Les réformes constitutionnelles et institutionnelles font la une des journaux parus ce jeudi. Nous ouvrons cette revue par ce rappel que fait »L’œil d’Afrique » sur la présentation du rapport annuel d’activités 2016 de la HAAC. Un document assorti de recommandations aussi bien à l’endroit des pouvoirs publics que des acteurs du monde de la presse et de la communication. Quant à »Flambeau des Démocrates », il est revenu sur le communiqué de l’OTM appelant au respect des textes qui régissent l’exercice du métier de journaliste, suite aux récentes attaques entre deux directeurs de publication. La question relative aux réformes politiques ne quitte plus les colonnes des journaux. Dans sa livraison du jour, »Le Perroquet » s’intéresse au sujet et assure que « l’unique obstacle » à leur mise en œuvre n’est autre que Faure Gnassingbé. Et pour cause. D’une part, relève l’hebdomadaire, le « problème » du Togo étant son armée, le chef de l’Etat doit mettre son point d’honneur à lui expliquer que les réformes ne sont en rien dirigées contre elle. D’autre part, poursuit-t-il, attendu que le président de la République a la « mainmise sur tous les députés » de son parti, il peut leur donner injonction de faire aboutir ces réformes. Pour sa part, »Liberté » donne à savoir que suite à l’arrêt des travaux sur la proposition de loi du tandem ANC-ADDI, les députés de l’UNIR ont « rédigé un rapport lapidaire pour justifier le blocage ». Dans la foulée, l’ANC « en appelle aux chefs d’Etat de la CEDEAO pour amener Faure Gnassingbé à réaliser les réformes », informe le journal. Parallèlement au créneau diplomatique, Jean-Pierre Fabre se tourne vers les Togolais. « La révolte est le droit de l’esclave, donc esclave lèves-toi et assures ta révolte ! » aurait martelé le président de l’ANC samedi dernier lors du meeting organisé par le CAP 2015 dans des propos rapportés par »Le Bâtisseur ». Mais il n’y a pas que les réformes politiques dans la vie d’une nation. »L’œil d’Afrique » place le président Faure dans un rôle de chef d’orchestre pour une série de réformes touchant plusieurs domaines. Au Togo, la réforme du foncier est en marche, fait savoir le journal avec un projet de loi sur la thématique déposé sur la table de la Représentation nationale. Mais seulement. Le E-gouvernement est une réalité pour une administration interconnectée, observe la publication ; l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives ne s’en laisse pas compter avec une deuxième validation du Togo pour ce processus. L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) n’est pas en marge, elle qui a commis un recensement général de toutes les entreprises du Togo. Le culturel est mis à contribution avec la mise sur pied du Syndicat National des Artistes du Togo (SYNATO) sans oublier l’immense chantier de réconciliation dévolu au HCCRUN. A propos du Haut Commissariat, la presse du jour rappelle qu’il s’est rendu dans toutes les régions du pays pour sensibiliser les populations sur la phase de réparations qui va s’ouvrir bientôt et surtout pour prêcher la réconciliation et le vivre ensemble entre Togolais. »Le Perroquet » souligne que la réparation des dommages subis par les victimes des violences à caractère politique de 1958 à 2005 est en fait une prescription de la CVJR. »La Nouvelle Tribune » elle, renseigne que la tournée organisée à cet effet s’est achevée hier au centre communautaire de Bè où la présidente du HCRRUN s’est entretenue avec entre autres, les partis politiques, syndicats et associations de cette zone. Tout à fait autre chose, la décentralisation. »Togomatin » s’y intéresse et signale que le Premier ministre Komi Sélom Klassou a lancé mardi dernier les travaux de la structure missionnée de traduire dans la réalité ce vœu du gouvernement togolais en réponse aux attentes des populations. »Le Perroquet » fait la moue et s’interroge : « le système RPT/UNIR est-il réellement prêt enfin à organiser des élections locales ? » Questionnement qui découle du fait que pour le même scrutin, 2017 et 2018 ont été annoncées comme période de sa tenue. Sur ce coup, il n’est pas tout à fait indiqué de faire confiance au régime en place, insinue »Liberté » qui pense que « parfois, la méfiance est mère de la sûreté », ce d’autant plus que la « tergiversation continue » du côté des autorités. A preuve, ajoute le quotidien privé, la date des élections locales est « toujours entourée de mystère ». Dans un registre différent, »Le Bâtisseur » se fait l’écho de l’opinion du président de l’association ‘ Veille Economique’. A en croire Thomas Koumou, l’autre nom du « gaspillage des recettes » du pays c’est les « interminables » déplacements du chef de l’Etat togolais à travers le monde. « C’est vous et moi qui payons les voyages de Faure Gnassingbé », lance-t-il. »Le Rendez-vous » appelle alors de tous ses vœux un autre Togo que celui d’aujourd’hui. A l’en croire, celui qu’il observe présentement est un pays rongé par le trinôme corruption-pouvoir à vie-impunité. Pourtant, les autres pays dans lesquels les dirigeants togolais voyagent ont pu trouver la recette pour leur envol. « Que manque-t-il alors au Togo ? » Quelle solution ? S’interroge le confrère. Elle ne réside sans doute pas dans « l’achat des experts ». Si le pays veut réaliser un « miracle », c’est bien à travers la « transparence dans les comptes publics » qu’il y parviendra, conseille l’hebdomadaire. Toujours dans le sillage des élections, »Le Perroquet » se demande ce que pourrait être « l’alternative » pour le droit de vote de la diaspora togolaise 57 ans après l’accession du pays à la souveraineté internationale. »Le Perroquet » fait remarquer que les Togolais vivant à l’étranger sont de grands pourvoyeurs de fonds pour leur patrie mais paradoxalement, ils ne participent pas au jeu électoral. Et de suggérer que le ministre des Affaires Etrangères et le chef de file de l’opposition accordent leurs violons pour que cette « injustice » soit réparée. »Flambeau des Démocrates » évoque l’accord UFC-RPT. Pour lui, deux
Revue de presse N° 883 du 31 mai 2017
