dossier, le quotidien privé indique que « bien que disposant de beaucoup de moyens, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la préfecture du Golfe, Kossi Agbenyega Aboka, ne fait rien pour assurer le développement de la préfecture…le pactole composé de taxes des marchés, des bars, des redevances des carrières d’exploitation du sable et des ristournes versées par les impôts, est souvent détourné soit pour ses propres affaires, soit pour graisser les pattes à ses parrains au sein de la minorité pilleuse. » Au surplus, ‘‘Le Combat du Peuple » reprend un article du journal »Jeune Afrique’‘ intitulé : « le paradoxe togolais ». L’hebdomadaire dit reprendre cet article à cause de la pertinence de ces analyses et adresse ses « félicitations » au journal. Dans le reste de l’actualité, certains confrères commentent le lancement par le HCRRUN, du processus de la phase de réparation de d’indemnisation. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC relatif à la Carte de Presse
Communiqué de la HAAC relatif à la carte de presse
Revue de presse N° 1001 du 08 décembre 2017
La crise politique cristallise l’actualité dans les journaux parus ce jour. Comme mise en bouche, notons que ‘‘Vérité des Peuples » revient sur la rencontre entre la HAAC et la CENI du 04 décembre passé au siège de la CENI, dans le cadre des « perspectives des joutes électorales ». Le gouvernement togolais a organisé hier, une conférence de presse pour faire le point de la situation qui prévaut dans le pays et « éclairer l’opinion sur les mesures prises pour la résolution de la crise et d’annoncer l’ouverture du dialogue dans les prochains jours », informe ‘‘L’Audience ». Le gouvernement était représenté par les ministres Gilbert Bawara de la fonction publique, Damehane Yark de la sécurité, Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale et Pius Agbetomey de la justice, précise le journal. »L’Eveil de la Nation » publie pour sa part, l’intégralité de la déclaration faite par le gouvernement au cours de cette conférence de presse. Cette déclaration est relative « aux mesures d’apaisement et de décrispation visant à favoriser le dialogue et la mise en œuvre des réformes politiques institutionnelles et constitutionnelles. », fait savoir le confrère. Selon le gouvernement, outre les mesures déjà prises dans le sens de l’apaisement, « des mesures supplémentaires sont encore à l’étude en faveur d’autres personnes jugées et condamnées », informe ‘‘Togoreveil ». A ces actions, « il faut surtout ajouter la volonté exprimée, à maintes reprises par le Président de la République, de discuter avec toute la classe politique des problèmes du pays dans un esprit constructif », note ‘‘Forum de la Semaine ». Dialogue ou pas, « le gouvernement décidé d’aller au référendum », opine »Le Canard Indépendant » qui propose le résumé de la conférence de presse du gouvernement. Pendant que le gouvernement donne des signaux forts pour l’ouverture des discussions, « les propos des leaders de l’opposition risquent de jeter les efforts du dialogue aux orties », avertit ‘‘Vérité des Peuples » qui cite Jean-Pierre Fabre selon lequel « il faut arrêter tout le processus pouvant conduire à l’ouverture des discussions ». A en croire le tabloïd, le Chef de file de l’opposition « fonde son alibi sur le fait que, du retour des marches, certains militants et leaders ont été réprimés par les forces de l’ordre (…) ». Pour le journal, il ne sert à rien de tenir « des propos incendiaires au moment où le peuple togolais attend de pied de grue ce dialogue ». Toujours concernant le dialogue, ‘‘L’Eveil de la Nation » révèle que « la coalition est divisée entre l’arrêt et la poursuite des manifestations ». D’un côté, l’aile dure de la coalition incarnée par l’ANC et le PNP qui tentent d’imposer leur point de vue aux autres membres de la coalition. Pour eux, « il faut continuer les marches avant et même pendant le dialogue pour maintenir la pression sur le pouvoir en place », fait-il savoir. De l’autre côté, le courant beaucoup plus souple guidé vers le réalisme. « Cette aile pense qu’il faut plutôt arrêter les manifestations à l’ouverture du dialogue, donner l’occasion à l’opinion nationale et internationale de mesurer la maturité de l’opposition », mentionne l’hebdomadaire. Sur une sujet différent, ‘‘Le Perroquet » commet un article sur les rapports