Les journaux parus ce lundi décryptent le message de vœux du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé et reviennent sur la crise politique. Message de vœux du Président de la République Le Chef de l’Etat comme à l’accoutumé s’est adressé au peuple togolais le 03 janvier 2017 pour lui présenter les vœux de nouvel an. ‘‘Nouvelle Opinion » fait savoir que le Président Faure Gnassingbé a « exprimé toute sa compassion à toutes les victimes des manifestations politiques et souhaité prompte guérison aux blessés. ». Selon le confrère, la grande priorité du patron de la Marina dans son discours est « la protection sociale et des cibles vulnérables ». Pour ce qui est de la crise politique, le Chef de l’Etat a laissé entendre que « le dialogue reste la seule solution aux difficultés que connait la classe politique togolaise », ajoute l’hebdomadaire. »Le Patriote » reprend en intégralité le discours du Chef de l’Etat qu’il résume en « promesses pour un Togo réconcilié et apaisé en 2018 ». Idem pour ‘‘Le Combat du Peuple » qui, en guise de commentaire écrit que « Le Président Faure ne se fout pas du peuple togolais qu’il a toujours respecté. A la limite, le Président s’étonne du comportement de son opposition irresponsable qui pose des exigences irréalisables et incantatoires. » »Liberté » s’intéresse à la sortie médiatique de Christian Trimua, suite au message de vœux du Président Faure. « Le Président n’a jamais dit dans son discours qu’il allait soumettre au référendum le texte qui a été voté par le parlement. Il a dit que le peuple doit être consulté. Cela veut dire que quelle que soit l’issue du dialogue, nous irons au référendum ». Pour le journal, ces propos du conseiller du Chef de l’Etat « cachent simplement les desseins secrets du pourvoir ». M. Trimua « annonce un échec programmé » du dialogue en vue. »Le Correcteur » fait savoir que le Secrétaire Exécutif du parti UNIR, Atcholé Aklesso a également commenté sur Radio France Internationale, le discours du Chef de l’Etat. « Ne pas voir dans le discours du Président, la hauteur digne d’un Chef d’Etat, c’est faire preuve de mauvaise foi et de cécité politique.» La crise politique La fin de l’année 2017 a été un moment de toutes les incertitudes au Togo à cause de la crise politique. Depuis, plusieurs réflexions sont faites pour trouver des solutions de sortie de crise. C’est ainsi qu’est née l’idée d’un dialogue politique qui tarde à prendre forme et que ‘‘Courrier de la République » appelle « Serpent de mer ». Pour lui, « ce serait l’autre dialogue de plus…et sera dévastateur des espoirs du peuple ». Et pourtant, ce peuple est « toujours dans l’attente », écrit ‘‘Nouvelle Opinion » qui se demande si « l’opposition et le pouvoir pourront enfin s’entendre sur le minimum des conditions préalables pour accepter s’asseoir autour d’une table de négociation ». Face à cette situation, plusieurs observateurs avisés de la scène politique togolaise apportent des arguments pour éclairer des pistes à exploiter pour cette sortie de crise. Parmi eux se trouve Jean Degli, ancien ministre et président de l’association Bâtir le Togo selon lequel « l’opposition cherche à pousser le peuple dans les rues pour satisfaire des intérêts égoïstes et personnels », rapporte ‘‘Nouvelle Opinion ». A l’en croire, Me Dégli estime que les manifestations de rue « sont inutiles sans une réelle volonté de trouver des solutions aux problèmes et finiront par lasser ». Toujours pour une sortie de crise, il serait envisagé un gouvernement de transition chargé d’opérer les réformes politiques et l’ancien ministre Pascal Bodjona est en « Pole position » pour être soit médiateur, soit chef de ce probable gouvernement, révèle ‘‘Le Patriote ». Par ailleurs, ‘‘Liberté » relève « le jeu dangereux de Faure Gnassingbé » en liant le PNP au djihadiste et révèle que « les images des deux militaires tués sont utilisées pour manipuler la communauté internationale ; les ONG d’obédience musulmanes sont sous surveillance » Sur un sujet différent, ‘‘Le Correcteur » jette des projecteurs sur les Forces Armées Togolaises et s’interroge : « De quoi Faure a-t-il peur ? ». Sachant que son régime est bâti sur l’armée, « le successeur de Eyadéma traite de façon parcimonieuse les corps habillés au Togo. », pense le confrère. Dans le reste de l’actualité, ‘‘Le Combat du Peuple » fait un portrait croisé de Jean-Pierre Fabre qu’il appelle « métis lunatique », de Tikpi Atchadam qu’il traite de « fanatique dangereux », et de Mme Adjamagbo-Johnson qui « fait pitié ». Au surplus, ‘‘Le Correcteur », s’appuyant sur le cas de Latta Gnama qui est le Directeur de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, de la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin et nommé récemment Président du conseil d’administration de Togocom, dénonce le cumule de poste de certains proches du régime et démontre la preuve du mensonge du pouvoir togolais qui dit placer la jeunesse au cœur de sa politique. Le Service de Presse/HAAC
