A la une de l’actualité dans les journaux parus ce lundi, le dialogue inter-togolais et la présumée affaire de manipulation des notes à la Faculté des Sciences de la Santé (FSS). Dialogue inter-togolais Les pourparlers butent pour l’instant sur des « divergences irréconciliables » ainsi que le constate »Le Combat du Peuple », qui rappelle qu’il y a d’un côté, le pouvoir qui a fait sa part en prenant des mesures d’apaisement à l’effet de créer une atmosphère favorable aux discussions, et de l’autre, l’opposition qui ne jure que par le retour à la constitution de 1992 et ses implications. En tout cas, l’hebdomadaire signale que « le dialogue n’aboutira jamais avec ces divergences », d’où son appel pour que « chacun tire les conséquences du blocage qui s’annonce ». »Courrier de la République » elle, regrette que la « base » même du dialogue soit « faussée ». Si l’espoir peut encore être de mise, il faudra absolument « revoir certains paramètres », relève la publication. Elle suggère de « sauver le dialogue », entre autres, en procédant à une relecture du règlement intérieur, en définissant clairement la mission assignée au facilitateur et en mettant sur pied une « structure à même de gérer des cas qui naîtraient et qui entraveraient le bon déroulement du dialogue, le tout dans un climat de confiance réciproque ». De son côté, »Nouvelle Opinion » revient sur les récentes « menaces » de l’opposition de renouer avec les manifestations de rue. Le journal rappelle que lorsque vous « chassez le naturel, il revient au galop ». De la posture de la coalition, le tabloïd retient que « pour avoir cessé de manifester quelques jours, l’opposition meurt déjà de la nostalgie de troubler les rues ». Quant à »Liberté », non contente de révéler qu’une délégation américaine a échangé avec la coalition des 14, elle donne aussi à savoir que cette semaine sera « décisive pour une sortie de l’impasse et de crise », car l’on saura si la « position » du pouvoir sur le retour à la constitution de 1992 a « évolué » ou pas et s’il est « prêt » ou pas à « faire des concessions ». Présumée affaire de manipulation des notes à la faculté des Sciences de la santé Alors que ladite affaire aurait conduit à la garde du Prof. Ihou Watéba et à l’implication du Prof. David Dosseh, »Le Libéral » renseigne que « l’enquête se poursuit », pendant que le front citoyen Togo Debout dont est membre le Prof. David Dosseh parle d’un « règlement de compte ». Le front dénonce carrément un « plan de décapitation du mouvement », rapporte »Liberté ». Pour sa part, »Courrier de la République » observe que les Prof. Ihou et Dosseh sont « traqués par le SRI » alors même que « les auteurs des crimes économiques et humains ne sont pas inquiétés ». Le journal en vient à conclure que « la solution à la crise togolaise ne réside plus dans les actes d’intimidation mais beaucoup plus dans la disponibilité à écouter le peuple ». « Quel que soit l’épilogue que connaîtra cette affaire, c’est le silence du président de l’Université de Lomé, le Prof. Dodzi Kokoroko, qui intrigue », commente »Liberté ». « Une telle attitude fait peser de graves soupçons de collusion du président de l’UL avec les hommes tapis dans l’ombre », ajoute le quotidien privé. »Le Correcteur » évoque une « politisation à outrance et des règlements de compte à l’Université de Lomé qui risquent de porter des coups fatals à la qualité des formations et tout le prestige du corps enseignant ». C’est pourquoi, les étudiants en médecine et pharmacie adressent une lettre ouverte au Prof. Dodzi Kokoroko publiée dans »Le Correcteur » en lui rappelant, entre autres, que « la démission est une sortie honorable, sinon d’ici peu, il risque de n’être que le président des arbres, des bâtiments nouvellement peints, du Wi-Fi campus et des nouvelles routes de l’Université de Lomé ». Quoi qu’il en soit, « l’ANC dénonce et condamne les intimidations à l’endroit des »deux éminents professeurs » », renseignent »Le Correcteur » et »Liberté ». »Le Combat du Peuple » met en garde contre la « récupération des faits à des fins politiques ». Toute chose qui, selon le journal, « peut s’avérer à haut risque ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour mentionne la participation du chef de l’Etat togolais au premier sommet de l’Alliance solaire internationale tenu à New Dehli en Inde. En outre, »Le Combat du Peuple » qui rappelle aux médias les « contraintes » qui sont les leurs, se fait également l’écho du communiqué de presse et de la décision de la HAAC rendus publics la semaine dernière. Service de presse/HAAC
COMMUNIQUE
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COMMUNIQUE
Revue de presse N° 1046 du 9 mars 2018
»Waraa les Vainqueurs » évoquent la menace de la coalition des 14 de renouer avec les manifestations de rue, toute chose qui, selon l’hebdomadaire, traduit « une volonté notoire de l’opposition d’asphyxier l’économie du pays ». Mais ce n’est pas tout, cette posture du groupe des 14 fait « planer l’incertitude sur la sortie de crise », ajoute le journal. En réalité, les manifestations prévues la semaine prochaine n’auront pas lieu et pour cause. Le facilitateur a en effet demandé à la coalition d’y renoncer, question de lui donner le temps d’échanger avec le gouvernement et le pouvoir en place, expliquent »Forum de la Semaine », »Liberté » et »Le Tonnerre ». »L’Eveil de la Nation » l’annonce à sa manière, la publication signale que c’est l’opposition de Nana Akufo-Addo à l’idée de la reprise des manifestations de la coalition qui a amené celle-ci à « se rebiffer ». Pour sa part, »Togoréveil » croit savoir que la délégation du groupe des 14 qui a fait cette semaine le déplacement à Accra pour rencontrer le président ghanéen a été « sermonnée »comme des gamins » » dans leur projet de faire à nouveau descendre les populations dans la rue. Quoi qu’il en soit, il est à retenir que la coalition sursoit à ses manifestations de la semaine prochaine, mettant ainsi la « pression sur la facilitation », relève »L’Alternative ». Le bihebdomadaire se demande si le président ghanéen « arrivera à convaincre le régime de suspendre le processus électoral », qui est la pomme de discorde. « Le salut viendra-t-il d’Accra ? » s’interroge à son tour »Le Tonnerre ». »Liberté » répond et assure que « connaissant l’incurie légendaire des tenants du pouvoir en place et l’état d’esprit de Faure Gnassingbé, il ne faut pas trop compter sur leur bonne foi » pour faire avancer les choses. Le quotidien note que « la reprise des manifestations n’est pas loin ». Toutefois, le tabloïd salue la décision du groupe des 14 de renoncer momentanément à son programme de manifestation dans la mesure où elle vient « clouer le bec à ses détracteurs » qui l’accusent de vouloir faire échouer les pourparlers. Le pouvoir qui autorise la poursuite du processus électoral et l’opposition qui menace de recourir à la rue, »Le Tonnerre » regrette un « retour à la case de départ ». Sur le sujet, »Togoréveil » souligne que c’est « sous la double pression » du facilitateur et du ministre de la Sécurité que la coalition « annule » les manifestations programmées. Il faut dire que l’autre motif avancé par la coalition pour reprendre les marches est le « passage à tabac » de la population à Kparatao par des militaires. Suite à ces accusations, le ministre de la Sécurité a fait une sortie médiatique pour « remettre les pendules à l’heure », rappelle »Togoréveil ». Le Colonel Yark a « démonté les arguments » du G14, commentent »Waraa les Vainqueurs ». »L’Union pour la Patrie » renchérit et mentionne que « l’expédition punitive de Kparatao est un mensonge grossier ». A l’aune des explications du ministre, »L’Eveil de la Nation » indique que l’opposition « utilise des fake news pour justifier sa volonté de maintenir le Togo dans la crise ». »Le Canard Indépendant » précise que la coalition sursoit à sa série de marches mais « exige une