du bilan financier de la participation du Togo à la CAN 2017 au Gabon et affiche à sa une : « Affaire des 600 millions de la CAN portés disparus le mandat social de Faure Gnassingbé à l’épreuve des magouilles d’un ministre indélicat : Le ministre Guy Madjé Lorenzo bientôt sous les verrous ». Le journal offre à lire que « les dernières informations font sérieusement état de ce que le ministre des sports Guy Madjé Lorenzo serait bientôt traduit devant la justice pour n’avoir pas pu empêcher ceux qui avaient en charge la gestion des fonds mobilisés pour la CAN 2017 de les détourner du fait qu’en amont, il en avait donné la garantie ». Sur le même sujet, ‘‘Liberté » révèle que des joueurs togolais ont vu s’offrir « des vestes à 900.000 FCFA » mais le ministre Lorenzo n’en a pas fait cas au cours de la conférence de presse sur les comptes, l’auditrice non plus. « Mais il nous revient que la surfacturation a été la chose la mieux partagée par ceux qui devraient gérer les fonds alloués pour la délégation togolaise, », soutient le quotidien privé. Par ailleurs, ‘‘Liberté’‘ reprend dans ses colonnes une interview que Jean-Pierre Fabre a accordée à ‘‘Jeune Afrique » N° 2969 du 3 au 9 décembre 2017 dans laquelle le leader de l’ANC déclarait : « Le rapport de force est toujours en faveur du peuple souverain, mobilisé et debout ». Au surplus, ‘‘Liberté’‘ se demande si face à la pression de la rue, Paul Kagamé pourra sauver Faure Gnassingbé. Le président rwandais prendra la tête de l’Union Africaine en fin janvier et « plusieurs sources font état de ce que le Prince togolais nourrit l’espoir que l’arrivée de son ami à la tête de l’institution panafricaine lui permettra de reprendre la main dans la crise politique qui ébranle son régime depuis plusieurs mois. », explique le confrère. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1000 du 7 décembre 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi la crise politique au Togo. Sur la première estrade de cette revue, la rencontre HAAC-CENI. C’était lundi dernier au siège de la CENI, à l’effet de « renforcer la collaboration » entre les deux institutions, renseigne »Le Bâtisseur ». Elles se sont, au cours de ladite rencontre, « engagées pour des élections libres et apaisées au Togo », précise »Forum de la Semaine ». »Le Changement » ne s’explique pas l’opportunité de cette rencontre au moment où les tractations sont en cours pour la tenue du dialogue. L’hebdomadaire voit en cela une manière pour la HAAC « à qui il est prêté une certaine maîtrise dans l’art de museler la presse et son acolyte la CENI constamment au cœur des fraudes électorales qui confortent le régime, de s’échauffer pour leur sale besogne ». « Vous êtes trop pressés les gars », martèle »Liberté » à l’endroit de la HAAC et de la CENI. Le quotidien privé leur rappelle qu’à l’heure actuelle, « ce qui préoccupe le peuple »gnassingbélandais », c’est comment faire pour dégager le »tchalévi simple » du fauteuil »prégodentiel » ». Le journal dit ne pas tenir rigueur aux deux institutions, car leurs membres ne vivant pas au Togo, ne sont peut-être pas informés de ce qui se passe au pays. Et justement, la situation politique au Togo « inquiète » les diplomates européens, relève »Flambeau des Démocrates ». Ces derniers l’on fait savoir au cours de la 18è session du dialogue UE-Togo. Le gouvernement les a « rassurés » sur ce que la crise sera résolue et l’Union Européenne a en retour promis son « soutien infaillible », informe »Chronique de la Semaine ». Pour nombre d’observateurs, la résolution de cette crise passe par la case dialogue, problème, la coalition exige des préalables avant le démarrage de ces pourparlers, souligne »Le Bâtisseur ». L’un de ces préalables reste la libération des détenus dont Alassani Mohamed Djobo. Mais apparemment, l’Imam de Sokodé ne risque pas de recouvrer sa liberté de si tôt, car selon »Liberté », « Faure Gnassingbé s’oppose à la libération de cet Imam ». L’autre fait qui ne serait pas de nature à favoriser l’ouverture rapide du dialogue, ce sont les « violences » voire « bastonnades » qu’auraient subies Jean-Pierre Fabre, certains de ses collaborateurs et des militants de l’opposition samedi dernier à l’issue de la marche. C’est faux, rétorque »Chronique de la Semaine » qui croit savoir que cette version n’a été servie que pour faire émouvoir