Télou Pitalounani intègre le collège des membres de la HAAC
Nommé par décret le 19 décembre pour compléter l’effectif des membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de Communication (HAAC) réduit à huit (8) à la suite de la disparition de son président Pitang Tchalla, M. Willibronde Pitalounani Télou a prêté serment, le vendredi 29 décembre 2017 devant la Cour Suprême du Togo et intègre ainsi le collège des membres de l’institution. La cérémonie organisée à cet effet a eu lieu en présence des honorables membres de l’instance de régulation, des présidents d’institutions de la République et autres personnalités, des médias ainsi que des collaborateurs et proches du récipiendaire. Face à la Cour, la main droite levée, M. Pitalounani Télou a « juré solennellement de bien et fidèlement remplir ses fonctions de membre de la HAAC en toute indépendance et impartialité de façon digne et loyale et de garder le secret des délibérations ». Après avoir reçu son serment, la Cour Suprême, en renvoyant l’impétrant à l’exercice de ses fonctions a rappelé à ce dernier l’importance et la complexité de ses nouvelles tâches. « Honorable membre que vous êtes devenu aujourd’hui, monsieur Télou, vous contibuerez, de part votre expertise, ensemble avec vos collègues à garantir et à assurer la liberté et la protection de la presse et des autres moyens de communication de masse dans le respect des principes » énoncés par les dispositions légales et réglementaires, a prodigué le président de la Chambre judiciaire de la Cour Suprême, M. Agbenyo Koffi Bassa, non sans rappeler à M. Télou, entre autres, l’obligation de réserve relativement aux sujets sur lesquels la HAAC s’est prononcée ou susceptibles de lui être soumis. Nanti de connaissances et compétences approfondies en matière de communication, l’ex-directeur de Radio Lomé a une carrure intellectuelle et professionnelle fort imposante. L’ancien pensionnaire du collège Chaminade et diplômé de l’Ecole de Journalisme du Cameroun, entre temps, journaliste-présentateur puis rédacteur en chef à la Télévision togolaise a apporté son expertise en matière de communication à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) du Togo et de la Guinée et mêmement à la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique. Les compétences de cet Officier de l’Ordre National du Mérite ont été également sollicitées par l’organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et par le Conseil International des Radios et Télévisions d’Expression Française (CIRTEF). L’effectif des membres désormais au complet, le collège doit se réunir en séance plénière pour procéder à l’élection du président de la HAAC. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N°1012 du 27 décembre 2017
La crise politique occupe toujours le haut du pavé des journaux parus ce mercredi. Le Togo est secoué depuis quatre mois par une crise politique marquée par des manifestations parfois violentes des quatorze partis politiques de l’opposition. Et depuis, une question taraude les esprits : Quelle solution trouver à cette crise ? « Tout se repose sur le dialogue », pense ‘‘Vérité des Peuples ». « Le dialogue, rien que le dialogue, il n’y aura pas de conférence nationale bis ». Cette déclaration a été faite par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé lors d’un entretien avec ‘‘Jeune Afrique » et repris par ‘‘Vérité des Peuples ». Pour calmer les ardeurs avant l’ouverture de ce dialogue, le gouvernement a pris plusieurs mesures d’apaisement. « Que propose l’opposition ? », se demande ‘‘L’Eveil de la Nation ». Difficile de répondre car pour le moment, entre le pouvoir et l’opposition c’est plutôt un dialogue de sourd. « Pour le gouvernement, la CEDEAO demande aux Togolais de mener le dialogue désormais entre eux parce qu’on n’est pas en guerre pour exiger une médiation alors que du côté de l’opposition, on parle de fausses informations après vérification. », écrit ‘‘Le Dialogue ». A l’en croire, les premiers responsables de l’opposition rapportent que « la CEDEAO maintient son rôle de médiateur et aurait demandé à ce que le Ghana et la Guinée soient renforcés par le Bénin », deux versions opposées qui poussent l’opposition à boycotter les premières consultations organisées par le gouvernement. »Actu Express » reprend dans ses colonnes, le communiqué de la coalition des quatorze partis de l’opposition qui dénonce « le gros mensonge » de Gilbert Bawara sur la médiation étrangère dans la crise politique togolaise. Pour ‘‘La Montagne », la non réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles est la faute des « deux fils d’Eyadema qui imposent le statut quo ». Il s’agit de Faure Gnassingbé et de Jean-Pierre Fabre qui, « en raison de leur proximité…tous deux ont grandi sous le même toit d’un