L’actualité dans les colonnes des journaux parus ce mercredi est dominée par l’organisation du sommet sur la sécurité maritime qu’abrite Lomé. Mais nous débutons notre revue par les « excuses » du quotidien »Liberté » à ses lecteurs pour les « désagréments » qu’ils ont pu subir du fait de la caricature publiée pour illustrer l’article intitulé « Réformes constitutionnelles et institutionnelles : contraindre le pouvoir à s’exécuter, l’autre équation de l’opposition » proposé dans la parution du 13 septembre 2016. La publication ajoute qu’elle a rassuré la HAAC, qui l’a invitée pour échanges, qu’aucune intention répréhensible n’était cachée derrière ledit article. Sommet sur la sécurité maritime Dans sa livraison du jour, »Dounia le Monde », en plus de relever l’ « enjeu » de cette grand-messe pour le Togo, propose un focus sur ses préparatifs de cette. Le tabloïd évoque l’embellissement de la ville, la campagne de communication autour de l’évènement, le renforcement du dispositif sécuritaire ainsi que la réhabilitation des infrastructures hôtelières et routières pour souligner in fine que ces préparatifs ont « atteint le seuil de satisfaction ». Pour sa part, »La Dépêche » informe que la plateforme »Les Amazones de la République » apporte une contribution « judicieuse » au sommet. Cette structure de la société civile togolaise a animé une conférence virtuelle sur des questions de développement en prélude à la rencontre d’octobre prochain. Ainsi que le rapporte le journal, il en est ressorti des conclusions sous la forme de suggestions pour combattre l’insécurité maritime. La plateforme propose à cet effet un renforcement de la coopération entre Etats à travers des échanges d’informations, la dotation pour chaque Etat d’un arsenal juridique pour mieux combattre l’insécurité maritime et l’amélioration de la gouvernance économique et politique en vue de réduire la pauvreté et l’injustice qui engendrent des frustrations. »Le Messager » lui, passe en revue les différents thèmes qui y seront débattus, entre autres, la piraterie maritime, la pêche et les trafics illicites. Mais pas seulement. Quelques chiffres sont aussi avancés par l’hebdomadaire. Selon le confrère, l’eau représente 70% de la superficie du monde mais seulement une partie de 0,06% est protégée. 60% de la population mondiale habite près de la mer et 50% de l’oxygène utile à la respiration est produit par les océans. Aussi, la production mondiale de la pêche est-elle évaluée passée de 20 millions de tonnes en 1950 à 150 millions de tonnes de nos jours, sans oublier que 90% des échanges internationaux sont assurés par le transport maritime. De tout ce qui précède, la publication en vient à la conclusion que la prochaine conférence revêt une importance de taille et il aurait fallu « inventer » son organisation quelque part. Pour »Fraternité », la piraterie est « en hausse dans le Golfe de Guinée » et la rencontre de Lomé vient à point nommé pour « trouver la solution ». C’est une certitude qu’avec le sommet sur la sécurité maritime, les pirates sont dans le viseur non seulement de la communauté africaine mais aussi internationale, étant attendu aussi que la tenue à Lomé de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine a reçu le soutien de l’ONU, renchérit »Le Magnan Libéré ». La Chine a également décidé d’accompagner l’organisation de ce rendez-vous. »Vision d’Afrique » et »Actu Express » rappellent que l’empire du milieu a fait la semaine dernière un « important don de matériels électriques, informatiques et de bus à l’Etat togolais ». Cette mobilisation sur le plan international contraste un tout petit peu avec la division constatée à l’interne sur l’opportunité de la tenue d’une telle rencontre. Jean-Pierre Fabre a fait savoir qu’il n’y prendra pas part ne voyant pas trop l’intérêt de débourser des sommes colossales pour organiser un sommet sur la sécurité maritime alors que des urgences attendent. Seulement, le président de l’ANC est « désavoué » par une bonne partie de l’opposition togolaise qui soutient la tenue à Lomé de ces assises, relève »Dounia le Monde ». C’est le cas notamment de Gerry Taama du NET et d’Agbéyomé Kodjo de l’OBUTS. Finalement, « qui de Fabre, Agbéyomé ou Taama a raison ? » se questionne »Fraternité ». Au-delà de toute divergence, c’est le Togo qui est sortira « gagnant », souligne »Vision d’Afrique » qui exhorte les Togolais à se mobiliser pour le succès de ces assises. Analyse similaire dans »Le Magnan Libéré ». L’autre sujet phare traité dans les publications du jour reste les suites de l’élection présidentielle au Gabon. »Dounia le Monde » informe que Ali Bongo a prêté « précipitamment » serment hier pour un 2è mandat de 7 ans. C’était en présence de près de 600 invités et 4 chefs d’Etat dont le Togolais Faure Gnassingbé. Pour »Liberté », il ne pouvait en être autrement, puisque les deux présidents ont « hérité » le pouvoir de leur père et sont au pouvoir grâce à des scrutins non démocratiques. En plus, poursuit le quotidien, ils sont caractérisés par l’envie de s’éterniser au pouvoir. La seule différence, mentionne le confrère, c’est que Ali Bongo est marié et Faure Gnassingbé ne l’est pas. L’investiture du président gabonais est aussi commentée sur la toile.