Quatre sujets dominent l’actualité dans les journaux parus ce mercredi : le démarrage des activités du Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD), les réformes politiques, la tournée d’avant-réparations du HCCRUN et les suites du match Gbikinti de Bassar-Maranatha de Fiokpo comptant pour la dernière journée du championnat national de football de première division. En guise de mise en bouche, nous nous faisons l’écho de ce communiqué de l’OTM relatif à la passe d’armes par média interposé entre les directeurs de publication de »Focus Infos » et »Le Combat du Peuple », par ailleurs respectivement président du CONAPP et du CTEP. Le communiqué publié in extenso dans les colonnes de »Liberté », »Le Libéral » et »Le Magnan Libéré » renseigne que l’organe d’autorégulation a invité messieurs Jean-Paul Agbo-Ahouélété et Lucien Djossou Messan à s’expliquer. Mais seul le premier cité a déféré à cette invitation du tribunal des pairs devant lequel il a, du reste, fait « amende honorable », reconnaissant la « violation des règles de la confraternité par ses écrits » et s’engageant à mettre fin pour ce qui le concerne à ces attaques. Le dernier nommé, selon les termes du communiqué, « a choisi de ne pas répondre à l’invitation et ce malgré toutes les démarches entreprises à son endroit ». Qu’à cela ne tienne, l’Observatoire Togolais des Médias a « adressé un avertissement à M. Agboh-Ahouélété pour violation des articles 1, 4 et 16 du code de déontologie des journalistes du Togo ». M. Messan n’est pas épargné. Il « écope lui, d’un blâme pour avoir non seulement violé les mêmes articles mais aussi pour n’avoir pas répondu aux appels répétés » de l’OTM. L’Observatoire « demande à la HAAC d’en tenir compte ». A propos de la Haute Autorité, »Mango matin » rappelle qu’elle a présenté le 11 mai dernier son rapport annuel d’activités 2016. A cette occasion, ajoute le confrère, le président de l’instance de régulation, M. Pitang Tchalla, a une nouvelle fois invité les professionnels des médias à la rigueur et au respect des règles qui encadrent la pratique du métier de journaliste. Démarrage des activités du CNSD C’est à la faveur d’un atelier organisé hier et auquel ont pris part plusieurs composantes de la société togolaise. L’ouverture des travaux de ces assises a été présidée par le Premier ministre, Sélom Klassou qui, à en croire »La Dépêche » et »Le Médium », a engagé les participants à « mettre le cœur à l’ouvrage pour faire avancer le processus » de décentralisation. La prescription du chef du gouvernement est d’autant plus pertinente que les attentes des Togolais sont très grandes, explique »La Lanterne » qui donne à comprendre que « le pays n’a plus connu d’élections locales depuis plus de trente ans ». Pour sa part, »Le Magnan Libéré » mentionne que les participants ont convenu à l’issue des discussions qu’il appartient maintenant à l’Assemblée nationale de prendre le relai en faisant « diligence » pour revoir les textes sur la décentralisation, les élections locales et revoir le découpage électoral. Réformes politiques Après une trêve, le CAP 2015 renouait samedi dernier avec les meetings pour réitérer sa requête relative à la mise en œuvre des réformes. A l’issue de cette manifestation, Jean-Pierre Fabre a appelé le peuple à « reprendre sa souveraineté », rapporte »La Voix du Peuple ». Précisément, le président de l’ANC a invité les populations à « se tourner vers le parlement pour réclamer leurs droits », détaille »La Dépêche ». « Une révolte à la Burkinabè en somme », précise la publication. Demander aujourd’hui aux Togolais de s’approprier la lutte pour que soient opérées les réformes est un « aveu d’échec » doublé d’ « impuissance », relève »Le Magnan Libéré » dans la mesure où l’ANC et l’ADDI avaient introduit une proposition de loi à l’Assemblée nationale, tout en sachant qu’elles n’ont pas la majorité requise pour faire passer le texte et de surcroit, en ne faisant aucun travail préalable de lobbying . L’hebdomadaire fait remarquer que l’Alliance Nationale pour le Changement a fait perdre « gratuitement » des années aux Togolais qui ont encore confiance en elle, attendu qu’en 2015 elle a expliqué à qui voulait l’entendre que sans les réformes, il n’y aurait pas d’élection présidentielle. « Tout porte à croire que le principal parti d’opposition n’a plus rien à proposer, à part se cacher derrière le peuple espérant un renversement des institutions de la République par la rue », opine »Le Libéral ». « Les marches oui mais des réalisations sociales c’est encore mieux », conseille »La Lanterne » qui concède que les manifestations de rue ont montré leurs limites. Comme cela lui arrive de temps à autre, Jean-Pierre Fabre n’a pas manqué d’égratigner au passage ses compagnons de l’opposition qui lui reprochent d’en faire de trop avec son statut. « Je suis le chef de file de l’opposition, qu’ils le veuillent ou non » a-t-il rétorqué samedi dernier au meeting du CAP 2015. Là-dessus, »Dounia le Monde » s’interroge : « Jean-Pierre Fabre se sert-il de son titre pour narguer ses collègues de l’opposition ? » Tikpi Atchadam lui, n’est pas membre du CAP 2015 mais il n’en est pas moins encarté à l’opposition togolaise. Le président du PNP a un certain nombre de combats à mener dont celui d’obtenir le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir. Le challenge est tellement ardu qu’il inspire cette question à »La Lanterne » : « de quelle armes dispose Tikpi Atchadam pour chasser Faure du pouvoir ? » Le journal lui suggère sagement d’aller prendre « conseils » auprès de Gilchrist Olympio, Yaovi Agboyibo, Me Dodji Apévon et Jean-Pierre Fabre qui ont remué ciel et terre en vain pour faire partir l’actuel chef de l’Etat. Quoi qu’il en soit, »Liberté » observe que M. Atchadam se distingue par sa méthode qui tranche avec « les commérages politiques et l’opposition de radio ». Il préfère le terrain et le contact avec les populations, tant et si bien que le quotidien privé se demande si l’on ne va pas « vers une redistribution
Revue de presse N° 882 du 30 mai 2017
Samedi dernier le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 était en meeting à Lomé. Après avoir fait la démonstration de la « mauvaise foi » du pouvoir en place dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, ce regroupement de partis politiques a « exhorté le peuple togolais à prendre son destin en main », renseigne »Actu Express ». Présent à cette manifestation, Jean-Pierre Fabre a pris la parole pour renchérir. « Le peuple doit reprendre sa souveraineté et imposer les réformes », a-t-il déclaré dans des propos rapportés dans les colonnes de »L’Alternative ». Mais si les réformes n’ont jusque-là pas été mises en œuvre, une part de responsabilité peut être recherchée dans les rangs de l’opposition togolaise semble dire »Liberté » qui accuse ses responsables de se livrer une « lutte fratricide » et de laisser un boulevard au régime, alors même que « sans rapport de force, et sans concurrent de taille, le parti UNIR organisera le jeu électoral à sa guise et se réservera la part du lion ». Conséquence : les réformes « ne resteront que de vaines incantations quotidiennes ». En attendant la fin de cette guéguerre permanente au sein de l’opposition, »Liberté » se désole de constater que « Faure Gnassingbé et son UNIR peuvent toujours se frotter les mains et continuer par narguer les Togolais assoiffés d’une autre gouvernance ». Tikpi Atchadam est le président d’une formation politique de l’opposition. Son combat est mené autour de trois axes entre autres. A en croire »L’Indépendant Express », ces trois axes sont : « le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ». Pour arriver au bout du tunnel des réformes politiques, Gilchrist Olympio qui n’est pas adepte de la stratégie du renversement de la table a son idée. Selon »Forum de la Semaine », le président de l’UFC préconise un « dialogue pour trouver les formulations consensuelles permettant la mise en œuvre de ces réformes ». Et pour ce dialogue, ajoute le quotidien privé, l’actuelle présidente du HCRRUN, par ailleurs médiateur de la République pourrait jouer les entremetteurs entre l’opposition et le pouvoir afin que « personne ne perde la face ». A propos de l’Union des Forces de Changement, »Actu Express » évoque son accord avec le RPT. Sept ans que le deal est intervenu. L’hebdomadaire pense que ce n’est ni plus ni moins qu’un « marché de dupes » qui est venu « saborder la lutte héroïque » du peuple togolais qui ne cache pas ses envies de « liberté, de justice sociale et de démocratie ». Sur un tout autre sujet, c’est le professeur Kako Nubukpo qui est à la une de l’actualité. Au cours de l’une de ses dernières sorties, l’ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques avait laissé entendre que derrière son éviction du gouvernement se trouvait la main du président ivoirien Alassane Ouattara qui n’apprécierait que modérément ses sorties médiatiques sur le FCFA. Quelque temps après, rétropédalage. Non seulement M. Nubukpo a présenté ses excuses à Faure Gnassingbé et à son homologue ivoirien, mais il s’en est pris aux journalistes qu’il aurait qualifié de « professionnels de l’amnésie », leur reprochant aussi bien d’avoir sorti ses propos de leur contexte que leur propension à tout rapporter. Alors, que s’est-t-il donc passé pour que l’ex-ministre reconsidère ses propos ? « Sans doute que des pressions sont passées par là », révèle »Liberté » qui ajoute que la posture de Kako Nubukpo est non sans rappeler la personnalité même des intellectuels togolais dont la caractéristique principale se trouve être le « manque de courage ». Ce que »L’Alternative » trouve curieux, c’est que le Professeur Nubukpo n’ait pas « replacé ses propos dans le contexte duquel ils auraient été sortis à tort, pour situer l’opinion ». « En accusant la presse d’amnésie, Nubukpo l’invite à ne pas publier sa vraie nature ou son vrai biotope », assène le bihebdomadaire qui l’invite à tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche avant de tenir des propos, pour qu’il ne vienne plus après coup accuser les journalistes. Restons avec »L’Alternative » qui informe que le Togo prendra le 4 juin prochain la présidence de la CEDEAO. Seulement, le confrère craint que cela ne soit une « occasion » pour Faure Gnassingbé de « torpiller » le protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance élaboré par l’organisation communautaire. Au surplus, le journal donne à savoir que le successeur de Nicolas Berlanga Martinez à la tête de la Délégation de l’Union Européenne au Togo en fin de mission en août prochain est connu. A l’en croire, il s’agit de Cristina Martins Barreira, anciennement en poste au Gabon et en Guinée Equatoriale, entre autres. Elle présentera bientôt ses lettres de créance aux autorités togolaises. En outre, »Forum de la Semaine » et »L’Alternative » signalent que les employés de la SNPT seront à nouveau en grève de cinq jours à compter du 6 juin. Les greffiers eux, respectent un autre mot d’ordre de débrayage de 72 heures depuis hier, complète »Liberté ». La revendication est commune : l’amélioration des conditions de vie et de travail. Et puis la presse du jour informe que le championnat national de football de première division est arrivé à son terme le week-end dernier avec le sacre de l’As Togo Port. Mais ce dernier acte aurait connu un « dénouement scandaleux » ainsi que le relève »L’Equipe Sportive ». »Actu Express » parle d’une « fin de saison aux odeurs de corruption ». Le score qui fait couler beaucoup d’encre et de salive c’est bien entendu la branlée retentissante de 11 buts à 0 infligée par Gbikinti de Bassar à Maranatha de Fiokpo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 881 du 29 mai 2017
Les publications de ce lundi se font l’écho de la poursuite du programme du Haut Commissariat pour la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN). Après les étapes de Vo, du Moyen Mono et de la préfecture du Golfe, une délégation du HCRRUN était mardi dernier dans la préfecture d’agoè Nyivé. Objectif : « Informer et échanger avec les populations pour une meilleure compréhension du processus de réconciliation, notamment du programme de réparation. », informe »Golfe Info » qui explique également que le programme de réparation « est une recommandation de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) préconisé par l’Accord Politique Globale (APG), signé en 2006 par les différents acteurs politiques. » La même information est à lire dans »Forum de la semaine » et »Le Combat du Peuple ». »Kozah média » pour sa part propose le film de la tournée du HCRRUN dans la partie septentrionale du Togo. « Au centre des échanges, des informations précises sur le processus de mise en œuvre du programme de réparation et d’indemnisation des victimes des violences politiques comme prévue par la CVJR ; la justice transitionnelle, les raisons de cette option du Togo ; le processus de réparation et les bénéficiaires du programme sont entre autres, les thématiques abordées et expliquées aux différentes couches socio- professionnelles », écrit l’hebdomadaire. Dans la même veine, »Innov Africa » fait savoir que le HCRRUN va rencontrer les étudiants de l’Université de Lomé (UL) dans le cadre de sa tournée de sensibilisation et d’échanges annonciatrice du programme de réparation. Sur un sujet différent, »Nouvelle Opinion » commet un article sur la « gestion calamiteuse » à la Compagnie, Energie Electrique du Togo (CEET) et révèle que chaque trimestre, 400 millions de F CFA sont utilisés pour : « achat et entretien de radio qui ne servent à rien ». A en croire le confrère, un recrutement est en