»Waraa les Vainqueurs » évoquent la menace de la coalition des 14 de renouer avec les manifestations de rue, toute chose qui, selon l’hebdomadaire, traduit « une volonté notoire de l’opposition d’asphyxier l’économie du pays ». Mais ce n’est pas tout, cette posture du groupe des 14 fait « planer l’incertitude sur la sortie de crise », ajoute le journal.
En réalité, les manifestations prévues la semaine prochaine n’auront pas lieu et pour cause. Le facilitateur a en effet demandé à la coalition d’y renoncer, question de lui donner le temps d’échanger avec le gouvernement et le pouvoir en place, expliquent »Forum de la Semaine », »Liberté » et »Le Tonnerre ». »L’Eveil de la Nation » l’annonce à sa manière, la publication signale que c’est l’opposition de Nana Akufo-Addo à l’idée de la reprise des manifestations de la coalition qui a amené celle-ci à « se rebiffer ». Pour sa part, »Togoréveil » croit savoir que la délégation du groupe des 14 qui a fait cette semaine le déplacement à Accra pour rencontrer le président ghanéen a été « sermonnée »comme des gamins » » dans leur projet de faire à nouveau descendre les populations dans la rue.
Quoi qu’il en soit, il est à retenir que la coalition sursoit à ses manifestations de la semaine prochaine, mettant ainsi la « pression sur la facilitation », relève »L’Alternative ». Le bihebdomadaire se demande si le président ghanéen « arrivera à convaincre le régime de suspendre le processus électoral », qui est la pomme de discorde. « Le salut viendra-t-il d’Accra ? » s’interroge à son tour »Le Tonnerre ».
»Liberté » répond et assure que « connaissant l’incurie légendaire des tenants du pouvoir en place et l’état d’esprit de Faure Gnassingbé, il ne faut pas trop compter sur leur bonne foi » pour faire avancer les choses. Le quotidien note que « la reprise des manifestations n’est pas loin ». Toutefois, le tabloïd salue la décision du groupe des 14 de renoncer momentanément à son programme de manifestation dans la mesure où elle vient « clouer le bec à ses détracteurs » qui l’accusent de vouloir faire échouer les pourparlers.
Le pouvoir qui autorise la poursuite du processus électoral et l’opposition qui menace de recourir à la rue, »Le Tonnerre » regrette un « retour à la case de départ ». Sur le sujet, »Togoréveil » souligne que c’est « sous la double pression » du facilitateur et du ministre de la Sécurité que la coalition « annule » les manifestations programmées. Il faut dire que l’autre motif avancé par la coalition pour reprendre les marches est le « passage à tabac » de la population à Kparatao par des militaires. Suite à ces accusations, le ministre de la Sécurité a fait une sortie médiatique pour « remettre les pendules à l’heure », rappelle »Togoréveil ».
Le Colonel Yark a « démonté les arguments » du G14, commentent »Waraa les Vainqueurs ». »L’Union pour la Patrie » renchérit et mentionne que « l’expédition punitive de Kparatao est un mensonge grossier ». A l’aune des explications du ministre, »L’Eveil de la Nation » indique que l’opposition « utilise des fake news pour justifier sa volonté de maintenir le Togo dans la crise ». »Le Canard Indépendant » précise que la coalition sursoit à sa série de marches mais « exige une enquête sur Kparatao ».
In fine, que pourra-t-on attendre du dialogue politique en cours ? Le ministre Bawara rassure dans des propos rapportés par »Forum de la Semaine » et »Le Canard Indépendant » que « le chef de l’Etat compte parvenir à un compromis avec l’opposition ».
Sur un tout autre sujet, »Le Tonnerre » questionne ce qui « se passe au juste » avec la convocation au SRI des professeurs Ihou Wateba et David Dosseh de la faculté de Médecine. Ces convocations seraient liées à des soupçons de tripatouillage de notes. »L’Alternative » parle de « harcèlement, intimidations, menaces et méthode d’un Etat voyou ». A en croire »Liberté », « la famille du professeur Ihou Wateba dénonce une cabale, pendant que les activités de la Faculté sont à l’arrêt ».
Par ailleurs, la presse du jour se fait l’écho de la célébration hier de la journée internationale de la femme.
Le Service de Presse/HAAC