Revue de presse N° 721 du 27 septembre 2016
Les journaux parus ce mardi évoquent le sommet sur la sécurité maritime. Bientôt l’ouverture de la conférence et certains acteurs « directs » ou « plus concernés » sont sous les feux de la rampe, car de leur performance relativement au sommet dépendra leur continuité ou pas au gouvernement de la République, observe »L’Indépendant Express ». Il s’agit notamment, selon l’hebdomadaire, du président du comité d’organisation ainsi que les ministres de la Sécurité, des Affaires Etrangères, des Transports, de l’Administration territoriale, des Télécommunications et de la Communication. Après avoir fait savoir que le Général Ayéva Essofa en charge de l’organisation « coordonne dans la rigueur » les différentes activités relatives au sommet, la publication assure que l’ancien Chef d’Etat-major des Forces armées Togolaises promet de relever le défi qui l’attend. Robert Dussey lui a pour principale mission après le périple diplomatique d’ « obtenir l’adhésion et la signature de la charte » par les participants, poursuit le tabloïd qui souligne que le ministre des Transports, Ninsao Gnofam doit sérieusement brûler des cierges afin qu’il n’y ait pas pluie le temps du sommet pour que les étrangers ne soient pas soumis à la croix et à la bannière lorsqu’ils voudront s’offrir des moments de villégiature hors de la ville de Lomé, à cause de la mauvaise qualité des routes. Quid de son collègue de la sécurité ? L’obligation à laquelle est astreinte le Colonel Yark Damehame est « la sécurité en mer, sécurité sur terre et sécurité dans les airs » pour les conférenciers, écrit le journal. Les membres du gouvernement chargés de l’Administration territoriale et des Télécommunications doivent pour leur part s’employer à bien gérer les manifestations de rue qui pourraient avoir lieu pendant la tenue du sommet et s’assurer de la bonne qualité de la connexion internet. Quant à Guy Lorenzo, il devrait œuvrer à améliorer la communication autour du sommet. Toute chose qui passe par l’amélioration de l’enveloppe allouée aux médias à cet effet, note toujours ‘‘L’Indépendant Express ». »L’Alternative » embraye sur le sujet et donne à savoir que pendant que les médias internationaux sont bichonnés à coup d’espèces sonnantes et trébuchantes pour se faire l’écho de la conférence de Lomé, ceux locaux sont « infantilisés » par une enveloppe de seulement 250 mille FCFA. Une attitude dénoncée par le bihebdomadaire. « Tant que les journalistes togolais joueront aux mendiants, aux griots, le régime continuera à les traiter comme des moins que rien », conclut-il. C’est le cas de le dire, le gouvernement est en train de mettre les « bouchées doubles » pour la réussite du sommet mais l’opposition « apprécie diversement » l’opportunité de sa tenue, mentionne »Le Médium ». Les membres du CAP 2015 ont expliqué qu’ils ne comptent pas prendre part au sommet. Ils ont choisi d’organiser une tournée de mobilisation des populations sur l’étendue du territoire en faveur des réformes. Dans ce sens, une délégation avait fait le déplacement à Bandjeli pour rencontrer les membres du bureau cantonal de l’ANC. Selon »Liberté », le domicile du président cantonal du parti a été « encerclé par la gendarmerie ». Le quotidien privé informe que Jean-Pierre Fabre a écrit au ministre de l’Administration territoriale pour « protester » contre cet état de fait. Le CAP 2015 qui refuse donc de participer à la conférence explique que ce rendez-vous n’apportera rien au Togo. Ce raisonnement passe mal auprès de »Le Combat du Peuple ». « Dire que le sommet n’apportera rien au Togo relève de la démagogie politique », réplique l’hebdomadaire. Il faut également souligner que pendant que les responsables politiques du CAP 2015 rechignent à prendre part à la rencontre de Lomé, d’autres membres de l’opposition se montrent favorables. C’est le cas de Gerry Taama. Que le candidat à la dernière élection présidentielle prenne cause et fait pour le sommet est un non évènement précise »Liberté ». En outre, »L’Alternative » et »Liberté » informent que l’Union Européenne et l’Allemagne insistent sur la nécessité d’accélérer le processus de décentralisation et de développement local. Par ailleurs, »Liberté » rappelle qu’il ne reste plus que 45 jours à l’exécutif togolais pour déposer le projet de loi des Finances à l’Assemblée nationale. Au surplus, »Liberté » fait remarquer que les Togolais de la diaspora sont de moins en moins acceptés dans le landerneau politique. Le journal cite en exemple les cas d’Alberto Olympio et Koffi Yamgnane à qui l’on a mis les bâtons dans les roues. Les confrères du web ont aussi abordé le sommet sur la sécurité maritime. »Togoactualite.com » fait constater que d’importantes sommes sont déboursées pour la tenue dudit sommet alors même que « les malades sont soignés à même le sol » dans certains hôpitaux. Le média en ligne assure que les autorités du pays sont tellement déterminées à organiser cette conférence qu’elles sont prêtes à « priver » les habitants de Lomé d’air à respirer si la réussite du sommet ne tenait qu’à ça. Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 720 du 26 septembre 2016
Dans les colonnes des journaux parus ce lundi, le sommet sur la sécurité maritime. Cette conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine s’ouvre à Lomé dans un peu moins de trois semaines. Au regard des enjeux que draine ce sommet, une « obligation de résultats est attendue du Togo et de l’Afrique toute entière », relève »Nouvelle Opinion ». Mais l’obtention de ces résultats requiert la mobilisation de tous, ajoute l’hebdomadaire. Effectivement, le rendez-vous d’octobre prochain tient à cœur aux Nations Unies. A en croire le confrère, Faure Gnassingbé, en marge des travaux de la 71è session de l’Assemblée Générale de l’ONU, a conféré avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique, Mohamed Ibn Chambas venu apporter le soutien de l’Organisation aux autorités togolaises dans la tenue du sommet. Cependant, une « polémique » entoure l’organisation de la rencontre, mentionne »Golfe Info ». Polémique, poursuit le tabloïd, créée par l’opposition radicale qui, non contente d’affirmer qu’elle ne prendra pas part au sommet, soutient également que les fonds utilisés pour sa tenue auraient pu servir à mieux s’occuper des Togolais confrontés au quotidien à de multiples problèmes existentiels. Le sujet est également traité dans les colonnes de »Forum de la Semaine » qui s’attarde sur la position d’Agbéyomé Kodjo. « Qui contrôle la mer contrôle la terre, le Togo a vu juste », déclare-t-il dans le quotidien privé. Qu’à cela ne tienne, tous les acteurs impliqués dans la réussite de la conférence sur la sécurité maritime renforcent tous azimuts leurs capacités, rappelle ‘‘Kozah Média » en référence aux journalistes, experts et ministres en charge de la Justice des pays membres de l’Union Africaine qui étaient en séminaire-atelier respectivement à