enquête sur Kparatao ». In fine, que pourra-t-on attendre du dialogue politique en cours ? Le ministre Bawara rassure dans des propos rapportés par »Forum de la Semaine » et »Le Canard Indépendant » que « le chef de l’Etat compte parvenir à un compromis avec l’opposition ». Sur un tout autre sujet, »Le Tonnerre » questionne ce qui « se passe au juste » avec la convocation au SRI des professeurs Ihou Wateba et David Dosseh de la faculté de Médecine. Ces convocations seraient liées à des soupçons de tripatouillage de notes. »L’Alternative » parle de « harcèlement, intimidations, menaces et méthode d’un Etat voyou ». A en croire »Liberté », « la famille du professeur Ihou Wateba dénonce une cabale, pendant que les activités de la Faculté sont à l’arrêt ». Par ailleurs, la presse du jour se fait l’écho de la célébration hier de la journée internationale de la femme. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1045 du 08 mars 2018
Plus de dix jours après la suspension du dialogue inter-togolais, les acteurs politiques se sont rendus à Accra où ils ont rencontré le facilitateur. Si aucune date n’a encore été avancée, la coalition annonce la reprise de ses manifestations de rue pendant que la CENI est à pied d’œuvre pour réussir le pari de l’organisation des échéances électorales prévues cette année. Il a été pourtant convenu de l’arrêt de toute manifestation de rue jusqu’au terme des discussions, mais la coalition des 14 « rompt cette trêve et renoue avec la rue » la semaine prochaine et ce, pendant quatre jours, relève »Le Bâtisseur ». Les organisateurs projettent de faire battre le pavé sur toute l’étendue du territoire mais en conférence de presse hier à Lomé, le ministre de la Sécurité s’est voulu clair : tant que les armes seront encore dans la nature, il est hors de question que les manifestations aient lieu à Sokodé. Une restriction qui s’étend aussi aux villes de Bafilo et de Mango. « J’ai dit à l’opposition, écrivez noir sur blanc que nous prenons l’engagement ou que nous allons marcher à nos risques et périls. Comme ça, s’il y a pépin à Sokodé, je brandis ça », a précisé le Colonel Yark dans des propos rapportés par »La Nouvelle Tribune ». Pour motiver sa décision de reprendre les marches, la coalition évoque la poursuite des préparatifs par la CENI des échéances électorales pendant que les pourparlers sont en cours. Le dernier acte posé par la Commission électorale est la nomination des présidents des CELI, rappelle »Chronique de la Semaine ». De ce fait, »Le Perroquet » fait le constat de ce que « Faure Gnassingbé s’entête yeux fermés, oreilles bouchées et fonce droit vers »son » referendum ». Sauf qu’au vu de la réaction que cela a pu produire du côté de la coalition, cette nomination a « visiblement plus de portée problématique que résolutive », observe »Flambeau des Démocrates ». « Avec les présidents des CELI, ajoutés à la CENI et à la Cour Constitutionnelle, deux autres machines à fraudes, tous les ingrédients sont réunis pour que Faure Gnassingbé remporte toutes les élections jusqu’à la »fin de sa mort » », commente »Liberté ». En annonçant des marches pour dénoncer une « supposée violation » des clauses du dialogue sans même saisir au préalable le médiateur à cet effet, « l’opposition démontre son impolitesse et son manque de respect à l’endroit du président Nana Akufo-Addo qui pourtant sacrifie son agenda pour le dialogue togolais », écrit »Chronique de la Semaine ». Il faut dire la poursuite des activités de la CENI n’est pas le seul mobile avancé par le groupe des 14 pour renouer avec les manifestations de rue. Il a aussi fait part de la bastonnade des Togolais à Kparatao par des militaires, toute chose qui, selon lui, va à l’encontre de l’apaisement prôné dans le cadre de ce dialogue. Sauf que voilà, ces « allégations » ont été « démenties » hier par le ministre Yark, signalent »Togomatin » et »Forum de la Semaine ». « Qui sont ces victimes ? J’ai demandé à la coalition