l’opinion. ‘‘Le Changement » soutient que les militants de l’opposition ont été bel et bien « réprimés par les militaires » samedi. Le confrère assure même que c’est une « manœuvre pour amener l’opposition à boycotter le dialogue ». Il n’en faut pas davantage pour que Jean-Pierre Fabre menace de ne pas y prendre part. Il est coutumier du fait et l’opposition devrait se garder de tomber dans son « piège », recommandent »Waraa les Vainqueurs ». Face à ce qui précède, »Le Patriote » s’interroge : « Le dialogue prend-il finalement de l’eau ? » En attendant d’y voir clair, les manifestations de rue se poursuivent. Les prochaines dates retenues sont les 13, 14 et 16 décembre. « La vraie sorcellerie, c’est quand on dit oui au dialogue mais on continue de marcher », dénonce »La Symphonie ». Ces marches « perturbent l’économie nationale », renchérissent »Echos du Pays ». »Dounia le monde » confirme et évoque la « dégringolade de l’économie et de la peur du lendemain ». Vivement l’ouverture de ce dialogue qui sera conduit par le président Nana Akufo-Addo du Ghana. Ghana où se serait rendu Faure Gnassingbé hier. »Le Correcteur » se demande si le président togolais ne s’y est pas rendu pour « torpiller » le dialogue. De son côté, »Actu Express » explique que si le pouvoir « traine le pas » à ouvrir le dialogue, c’est « pour rendre forcloses les réformes du cadre électoral », car le protocole additionnel de la CEDEAO interdit de toucher aux dispositions légales six mois avant la tenue des élections. Les confrères se sont aussi intéressés à la position d’Emmanuel Macron sur la situation politique au Togo, la sortie médiatique de Gilchrist Olympio, la présence de Faure Gnassingbé sur le terrain au contact des populations et le démarrage la semaine prochaine de la phase d’indemnisation par le HCRRUN des victimes des violences politiques au Togo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 999 du 06 décembre 2017
En levée de rideau, »Liberté », »Le Libéral », »Le Dialogue » et »La Lanterne » se font l’écho de la rencontre d’échanges que la HAAC a eue avec la CENI lundi dernier. Une rencontre à l’effet de dynamiser la collaboration entre les deux institutions. Le président de la République est de plus en plus visible sur le terrain auprès des populations. Ces dernières semaines, il a sillonné plusieurs localités pour lancer les travaux d’intérêt public ou pour inaugurer certains ouvrages. Sa dernière sortie l’a emmené dans la préfecture de l’Est-Mono où il a posé la première pierre pour la construction de l’institut de formation agro-développement, informent »Le Libéral » et »Le Dialogue ». »Tingo Tingo » constate donc que c’est le mandat social qui « s’accélère ». Mandat social ou pas, ‘‘Le Magnan Libéré » lui, fait observer que pendant que Faure Gnassingbé « travaille, l’opposition se complait dans la rue ». Parlant de l’opposition, elle continue de mettre la pression à travers ses manifestations tout en exigeant la satisfaction de certains préalables avant la tenue du dialogue. Le pouvoir a posé certains actes allant dans ce sens. Sauf que lorsqu’il fait « quelques pas en avant », il réalise « deux bonds en arrière », souligne »Liberté ». A preuve, remarque le quotidien privé, après avoir libéré certains manifestants et fait retirer les forces de défense de la ville de Sokodé, il a « interdit » le passage devant l’Etat-major des FAT. A cela, il faut ajouter les « violences » commises sur les manifestants samedi dernier alors qu’ils revenaient de la marche, poursuit-il. Sur l’interdiction de passer devant l’Etat-major, »Le Magnan Libéré » assure qu’il ne fait pas bon de se vêtir en rouge ou en Orange ces derniers temps, car vous risquez de vous faire « violenter ». « Devrait-on réviser notre garde-robe pour supprimer tous les habits à ces couleurs-là ? Où se trouve donc la liberté de manifestation ? » s’interroge le confrère. »La Dépêche » aussi se questionne : « Qui a donné l’ordre de dresser le barrage de 3K, de faire sortir les miliciens et de bastonner les militants de l’opposition rentrant chez eux ? » L’hebdomadaire croit savoir que « les auteurs de ses bastonnades appartiendraient à une cellule secrète qui s’oppose à toute évolution politique dans le pays et dont les membres seraient inquiets de la perspective du dialogue et surtout de la possible nomination de Pascal Bodjona, leur