Kpalimé et à Lomé. Une fois dans la capitale togolaise, les délégations pourront apprécier le patrimoine touristique du pays. »Togomatin » commet un dossier sur le tourisme togolais avec une emphase sur ses « atouts et perspectives ». Pour sa part, »Liberté » estime non sans une pointe d’humour qu’une « thérapie » doit être trouvée pour que les conducteurs des taxi-moto n’étalent pas leur propension à insulter à la face du monde à l’occasion du sommet. Toujours »Liberté » indique que l’organisation de grand-messes internationales est souvent un « juteux marché ». Sur un tout autre sujet, les publications du jour informent de la fin de mission à Lomé des Médiateurs des pays membres de l’UEMOA. Au terme de celle-ci, les liens de coopération avec le Médiateur de la République togolaise « se renforcent davantage », souligne »Nouvelle Opinion ». Les missionnaires en ont profité pour accompagner leur pair Awa Nana Daboya dans son installation officielle, complète »Togomatin » qui précise par ailleurs le fonctionnement du Médiateur en République togolaise. En outre, »Golfe info » donne à savoir que l’opérateur de téléphonie Orange est « toujours dans la course » pour décrocher la 3è licence après Togocel et Moov, même si les autorités en charge des télécommunications expliquent qu’il n’ y a pas urgence à concéder une 3è licence. Au surplus, les confrères s’intéressent à l’épilogue de l’élection présidentielle au Gabon. La Cour constitutionnelle a validé la réélection d’Ali Bongo Ondimba. Le président sortant rempile ainsi pour un mandat de sept ans, faisant dire à »Liberté » qu’il est en train de marcher sur les plates-bandes de Faure Gnassingbé pour une « régence à vie ». De son côté, »Le Correcteur » parle de « coup d’état électoral au Gabon » et souligne que « l’alternance par les urnes est un luxe pour l’Afrique francophone ». »Forum de la Semaine » ajoute la République Démocratique du Congo à son analyse et assure que l’opposition togolaise doit en tirer « les bonnes leçons ». A en croire le quotidien privé, la consolidation du pouvoir au Togo est due à trois facteurs : l’absence d’une opposition porteuse d’une vision politique crédible, son refus, pour celle dite radicale, de prendre activement part au gouvernement et la division profonde qui la caractérise. Dans un tout autre registre, les confrères se font l’écho de l’Assemblée Générale des Nations Unies à laquelle a participé le président de la République. A New-York Faure Gnassingbé a eu un « agenda chargé », rapporte ‘‘Togo-Presse ». »Le Correcteur » signale que la diaspora togolaise aux USA a manifesté contre la gestion du pays par le chef de l’Etat. Sur la toile, les médias en ligne évoquent l’étape d’Atakpamé de la tournée de mobilisation en faveur des réformes du CAP 2015 et les rumeurs insistantes d’un probable rappel de Nicolas Berlanga-Martinez à Bruxelles à la demande du pouvoir de Lomé. Toutefois, l’Ambassadeur européen aurait été aperçu jeudi dernier à une manifestation officielle au cours de laquelle il n’a nulle part fait mention d’un éventuel départ. »Le Correcteur » embraye là-dessus et égraine la liste des diplomates dont le départ a été exigé par le régime actuel. Lorsque le bihebdomadaire ajoute ce qu’il appelle le refus du pouvoir de Faure Gnassingbé d’opérer les réformes, il conclut que ces « pratiques pernicieuses » sont « face aux risques d’une nouvelle suspension de la coopération ». Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 719 du 23 septembre 2016
Le sommet sur la sécurité maritime qu’abrite Lomé en octobre prochain ne fait pas l’unanimité entre Togolais. Le pouvoir est convaincu que cette conférence est une opportunité unique à saisir au regard des enjeux qu’elle présente et ne ménage aucun effort pour qu’elle soit couronnée de succès. L’opposition dite radicale n’y voit pas d’intérêt et dénonce un gaspillage des ressources. Pendant ce temps, les journaux se font l’écho d’un probable rappel à Bruxelles de l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo. Revue. En finir avec les actes qui compromettent l’essor de l’économie bleue, la préoccupation a enjambé le territoire national pour se retrouver aux Etats-Unis. En séjour à New-York pour prendre part à la 71è session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, Faure Gnassingbé s’est adressé à ses compatriotes de la cybercommunauté. Comme le rapporte ‘‘L’Union pour la Patrie », le chef de l’Etat togolais a insisté sur la nécessité de « juguler » l’insécurité sur les mers, océans et côtes. « Le rendez-vous de Lomé… consacrera surtout la pertinence des échanges, l’originalité des mesures idoines qui détermineront l’avenir de notre économie », autre morceau choisi de cette sortie du président de la République publiée dans les colonnes de »Forum de la Semaine ». Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. En marge de la tournée de sensibilisation des populations effectuée par les membres du gouvernement, rappellent »Temps Nouveaux », les professionnels des médias réunis au sein du réseau des Journalistes africains pour la sécurité maritime ont regroupé leurs confrères à Kpalimé du 14 au 16 septembre pour une rencontre de renforcement de capacités destinée à donner des éléments de langage aux hommes et femmes des médias relativement aux sujets touchant à la sécurité et à la sûreté maritimes. Cependant, l’opposition radicale ne compte pas s’associer à la réussite de ce rendez-vous auquel elle ne participera d’ailleurs pas. Après l’ANC qui a décliné l’offre, c’est au tour de la CDPA de montrer son désintérêt vis-à-vis de cette conférence. A en croire »L’Eveil de la Nation », la Secrétaire générale de ce parti, Mme Brigitte Adjamagbo n’entend pas apporter sa caution à la tenue de cette rencontre dans la mesure où elle prive les Togolais de ressources dont ils ont pourtant besoin pour assurer leur subsistance. Cette position de la CDPA ne surprend pas outre mesure l’hebdomadaire qui assure que c’est le contraire qui aurait étonné. Qu’à cela ne tienne, « le chien aboie et la caravane passe », conclut le confrère. Quid du CAR ? « Ce sommet est un gaspillage de ressources financières de notre pays, ressources qu’on aurait pu utiliser pour faire quelque chose de sérieux », renchérit un responsable de cette formation politique en crise dans des propos relayés par »Le Canard Indépendant ». La même publication s’attarde sur le côté sécuritaire de l’organisation du sommet, surtout avec les menaces d’attaques terroristes qui pèsent sur tous les pays. Elle fait observer que certains points de grand rassemblement, à l’instar du grand marché de Lomé ne bénéficient pas du même renforcement de la sécurité que les hôtels retenus pour les travaux et l’hébergement des différentes délégations. « Au lieu de se préoccuper uniquement des étrangers, les autorités togolaises devraient inviter les populations à plus de vigilance pendant ces moments fatidiques et prendre des mesures pour protéger les