de me faire la liste de ces victimes. Je n’ai rien eu » a laissé entendre le ministre de la Sécurité toujours dans des déclarations rapportés par »La Nouvelle Tribune ». A la lumière de ce démenti, »Chronique de la Semaine » assure que « l’opposition est prise en fragrant délit de mensonge, car personne n’a été bastonné à Kparatao ». La crise politique au Togo reste un sujet de préoccupation majeure à la CEDEAO qui n’a pas envie de voir se créer un autre foyer de tension et d’instabilité. La presse donne à savoir que le président nigérian met en garde contre les velléités de « refus de l’alternance ». A en croire »Flambeau des Démocrates », les propos de Muhammadu Buhari sont « orientés pour atteindre une cible, le Togo ». Toutefois, le journal questionne ce que l’on met dans ce refus de l’alternance. Et ce n’est pas tout, le président nigérian aurait brandi la menace militaire contre ceux des dirigeants qui usent de subterfuges pour s’éterniser au pouvoir. Il n’en faut pas plus pour que »Le Perroquet » estime que le pouvoir en place est « sous menace ». La publication pense aussi qu’en cas d’échec du dialogue, le pays peut connaître « des lendemains sombres », dans la mesure où le PNP pourra « déclencher son plan »dos à la mer » » susceptible de « secouer une bonne fois pour de bon les fondements dictatoriaux du régime RPT/UNIR ». Pour l’hebdomadaire, les parties prenantes aux discussions ont « l’obligation de mettre au-dessus de tout, les intérêts vitaux des Togolais ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1044 du 07 mars 2018
Le dialogue politique au Togo, principal sujet abordé par les publications du jour. Selon »Le Magnan Libéré » qui puise à la source des indiscrétions, le facilitateur dans la crise togolaise reviendra à Lomé pour la poursuite des pourparlers « en début de semaine prochaine au plus grand tard ». En attendant, la coalition des 14 partis de l’opposition s’est rendue hier à Accra au Ghana pour rencontrer Nana Akufo-Addo. A en croire »Liberté », elle a été effectivement reçue par le président ghanéen en présence de son homologue nigérian. Le quotidien privé rapporte que Muhammadu Buhari a appelé à l’union des partis d’opposition « pour résoudre leurs différends afin que le Togo puisse aller de l’avant ». Non content de rencontrer le facilitateur, le groupe des 14 annonce la reprise des manifestations de rue. « Les »marcheurs » de la coalition reprendront bientôt »service » », écrit »Forum de la Semaine ». Ce sera les 13, 14, 15 et 17 mars prochains, précise »Liberté ». Et ce, « en violation du code du dialogue », souligne »Le Libéral ». Cela relève de « l’immaturité politique », commente »Togomatin » qui pense qu’il aurait été sage de la part de ces leaders d’attendre l’issue de la rencontre avec Nana Akufo-Addo avant de prendre ou non la décision de renouer avec les marches. En décidant de reprendre les manifestations populaires, l’opposition est « dans son rôle d’entorse au dialogue », déplore le journal. La coalition justifie cette reprise des manifestations de rue par la poursuite « unilatérale » des préparatifs des prochaines échéances électorales par le pouvoir en place et les violences exercées, selon elle, par les forces de l’ordre sur les populations de Kparatao. « Qui veut bien tromper qui ? La C14 se bat-elle vraiment pour l’alternance au Togo ? » s’interroge »Forum de la Semaine » pour reprendre l’interrogation de la chronique politique de Firmin Teko-Agbo. Laquelle chronique essaie de faire prendre conscience aux jeunes militants et sympathisants de la coalition que leurs manifestations ne pourront ‘renverser’ le régime actuel si ce n’est le « braquer ». « Laissez la rue tranquille ! », martèle »Le Magnan Libéré » à l’endroit des leaders du G14. Tout en leur déconseillant le « dilatoire » et la « surenchère », l’hebdomadaire leur suggère plutôt d’avoir « un peu de respect pour le président ghanéen qui laisse les affaires de son pays pour