vue pour « combler le vide créé par les contractuels mis à la porte abusivement » et que le cabinet-Conseil Réuni du Directeur Général Amouzou de l’ANPE est mis à contribution contre des dizaines de millions. « Les difficultés qui se vivent aujourd’hui à la CEET ont des noms et les acteurs bien connus. Il s’agit d’une bataille de règlement de compte d’un Kakatsi qui en veut à celui qui l’a remplacé à un poste qu’il pensait déjà acquis », commente-t-il. En outre, »Innov Africa » jette ses projecteurs sur la société SOTOPLA-CEVA qui « dissimule ce qu’elle perçoit véritablement » et s’interroge : « Pourquoi l’Etat retire la concession ? » Contrairement à ce que fait croire SOTOPLA-CEVA, écrit le journal, « ce ne sont pas 8.500 F CFA mais plutôt 9.000 F CFA qui tombent dans l’escarcelle de ladite société chaque fois qu’un propriétaire de motocyclette décide de procéder à l’immatriculation de son engin. » Pour ce qui est du retrait de la concession par l’Etat, le tabloïd croit savoir que c’est parce que depuis « 8 ans que l’Etat togolais lui a concédé l’exploitation des activités de visites techniques automobiles et de fourniture de plaques d’immatriculation, la société n’a daigné respecter le minimum des obligations qui lui incombent. » »Togomatin » de son côté renseigne que le Ministre Bawara a indiqué sur son compte twitter « avoir entamé une série de discussion avec les partenaires sociaux ». Il a abordé avec ces derniers « des questions liées à la protection sociale des travailleurs par le respect des normes et conditions d’un travail décent ainsi que de la législation et des normes du travail, y compris les conditions de travail », poursuit le journal. Sur un sujet différent, »Togomatin » se fait l’écho de la conférence animée par le Professeur Kako Nubukpo la semaine dernière sur « le Franc CFA, une servitude volontaire ». L’ancien ministre aurait déclaré lors de la conférence : « J’ai quitté le gouvernement parce qu’il y a un président étranger, Ouattara (ndlr-Alassane Ouattara de la Cote d’Ivoire) qui a demandé à notre président Faure (ndlr-Faure Gnassingbé) de me virer du gouvernement parce que je critique le F CFA », rapporte le bi hebdomadaire. Dans le même sillage, l’ancien ministre accuse la presse togolaise d’avoir fait largement écho de ses propos sans « prendre conscience de sa responsabilité dans le maintien d’excellentes relations entre la Côte d’Ivoire et le Togo », note »télégramme228.com » Aussi, la presse togolaise, selon lui, n’a pas fait « preuve de retenue dans le compte-rendu d’un exposé à caractère exclusivement universitaire ». Du coup, il traite la presse togolaise de « professionnels d’amnésie », souligne le site web. »Forum de la Semaine » s’est fait également l’écho du communiqué du Professeur Nubukpo. La question sur les réformes politiques revient à l’actualité ce lundi. »Liberté » fait savoir que le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015) en a parlé lors de son meeting organisé samedi dernier à Kodjindji à Lomé. « Les interventions ont globalement tourné autour du brulant sujet des réformes et le blocage de l’examen de la proposition de loi par les députés de la majorité », relève le quotidien privé qui ajoute que le CAP 2015 « appelle le peuple à reprendre sa souveraineté ». »Le Correcteur » offre également à lire que « pour le chef de file de l’opposition, il ne fait l’ombre d’aucun doute que ceux qui gouvernent ce pays ne veulent pas quitter le pouvoir. C’est pour cela qu’ils sont réticents aux réformes. » Face au refus ostentatoire des réformes politiques, »Le Correcteur » propose des pistes de solutions à l’opposition togolaise comme entres autres la nécessité de « revoir ses stratégies et de repenser la lutte » »Le Combat du Peuple » constate pour sa part que les manifestations de rue sont « une voie d’impasse pour l’opposition » En outre, l’hebdomadaire propose un article intitulé « AGBOGATE : le temps de la clarification, du bonheur de mentir et de son utilité. M Jean-Paul AGBOH baigne dans la fiente nauséabonde du mensonge ». Selon le confrère, « M. Jean-Paul AGBOH a publié sur les réseaux sociaux et dans son
Revue de presse N° 880 du 26 mai 2017
Nous débutons cette revue par »icilome.com » qui se fait l’écho du communiqué de la HAAC portant suspension du journal »La Nouvelle ». A l’origine de cette suspension, écrit le site web, sa parution N°0021 du 15 mai au 15 juin 2017 dans laquelle des personnes ont été citées comme étant les auteurs des violences à caractère politique de 1958 à 2005 au Togo. « Nous ne sommes pas étonnés de la décision de la HAAC. Merci pour tous vos soutiens », a indiqué le Directeur de publication dudit journal, Bonéro Lawson cité par »icilome.com » Sur la page Facebook de »La Nouvelle », on peut lire : « Le journal »La Nouvelle » est toujours dans l’œil du cyclone. Tout simplement parce que nous publions des informations vraies qui gênent certaines personnes. Il est bon de savoir, que c’est en proclamant la « Bonne Nouvelle » et en disant la « Vérité » que Jésus-Christ a été arrêté, humilié, persécuté, jugé, jeté en prison et crucifié. Mort sur la croix, il est ressuscité le troisième jour. Nous disons merci pour tous vos soutiens. » Pour sa part, »Telegramme228.com » revient sur la présentation du rapport d’activités 2016 de la Haute Autorité, notamment la partie concernant la publicité médiatique et rapporte les propos du président de la HAAC : « Depuis quelques années, il est demandé que toute publicité doit avoir l’avis de la HAAC avant sa diffusion ou sa publication. Mais depuis pratiquement un an l’instance de régulation dit n’avoir enregistré qu’à peine trois (03) demandes d’avis. Parmi ces demandes, rien pour les médias d’Etat ». « Ce n’est pas une honte de vous signaler que malgré nos communiqués, ni la TVT, ni Radio Lomé, ni Togo-Presse n’ont jamais approché la HAAC avec une campagne publicitaire pour avoir l’autorisation qui est requise par la loi », a déclaré Pitang Tchalla lors de la présentation de ce rapport d’activités 2016. La raison est toute simple, selon lui : « tout simplement parce qu’ils ne veulent pas qu’on sache », écrit le confrère. A l’en croire, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a fait cette mise au point pour attirer l’attention des responsables des entreprises de presse sur la nécessité d’avoir au Togo une régie nationale de la publicité. « Il faut une direction nationale pour réguler les choses, afin que chacun y ait sa part », a dit Komlan Agbéka, membre de la HAAC et président du comité technique qui s’occupe, entre autres, de la