même protecteur et père. Si Faure est l’enfant biologique de feu Gnassingbé Eyadema, Fabre est le fils adoptif d’Eyadema. A ce titre, il a profité des largesses d’un père que tout le monde savait généreux. », fait savoir l’hebdomadaire. Toujours en politique, ‘‘Vision d’Afrique » fait un panorama politique de l’Afrique et se pose une série de questions : Le continent amorce-t-elle déjà un nouveau virage dans sa gouvernance ? Pourra-t-on voir à la tête des pays une nouvelle élite dirigeante ou la gérontocratie indéboulonnable continuera-t-elle de faire sa loi ? Ira-t-on enfin vers le triomphe de la démocratie sur le continent ? Pour le confrère, « Sans aucun doute, certaines de ces questions trouveront assurément réponse au cours de la nouvelle année 2018. » Par ailleurs, ‘‘L’Eveil de la Nation » et ‘‘Vision d’Afrique » font les rétrospectives des douze derniers mois et relèvent les « grandes figures marquantes » de l’année 2017. Parmi elles, on peut citer le Président Faure Gnassingbé, Gilchrist Olympio, Tikpi Atchadam, Edem Tengué… Sur un sujet différent, ‘‘Actu-Express » propose un dossier sur « l’équipe qui profite actuellement du phosphate du peuple togolais ». Il cite le Président de la République Faure Gnassingbé qui « est le grand superviseur de l’équipe qui administre le gisement de phosphate de tout un peuple… Monsieur Raphael Edery le vrai manager ou administrateur du secteur du phosphate du Togo…la famille d’origine indienne Gupta à travers leur société Kalyan est actuellement le principal client de la SNPT) ». Dans le reste de l’actualité, certains journaux reviennent sur la coupure de courant du 24 décembre dernier à Lomé et ses environs. Cette coupure, selon monsieur Mawussi kakatsi, Directeur Général de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) , est dûe à une panne intervenue sur les installations de la CEET au poste électrique d’Akossombo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N°1011 du 22 décembre 2017
La situation politique au Togo toujours à la une de l’actualité dans les journaux. Le dialogue annoncé par le gouvernement tarde à s’ouvrir. En attendant c’est la question relative au médiateur qui est évoquée. Là-dessus, »Liberté » pense que « même si sa présence ne gage de rien, il est important qu’il y ait un médiateur ou un facilitateur international ». Mais, l’idée n’enchante pas le pouvoir qui « manœuvre à pousser la CEDEAO à renoncer à en déléguer, renseigne le quotidien privé qui observe un « drôle de silence des chefs d’Etat » de l’organisation communautaire. Toutefois, ajoute le confrère, la coalition des 14 « confirme de son côté la médiation de la Guinée et du Ghana ». Mais de manière générale, la CEDEAO s’est intéressée à la crise politique lors de son dernier sommet. Les chefs d’Etat ont « appelé à un dialogue inclusif », rapporte »Vérité des Peuples ». La même information est à lire dans les colonnes de »La Montagne ». Cet appel est « approuvé » par l’homme politique Nicolas Lawson qui « dénonce » dans le même temps un « jeu malsain des protagonistes », écrit »Togomatin ». L’autre sujet qui cristallise les commentaires dans la presse c’est l’interview de Faure Gnassingbé dans »Jeune Afrique » relativement à la crise politique. Le président a craché des « vérités toutes crues qui font tourner les méninges à l’opposition », commente »L’Eveil de la Nation ». Pour l’hebdomadaire, cette sortie médiatique du chef de l’Etat a « le mérite de sortir l’opposition de ses illusions, de revoir ses prétentions à la baisse et de descendre finalement de son piédestal et voir la réalité en face ». »L’Alternative » ne fait pas la même lecture de cette interview. Le bihebdomadaire assure que Faure Gnassingbé a « fait tomber le masque » dans son entrevue pour « révéler qu’il n’est pas prêt à céder le fauteuil présidentiel quitte à noyer les aspirations du peuple dans le sang ». Le tabloïd rappelle au président que « le vent de l’alternance souffle aussi à l’improviste et il pourra le surprendre à tout moment ». Les publications du jour informent également du vote à l’assemblée nationale de la loi de finances, gestion 2018. Ce budget s’élève en recettes et en dépenses à 1.321.918.601.000 FCFA, soit une hausse de 7,7% par rapport à celui de 2017. Cependant, l’ANC y a relevé de « nombreuses incongruités », signale »L’Alternative ». A en croire »Liberté », elles ont pour noms « opacité dans la gestion du budget, couverture des détournements, impunité dans les crimes économiques, mauvaise répartition des ressources de l’Etat, mauvaise gestion et gabegie ». Toujours d’après »Liberté » mais dans un registre différent, la « gestion » du ministère des Affaires Etrangères est « décriée » pendant qu’il y a « malaise au sein du personnel ». Et puis, »La Montagne » informe que la HAAC est désormais au grand complet avec la nomination comme membre de M. Pitalounani Willibronde Télou. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse 1010 du 21 décembre 2017