venir aider le Togo à sortir de la situation politique dans laquelle il se trouve ». Entre dialogue, manifestations de rue et élections, l’opposition ne sait finalement pas sur quel pied danser, observe »Le Dialogue ». »Le Libéral » recommande aux leaders de cette opposition d’aller à l’école d’Emmanuel Macron qui pense que les urnes sont le moyen le plus démocratique d’accéder au pouvoir. Seulement, »Liberté » rappelle que « les élections au Togo sont tout sauf une solution », elles qui « portent des facteurs »crisogènes » ». Quoi qu’il en soit, « rien ne semble arrêter la CENI » dans ses préparatifs des scrutins prévus cette année, mentionne »Le Libéral ». Elle vient en effet de nommer les présidents des CELI. Ce qui fait dire à »Le Magnan Libéré » que « la machine est en marche ». « Faure prépare son referendum », renchérit »La Dépêche ». Parlant toujours de Faure Gnassingbé, le tabloïd note que ce dernier « consolide sa minorité », à preuve, « après les amis de Chaminade et les maîtresses », il fait désormais venir dans son entourage « les fils des barons ». »Liberté » s’attarde sur le président de la République et donne à savoir qu’il vient de « perdre un allié de taille » à la CEDEAO après que Marcel de Souza, « son beau-frère », a cédé sa place de président de la Commission à l’Ivoirien Jean-Claude Brou à la tête de l’organisation communautaire. D’autres publications aussi s’intéressent au chef de l’Etat togolais et informent de ses différentes activés, entre autres, son voyage à Ouagadougou attaquée la semaine dernière, pour apporter le soutien de la CEDEAO dont il est, par ailleurs, le président en exercice. La presse du jour aborde également les mouvements de grève dans le secteur de l’éducation et dans la Fonction publique à l’appel de la CSET et de la STT. Au surplus, »Le Libéral » et »Le Dialogue » se font l’écho du dernier communiqué de la HAAC relatif, entre autres, à l’édition et la distribution de certains journaux et magazines sur le territoire national sans déclaration préalable auprès de l’instance de régulation. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 1043 du 06 mars 2018
Le dialogue inter-togolais concentre l’attention dans les journaux parus ce mardi. Les discussions ont été suspendues depuis le 23 février à cause des positions « diamétralement opposées » renseigne la presse. Mais « si les choses devraient traîner encore, la rue risque de perdre sa patience et la tension peut monter à tout moment », avertit »L’Indépendant Express » qui suggère aux parties prenantes aux pourparlers d’ « abandonner le dialogue de sourd pour faire réellement place à un dialogue sincère, car le peuple attend beaucoup de ces discussions ». Et cette impatience amène la coalition à réviser sa posture. »Liberté » informe que le groupe des 14 envisage la reprise des manifestations de rue ; il « appelle les populations à se tenir prêtes et à être à l’écoute de ses prochains mots d’ordre ». En attendant, les leaders de la coalition se rendent ce mardi à Accra sur invitation du facilitateur, précisent le quotidien privé et »L’Indépendant Express ». Ils ne seront pas seuls dans la capitale ghanéenne, relève »L’Alternative ». A en croire le bihebdomadaire, Nana Akufo-Addo recevra à la suite du G14, le parti UNIR et le gouvernement avec l’espoir que les uns et les autres ont mûri la réflexion sur leurs positions qui n’arrange pas forcément le dialogue depuis la suspension des travaux. Pendant ce temps, la CENI se prépare à relever le défi des différents scrutins prévus cette année. 