publicité. Nous poursuivons avec »Liberté » qui rappelle que le président de la HAAC du Bénin, Adam Boni Tessi, qui a été enjoint par la justice de son pays non seulement à payer une amende de 50 millions de FCFA mais aussi à rouvrir Sikka Tv pour fermeture abusive, paie ainsi « le prix du zèle » pour avoir voulu retourner l’ascenseur à Patrice Talon. Hélas pour M. Boni Tessi, car le Bénin n’est pas le Togo où, la HAAC, une « institution mise sous la coupe bien réglée du parti au pouvoir » peut prendre des décisions comme bon lui semble, mentionne le journal. Restons dans le sillage des médias avec cette fois-ci »Focus Infos ». Le tabloïd s’intéresse à la CEET et à la »mauvaise gestion » de cette structure par son directeur général actuel qui, pour masquer les difficultés qu’il éprouve dans l’atteinte des objectifs à lui assignés, a préféré s’appuyer sur un « repris de justice » pour jeter la pierre aux médias présentés comme « boucs émissaires ». Il faut lire un autre article titré : « de planton à directeur de publication » pour savoir que le »repris de justice » dont parle le bihebdomadaire est Lucien Messan Djossou du journal »Le Combat du Peuple ». A en croire »Focus Infos », dans la peau d’avocat défenseur de la CEET, M. Djossou « dénonce » le contrat de 4.200 000 FCFA mensuels que l’ancienne direction de la Compagnie Energie Electrique du Togo a signé avec 16 journaux, alors que lui-même « touche avec d’autres et auprès d’une autre société, quasiment le même montant » que ces journaux. L’article qui lui est consacré renseigne que Lucien Messan, « connu pour sa propension mégalomaniaque inversement proportionnelle à un parcours scolaire sommaire, truste le statut de doyen de la corporation qu’aucun statut ne lui confère ». On y apprend également qu’en plus d’être un adepte de certains « délires fétichistes », l’actuel président du CTEP a fait plusieurs fois la prison. »Le Changement » précise que la publication de »Focus Infos » vient en réaction aux écrits de »Le Combat du Peuple » « dans certaines de ses dernières parutions ». Seulement, ce faisant, cette « guerre de tranchée » que se livrent certains journalistes à cause de l’argent, divise la presse et constitue l’expression la plus ouverte de la violation des dispositions du code de déontologie en général et singulièrement, de la règle de la confraternité ; violation qui est malheureusement devenue un « sport matinal pour les journalistes togolais » et ce, malgré les rappels à l’ordre de l’OTM. Tout à fait autre chose. »Liberté » parle du « refus » des réformes par Faure Gnassingbé. « L’exaspération » qui en découle est « de plus en plus manifeste au sein de l’opinion », ajoute le confrère qui signale également, tout comme »Le Canard Indépendant » et »Le Changement » que le CAP 2015 « appelle à un grand meeting » demain samedi à Bè Kodjindji pour aborder la question. Le CAR ne fait pas partie du CAP 2015 mais estime que c’est par le dialogue que les réformes pourront enfin être mises en œuvre. Dialogue mais pas à n’importe quel prix. D’après »Le Changement » le président du Comité d’action pour le renouveau pense que ces pourparlers doivent être menés sous certaines « conditions » dont « l’esprit de vérité et le rejet des catégorisations manichéennes ». Pour sa part, »Fraternité » note que Faure Gnassingbé peut taper du poing sur la table et « débloquer la situation » pour ce qui est de ces
COMMUNIQUE: Décision portant suspension du journal La Nouvelle
Decision portant suspension du journal La Nouvelle
Revue de presse N° 879 du 24 mai 2017
A la une des journaux parus ce mercredi : la participation du chef de l’Etat togolais au sommet arabo-américain en Arabie Saoudite, la grève des greffiers et les actions menées par le HCRRUN dans le cadre du processus de réconciliation. En ouverture, nous nous faisons l’écho de cet article de »Le Triangle des Enjeux » qui estime que le Togo et le Bénin sont deux pays voisins mais avec des réalités différentes. Selon l’hebdomadaire, « alors que la HAAC togolaise a été confortée par la Cour suprême dans sa forfaiture de fermeture abusive de LCF et de City Fm, la HAAC béninoise, elle, a été condamnée à juste titre à une sévère amende pour sa fermeture de Sikka Tv ». Le journal renseigne que les avocats de cette chaîne de télévision ont saisi la justice pour dénoncer une « fermeture abusive » et finalement le tribunal de première instance de Cotonou a tranché en faveur de Sikka Tv en, non seulement condamnant la HAAC du Benin à une amende de 50 millions FCFA mais en lui enjoignant également de rouvrir immédiatement ladite chaîne sous astreinte de 10 millions de FCFA par jour de retard. Participation de Faure Gnassingbé au sommet arabo-américain Les portes de ce sommet auquel a pris part le président de la République aux côtés de ses pairs se sont refermées dimanche dernier à Ryad en Arabie Saoudite. L’objectif principal de cette rencontre était de faire chorus autour de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme. En clair, l’idée est de « mutualiser les efforts en vue d’assécher toutes les sources de financement du terrorisme », précise »La Dépêche ». Les raisons de la participation du Togo à ce sommet sont à lire dans »Le Messager » et l’édition d’hier de »Togo-Presse ». D’abord, le Togo fait partie de la coalition islamique antiterroriste de 34 pays d’Afrique et d’Asie lancée en 2015 par l’Arabie Saoudite, renseignent les deux confrères. Ils donnent aussi à savoir que notre pays est membre depuis 1997 de l’Organisation de la conférence Islamique (OCI). Enfin, ils rappellent que l’engagement constant du Togo pour la paix, le dialogue et la coexistence pacifique des peuples dans toutes les régions du monde devrait nécessairement lui valoir une invitation à ce rendez-vous. Au cours du sommet de Riyad, le président américain a lancé un appel à resserrer les rangs pour venir à bout de la nébuleuse terroriste, ajoute »Lettre de la Kozah ». Grève des greffiers Ils observent un mot d’ordre de débrayage depuis lundi dernier, mouvement qui a entrainé la paralysie dans le service public, relève »Liberté ». « Ce qui devrait normalement mettre la pression sur les responsables de ce secteur, mais à la grande surprise, ils se confondent dans un mutisme moqueur », commente »La Dépêche ». A quoi a servi la modernisation de la justice ? se questionne »Tingo Tingo ». Tout comme »La Dépêche », »Tingo-Tingo » constate qu’ « au lieu de tenir tôt compte des problèmes soulevés par les grévistes, les dirigeants préfèrent attendre que les choses se détériorent totalement avant de prendre