La crise politique au Togo est le principal sujet traité dans les colonnes des journaux parus ce jeudi. Mais tout d’abord, nous revenons sur le communiqué de la HAAC rendu public le 14 décembre dernier relativement à l’audition du directeur de publication de l’hebdomadaire »Le Perroquet » suite à la publication d’un article mettant en cause le ministre de la Communication dans une affaire de gestion des fonds alloués dans le cadre de la participation de l’équipe nationale de football du Togo à la CAN 2017. Ledit communiqué indique qu’il a été, entre autres, relevé au cours des échanges entre l’instance de régulation et le directeur de publication, « la publication d’informations sans fondements et sans preuves ainsi que le caractère diffamatoire et injurieux de certaines parties de l’article » commis sans vérification auprès du ministre incriminé que l’auteur de l’article dit avoir vainement tenté de joindre pour les besoins de recoupement. Toutes choses qui sont constitutives, selon la HAAC, de manquements au Code de Déontologie et d’Ethique des journalistes. Le communiqué de la Haute Autorité renseigne également que le directeur de publication du journal »Le Perroquet » a, « suivant ses conseils et recommandations présenté ses excuses et s’est engagé à publier dans le prochain numéro de sa publication les rectificatifs et démentis nécessaires ». Seulement, le directeur de publication de l’hebdomadaire en question qui fait part de son « étonnement », estime que le contenu du communiqué de la HAAC ne traduit pas exactement la réalité des échanges qu’il a eus avec l’instance de régulation. Dans une « mise au point », M. Germain Ayivi parle de « faux » et de « mensonge ». « Le directeur de publication du journal ‘‘Le Perroquet » n’a jamais présenté des excuses moins encore promis faire un démenti », martèle-t-il. Et d’ « exprimer vivement son indignation et sa totale protestation contre cette attitude de la HAAC qui n’a pas rétabli les faits dans la réalité ». Par ailleurs, »Le Perroquet » qui publie les « précisions » de son directeur de cabinet reproche au ministre de la Communication d’avoir saisi à la fois la HAAC et l’OTM après publication de son article. Le tabloïd pense que ce faisant, « c’est une injure » à l’organe de régulation ; et qu’il aurait plutôt été « convenable » de lui adresser un droit de réponse. « Monsieur Guy Madjé Lorenzo doit revoir ses cours du Droit de la Communication », écrit le confrère. Le plat de résistance de cette revue est la crise politique et l’interview de Faure Gnassingbé dans le magazine ‘‘Jeune Afrique » qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. »Liberté » rappelle que le président togolais y a fait « son petit malin ». Pour »Le Changement », le président Faure a, au cours de l’entrevue, « jeté la confusion dans les esprits et mis le feu aux poudres ». De son côté, ‘Le Patriote » prend acte de cette sortie du chef de l’Etat dans la mesure où elle fera « tâche d’huile », mais pourquoi n’avoir pas choisi de s’adresser « directement » à son peuple ou à tout le moins, d’accorder cette entrevue à un organe de presse local ? se questionne-il. L’hebdomadaire assure que « cette manière de Faure Gnassingbé de se montrer toujours disponible lorsqu’il n’est qu’en face des confrères étrangers ressemble à un mépris non seulement pour les médias locaux mais aussi pour le peuple ». De cet entretien, ‘‘Le Perroquet » aussi en parle, précisément la partie concernant les partis qui pourront éventuellement prendre part au dialogue en vue. Le journal a décelé dans les propos du président un « véritable nouveau piège sans fin en vue de la pérennité du régime RPT/UNIR ». C’est pourquoi l’opposition doit « murir sa stratégie de combat », surtout que « le pouvoir a tout verrouillé avant la tenue ou non du referendum », exhorte ‘‘Le Changement ». Pour l’heure la priorité semble ne pas être l’organisation du referendum mais plutôt le dialogue. Finalement, la « marche » vers ces pourparlers est si « difficile », observent ‘‘Echos du Pays ». Vivement que ces discussions ne soient pas celles de trop, implore la publication. Un dialogue de trop, cela en prend le chemin, opine »Liberté » qui donne à savoir que le pouvoir est en train de « manœuvrer pour contourner la médiation de la CEDEAO ». Ce qui « complique davantage la résolution de la crise », note le quotidien privé. Conséquence, ce dialogue « risque d’être boycotté par l’opposition », relève »Le Changement ». Justement, pousser la coalition des 14 au boycott des pourparlers, c’est exactement ce que recherche Faure Gnassingbé à travers l’ouverture par le gouvernement des consultations de ses « partis béquilles » afin de « s’offrir un canevas pour 2030 », croit savoir »Fraternité ». Sur un sujet différent, »Le Perroquet » souligne que l’armée togolaise est le « problème cardinal de l’impossible alternance politique », elle qui constitue un atout considérable pour le président de la République. Mais ce que Faure Gnassingbé a oublié, c’est que ces armées que l’on disait fidèles aux régimes qu’elles soutiennaient ont fini par les « lâcher », analyse »Liberté » qui pense que la « triste fin » de Ben Ali, Hosni Moubarak, Muammar Kadhafi et Blaise Compaoré « devrait instruire » le chef de l’Etat togolais. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1009 du 20 décembre 2017
Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent à l’interview du président de le République à ‘‘Jeune Afrique » sur la crise politique. Cette sortie médiatique intervient après le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja qui a également abordé la situation politique au Togo. Faure Gnassingbé s’est épanché sur la crise politique que traverse son pays. C’est à l’occasion d’une interview accordée au magazine »Jeune Afrique ». ‘‘Focus Infos » signale d’emblée que la « parole présidentielle est rare mais sagace ». Selon »Liberté », les caractéristiques de cette entrevue du chef de l’Etat togolais avec »Jeune Afrique » sont : « mépris envers le peuple, provocation…bref Faure Gnassingbé dans toute sa splendeur ». « L’opposition n’a pas de leçons de démocratie et de respect des droits de l’Homme à me donner », souligne-t-il dans un morceau choisi et mis en exergue dans »Dounia le Monde ». Le président a mis son point d’honneur à rappeler à ses adversaires politiques, ainsi que le relève »Le Dialogue » que « le seul chemin praticable en démocratie, ce sont les élections ». En clair, « il n’y aura pas de scénario insurrectionnel au Togo », martèle-t-il. Toute chose qui fait dire à »Le Libéral » que Faure Gnassingbé est « imperturbable ». Le président de la République n’a pas éludé la question de la rétroactivité de la loi qui conditionnerait sa candidature éventuelle à l’élection présidentielle de 2020. Pour lui, il est clair que la loi ne dispose que pour l’avenir. Il a également expliqué qu’il ne se situe pas pour l’instant dans la perspective de la consultation électorale prévue dans un peu plus de deux ans, sa préoccupation étant la résolution de la présente crise. Sur le sujet, »La Lanterne » est formelle : « refuser au président Faure de briguer un nouveau mandat en 2020 ne doit même pas être envisagé. Tout le monde sait qu’il a hérité d’une constitution taillée sur mesure qu’il s’attèle à rectifier ». Dans tous les cas, le « départ » de Faure Gnassingbé avant et après 2020 est « incertain », observe »Tingo Tingo ». Quoi qu’il en soit, le président togolais tient le gouvernail en ce moment. Il est allé représenter le pays au sommet des chefs d’Etat tenu le week-end dernier à Abuja au Nigéria. Les dirigeants de l’organisation communautaire ont « appelé les acteurs politiques togolais à s’engager pleinement dans un dialogue » pour trouver des solutions à la situation politique, rappellent »Dounia le Monde » et »Le Dialogue ». Aussi, ajoute »Le Messager », ont-ils apporté leur soutien total à « des réformes politiques dans le respect de la constitution et des institutions démocratiques ». De même, l’on s’en est aperçu que la CEDEAO n’est pas « chaude » pour un médiateur en ce qui concerne le prochain dialogue, signale ‘‘Le Libéral ». Personne n’a été officiellement mandaté pour assurer la médiation dans le dossier togolais, soutient »La Lanterne ». L’information de la tenue du dialogue sans médiateur ou facilitateur a été confirmée lundi dernier par le ministre Bawara, complète »Vision d’Afrique ». « C’est donc dire que c’est le gouvernement qui organisera ce dialogue sans doute avant la fin de l’année », commente l’hebdomadaire. Et ces pourparlers auront « bel et bien lieu avec ou sans la coalition des 14 partis de l’opposition », écrit »Le Messager ». Mais d’ores et déjà, Gilbert Bawara promet que « le gouvernement jouera un rôle de totale neutralité lors des discussions », informe ‘‘Dounia le Monde ». « On les voyait venir », lance Mme Brigitte Adjamagbo en réaction à la nouvelle donne, celle qui annonce le gouvernement comme organisateur des discussions. Alors, participera ou participera pas à ce dialogue ? La question reste posée. En attendant, l’opposition n’abandonne pas ses manifestations. ‘‘Le Dialogue » de s’interroger : « que choisir entre les marches et le dialogue ? » « Est-ce que la mobilisation populaire peut provoquer un changement ou le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ? » se demande à son tour ‘‘La Lanterne ». Le journal constate que cela fait 4 mois que la coalition organise les marches sans réussir véritablement à « faire bouger les lignes ». Ces manifestations constituent plutôt « un frein pour le développement économique » du pays selon Gilbert Bawara, mentionne »Forum de la Semaine ». Pour »Le Messager », l’opposition a intérêt à aller au dialogue, car comme l’indique Gerry Taama dans ses colonnes, ses « marges de manœuvres se réduisent ». ‘‘Focus Infos » renchérit et assure que « la coalition des 14 est de plus en plus isolée ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour a évoqué la grève dans le secteur de l’éducation et l’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1008 du 19 décembre 2017