38 magistrats ont été nommés à cet effet à la tête des CELI, rappelle »L’Eveil de la Nation ». Ces derniers sont présentés par »L’Alternative » comme des « magistrats qui participent à la fraude électorale ». Toujours parlant de prochaines échéances électorales, »L’Indépendant Express » donne à savoir que les opérations y relatives sont confiées à ZETES, une société anonyme à responsabilité limitée unipersonnelle belge importée et derrière laquelle se cacheraient certaines autorités togolaises. L’hebdomadaire croit aussi savoir que le but de l’importation de cette société est de « manipuler les fichiers électoraux et créer des conditions pour une nouvelle fraude électorale bien fignolée ». Pour ces élections, Faure Gnassingbé et UNIR sont « en campagne avant l’heure » à travers des activités fortement médiatisées çà et là, observe »Liberté » qui souligne que « cette façon de crever l’écran frise un détournement des moyens de l’Etat au service d’un seul parti ». Dans tous les cas, « l’opposition n’acceptera aucun compromis qui permette à Faure Gnassingbé de briguer un nouveau mandat en 2020 », mentionne »Actu Express ». Le journal ajoute que le front citoyen Togo debout invite d’ailleurs les Togolais à se prononcer sur la candidature de l’actuel président de la République, au cours d’une rencontre qu’elle organise demain à Lomé. Pour sa part, »Le Combat du Peuple » explique que la constitution de 1992 « n’est pas bonne » et donc « l’obstination actuelle de la coalition à vouloir rétablir ladite constitution au nom du peuple est tout simplement une tentative de coup d’Etat constitutionnel ». A quoi bon dialoguer si le dessein est de faire partir Faure Gnassingbé si possible avant le terme de son mandat en 2020 ? se demande la publication. Le tabloïd se veut clair : « le dialogue ne se substituera pas aux institutions de la République, sinon ce sera le chaos ». Face à la crise, certains analystes font des propositions pour en sortir. C’est le cas notamment de Irbard Ibramhim, un spécialiste des relations internationales et de Sécurité de nationalité ghanéen qui suggère une sorte de transition politique. C’est une bonne proposition mais « impossible au Togo », réagit »L’Eveil de la Nation ». « Impossible compte tenu de la situation du pays et des ambitions des acteurs politiques de l’opposition, impossible parce que le Togo n’est pas en crise institutionnelle, impossible car les acteurs politiques de l’opposition radicale n’ont jamais la notion de consensus ou d’intérêt de la nation », analyse le confrère. Quant à »L’Alternative » qui consacre sa chronique politique à la situation du pays, elle pense qu’une « intervention » de l’UEMOA et la CEDEAO devrait avoir lieu « en soutien au combat des populations togolaises pour la démocratie et l’alternance ». En outre, les publications du jour informent de ce que le chef de l’Etat togolais est allé apporter le soutien de la CEDEAO au Burkina Faso après les attentats meurtriers survenus à Ouagadougou il y a quelques jours. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1042 du 05 mars 2018
Le dialogue politique au Togo est encore à la une des journaux parus ce lundi. Le 27è dialogue politique inter-togolais n’a pas encore refermé ses portes que certaines publications ne croient pas à l’aboutissement heureux de ces pourparlers. Pour »Liberté », ces discussions sont une « supercherie de plus » à cause de la « mauve foi caractérisée des tenants du pouvoir ». Conséquence, « la rue risque de gronder à nouveau et, vraisemblablement plus fort », prédit le quotidien privé. Analyse différente dans les colonnes de »Le Libéral » qui observe que l’opposition togolaise « à la recherche d’une boussole fait du rétablissement de la constitution de 1992 un bouclier », dirigeant sa lutte « sur une seule personne ». En insistant pour que Faure Gnassingbé ne soit pas candidat en 2020, la Coalition des 14 « affiche aux yeux du monde sa peur » d’affronter ce dernier dans les urnes, commente »Nouvelle Opinion ». De son côté, »Le Correcteur » voit en l’armée togolaise, une composante essentielle dans la résolution de la présente crise. Le bihebdomadaire pense que la CEDEAO devrait rencontrer la haute hiérarchie des FAT pour savoir si c’est la grande muette qui s’oppose au départ de l’actuel président de la République du pouvoir. « Il est temps que la CEDEAO aide le peuple