des dispositions faisant semblant de régler le problème ». « Comme ils sont au Togo, les greffiers doivent savoir que de simples grèves ne font guère bouger nos gouvernants », poursuit l’hebdomadaire. La posture des autorités peut être interprétée de la façon suivante : le chien aboie et la caravane passe, analyse »L’Audience » dans sa première parution. « Ni le ministre de la Justice, ni celui de la Fonction publique ou encore moins le gouvernement dans son ensemble n’a été ébranlé pour faire un quelconque geste de courtoisie administrative à l’endroit des greffiers », se désole le confrère. Et de se demander : « quelle tactique faut-il finalement pour ramener le pouvoir de Faure Gnassingbé à la raison ? » En tout cas, le journal rapporte que Nicolas Lawson a envoyé une correspondance au chef de l’Etat pour le « prévenir » de la mauvaise gestion du pays. Toujours dans le sillage de la justice, »Lettre de la Kozah » rappelle que selon une enquête conduite par Afrobaromètre, seuls 37% des Togolais ont confiance à leurs tribunaux. Cela fait dire à »La Dépêche » que la justice togolaise a « trahi » la confiance placée en elle en séparant les pouvoirs. »Liberté » note qu’il est annoncé une relocalisation du ministère de la justice. Le quotidien privé considère cela comme une modernisation « cosmétique » et se demande « à quand la réforme intérieure de notre justice ». La justice togolaise a vraiment besoin d’une modernisation de fond en comble, opine »Le Triangle des Enjeux », car elle est sérieusement « malade et corrompue ». Processus de réconciliation conduite par le HCRRUN La réparation des préjudices causés par les violences est l’une des voies pour parvenir à cette réconciliation entre les fils et filles du Togo. Le HCRRUN est à pied d’œuvre et « veut convaincre par l’action », écrit »La Dépêche ». Partout où la délégation du Haut Commissariat est allée dans le cadre de sa tournée, les populations ont « manifesté leur adhésion au processus », signale »Tingo Tingo ». Ces populations ont « insisté sur le pardon et la garantie de non répétition de violences », nuance »Lettre de la Kozah ». La réconciliation au Togo est-ce « du sérieux ou de l’hypocrisie ? » s’interroge »Le Fondement Juridique » qui évoque une « difficile mobilisation autour d’un processus inéluctable » et en donne les raisons. »Le Triangle des Enjeux » se montre sceptique dans la mesure où les auteurs des crimes bénéficient d’une certaine impunité. « De quelle réconciliation parle la dynastie Gnassingbé au pouvoir depuis 50 ans ? » mentionne l’hebdomadaire. Dans un tout autre registre, »Le Triangle des Enjeux » explique que dans une analyse, l’économiste Thomas Komou, président de l’association »Veille Economique » donne à découvrir que « plus de 1717 milliards de recettes fiscales ont été consommés par les voyages de Faure Gnassingbé et les dettes publiques ». La publication ajoute que le président de la République est un « oiseau qui voyage pour rien ». En outre, le journal
Revue de presse N° 878 du 23 mai 2017
Sur la première estrade de cette revue, l’aide de l’Etat à la presse. »Sika’a » rapporte que le président de la HAAC compte faire un plaidoyer afin qu’elle soit au moins triplée, en écho au discours délivré le 11 mai dernier à l’occasion de la présentation du rapport annuel d’activités 2016 de la HAAC. Seulement, le magazine fait observer que les « premières actions » de M. Pitang Tchalla « n’ont pas montré cette ambition ». Pour leur part, » Savoirnews.net » et »Gapola.net » donnent à savoir que l’OTM s’inquiète de « l’escalade des dérapages » dans les médias. L’instance d’autorégulation appelle les professionnels à la « retenue et au strict respect » des dispositions textuelles qui encadrent la pratique du métier de journaliste. Les réformes constitutionnelles et institutionnelles reviennent au-devant de l’actualité. Jeudi dernier la question était débattue à la commission des lois à l’Assemblée nationale. Mais en en croire »L’Alternative », les députés se sont séparés « en queue de poisson » faute de consensus. Pour le bihebdomadaire, « Faure Gnassingbé ne fera aucune réforme sans rapport de force conséquent ». Toujours à propos des réformes, le président du Parti national Panafricain (PNP) s’exprime. « Faure fera les réformes sinon nous le chasserons », déclare Tikpi Atchadam dans »Sika’a ». »Liberté » elle, s’intéresse à la « gestion calamiteuse » du président Faure à la tête du Togo en rapportant les propos du Secrétaire général adjoint de la CDPA. Selon le quotidien privé, Pascal Adoko trouve que l’actuel chef de l’Etat n’ « exerce » pas le pouvoir mais il en « jouit ». « S’il travaillait vraiment pour le bonheur du peuple togolais, il serait déjà éreinté par le pouvoir après 12 ans de gestion et ne demanderait plus d’autres mandats », soutient-il. Alors, les Togolais se portent-ils mieux en douze années de « règne » de Faure Gnassingbé ? C’est »L’Alternative » qui pose la question. »Actu Express » est sûr d’une chose : le Togo « ne fait plus rêver » ses fils et ses filles. Il faut « nécessairement redonner la fierté aux Togolais », indique le confrère. Dans tous les cas, « l’absence de démocratie et d’alternance politique au Togo coûte » beaucoup au peuple, renchérit »L’Alternative ». Autre interrogation : quelle perception les Togolais ont-ils de leur justice ? »Actu Express » et »L’Alternative » renseignent qu’à la lumière des résultats d’une enquête menée sur la période 2014-2015 par Afrobaromètre, 63% des personnes sondées disent ne pas avoir confiance en leur système judiciaire. Sur le plan politique, des lendemains meilleurs sont possibles au Togo et pour y parvenir, Me Yaovi Agboyibo a sa recette. D’après »Forum de la Semaine », le président du CAR « prescrit un climat de confiance et un dialogue franc ». Sur un tout autre sujet, »Sika’a » revient sur le processus de réconciliation mené par le HCRRUN. Le magazine satirique constate que le Haut commissariat prend tout son temps. Qu’à cela ne tienne, le bimensuel estime qu’il est trop facile d’absoudre un bourreau de ses actes ignobles. On doit le mettre en quarantaine et ne l’admettre à nouveau dans la société qu’une fois qu’on lui aurait fait comprendre que ce qu’il a fait est mauvais, insiste la publication. De son côté, »Actu Express » s’attarde sur le major Kouloum présenté comme auteur présumé de violation des droits de l’Homme. C’est « un caillou dans les bottes du HCRRUN », relève le confrère. Quoi qu’il en soit, la présidente du HCRRUN pense que l’impunité ne sera plus qu’un lointain souvenir. »Liberté » estime que