lieux de fort rassemblement humain », écrit le tabloïd. L’autre sujet qui concentre l’attention dans les publications du jour, c’est la « tension » qui existerait entre le Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo, Nicolas Berlanga-Martinez et le président Faure Gnassingbé. Les confrères rapportent que les prises de positions du diplomate espagnol et ses liens avec l’ancien ministre François Akila Boko ne sont que très peu appréciés du pouvoir de Lomé qui, du coup, aurait demandé son remplacement. Pour »Liberté », ce « renvoi » de M. Berlanga-Martinez est un « signe de fébrilité du pouvoir » qui ne supporte pas le langage de la vérité. Le quotidien assure que ce sort doit servir de leçon aux autres diplomates qui devraient apprendre à se taire et surtout caresser le pouvoir dans le sens du poil. Que ce soit maintenant ou plus tard, le diplomate européen « ne perdra rien en quittant le Togo », indique »L’Alternative ». Les Togolais garderont de lui l’image de « quelqu’un qui a œuvré activement pendant trois ans à faire bouger les lignes », ajoute-t-elle. Par ailleurs, les confrères sont revenus sur la condamnation d’Alberto Olympio à 5 ans de prison dans une affaire de détournement de fonds. Ils se sont aussi intéressés à la manifestation organisée, en marge de l’AG des Nations Unies, par la diaspora togolaise aux Etats-Unis contre Faure Gnassingbé interpellé entre autres sur les réformes politiques et l’affaire d’incendie des marchés. Le sommet sur la sécurité maritime, la condamnation d’Alberto Olympio et la manifestation contre Faure Gnassingbé à New-York meublent également les commentaires sur la toile. Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 718 du 22 septembre 2016
Alberto Olympio condamné par contumace à 5 ans de prison ferme assortis d’un paiement d’amende. Les journaux parus ce jeudi évoquent le sujet, tout comme la « tension » qui se serait installée entre le Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo et le pouvoir. Condamnation d’Alberto Olympio La main lourde de la justice togolaise. Ainsi qu’informe ‘‘Golfe Info », elle a prononcé hier une condamnation par contumace de 5 ans de prison ferme pour Alberto Olympio dans une affaire de détournement de fonds portée devant les tribunaux par la société Axxend qu’il a dirigée. En plus, le président du Parti des Togolais doit rembourser 5,9 milliards de F CFA et 1,3 milliard de dommages et intérêts. Selon »La Symphonie », »Forum de la Semaine », »Le Correcteur » et »Liberté », les conseils de M. Olympio croient à une « cabale » ourdie contre leur client alors que son entourage dénonce un « procès politique ». Ce jugement est fondé sur un certain nombre d’irrégularités constatées dans la procédure, notamment, la disparition dans le dossier d’un non-lieu prononcé par l’un des substituts du procureur de la République. Pour »Waraa les Vainqueurs » qui reprennent un article de »Focusinfos’‘, l’homme d’Affaires tente « sans convaincre » de « politiser » un dossier purement judiciaire. Il est tout simplement « rattrapé par son passé ». A en croire le confrère, Alberto Olympio se serait rendu coupable de « faux en écriture bancaire ». En tout cas, dans un communiqué publié dans les colonnes de »La Symphonie », le condamné rappelle qu’il ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés à l’issue d’une procédure « dont la légalité et l’équité sont mises en cause ». Même s’il compte interjeter appel, l’homme politique jure aux travers dudit communiqué qu’ « aucune condamnation, aucune intimidation, aucune pénalité financière quelle que soit son montant, ne pourra stopper l’élan du parti des Togolais, résolument en marche et programmé pour arriver à destination ». »Le Changement » aussi pense qu’il s’agit d’une cabale. Il se demande s’il est encore opportun d’interjeter appel étant attendu que les « dés sont déjà pipés ». Le sommet sur la sécurité maritime s’est également invité dans les publications du jour. ‘‘Le Correcteur » rapporte que le ministre en charge de l’Administration territoriale a rencontré la semaine dernière certains responsables de partis politiques pour des échanges relatifs à cette conférence. Payadowa Boukpessi leur aurait expliqué que le Togo a été choisi par l’Union Africaine pour abriter le sommet à cause de sa « politique de bon voisinage et la qualité de ses infrastructures ». C’est un « gros mensonge », commente le bihebdomadaire qui rappelle que le sommet a été déjà reporté parce que les travaux de réfection de l’hôtel 2 Février n’étaient encore achevés et que certaines routes sont encore en chantier à ce jour. Parlant toujours de sommet sur la sécurité maritime, certaines formations politiques regroupées au sein du CAP 2015 entendent en profiter pour organiser des manifestations et ainsi mettre la pression sur le pouvoir en vue d’obtenir les réformes. Ce regroupement fait sans l’appui des partis comme l’ADDI, le CAR, l’OBUTS, le PRR etc. En cela, »Flambeau des Démocrates’‘ estime que la tournée de remobilisation des troupes du CAP 2015 est un « combat perdu d’avance », car elle ne saura atteindre l’objectif escompté « sans les autres forces démocratiques ». Tension entre Bruxelles et Lomé ? Plusieurs journaux révèlent avec »La Lettre du Continent » que l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo ne serait plus en odeur de sainteté avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Celui-ci aurait dépêché son ministre Gilbert Bawara auprès de Bruxelles aux fins d’exiger son rappel. A les en croire, il est reproché au diplomate ses accointances avec l’ex-ministre togolais François Akila Boko et certains propos « désobligeants » envers le régime. « Faure Gnassingbé pourra-t-il se mettre à dos l’Union Européenne ? » se questionne »Le Correcteur ». Si son départ est acté, Berlanga-Martinez sera la 6è personnalité expulsée du Togo par le régime, ajoute ‘‘Liberté’‘. En outre, les confrères ont réservé quelques commentaires aux fils de présidents africains ayant succédé à leurs pères. La condamnation d’Alberto Olympio et la « tension » entre Bruxelles et Lomé sont aussi commentées sur la toile. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 717 du 21 septembre 2016