togolais à retrouver la vraie stabilité pour faciliter le vrai développement et non un développement du bout des lèvres et de façade », écrit le tabloïd. Quant à »Courrier de la République », il estime que l’attaque survenue il y a quelques jours à Ouagadougou au Burkina Faso devrait instruire les uns et les autres, dans la mesure où la situation d’ « instabilité institutionnelle et sociale est l’atmosphère rêvée des terroristes » pour leur besogne. Dans tous les cas, ajoute le confrère, « ce dialogue doit solder définitivement les sempiternelles crises dont les populations se lassent depuis des années ». Autant dire qu’ « un faux-pas ou une erreur de nos hommes politiques ne pourra plus être accepté par le peuple », poursuit-il. Certaines associations de la société civile togolaise se montrent actives et offrent des pistes pour une sortie de crise. C’est le cas de Togo Debout qui compte organiser dans les prochains jours des activités dans ce sens. »Togomatin » évoque une position de Togo Debout « entre passion et récupération politique, car cette prise de position actuelle risque de nuire au déroulement des pourparlers ». Pendant ce temps, ce n’est pas la grande sérénité dans les rangs de la coalition des 14 à en croire »Le Libéral » qui se demande si l’on n’avance pas « vers un isolement du PNP ». La pomme de discorde viendrait de la participation ou non aux prochaines consultations électorales. Pendant que d’autres formations politiques et non des moindres, membres de la coalition n’entendent pas voir les rendez-vous électoraux prévus cette année se tenir sans elles, le PNP ne se situerait pas dans cette logique selon l’hebdomadaire qui questionne l’issue de cette mésentente susceptible d’entraîner soit la perte de vitesse du Parti National Panafricain ou alors la perte de popularité de Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition. Justement, parlant du PNP, »Nouvelle Opinion » constate que ses « premiers responsables gardent un silence complice » depuis que des individus se réclamant de ce parti exercent des menaces sur des journalistes. Le journal souligne qu’ « il est impérieux que le PNP ou son staff revoit ses copies ou alors il obligerait l’Etat à prendre des mesures qui permettent de préserver les uns et les autres ». Qu’à cela ne tienne, la même publication renseigne que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est à pied d’œuvre pour la réussite des prochaines consultations électorales. Ainsi qu’informe l’hebdomadaire, elle a procédé jeudi dernier à la nomination de 38 magistrats à la tête des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI). Ce faisant, c’est une « provocation de plus du peuple togolais », relève »Liberté ». « Une provocation de trop » renchérit »Le Correcteur » qui considère également cette posture comme un « pied de nez » au dialogue en cours. Par ailleurs, »Liberté » donne à savoir qu’une grâce présidentielle est accordée « »clandestinement » » en 2017 à l’ancien Premier ministre, Eugène Koffi Adoboli, entre-temps condamné par la justice togolaise pour détournement de deniers publics. Au surplus, les publications du jour mentionnent que le groupe de travail mis sur pied pour résoudre les problèmes dans le secteur de l’éducation exhorte les enseignants à suspendre leurs mouvements de grève pour faire place au calme et à la sérénité. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC
Communiqué de la HAAC
Revue de presse N° 1041 du 02 mars 2018