madame Awa Nana Daboya est allée trop vite en besogne. « A-t-elle demandé l’avis de Faure avant de faire cette promesse ? » En tous cas, le quotidien se montre sceptique par rapport à cette déclaration. Et puis, »Togo-Presse » informe que la tournée de sensibilisation effectuée par le HCRRUN a pris fin vendredi dernier. Tout à fait autre chose, »Les Dépêches de Nyobe », un hebdomadaire camerounais traite dans sa toute première parution du prochain sommet Afrique-Israël. Le journal rappelle que ce rendez-vous qui durera cinq jours est prévu du 16 au 20 octobre. La publication souligne que les assises de Lomé mettront un point d’honneur à évoquer les domaines tels que la lutte contre le terrorisme, la sécurité, la santé, l’eau, l’énergie, le développement de l’agriculture et l’utilisation des nouvelles technologies comme levier de développement. Aussi, cette conférence qui pour maître d’œuvre, le ministre togolais des Affaires Etrangères, Robert Dussey et à laquelle sont attendus plusieurs chefs d’Etat du continent sera-t-elle « une occasion pour de nombreux pays africains de resserrer leurs liens avec l’Etat hébreu », ajoute l’hebdomadaire. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 877 du 22 mai 2017
La participation du Chef de l’Etat Faure Gnassingbé au Sommet Islamique Arabo-Américain à Ryad en Arabie Saoudite fait la une des journaux parus ce lundi. Le Sommet Islamique Arabo-Américain s’est achevé hier 21 mai à Ryad avec la participation du Président de la République Faure Gnassingbé et d’une cinquantaine de Chefs d’Etat et de gouvernement. « La lutte contre le terrorisme dans le monde a été au cœur des préoccupations », fait savoir »Nouvelle Opinion ». Le Togo fait partie de la coalition islamique anti-terroriste lancée en décembre 2015 par l’Arabie Saoudite et qui comprend 34 pays d’Asie et d’Afrique. « Le Togo est également membre depuis 1997 de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations-Unies avec 57 Etats membres éparpillés sur quatre continents », remarque-t-il A ces deux raisons s’ajoute la volonté sans cesse renouvelée du Chef de l’Etat pour la paix au Moyen-Orient, la coexistence pacifique des peuples à travers le monde. « Mieux, on peut dire qu’il était très important pour le Togo qui accueille dans quelques mois, le sommet Afrique-Israël de prendre part au rendez-vous de Ryad. Une occasion de s’imprégner des sujets, des mêmes sujets qui seront à l’ordre du jour de ce sommet inédit conduit par Faure Gnassingbé et par le Premier Ministre Israélien Benjamin Netanyahu », renchérit »Togomatin » Sur un registre différent, le séminaire gouvernemental organisé par le gouvernement, le PNUD et le département des affaires économiques et sociales des Nations-unis (l’UNDESA) tenu les 16, 17, et 18 mai derniers à Lomé intéresse également quelques journaux. Ce séminaire a réuni les ministres, les secrétaires généraux, les directeurs de cabinet et autres hauts fonctionnaires de l’Etat ainsi que les organisations de la société civile et du secteur privé. A l’occasion de ce séminaire, « le ministre des Postes et de l’Economie Numérique a présenté le rôle des TIC dans la transformation de la gouvernance et de l’administration publique du Togo. Le Togo a inscrit les TIC comme levier déterminant pour accompagner la modernisation de l’administration, l’amélioration de son efficacité ainsi que sa transparence et le renforcement de sa gouvernance », écrit »Togomatin ». A l’issu du séminaire, le Premier Ministre Komi Selom Klassou a reçu une délégation togolaise, des experts de l’UNDESA et du PNUD qui sont allés « présenter les conclusions des échanges aux termes des deux phases du séminaire gouvernemental », renseigne »Nouvelle Opinion » Par ailleurs, »Le Combat du Peuple » commet un article sur la justice togolaise et informe que « l’Etat togolais fait obstruction à une décision de sa propre justice ». A l’en croire, la Cour Suprême a rendu un arrêt qui oblige l’Etat togolais à indemniser les collectivités ANAGLO-FIO, TENGUE, AKOUNAGBE, AGBEVE, GUELI TOPLEZO et KOTOMISSA qui auraient été « arbitrairement spoliées de leurs terres. (…) aujourd’hui, on s’étonne de découvrir que l’Avocat de l’Etat parle d’une expropriation mal ficelée qu’il veut reprendre après une décision définitive de justice considérée comme sacrée.» L’Etat bon gré mal gré, suggère le journal, « est tenu de les indemniser dans le strict respect de la décision de sa propre justice » Toujours sur la justice, »Le Combat du Peuple » croit savoir qu’ « au Togo, les étrangers poursuivis sont rois ». Le confrère prend comme exemple, un pasteur ivoirien résidant au Togo, M.MIEZAN Niamké, longtemps recherché, arrêté et qui aurait été libéré quelques temps seulement après son arrestation. Selon le confrère, les étrangers « n’hésitent pas à soudoyer rapidement pour obtenir leur libération en cas de délit ». Le système judiciaire est donc au centre des préoccupations et il est nécessaire pour les magistrats de redorer leur blason car une enquête a révélé que seuls 37 % de togolais disent faire « partiellement ou totalement confiance aux tribunaux », commente encore »Le Combat du Peuple » En outre, »Le Correcteur » jette un regard sur le rôle de certaines sociétés d’Etat qui, lors des joutes électorales « sont mises à contribution dans cette vaste campagne de conditionnement des électeurs. » La bihebdomadaire offre aussi à lire que le programme des recrutements au sein de l’armée togolaise est déséquilibrée. « Deux commissions sont mises en place par l’Etat-major des FAT : Bravo chargé du recrutement dans les préfectures du nord(…) et Alpha dans le sud… Chaque commission devra passer une journée par préfecture à l’exception de celles de la Kozah (Kara), Agoe-Nyivé et Lomé-commune. Dans la préfecture d’Agoe-Nyivé, la commission devra passer trois jours…de même que dans le commune de Lomé… en revanche, dans la Kozah, la commission de recrutement doit passer six jours. » Curieux n’est-ce pas ? se demande le confrère. Dans le reste de l’actualité, »Liberté » révélé une brouille entre les actionnaires de la Société de Promotion Immobilière (SOPRIM) dont le « PCA Koudjolou Dogo liquide tout seul le patrimoine foncier de la société. ». Plus de 10 hectares situés derrière la Cour d’Appel bradés au ‘Prince’, écrit encore le quotidien privé. Sur un sujet différent, »Liberté » offre à lire que depuis les élections législatives de juillet 2013, et le lancement du travail de vérification des comptes de cette campagne qui s’est déroulée d’Aout à octobre 2014, c’est seulement en ce mois de mai 2017 que le rapport a été rendu disponible. « Au delà de cette lenteur inexpliquée des auditeurs de la Cour des Comptes, nombreuses sont les irrégularités qui ont été relevées dans les comptes des partis ayant déposés un compte de campagne », constate-t-il. Au surplus, »Le Combat du Peuple » revient sur le problème de contrats entre certains journaux et la Compagnie énergie Electrique du Togo (CEET). Pour l’hebdomadaire, le journaliste doit « savoir raison garder même si nos intérêts sont en jeu. Car, tout responsable nommé à une haute fonction est jugé sur son bilan. Rien de plus Croire que la diabolisation et le lynchage médiatique en règle auxquels nous assistons sont une recette raisonnable est un leurre. ». Et puis, »Forum de la Semaine » informe que les débats à l’Assemblée Nationale sur l’examen de la proposition de loi ANC-ADDI «