Sommet sur la sécurité maritime, le sujet concentre l’attention dans les journaux parus ce mercredi. Analyses et commentaires. A un moins d’un mois de la tenue de cette conférence, »Focus Infos » observe qu’elle donne l’impression de n’être réservée qu’aux seuls « initiés ». L’analyse du bimensuel est adossée au constat suivant : « l’évènement mobilise peu dans l’opinion ; aucune affiche n’est visible en ville à quelques semaines de l’arrivée des délégations ; pas d’annonces dans la presse ni de spots dans les médias audiovisuels ; le sujet est inaudible dans les émissions à grande écoute » etc. Pourtant, « tout se précise pour le succès » de ce sommet au vu de la mobilisation faite autour, constate pour sa part »Vérité des Peuples ». « Toutes les couches sociales s’y attèlent à l’instar des Comités de Développement des Quartiers, les associations des taxi-motos, des journalistes, les sociétés de bâtiments et des travaux publics, le renforcement de la sécurité dans la capitale », renchérit »Le Libéral ». L’hebdomadaire salue cette « synergie » qui, dit-il, permettra à Lomé de « retrouver ses lettres de noblesse d’antan ». Mais à en croire »Liberté » la connexion internet risque d’être le maillon faible de la chaîne organisationnelle. Ainsi que le relève le quotidien privé, la qualité de cette denrée n’est pas le dada des autorités en charge des Télécommunications. Il faut faire en sorte que sa mauvaise qualité n’entache pas la réussite de la conférence, suggère le journal. Pour autant, la mobilisation n’est aussi générale que semblent l’indiquer ‘‘Vérité des Peuples » et »Le Libéral », surtout avec le boycott de ces assises par Jean-Pierre Fabre qui dit n’avoir pas du temps à perdre pour cela. Le chef de file de l’opposition a égrainé un chapelet de griefs contre le pouvoir pour justifier cette absence. Entre autres raisons, le rejet du candidat positionné par l’ANC pour siéger à la HAAC, le renvoi des représentants de l’opposition de la CENI et l’inculpation des membres du CAP 2015 dans l’affaire d’incendie des marchés de Lomé et de Kara. Ce sont des arguments qui n’ont convaincu personne, commente »Dounia le Monde ». Le refus du leader de l’opposition de participer au sommet est une « faute politique », explique »La Dépêche ». C’est une « fierté nationale » que d’accueillir cette rencontre et devant un tel évènement, « il est bon de taire les querelles intérieures pour présenter l’image d’une nation unie, quitte à reprendre les contradictions aussitôt après ». En décidant de boycotter le sommet, « il court le risque de s’isoler auprès des organisations sous régionales envers lesquelles Fabre lui-même tourne quand il se sent brimer dans son combat », poursuit l’hebdomadaire. Et d’insister : « en laissant sa place vide à l’ouverture du sommet, il manque du respect à nos illustres hôtes ». Au-delà du boycott, le CAP 2015 auquel appartient le parti de Fabre compte organiser une manifestation à Lomé pendant le déroulement des travaux du sommet. C’est de la « provocation » et de l’ « irresponsabilité », souligne »Focus Infos ». Ce désir de manifester de ce regroupement de partis politiques « c’est du déjà-vu », écrit »Vérité des Peuples » qui estime que les organisateurs sont libres de le faire à condition de ne pas « s’en prendre aux paisibles populations et aux bien publics ». En attendant l’étape de Lomé, le CAP 2015 a débuté sa tournée par l’intérieur du pays. Après Sokodé, une partie de la délégation a mis le cap sur Bassar. Là, elle a été « rudoyée » par les représentants du pouvoir central, rapporte ‘‘La Dépêche ». Pour ‘‘Dounia le Monde », l’on tente de faire de cet incident « une tempête dans un verre d’eau ». Et l’objectif n’a pas été atteint. Le confrère croit savoir que le plan des organisateurs était de créer le buzz pour placer cette tournée à la une de l’actualité. Qu’à cela ne tienne, « empêché » à Bassar, le convoi du CAP a pu poursuivre sa tournée « dans les autres régions du pays », précise »Tingo-Tingo’‘. En organisant sa tournée, le CAP entend mobiliser les populations pour mettre la pression sur le pouvoir et obtenir les réformes. Sauf que le ce regroupement est seul à s’intéresser aux réformes, note »Liberté ». Le tabloïd assure que pendant que le CAP 2015 se mobilise, les autres composantes de la classe politique et de la société civile se montrent « indifférentes ». En tout cas, à chacun sa préoccupation. Les réformes politiques pour le CAP 2015 et la sécurité maritime pour l’UNIR, mentionne »La Dépêche ». Justement, parlant de l’UNIR, »La Dépêche » révèle qu’un « sourd mécontentement » couve dans le parti. « La contestation est à deux niveaux : la promotion des cadres et les barrons abandonnés », indique la publication. Dans un registre différent, les journaux informent que Faure Gnassingbé a signé l’Accord de Paris sur le climat. Le président de la République séjourne actuellement à New-York dans le cadre de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Il devrait s’exprimer ce mercredi. Par ailleurs, les confrères rappellent que le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme qui s’est réuni la semaine dernière a mobilisé 13 milliards de dollars pour faire face à ces fléaux pendant les trois prochaines années. En outre, les tabloïds ont évoqué la difficile mission d’Edem Kodjo dans la crise congolaise qui a pris une nouvelle tournure depuis quelques jours avec une manifestation de rue pour exiger le départ du président Kabila au terme de son mandat soldée par des cas de décès et de blessures graves. La conférence sur la sécurité maritime est également discutée sur la toile. Les médias en ligne évoquent également le carburant « toxique » déversé en Afrique. A les en croire, les autorités togolaises seraient impliquées dans ce scandale. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 716 du 19 septembre 2016
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent le sommet sur la sécurité maritime. Mais il convient d’abord de revenir sur le « délai de grâce » accordé par la HAAC aux médias audiovisuels qui ne sont pas en règle vis-à-vis de l’organe de régulation en ce qui concerne l’autorisation d’installation et d’exploitation. Ledit délai a expiré le vendredi 16 septembre dernier et l’on attend la réaction de la Haute Autorité. Là-dessus, »Vision d’Afrique » donne à savoir que les médias qui n’ont pu respecter la date du 16 septembre « menacent à leur tour la HAAC ». A en croire l’hebdomadaire, ils ont fait recours à leurs « relations dans le gouvernement » ou sollicité l’intervention « des plus hauts perchés du pouvoir », question de « se soustraire » à leurs obligations envers le régulateur. Alors, que va faire la HAAC ? Va-t-elle effectivement mettre à exécution sa « menace » de coupure du signal d’émission aux médias « fautifs » ou « accéder à la volonté des »grands grands » auxquels recourent les directeurs d’organes ? » se questionne le journal. Sommet sur la sécurité maritime Pendant que les membres du gouvernement sont en tournée de sensibilisation des populations sur cette thématique, les professionnels des médias eux renforcent leurs capacités sur le sujet. Ils se sont réunis en séminaire-atelier le 14 septembre dernier à Kpalimé pour réfléchir à comment apporter leur contribution à la lutte contre l’insécurité maritime. Initiative du réseau des Journalistes pour la Sécurité Maritime, ladite session qui a regroupé une trentaine d’hommes et de femmes des médias venue des cinq régions du pays « a été une opportunité pour les participants de s’approprier des thématiques liées à la sécurité maritime et les contours du concept de l’économie bleue », relève »Nouvelle Opinion ». Elle visait concrètement à « donner aux