La crise politique au Togo est largement commentée dans les journaux parus ce mardi. Les rues de Lomé et de l’intérieur du pays ne désemplissent pas. Elles étaient « noires de monde » pour porter les revendications de la coalition des 14 partis de l’opposition, relève »Le Bâtisseur ». Ils étaient « un million » de Togolais à battre le pavé à cet effet, précise »Actu Express ». Et cette mobilisation qui « va crescendo au fil des jours rend fébrile le pouvoir », assure »Liberté ». A en croire le quotidien privé, cette « fébrilité s’est manifestée par les manœuvres entreprises en vain ce week-end pour entraver la mobilisation ». Il s’est agi, détaille le tabloïd, des « check-points et autres barricades improvisées par la soldatesque à plusieurs points de la capitale sans aucune explication ». Dans tous les cas, souligne »Actu Expres »’, les manifestations de l’opposition « ont fait découvrir à Faure Gnassingbé d’autres vocations », lui qui inaugure certains ouvrages par ici et lance la construction d’autres par là. Pendant ce temps, le président de la République que d’aucuns qualifient d’assez taiseux se prononce sur la situation politique dans son pays. Faure Gnassingbé l’a fait au travers d’une interview accordée au magazine »Jeune Afrique » et dont se font l’écho les publications du jour. »Le Médium » qui évoque les « vérités » du chef de l’Etat à l’opposition donne à savoir que ce dernier « ne s’attend pas à ce que le dialogue en préparation s’apparente à une conférence nationale », autant qu’il est convaincu que c’est aux Togolais de trouver une solution à la crise. Autres morceaux choisis de cette sortie médiatique du président dans ‘‘Togomatin » : « Les constitutions disposent pour l’avenir, non pour le passé ». Et dans »Liberté » : « Cette revendication tardive de la Conférence épiscopale (retour à la constitution de 1992) a d’autant plus surpris qu’on ne l’avait jamais entendue auparavant de sa part, ni lors du dialogue de 2006 ni ailleurs. C’était une erreur d’appréciation de la complexité de la situation ». Sur le traitement de l’information relativement à la crise, Faure Gnassingbé, renseigne »Le Médium », a « fustigé les médias internationaux qui ont versé beaucoup plus dans la désinformation et le mensonge, notamment en ce qui concerne le nombre de manifestants et celui des victimes qui ont été, selon lui, exagérément gonflés ». »L’Indépendant Express » qui a également lu l’interview du président y a décelé « quatre erreurs qui l’inculpent », entre autres, « son refus d’appliquer l’APG et sa mauvaise appréciation de l’exigence du retour à la constitution de 1992 ». En ce qui concerne son opinion sur la déclaration des Evêques du Togo, »Liberté » parle de « contre-vérités ». « Face à toute velléité qui toucherait à son pouvoir, Faure Gnassingbé n’aura visiblement pas d’oreilles pour écouter ni Dieu, ni les hommes. Bref, personne. Cela revient tout simplement à conclure qu’au nom du pouvoir, l’Eglise Catholique a tort devant Faure Gnassingbé. Triste réalité ! » renchérit »Fraternité ». Le journal pense que dans son interview, le président « s’est moqué de tout le monde, même de Gilchrist Olympio et de l’armée ». « Au lieu de prendre de la hauteur et être au-dessus de la mêlée, c’est en vrai pyromane que s’est présenté Faure Gnassingbé dans l’entrevue avec Jeune Afrique », constate »Liberté » qui pense qu’ « un président ne devrait pas dire » ce que le chef de l’Etat togolais a dit. Quoi qu’il en soit, pour le « dénouement » de la présente crise, le maître mot reste le « dialogue et rien que le dialogue » à l’issue duquel aura lieu le referendum, indique »L’Union pour la Patrie ». »L’Indépendant Express » ne fait pas la même analyse. L’hebdomadaire perçoit déjà les « prémices de l’échec programmé » de ce dialogue. Pour sa part, »Liberté » ne voit pas l’opportunité de ces pourparlers si Faure Gnassingbé « n’a pas encore renoncé à son projet de referendum constitutionnel ». Dans un registre différent, »L’Alternative » commet une enquête sur la « nébuleuse » qui a géré la participation de l’équipe nationale de football du Togo à la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Gabon. Et puis, »Fraternité » informe que le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) a dressé au début de ce mois son rapport annuel sur la liberté de la presse. Le CPI, à en croire le journal, a identifié à travers le monde 262 journalistes « incarcérés en rapport avec leur travail, un nouveau record après une hausse historique de 259 journalistes emprisonnés l’année dernière. La Turquie, la Chine et l’Egypte sont les spécialistes en la matière », écrit-il. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1006 du 18 décembre 2017