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi, le dialogue politique au Togo. L’ouverture du dialogue a été saluée par la majorité des Togolais qui en attend de bonnes résolutions pour en finir avec la crise politique que traverse le pays. Mais la moisson tiendra-t- elle la promesse des fleurs ? Ainsi que le constate »Innov’-Africa » ces pourparlers ont « déjà du plomb dans l’aile », attendu qu’ils peinent à enregistrer des avancées significatives en dehors des mesures d’apaisement prises par le gouvernement. Le point d’achoppement, rappelle »L’Alternative » reste le retour à la constitution de 1992 qui est loin de faire l’unanimité autour de la table du dialogue. D’un côté, il y a la « boulimie du pouvoir de Faure Gnassingbé » et de l’autre le « maximalisme des leaders de la coalition », observe »La Dépêche ». »Le Tonnerre » confirme que ce sont des « positions rigides » défendues par le parti UNIR qui « ne veut pas entendre parler de l’exclusion de Faure Gnassingbé en 2020 et l’opposition qui tient à sa constitution de 1992 ». Les discussions suspendues reprendront à une date ultérieure mais pas au Ghana comme l’ont rapporté certains ces derniers temps, mais bien à Lomé ainsi qu’en a déclaré le chef de file de l’opposition jeudi, selon »L’Eveil de la Nation ». En attendant, la coalition des 14 partis a fait hier devant la presse un compte rendu. »Liberté » rapporte qu’elle a « dénoncé le dilatoire du régime RPT/UNIR et s’est opposé à un 4è mandat de Faure Gnassingbé ». Autant dire avec »Le Canard Indépendant » que le groupe des 14 reste « intransigeant » sur le rétablissement de la constitution de 1992. Il appelle de ce fait le « peuple à rester mobiliser », précise »L’Alternative ». En réalité, « la candidature de Faure Gnassingbé en 2020 est un faux-fuyant de blocage », relève »L’Union pour la Patrie » sinon, explique le tabloïd, « comment comprendre que l’on n’arrive pas à tirer leçon des échecs du passé lors des dialogues précédents ». Et d’ajouter : « Tout porte à croire que tout est fait pour perpétuer la crise ». »Libération » y va de son commentaire. La publication fait observer que les leaders de la coalition « posent des équations qu’ils sont eux-mêmes incapables de résoudre », car il n’est pas évident de rétablir la Loi fondamentale de 1992, attendu qu’elle comporte bien de lacunes. Pour »Togoréveil », il est inconcevable que Faure Gnassingbé ne soit pas candidat au terme de son mandat en cours. A l’en croire, le président ghanéen et facilitateur dans le dossier togolais le sait et aurait confié à un proche que demander au chef de l’Etat de ne pas briguer un autre mandat « c’est comme demander au Barça de ne pas aligner Lionel Messi à l’occasion d’un match important ». Le journal explique qu’en s’arc-boutant sur son exigence de voir l’actuel président de la République hors-jeu en 2020, « la coalition confirme sa peur bleue d’affronter un candidat trop Faure en 2020 ». « Il n’est jamais assez de demander à un enfant qui danse bien de continuer sa prestation pour le bonheur des convives de ses parents », renchérit »Libération » qui présente Faure Gnassingbé comme la « digue qui cache le chaos au Togo ». La crise qui s’enlise, c’est le « Togolais Lambda qui perd » à cause du ralentissement des activités économiques, déplore »Togomatin ». C’est pourquoi, tout en exhortant le facilitateur à « s’atteler » à concilier les positions opposées, »Le Tonnerre » invite les parties prenantes au dialogue à « mettre de l’eau dans leur vin pour une rapide sortie de crise ». Pour ce faire, elles « devront prendre conscience de l’enjeu pour faire le sacrifice nécessaire pour sortir le Togo de l’impasse ». Sur un tout autre sujet, »L’Eveil de la Nation » tire la sonnette d’alarme sur ce que la presse togolaise serait « en danger » du fait des menaces sur des journalistes. L’hebdomadaire invite les uns et les autres à la sensibilisation pour de telles pratiques n’aient plus cours. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que le portefeuille de l’eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise a un nouveau titulaire. Il s’agit d’Antoine Gbégbéni nommé il y a quelques jours en Conseil des ministres. En outre, »L’Alternative » commet un dossier sur la dévolution du pouvoir du père au fils au Togo. Aussi, révèle-t- elle que des « menaces d’empoisonnement » pèsent sur les détenus dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Le Service de Presse/HAAC