journalistes des éléments de langage appropriés lorsqu’ils seront en face des questions liées à la mer », complète ‘‘Togoréveil’‘. Il faut rappeler que les plus hautes autorités du pays n’ont ménagé aucun effort pour que la prochaine conférence soit une réussite. Mais pendant que le chef de l’Etat est en train de « construire », le chef de file de l’opposition « déconstruit », observe »La Montagne » qui reproche à Jean-Pierre Fabre et ses alliés du CAP 2015 de s’obstiner à organiser une manifestation pendant le déroulement des travaux du sommet. Le confrère accuse les initiateurs de cette manifestation de vouloir « mettre la sécurité des participants en péril ». Comme solution, il suggère au CAP 2015 de décréter une « trêve politique ». Apparemment ce message de trêve passe mal auprès du Combat pour l’Alternance Politique. Le regroupement de partis politiques a entamé la semaine dernière sa tournée de mobilisation des populations en vue d’obtenir les réformes. A Sokodé, les populations de Tchaoudjo ont « réaffirmé leur engagement » aux côtés du CAP, rapporte »Liberté » qui ajoute qu’une délégation de la jeunesse de l’ANC a été « séquestrée par la gendarmerie de Bassar ». La même mobilisation a été observée à Bafilo, Mango et Dapaong, renchérit »Le Correcteur ». »Nouvelle Opinion » met particulièrement l’emphase sur Jean-Pierre Fabre et fait remarquer que ses promesses d’empêcher Faure Gnassingbé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2015 ou encore d’être à même de remporter le scrutin même sans réformes ont fini par signer sa « mort politique » progressive. « Triste fin d’une politique basée sur le populisme et la démagogie », regrette le journal. Pour sa part, »Le Combat du Peuple » note que l’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio est « dans ses œuvres antipatriotiques ». A contrario, l’association »Afrique Assistance » « veut impliquer les communautés étrangères au Togo » dans la réussite de la conférence, informe »Forum de la Semaine ». En lien avec le sommet, certains médias avaient laissé entendre que la nouvelle aérogare de Lomé a été envahie par l’eau après une forte pluie. Le DG de l’ANAC s’est rendu sur les lieux et a déclaré qu’il n’en a rien été, levant ainsi « l’équivoque » signale »La Montagne ». »Le Combat du peuple » refuse de croire aux déclarations du Colonel Gnama Latta qui a eu le « toupet » d’apporter le démenti quatre jours après la pluie. L’hebdomadaire souligne que l’ex-ministre de la Sécurité est « coutumier des démentis mensongers ». Par ailleurs, »La Nouvelle » s’intéresse aux mandats de Faure Gnassingbé. Le mensuel fait constater que le premier mandat était dit d’ « apaisement social » mais c’est justement au cours de ce mandat que « des politiciens de l’opposition ont été assassinés, empoisonnés et d’autres contraints à l’exil ». Au cours du deuxième dit économique « une des intimes de Faure Gnassingbé et son groupe ont volontairement incendié les marchés de kara et de Lomé ». C’est également, poursuit la publication, à ce moment que une bonne partie de « l’entourage immédiat » du président de la République est devenue « multimilliardaire en puisant dans les caisses de l’Etat ». Et pour ce troisième mandat placé sous le signe du social, « c’est la pauvreté qui sévit dans presque tous les foyers, la vie chère à tous les niveaux avec l’augmentation des prix des produits de première nécessité ». Le quatrième, le tabloïd suggère au chef de l’Etat de le placer « sous le sceau des luttes »Evala » afin que le Comité des jeux olympiques les consacre comme discipline ». Et dès que cela sera le cas, le Comité olympique devrait réfléchir à faire du Togo, entre autres, un « médaillé de diamant en fraude et vol des élections, tortures, assassinats, emprisonnements et inculpations fantaisistes des journalistes et hommes politiques ». A propos du mandat social, »Le Correcteur » assure qu’il est exercé « sur fond de provocation et de mépris face à la misère du peuple togolais ». Le bihebdomadaire prend l’exemple de la récente augmentation « exponentielle » des prix aux postes de péage pour illustrer ses écrits. En tous cas, cette mesure, n’est rien d’autre qu’une autre « cabale des pilleurs de la république qui aggrave la vie chère au Togo », commente-t-il. Au surplus, »Liberté’ ‘mentionne que la voie judiciaire est « l’autre stratégie sournoise de neutralisation des opposants et/ou de leurs soutiens potentiels ». »Le Correcteur » lui, revient sur ce qu’il considère comme le « scandale du carburant toxique en haute mer » dans lequel seraient « impliqués plusieurs officiers et pontes du régime togolais ». Aussi, indique-t-il que « les côtes togolaises sont en passe de s’écrouler sur le sommet de
Revue de presse N° 715 du 16 septembre 2016
Le sommet sur la sécurité maritime meuble les colonnes des journaux parus ce vendredi. En attendant le développement de cette thématique, l’on se demande si on n’est pas en train d’avancer vers la fin de l’affichage anarchique des panneaux publicitaires ? Ça en prend le chemin à en croire »L’Union pour la Patrie » et »Togomatin ». Les confrères informent de ce qu’une union, l’Union des Professionnels de la Publicité Extérieure du Togo a vu le jour mardi dernier. Selon les deux publications, l’UPPET s’engage à « assainir l’environnement des régies publicitaires au Togo ». Le lancement a eu lieu en présence des représentants de la HAAC et du ministère en charge de la Communication. Sommet sur la sécurité maritime Les préparatifs sont en cours et »Le Libéral » rappelle que quatre instruments juridiques dont la charte de Lomé ont été retenus par la réunion ministérielle du Comité Technique Spécialisé tenue les 8 et 9 septembre derniers dans la capitale togolaise. Pendant ce temps, une trentaine de professionnels des médias étaient à kpalimé pour renforcer leurs capacités relativement au sommet. A l’ouverture de cet atelier, un plaidoyer a été fait à l’endroit du gouvernement afin que les journalistes soient associés à la campagne de communication autour du rendez-vous de Lomé, rapporte »l’Eveil de la Nation ». D’après le tabloïd, la session de formation de Kpalimé à laquelle a également pris part un représentant de la Haute Autorité a centré la réflexion sur les enjeux et défis de cette conférence. Mais pas seulement. Les participants ont été aussi « instruits pour un traitement professionnel » du sommet, complète »L’Union pour la Patrie ». La même information est à lire dans »Togomatin » et »Le Canard Indépendant ». De son côté, l’opposition réunie au sein du CAP 2015 dit non au sommet mais oui aux manifestations pour réclamer les réformes, remarque »Le Canard Indépendant ». La tournée de mobilisation des populations prévue à cet effet débute aujourd’hui à Sokodé, informe »Liberté » qui note que pendant que la diaspora togolaise « se mobilise, les forces vives de la Nation gardent le silence ». Les réformes ne sont que le motif avoué. Mais ce qui est caché derrière