Dans leurs livraisons du jour, les journaux commentent largement l’interview accordé par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé au journal ‘‘Jeune Afrique » paru hier dimanche. Interrogé sur la volonté de l’opposition de limiter le nombre de mandats présidentiels, avec effet rétroactif dans la réforme en cours de la constitution, Faure Gnassingbé répond que « les Constitutions disposent pour l’avenir, non pour le passé », relève ‘Hara Kiri » qui tire ces propos de ‘‘Jeune Afrique ». « Faure Gnassingbé promet un dialogue avec l’opposition et n’exclut pas de se représenter au 2020 », ajoute-t-il Parlant justement de sa candidature de 2020 face à ‘‘Jeune Afrique », ‘Nouvelle Opinion » a trouvé « Faure Gnassingbé pragmatique, limpide, efficace et concret ».Il reprend une partie de la déclaration du Chef de l’Etat : «… le troisième paramètre qui d’ailleurs est naturel et qui doit interpeller toute conscience humaine est qu’aucun être n’est décideur de sa vie, ni de ce qui adviendra demain. Comment alors amener un être humain qui a un mandat en cours et pratiquement à mi-chemin à se projeter dans trois ans ? Dieu dispose du devenir de tout. » « Enfin! Le Président parle », s’exclame ‘‘Courrier de la République » qui trouve que le pouvoir est « simplement dur à cuite ». « J’y suis et j’y reste », ironise-t-il. Pour le Chef de l’Etat, « La constitution de 1992 a été rectifiée en 2002, rapporte »Le Correcteur » selon lequel dans cette interview, « Faure défie la mobilisation de la rue et confirme ses rôles troubles. » ‘‘Forum de la Semaine » aussi revient sur cette interview et cite le Président de la République : « Le référendum aura lieu après le dialogue. (…) Ma préoccupation est immédiate : sortir de ce moment difficile afin que les togolais retrouvent quiétude et sérénité ». Sur un sujet différent, beaucoup de journaux reviennent sur le 52ème Sommet de la CEDEAO à Abuja au Nigéria. Concernant la crise politique togolaise, »Liberté » affiche à sa une : « la situation politique au Togo évoqué par les Chefs d’Etat » ‘‘Nouvelle Opinion » note que « la conférence est satisfaite des efforts consentis par le Togo et « le dialogue inclusif de nouveau recommandé pour résoudre la crise ». A ce sommet, « La CEDEAO ignore l’appel de l’opposition et conforte le gouvernement », fait savoir ‘‘Forum de la Semaine ». Ce qui pousse »Le Correcteur » à dire que malgré la délocalisation de la 52ème session à Abuja en raison de crise au Togo, « la CEDEAO toujours en panne d’inspiration. » ‘‘La Nouvelle » va plus loin et interroge : « La CEDEAO et l’Union Africaine sont-elles devenues des coquilles vides ? » La crise politique est encore loin de finir car l’opposition, malgré les appels au dialogue continue de marcher. ‘‘Le Correcteur » renseigne d’ ailleurs qu’ « un million de togolais dans les rues exigent de nouveaux itinéraires » pour les marches. « Les togolais toujours déterminés à arracher l’alternance démocratique », renchérit »Liberté ». Pour ‘‘Le Combat du Peuple », ces mouvements populaires des quatorze partis politiques de l’opposition est une « fuite en avant ». Dans le reste de l’actualité, ‘‘Liberté » fait un dossier sur la Délégation spéciale de la Préfecture du Golfe et offre à lire que « la Cour des Comptes met à nu les manœuvres de détournement d’Aboka et amis. (…) versement des primes non prévues, paiement de travaux fictifs, réception et paiement des travaux inachevés ». A en croire le quotidien privé, ce constat émane d’un rapport de la Cour des Compte disponible sur son site internet. Au surplus, ‘‘La Nouvelle » commet un article intitulé : « ces endroits ou des togolais auraient été enterrés vivants pour des sacrifices ». Selon le journal, l’ancien Président Gnassingbé Eyadéma a fait enterrer « dans chacune des régions du pays, des citoyens, et tenez-vous bien, vivants ! » Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC relatif au journal »Le Perroquet »
Communiqué de la HAAC relatif au journal »Le Perroquet »
Revue de presse N° 1005 du 14 décembre 2017