Revue de presse N° 876 du 19 mai 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi : la tournée nationale du HCRRUN dans le cadre des réparations des dommages causés par les violences politiques et l’engagement du gouvernement togolais à sortir l’administration publique de son état de stagnation. En levée de rideau à cette revue, nous évoquons une fois encore le rapport annuel d’activités 2016 de la HAAC. Le document a été présenté à la presse la semaine dernière et c’est »Le Libéral » qui en parle ce jour. Résumant à sa manière ce rapport, le tabloïd indique que les médias sont appelés à « respecter l’éthique et la déontologie de la profession ». « Pitang appelle les médias au professionnalisme », confirme »Togoréveil ». Tournée nationale du HCRRUN Hier c’était l’étape de la préfecture du golfe et la délégation du Haut Commissariat s’est rendue dans les cantons d’Aflao Gakli, Aflao Sagbado et à Baguida. Plusieurs communications ont été délivrées pour « situer les populations par rapport à la mission assignée à cette institution », renseigne »Togoréveil ». L’hebdomadaire ajoute que ces populations ont été « entretenues sur le contexte depuis l’APG au HCRRUN, la justice transitionnelle et les formes de réparations ». Avant la préfecture du Golfe, le HCRRUN était dans les régions des Savanes, de la Kara et des Plateaux. L’objectif, mentionnent »Temps Nouveaux » est de « mettre les populations à contribution » de sorte qu’elles soient « au cœur de son action ». Et partout où Awa Nana-Daboya et sa délégation sont passées, il y a une « parfaite union des populations pour un apaisement des cœurs et une réconciliation nationale », souligne »Le Dialogue » qui publie dans ses pages les points essentiels qui peuvent aider à la compréhension du travail du HCRRUN. A propos de Awa Nana Daboya, »L’Alternative », rapporte que la présidente du HCRRUN aurait minimisé le pouvoir de la presse. « Ce déni de pouvoir des médias traduit la personnalité quelque peu controversée de la présidente », pense le bihebdomadaire. Pour sa part, »Le Libéral » rapporte que les membres du Haut commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale ont « regretté » la décoration en avril dernier d’une personnalité régulièrement citée comme auteur présumé des violences. « Il faudra que la chancellerie nous épargne à l’avenir des médailles de la discorde », commente le confrère. Sur le sujet, »L’Alternative » rappelle que la CDPA a envoyé une lettre ouverte de protestation au chef de l’Etat au sujet de la décoration du Major Kouloum. De son côté, »Togoréveil » s’intéresse à l’objectif principal de la mission de la CVJR et du HCRRUN à savoir contribuer à créer les conditions d’un vivre ensemble entre les Togolais. Le journal pense qu’après le chantier de « l’apaisement », Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio sont « toujours à l’avant-garde de l’inéluctable réconciliation nationale ». L’hebdomadaire de reprocher à l’opposition de « s’accrocher » aux réformes relatives à la limitation du mandat présidentiel et au mode de scrutin à deux tours, « comme si cela suffisait pour faire l’alternance dans les urnes ». Parlant des réformes, »Le Canard Indépendant » évoque la proposition de loi y relative introduite par l’ANC et l’ADDI. « Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? » se questionne le confrère. Pour »Le Libéral », cette requête n’a pas de chances d’aboutir dans la mesure où le président de la République semble privilégier d’autres pistes pour parvenir à ces réformes. En plus, poursuit-il, le tandem ANC-ADDI qui ne dispose pas d’une majorité à l’hémicycle n’a pas fait un travail préalable de lobbying auprès des différents groupes parlementaires. Dans la foulée, »Liberté » annonce que les députés UNIR « bloquent déjà les travaux » à l’Assemblée nationale. Face à ce blocage, le CAP 2015 et le groupe des six « interpellent » le président de la Représentation nationale. C’est donc le « statu quo », constatent »Temps Nouveaux ». Dynamisation de l’administration publique Comment mettre fin aux maux qui assaillent l’administration publique au Togo ? Cela fait plusieurs années que le gouvernement réfléchit à la parade. La trouvaille, un séminaire ouvert par le Premier ministre la semaine dernière. »Togoréveil » note qu’il a été organisé pour « rompre avec la routine » et instaurer le pragmatisme. »L’Union pour la Patrie » observe que Sélom Klassou « veut gagner » ce « vieux combat » auquel se sont essayés ses prédécesseurs sans grande réussite. « Dans l’espoir d’une suite favorable, il faut oser croire avec l’actuel chef du gouvernement que ces dernières assises ne sont pas une rencontre de plus », écrit le bihebdomadaire. Dans tous les cas, « le gouvernement ambitionne de passer d’une administration de moyens à une administration de missions et donc de résultats », complète »Le Dialogue ». Dans un registre différent, »Liberté » qui informe que le Togo et le Ghana « se disputent les frontières maritimes » s’interroge : « A quoi servent au juste les milliards accordés au Togo » dans le cadre de l’aide au développement ? Au surplus, »L’Alternative » commet un dossier sur le port autonome de Lomé, précisément sur les voies presqu’impraticables lorsqu’il y a pluie qui y mènent. C’est un « désastre qui révolte les opérateurs économiques », écrit le bihebdomadaire. Et puis, »Temps Nouveaux » s’intéressent à l’entrée en scène de Tikpi Atchadam populaire semble-t-il à Sokodé. « Encore un autre »messie » pour l’opposition », remarque le journal. Cette »percée » du président du PNP est de nature à donner des « sueurs froides » à Ouro-Akpo Tchagnao de l’ANC dont le fief électoral se trouve également être Sokodé, analyse »Le Libéral ». Le Service de Presse/HAAC