la manifestation du 14 octobre en plein sommet, c’est bien entendu l’intention de « saboter la réussite » du sommet, révèle »L’Eveil de la Nation ». Et le journal d’accuser les membres du CAP 2015 de manquer de patriotisme. La même analyse est à lire dans ‘‘Togomatin’‘. C’est pourquoi l’hebdomadaire rappelle à l’opposition qu’elle a aussi une «responsabilité dans la construction de l’image du Togo ». Au pouvoir et l’opposition, il suggère de travailler de sorte à « rehausser l’image du pays et non la ternir ». Toujours en relation avec le sommet sur la sécurité maritime, certains médias avaient tiré la sonnette d’alarme sur ce que la nouvelle aérogare de Lomé a été inondée après la pluie de samedi dernier. Pour savoir exactement de quoi il en retourne, les premiers responsables de l’ANAC accompagnés de médias se sont rendus sur les lieux. Au constat, rien de telle, indique ‘‘L’Eveil de la Nation » qui ajoute que cette visite « fait taire la polémique ». La délégation a pu observer des « installations sûres et sécurisées », ajoute ‘‘Togomatin ». Finalement, « plus de peur que de mal », puisque la nouvelle aérogare « se porte à merveille », conclut ‘‘Le Libéral ». Sauf que, même si elle dit se réjouir de ce constat avec un brin d’humour, »Liberté » n’est pas convaincue de la sortie du DG de l’ANAC qui, à l’en croire, n’est pas caractérisé par sa propension à dire la vérité. Le quotidien explique que les préposés à l’entretien ne laisseraient pas les voyageurs patauger dans l’eau pendant quatre jours. En clair, les observations de l’ANAC seraient beaucoup plus prises au sérieux si elles avaient été faites dans la foulée de la pluie. En tout cas, à moins d’un cas de force majeure, la tenue du sommet sur la sécurité maritime semble irréversible. Ce rendez-vous marque la reprise à Lomé des grandes rencontres internationales, toute chose à mettre à l’actif du « renouveau » prôné par Faure Gnassingbé et qui nécessite la mobilisation de tous, relève »L’Union pour la Patrie ». En prélude à la conférence sur la sécurité maritime, Lomé abritera du 18 au 24 septembre prochain une rencontre des médiateurs des pays membres de l’UEMOA, informent »Forum de la Semaine » et »Le Libéral ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » et ‘‘Liberté’‘ informent que le Togo serait « au cœur d’un trafic de carburant toxique en haute mer », ceci en complicité avec des « traders suisses ». A les en croire, c’est un « mélange détonnant pour la région entière ». En outre, les confrères se font l’écho de la 5è conférence du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme au Canada à laquelle Faure Gnassingbé était présent. Par ailleurs, les sites web évoquent également le sommet sur la sécurité maritime. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 714 du 15 septembre 2016
Le sommet sur la sécurité maritime ne quitte plus les colonnes des journaux. Dans leur livraison du jour ils relèvent la nécessité de faire chorus autour de ce rendez-vous. Sur la première estrade de cette revue, nous signalons que »Forum de la Semaine » informe de la création mardi dernier de l’Union des Professionnels de la Publicité Extérieure du Togo (UPPET). Ainsi portée sur les fonts baptismaux, cette Union, poursuit le quotidien privé, entend « mettre de l’ordre » dans l’implantation des affiches publicitaires. Un objectif qui colle à l’une des préoccupations de la HAAC. La rencontre est prévue à Lomé en octobre prochain et les petits plats sont en train d’être mis dans les grands. »Echos du Pays » observent l’adoption du projet de charte, la campagne de sensibilisation menée par les autorités gouvernementales sur toute l’étendue du territoire, le renforcement de la sécurité dans la capitale ainsi que le réaménagement des places publiques et le nettoyage des principales artères. L’hebdomadaire ne tarde pas de tirer la conclusion : « les préparatifs vont bon train ». »Chronique de la semaine » elle, s’attarde sur le projet de charte évoqué plus haut. Son adoption est un « premier pari gagné » pour Faure Gnassingbé qui ne ménage aucun effort en ce qui concerne le succès du sommet, commente »Flambeau des Démocrates ». Pendant ce temps, des journalistes des médias togolais sont en atelier de formation à Kpalimé rapporte toujours »Flambeau des démocrates ». Initiative des Jaséma, cette session planche sur les « enjeux et défis » de la rencontre de Lomé et le « traitement professionnel des sujets » y relatif. »Waraa les Vainqueurs » précisent que c’est « l’affaire de tous » et chacun doit mettre du sien pour la réussite de cette conférence. C’est d’ailleurs pourquoi le confrère ne s’explique pas la manifestation de rue que compte organiser le CAP 2015 le 14 octobre pendant la tenue du sommet pour exiger les réformes. Il se veut clair : l’objectif de cette sortie est bien de « perturber » le bon déroulement des assises. Le journal n’hésite pas à sortir le « carton rouge » direct contre cette « moquerie » ou encore cette « trahison » de Jean-Pierre Fabre et des siens. « Si à cause de sa médiocrité, le chef de file de l’opposition peine à obtenir les réformes, ce n’est pas dans le sabotage du sommet qui s’annonce qu’il parviendra à ses fins », peste »Chronique de la Semaine » qui prévient les organisateurs qui auraient prévu de « casser » et de s’en prendre aux biens publics que le sommet « aura bel et bien lieu » malgré leurs plans. »Le Bâtisseur » ne s’embarrasse pas de commentaires et préfère s’interroger : « les autorités ne vont-elles pas finalement interdire ce meeting pour cause de réussite du sommet ? De quoi demain sera-t-il fait ». Pour »The Guardian », l’opposition aurait pu profiter de la tenue de ce sommet qui tient vraiment à cœur aux plus hautes autorités du pays pour négocier en position de force la mise en œuvre des réformes moyennant le renoncement à toute manifestation de rue. Toute chose que l’on ne voit pas venir. D’où l’interrogation : « l’opposition et le pouvoir se sont-ils entendus pour ranger les réformes aux placards ? » En attendant de voir ce qu’il en retourne, ‘‘Liberté » constate que dès qu’il pleut à Lomé, l’eau s’invite un peu partout y compris à la nouvelle aérogare de Lomé. L’information est démentie par l’ANAC qui a effectué une visite sur les lieux hier mercredi en compagnie des professionnels des médias. A l’observation, « aucune trace d’eau » informe »Forum de la Semaine ». « Les journalistes ont découvert un ouvrage en parfait état », renchérit »Chronique de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, les délégations qui sont attendues à Lomé doivent se munir de leurs « maillots de bain » pour parer à toute éventualité, ironise »Liberté ». Par ailleurs, les publications du jour se sont intéressées à la SNPT où employeur et employés se sont entendus pour reprendre le travail et aux Eperviers dont le sélectionneur a déjà une idée claire des préparatifs avant de s’envoler pour le Gabon. En outre, »Waraa les Vainqueurs » annoncent