bête noire comme Premier ministre de la transition ». Quoi qu’il en soit, « la répression des manifestants par la soldatesque aux réflexes faciles samedi dernier est un acte qui désert la politique d’apaisement de Faure Gnassingbé », opine »La Lanterne ». »La Dépêche » fait le rapprochement entre ce qui s’est passé samedi et la survenue des incendies des marchés en avril 2012 à la veille de l’ouverture d’un dialogue politique. Toute chose qui avait contraint l’opposition réunie dans le CST à claquer la porte de ces pourparlers, car certains de ses responsables ont été accusés d’être derrière ces incendies. La publication croit savoir que c’est le « même scénario » que l’on a voulu rééditer la dernière fois. Et de se demander si ces adeptes du « statu quo opèrent avec la bénédiction de Faure Gnassingbé ou pas ». « Quand on chef, on porte les responsabilités tout seul. Il appartient au président de la République de faire preuve de fermeté », commente »Sika’a ». En tous cas, Jean-Pierre Fabre a laissé entendre que si les manifestants de l’opposition continuent de subir la violence, la coalition risque de ne pas prendre part au dialogue. Cette posture du chef de file de l’opposition qui demande aussi l’arrêt des poursuites à son endroit témoigne de ce qu’il n’est pas disposé à aller autour de la table des discussions, note »Le Dialogue » qui rappelle que les pourparlers sont, quoi que l’on fasse, le seul moyen de régler efficacement la crise politique au Togo. Pour sa part, »Tingo Tingo » renseigne que ce dialogue pourra s’ouvrir d’ici le 10 décembre prochain avec une « implication » de l’ancien président béninois Yayi Boni. De son côté, »Le Triangle des Enjeux » signale que Faure Gnassingbé est « de plus en plus isolé » et explique que « certains de ses pairs ne veulent pas le rencontrer » à cause de sa volonté de « s’éterniser » au pouvoir. »Fraternité » s’intéresse également au chef de l’Etat togolais et note le « contraste » qui réside dans le fait qu’il ne parvienne pas à résoudre la crise dans son propre pays mais se positionne comme médiateur en Guinée Bissau. Sur un tout autre sujet, la presse du jour évoque l’indemnisation par le HCCRUN des victimes des violences politiques. « On indemnise, on recommence le crime et on fait pire », écrit »Fraternité ». Le Service de Presse/HAAC
Pour la réussite des consultations électorales à venir : la HAAC et la CENI se concertent
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont eu, le lundi 5 décembre 2017, une rencontre d’échanges, au siège de la CENI. Ladite rencontre a permis aux membres des deux institutions impliquées dans l’organisation des élections d’avoir une prise de contact formelle et de jeter ainsi les bases de la réflexion pour une meilleure collaboration au cours des échéances électorales à venir. Après avoir rappelé la mission de l’instance de régulation des médias, le vice-président de la HAAC, M. Octave Olympio a, dans son allocution de circonstance, précisé que cette rencontre « vient en application du code électoral qui fixe les rapports entre la CENI et la HAAC lors des consultations électorales ». « Notre séance de travail de ce jour va nous permettre à coup sûr, de mettre en place ou de jeter les bases d’une synergie entre nos deux institutions en vue d’une meilleure implication et responsabilisation des médias pour une réussite des échéances électorales », a-t-il ajouté. Pour sa part, saluant le travail abattu par la Haute Autorité au cours des processus électoraux passés, le président de la CENI a souhaité la « réactivation du groupe de travail » entre sa structure et la HAAC à l’effet de « faciliter l’interaction » entre les deux institutions. Le Professeur Kodjona KADANGA a également remercié l’instance de régulation pour les « initiatives » qu’elle prendra pour contribuer aux consultations électorales et référendaires « apaisées » au Togo. En outre, le président de la CENI a salué la mémoire du défunt président de la HAAC, M. Pitang Tchalla rappelé à Dieu le 19 septembre 2017. Si la HAAC s’occupe du volet couverture médiatique des élections, l’organisation matérielle de celles-ci est dévolue à la Commission Electorale. Le service de presse / HAAC
Revue de presse du mardi 05 décembre 2017