La crise politique au Togo concentre l’attention dans les colonnes des journaux parus ce jeudi. Les appels continuent de se succéder pour exhorter les protagonistes à se retrouver autour de la table de discussions. A commencer par le président de la République. Faure Gnassingbé, renseigne »Hara Kiri », « invite les acteurs politiques à un sursaut national et au dialogue ». La même publication informe aussi que la société civile a également opiné sur la situation politique au Togo en recommandant au pouvoir et à l’opposition de « tout mettre en œuvre pour la réussite du dialogue annoncé ». Elle invite particulièrement la coalition des 14 partis à « s’inscrire résolument sur la voie du dialogue qui reste la seule voie de résolution de la crise togolaise », rapporte l’hebdomadaire. Selon les analystes, les préparatifs du dialogue ont amorcé leur dernier virage avant l’ouverture dans les prochains jours des discussions. Le gouvernement a entamé des consultations avec les partis politiques à l’effet de recueillir leurs avis en attendant le démarrage proprement dit des pourparlers. Cette initiative gouvernementale n’a pas reçu un écho favorable auprès du journal »Le Patriote » qui questionne la pertinence de ces consultations, étant entendu que ceux qui ont provoqué la crise actuelle sont bien connus du gouvernement. C’est également l’avis de l’opposition qui a donné son point de vue à travers Mme Brigitte Adjamagbo dans »Flambeau des Démocrates » : « Nous avons déjà discuté du format du dialogue avec le médiateur ghanéen, la médiation nous a rencontré aussi et nous a fait part de la satisfaction globale du gouvernement sur le cadre du dialogue. Quelle est donc la rationalité de la démarche du gouvernement ? » En tout cas, la coalition qui considère cette démarche du gouvernement comme une manœuvre de diversion n’a pas daigné répondre à l’invitation du Premier ministre et a préféré poursuivre la mobilisation dans la rue. Hier c’était le premier jour de la marche et au point de chute, l’opposition a « dénoncé la tentative du pouvoir de saboter le dialogue », note »Liberté » qui ajoute que le président du PNP, Salifou Atchadam, invite Faure Gnassingbé à un « dépassement de soi ». Pas seulement. La coalition à l’issue des manifestations de mercredi a aussi appelé le régime à « mettre fin aux consultations d’avant dialogue », complète »Le Changement ». »Waraa les Vainqueurs » évoquent « l’attitude incompréhensible » de la coalition devant ce refus de l’opposition d’aller échanger avec Komi Sélom Klassou et se demande « à quoi servent les marches si on veut dialoguer ». Pour sa part, »Chronique de la Semaine » observe que le groupe des 14 boycotte les consultations alors même qu’après 4 mois de marche, elle n’a obtenu « aucun résultat ». Il faut dire que l’opposition a toujours insisté sur les préalables avant la tenue du dialogue. Là-dessus, le président du MRC, Abass Kaboua rappelle à Jean-Pierre Fabre dans des propos rapportés dans »Forum de la Semaine », ‘‘Hara Kiri » et »Chronique de la Semaine » que « les temps des préalables farfelus sont complètement révolus ». Qu’à cela ne tienne, le gouvernement a accédé à la plupart des exigences et le dernier acte posé reste la libération des imams de Sokodé et de Bafilo. C’est « une nouvelle preuve de la bonne foi du gouvernement », soulignent »Waraa les Vainqueurs ». ‘‘Le Changement » parle d’ « avancées assez encourageantes » et plaide également pour la « libération de Kpatcha Gnassingbé et consorts ». Autre question : qui prendre part au dialogue ? Certains partis politiques sont déjà prêts à y participer. C’est le cas du NET dont le président, Gerry Taama, martèle dans les colonnes de »Forum de la Semaine » que sa formation est « qualifiée à discuter de réformes que des partis membres de la coalition des 14 ». »Echos du Pays » s’intéresse à la crise politique et trouve « nécessaire » que les politiques de part et d’autre « libèrent le peuple togolais » qui semble pris en otage par des intérêts partisans. Dans le reste de l’actualité, les confrères se font l’écho du démarrage effectif des indemnisations par le HCRRUN des victimes des violences politiques au Togo, de l’interdiction de commercialiser et d’utiliser les pétards, de la fin de l’édition 2017 de la foire internationale de Lomé et de la grève des enseignants. Sur ce dernier point, »Le Changement » informe que le régime en place a « déployé les forces de l’ordre dans les établissements scolaires ». Une « maladresse susceptible, d’après l’hebdomadaire, de l’emporter. Dans un registre différent, »Le Rendez-Vous » consacre un vaste dossier à la visite de Faure Gnassingbé à Sokodé il y a quelques semaines. Pour le journal, cette visite s’apparente au retour du « bourreau » sur « le lieu de son crime ». « Faure Gnassingbé a envoyé la main d’œuvre de son entreprise familiale, l’armée, pour faire feu de tout bois à Sokodé (…) Si Faure a envoyé ses hommes terroriser, c’est normal qu’il vienne contrôler son chantier après le passage de l’ouragan », écrit le confrère qui pense que le « crime » commis dans cette ville « est trop gros pour passer par pertes et profits ». Et de conclure : la visite du président de la République à Sokodé a le « mérite de démontrer à suffisance que depuis que monsieur Faure, l’ennemi numéro un de la ville, y a séjourné sans crainte, aucune arme n’y circule plus. Par voie de conséquence, toute activité peut se faire sans que le ministre de la Sécurité ait à craindre, donc l’opposition peut manifester sans craindre ». Le Service de Presse/HAAC