un « profond remaniement » du gouvernement Komi Sélom Klassou. Prévu après le sommet, ce remaniement, selon le tabloïd, s’explique par le fait que l’équipe actuelle ne comble pas les attente et le fait que le président de l’UNIR veut « libérer » certains ministres en vue de leur confier un rôle au sein du parti dont le congrès pourrait se tenir bientôt. Quant à »Liberté », elle indique que ce 15 septembre coïncide avec la journée internationale de la démocratie. Cette forme de gouvernance, déplore le quotidien, « n’est pas trop aimée » au Togo. Cet « idéal » est « braconné » au profit d’une « monarchie de fait » installée dans un pays pourtant « entouré d’un océan de démocratie », commente la publication. Au surplus, »The Guardian » rapporte que le responsable de la jeunesse du parti UNIR à Homa, localité située à une vingtaine de kilomètres de Nangbéto, se livrerait à des impairs avec la complicité du vice-président de l’UNIR. A en croire l’hebdomadaire, en plus d’ « exproprier » certains habitants de leurs terres, il aurait « transformé son domicile en prison ». « Il juge, condamne, bastonne » et même « torture ses détenus », ajoute le journal qui en appelle à l’intervention du chef de l’Etat, par ailleurs président du parti, pour mettre fin aux agissements de ce responsable. Sur la toile, l’atelier de formation des journalistes initié par les Jaséma est évoqué. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 713 du 14 septembre 2016
A la une des journaux parus ce mercredi, le sommet sur la sécurité maritime. Mais d’abord l’autorisation d’installation et d’exploitation des médias audiovisuels évoquée par »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé se fait ainsi l’écho du communiqué rendu public la semaine dernière par la HAAC pour inviter certains médias qui ne l’ont pas encore fait à se mettre en règle vis-à-vis de l’organe de régulation. Le confrère rappelle aux organes concernés qu’ils ont jusqu’au 16 septembre prochain pour se conformer aux textes de la Haute Autorité, au risque d’être exposés à la « coupure du signal d’émission ». Sommet sur la sécurité maritime C’est le branle-bas à Lomé à quelques semaines de la tenue de ce sommet. Infrastructures routières et hôtelières réhabilitées, principales artères nettoyées et éclairées ; « à voir les derniers réglages, la capitale excelle résolument dans les préparatifs » de ce rendez-vous international, observe »Tingo-Tingo ». L’hebdomadaire ajoute que même les professionnelles du sexe promettent de faire du chiffre d’affaires. En un mot, chacun entend jouer sa partition pour la réussite de cette rencontre. Jean-Pierre Fabre, ses collègues et militants du CAP 2015 entendent jouer la leur à leur manière, même si les objectifs peuvent différer. Ils projettent d’organiser des manifestations à Lomé le 14 octobre, c’est-à-dire pendant le déroulement du sommet aux fins de réclamer devant tous la mise en œuvre des réformes. Et apparemment, ils ne sont pas seuls à vouloir se faire entendre à cette période. A en croire »L’Indépendant Express », « plusieurs organisations de la société civile s’arment actuellement pour dénoncer des cas de malversations, de corruption, d’enrichissement illicite, de vie chère, reprochés au gouvernement togolais ». Il n’en fallait pas davantage pour que les milieux proches du pouvoir crient au « sabotage » du sommet, note le confrère. »Dounia le Monde » opine également sur le sujet. Le tabloïd trouve « inopportune » cette manifestation du CAP 2015 organisée dans l’intention de « perturber le déroulement normal du sommet » dont les enjeux dépassent pourtant les frontières togolaises. Et de suggérer aux organisateurs d’observer une « trêve politique » pendant la tenue de la conférence. Non content d’informer des discussions en cours entre le pouvoir et l’opposition dite radicale en vue d’amener cette dernière à surseoir à sa manifestation, »L’Indépendant Express » estime que le gouvernement doit trouver un moyen de satisfaire ceux qui comptent se faire entendre dans la rue, tout en se concentrant sur la conférence internationale qui se tiendra dans nos murs. Analyse similaire dans les colonnes de »Liberté » qui pense que l’Etat est obligé de satisfaire aux revendications comme l’exigent certains critères de l’UEMOA. Au surplus, le journal informe que les syndicats et la Direction générale de la SNPT sont parvenus à un accord pour l’amélioration des soldes des travailleurs en contrepartie de la cessation de leur grève. Lorsque »Le Correcteur » ajoute à ces manifestations éventuelles les inondations de certains endroits de la capitale lorsqu’il y a pluie et l’ « état calamiteux de l’aérogare » de Lomé, il conclut que l’on s’achemine « vers une honte nationale » en ce qui concerne le sommet. C’est le cas de le dire, Jean-Pierre Fabre a annoncé les couleurs la semaine dernière en déclarant qu’il ne participera pas au sommet de Lomé même si son statut de chef de file de l’opposition le lui impose. Ce refus est une autre « »grave » erreur » de sa part, souligne »Tingo Tingo’‘. Si on ne peut trouver un homme ou une femme pour jouer ce rôle, il vaut mieux « supprimer purement et simplement » ce poste de chef de file de l’opposition financé par le contribuable togolais, recommande »Dounia le Monde’‘. « Avec ou sans Jean-Pierre Fabre, le sommet sera un succès », indique »Vérité des Peuples » qui assure par ailleurs que la rencontre de Lomé va mettre l’emphase sur la « pleine exploitation des ressources maritimes ». Pendant que les préparatifs vont bon train, des manœuvres militaires aux larges du Nigeria se font depuis hier à l’effet de sécuriser les côtes ouest-africaines du Golfe de Guinée. Pour »Liberté » il s’agit là d’un « affront cinglant » pour Faure Gnassingbé qui aurait bien voulu que ces manœuvres soient faites sur les côtes togolaises, question de faire croire que tous les états font chorus autour de la sécurité maritime. Dans un registre différent, »Liberté » fait observer la « politisation à outrance des us et coutumes » dans la préfecture de Dankpen qui a célébré il y a peu la 52è édition de la fête des ignames. L’édition de cette année, ainsi que le rapporte le quotidien privé, a eu lieu dans la cacophonie avec, entre autres, des posters géants de Faure Gnassingbé sur les lieux de la manifestation et des tenues aux couleurs de l’UNIR, tout comme si l’on assistait à un anniversaire de Faure Gnassingbé. En outre, »Le Correcteur » croit savoir que la diaspora togolaise des Etats-Unis appelle à manifester le 22 septembre prochain contre la présence de Faure Gnassingbé à la 71è Assemblée Générale de l’ONU prévue à New-York. Par ailleurs, les confrères se sont intéressés à la célébration lundi dernier de la Tabaski et aux Eperviers qui se sont qualifiés pour la CAN de football au Gabon. La qualification du Togo pour la Coupe d’Afrique des Nations et le sommet sur la sécurité maritime sont aussi commentés sur la toile. Le Service de Presse/HAAC