La crise politique au Togo continue de meubler les colonnes des journaux. »L’Indépendant Express » rappelle qu’à l’appel de la coalition des 14 partis de l’opposition, des manifestants étaient encore dans la rue samedi dernier pour une « grande mobilisation ». Et à en croire l’hebdomadaire, les Togolais font du départ de Faure Gnassingbé leur « point d’honneur ». Tout s’est globalement bien passé ce samedi sauf des incidents signalés par endroit, ceci après la marche, précisément lorsque les manifestants regagnaient leurs domiciles. Il a été rapporté que des points de déviations ont été instaurés pour répondre à des besoins sécuritaires. D’aucuns ont évoqué des bastonnades à Adéwi et à Atikoumé et des tracasseries à l’encontre de certains responsables de la coalition. Très vite, l’information a profusément circulé dans les réseaux sociaux. Seulement, les choses ne se sont pas forcément passées telles que décrites sur les différentes plateformes, relève »Forum de la Semaine ». Dénonçant la « mauvaise foi des leaders de l’opposition », le quotidien privé explique d’abord que les points de déviation s’imposaient à tout le monde et non aux seuls manifestants. Et puis, poursuit le tabloïd, ce sont les provocations, invectives et menaces des marcheurs et certains de leurs leaders à l’endroit des agents postés à ces points de déviation qui ont provoqué le jet des bombes lacrymogènes à l’effet de disperser la foule « surexcitée ». Son de cloche opposé dans »L’Alternative » qui évoque carrément un « délit de faciès » bien préparé. A en croire le bihebdomadaire, il s’est agi d’un tri afin de « traquer les militants d’un parti dont la couleur saillante crève les yeux au pouvoir et lui fait perdre toute lucidité ». Le confrère d’ajouter que ce « regain de l’acharnement à l’encontre des militants de l’opposition relève une fois de plus la frilosité du régime en place ». « Pourquoi les forces de défense s’étaient-elles transformées en des milices, refaisant le portrait aux manifestants au niveau du bar 3K ? Que cherchaient-elles exactement à ce point ? » s’interroge »Liberté ». Le journal assure que « ces hommes qui étaient censés être dans les casernes n’avaient agi que dans le but de terroriser et semer le chaos ». Selon certains analystes, les incidents de samedi dernier peuvent avoir des répercussions sur les préparatifs du dialogue. En tout cas, »Liberté » rappelle que le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, « menace » déjà de ne pas prendre part à ces pourparlers « si les choses continuent comme ça ». Parlant justement de dialogue et surtout de médiation, il faut à tout prix éviter Alpha Condé, car non seulement c’est un « manipulateur », mais c’est aussi un « trouble-fête dans le bourbier togolais » qui manœuvre pour « torpiller la médiation de Nana Akufo-Addo », prévient »L’Alternative ». Pour sa part, »L’Indépendant Express » évoque la transition politique qui pourrait découler du dialogue. Les noms de Pascal Bodjona et de François Boko sont avancés pour jouer un rôle clé. La publication estime que les deux personnalités ne sont pas « indispensables » mais par leur maîtrise des rouages du pouvoir et leur entrée faciles dans les états-majors des partis de l’opposition, ils ont de quoi « rassurer » les uns et les autres pour un exercice réussi. Quant à Gilchrist Olympio, faut-il considérer sa sortie de la semaine dernière comme de l’ « audace » ou de l’ « épiphénomène » ? se demande »Le Médium ». Il faut rappeler qu’il a, entre autres, annoncé sa volonté de quitter la scène politique togolaise et demandé à Faure Gnassingbé de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2020. ‘Liberté » s’attarde sur l’actuel président de la République et souligne ses « stratégies et manœuvres infructueuses pour casser la contestation » populaire. Le quotidien privé mentionne « la diabolisation de Tikpi Atchadam, les manœuvres pour empêcher le rapprochement entre ce dernier et le chef de file de l’opposition, la défiance de l’opposition dans la rue, la démobilisation par la répression et la terreur, la présentation du PNP comme armé pour le neutraliser, le dressage de l’armée contre le peuple et les tentatives d’opposer l’opposition et ses soutiens ». Au surplus, la crise togolaise a été largement abordée hier à Lomé au cours de la 18è session du dialogue politique entre l’Union Européenne et le Togo, rapporte »Forum de la Semaine » et »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC