Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : les réformes politiques et le rapprochement entre le CAP 2015 et le groupe des six. Pour commencer, nous signalons que »Le Messager » revient sur la visite d’échanges effectuée à la HAAC, le 7 juin, par l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, S.E.M. Mohamed Karim Shérif. L’hebdomadaire informe également de la tenue vendredi dernier à Lomé de l’assemblée ordinaire du CONAPP. A cette occasion, à en croire le confrère, le représentant de la HAAC, M. Badjibassa Babaka a déploré la violation répétée ces derniers temps des règles de la confraternité. Il a, par ailleurs, exhorté le Conseil à œuvrer au respect des dispositions légales et règlementaires qui encadrent la pratique du métier de journaliste. Réformes politiques Alors que l’opposition accuse le parti au pouvoir d’avoir arrêté les travaux en commission et rejeté la proposition de loi initiée conjointement par l’ANC et l’ADDI introduite à l’Assemblée nationale, l’UNIR, à travers le président de son groupe parlementaire, Christophe Tchao, a brisé la silence hier en précisant qu’il ne s’agit pas d’un rejet mais plutôt d’un ajournement, question de voir ce qu’il retourne de la proposition que fera la commission de réflexion sur les réformes, relève »Le Libéral ». « Personne n’est dupe, il ne s’agit en réalité que d’un simple jeu de mot qui signifie arrêt des travaux, car le pouvoir ne reviendra pas sur le texte de loi », analyse »Liberté » qui parle « d’errements » de l’ancien ministre des Sports. Dans sa récente sortie médiatique, Christophe Tchao a insisté sur la nécessité d’opérer les réformes dans un cadre consensuel, rappelle »Le Libéral ». Là aussi, »Liberté » estime que « l’absence de consensus qui cache mal le passe-droit quémandé au profit de Faure n’est qu’un prétexte pour empêcher leur mise en œuvre ». Le quotidien privé en vient à la conclusion que la sortie du président du groupe parlementaire UNIR met en exergue « la mauvaise foi de ce parti et confirme que Faure Gnassingbé n’a jamais voulu des réformes. Le reste n’est que dilatoire pour faire perdre le temps ». Devant ce qu’il considère comme un refus d’opérer les réformes, le CAP 2015, non content d’appeler le peuple à s’approprier cette lutte, s’est retrouvé récemment en alliance avec le groupe dit des six formations politiques. La déclaration conjointe qui a sanctionné cette union est à lire dans »La Voix du Peuple ». Ce rapprochement politique entre les deux blocs de l’opposition est-il « enfin la bonne formule ? » se questionne »Fraternité ». Pour que ce soit le cas, les responsables de ces deux entités doivent laisser de côté leurs égos et parler d’une seule et même voix, écrit l’hebdomadaire. »Le Messager » lui, pense que c’est un « mariage éphémère » et en donne les raisons. Le tabloïd rappelle que les maux caractéristiques de l’opposition ont pour noms exclusion, méfiance, soupçons, tribalisme et égoïsme. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à craindre que ce mariage ne soit pas viable. L’autre raison qui n’incite pas à l’optimisme, c’est la démarche pour parvenir aux réformes qui risque de diviser une fois encore les membres de cette union, ajoute le confrère. La décentralisation est l’autre sujet d’actualité. Selon »Forum de la Semaine » qui cite le ministre de l’Administration territoriale, l’examen du projet de loi y relatif se poursuit en commission et les députés devront trancher sur le nombre de communes à avoir dans le cadre de cette décentralisation. Dans un registre différent, »Liberté » renseigne que le ministre de la Justice a pris des « mesures d’affectation punitive » contre deux greffiers qui observent tout comme leurs collègues depuis plusieurs jours maintenant un mot d’ordre de grève. Toujours, à propos du ministère en charge de la Justice, »La Voix du Peuple » suggère que Pius Agbétomey situe enfin les candidats au concours de la Magistrature sur leur sort. Pour sa part, »Fraternité » rappelle que deux nouveaux fournisseurs d’accès internet ont été recrutés. Mais « pour quel résultat ? » se demande l’hebdomadaire qui est dubitatif quant à la possibilité pour les deux nouveaux fournisseurs de faire mieux que les autres. Pourtant, le ministre de l’Economie numérique a plusieurs fois effectué des voyages pour aller voir ce qui se fait ailleurs en matière de connexion internet. A croire qu’elle est allée faire autre chose que ce pourquoi elle a effectué ces voyages, commente »Liberté ». Au surplus, »Fraternité » s’intéresse à l’ancienne ministre de Yayi Boni, Reckya Madougou qui est devenue aujourd’hui une « curiosité » dans l’entourage de Faure Gnassingbé. Tellement, poursuit le journal, elle « bouscule le protocole présidentiel pour s’offrir une place de choix dans le cercle restreint du chef de l’Etat alors qu’aucune décision n’a officialisé sa nomination à aucun poste de responsabilité à la présidence de la République du Togo que cela laisse entrevoir une exception et un laxisme qui n’honore pas l’institution ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 891 du 13 juin 2017
Dans sa livraison du jour, »Togomatin », revient sur la sortie effectuée la semaine dernière à la frontière d’Aflao par Faure Gnassingbé. Il y était pour sensibiliser ceux qui surveillent cette frontière question de s’assurer que des entraves ne remettent pas en cause le principe de la libre circulation des personnes et des biens chère à la CEDEAO. En fait, « d’où viennent ces entraves ? » Des « rackets, des intimidations et des harcèlements » aux frontières, renseigne le bihebdomadaire. C’est le cas de le dire, Faure Gnassingbé a été élu le 4 juin dernier président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une responsabilité qui n’aurait pas été suffisamment respectée par le président français, ironise »Liberté » puisque, renseigne-t-elle, Emmanuel Macron a déjà reçu deux chefs d’Etat de l’espace communautaire, en l’occurrence Alassane Ouattara et Macky Sall, alors même que le manteau de président en exercice de la CEDEAO aurait pu ouvrir « en premier » les portes de l’Elysée à Faure Gnassingbé. Le quotidien privé pense que ce dernier a été tout simplement « zappé » par le nouveau président français. Pourtant, il était parmi les tout premiers à avoir félicité M. Macron, après son élection, précise le journal. Le « même sort » serait réservé à Faure Gnassingbé pour la conférence G20-Afric sur l’investissement à Berlin en Allemagne, ajoute le confrère. Mahamadou Issifou du Niger, Ibrahim Boubakar Keita du Mali, Paul Kagamé du Rwanda, Nana Akufo-Addo du Ghana, entre autres, ont été invités à cette conférence, contrairement au président togolais. Si ce n’est pas de la « sorcellerie », ça y ressemble, raille »Liberté ». En outre, »Liberté » évoque la « théâtralisation de la politique du RPT/UNIR ». A l’en croire, le pouvoir en place ne veut pas des réformes et multiplie des actes de ‘diversion’ pour retarder au maximum leur mise en œuvre. Au surplus, »Liberté » informe que c’est le retour au « calvaire » pour les riverains et les usagers de la route Lomé-Vogan-Anfoin avec l’arrivée de la saison pluvieuse. La publication pointe « l’inconséquence et la faute » de l’actuel ministre des Travaux publics, Ninsao Gnofam et de l’ex-ministre de l’Economie Adji Otèth Ayassor. »Togomatin » plaide pour une solution viable en vue de mettre un terme à l’inondation. Par ailleurs, »Le Médium » s’intéresse aux coupures répétitives et « exagérées » du courant électrique ces derniers temps. Si la CEET a de manière primesautière communiqué là-dessus pour justifier ces coupures par des perturbations enregistrées sur une ligne en provenance du Ghana, l’hebdomadaire observe que l’actuel directeur de la Compagnie « peine à assurer », d’autant plus que la privation du courant aux Togolais cause non seulement des dégâts matériels mais aussi ralentit et entraîne la paralysie de leurs activités. Aussi, le tabloïd propose-t-il un dossier sur l’organisation des funérailles. Ce focus donne à comprendre qu’au lieu que la survenue d’un décès soit un moment de recueillement et de tristesse, elle se transforme plutôt en période propice d’étalage de la puissance financière à travers des cérémonies grandioses. Sur un tout autre sujet, faisant un parallèle avec la Côte d’Ivoire où le président Alassane Ouattara a été récemment acculé à coup de revendication d’ordre pécuniaire par les militaires qui l’on aidés à prendre le pouvoir, »L’Indépendant Express » estime que le Togo n’est pas tant que ça à l’abri d’une pareille situation. A en croire l’hebdomadaire, la plupart des Généraux et des Officiers des FAT qui ont « aidé » Faure Gnassingbé dans la prise de pouvoir sont ‘récompensés’ d’une manière ou d’une autre, ceci « au détriment de la grande masse des soldats qui croupissent dans une marre d’indigence » et cet état de fait n’est pas sans conséquence. « Aujourd’hui dans l’armée togolaise comme dans l’opinion, il y a des frustrés, des mécontents et des révoltés qui, un jour ou l’autre, tenteront de se faire justice même si on ne sait pas encore de quelle manière », averti le confrère. En outre, la publication se fait l’écho de la lettre ouverte commise par le chef spirituel des Ifè et Roi des terres de l’Ogou et par le président des Chefs traditionnels de la préfecture de l’Ogou adressée à la présidente du HCRRUN pour dénoncer la décoration décernée récemment au Major Kouloum et à un de ses hommes de mains. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 890 du 12 juin 2017
La visite par le Chef de l’Etat, du poste frontalier de Kodjoviakopé domine l’actualité des journaux parus ce lundi. Aux lendemains de son élection à la tête de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le Président Faure Gnassingbé a effectué une « visite inopinée », le 8 juin dernier au poste frontalier de Kodjoviakopé « pour s’assurer de la conformité des pratiques avec l’application des textes communautaires en vigueur », informe »Lettre de la Kozah ». Selon des investigations qui ont été menées par la CEDEAO au niveau d’un certain nombre de frontières, le constat est amer avec des passagers et des transporteurs qui, tout le temps sont victimes de corruption ourdie par des agents. « Mais des solutions d’imposent et le nouveau Président en exercice de la CEDEAO, avec cette visite symbolique prouve à suffisance qu’il est déterminé à lutter contre ce fléau qui gangrène la société dans l’espace de l’organisation », pense »Nouvelle Opinion » »Liberté » de son côté offre à lire que c’était presque l’émeute ce jeudi au poste frontalière de kodjoviakopé. Douaniers, policiers et autres agents déployés ne savaient ou donner la tête, certains n’étaient même pas à leurs postes à l’arrivée de l’invité surprise. (…) « Cette sortie du Chef de l’Etat se sera visiblement pas la dernière. Le nouveau Président de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO dans sa volonté de relever le défi de l’intégration régionale et de la CEDEAO des peuples, devrait organiser des descentes similaires aux autres frontières dont celles du corridor Abidjan-Lagos », suggère le quotidien privé qui pense par ailleurs « qu’il n’est point besoin d’organiser des saynètes, des descentes folkloriques, soi- disant pour constater de visu les faits » car le problème, à son avis, est déjà connu, « et il ne reste qu’à lui trouver des solutions ». »Le Correcteur » pour sa part remarque que Faure Gnassingbé a pris « 12 ans pour connaitre la frontière de Kodjoviakopé-Aflao » et y voit le « paradoxe de gouvernance au Togo » Sur un sujet proche, nous le disions plus haut, la visite du Chef de l’Etat togolais à la frontière de Kodjoviakopé fait suite à son élection à la tête de la CEDEAO. »Le Combat du Peuple » fait savoir que cette élection suscite débats et écrit : « Si Faure GNASSINGBE est indigne de présider la CEDEAO, FABRE fait injure aux togolais en voulant devenir Président du Togo. » Le confrère fait allusion à une déclaration de Président National de l’ANC au lendemain de l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de l’organisation sous régionale et qui disait que « Faure est indigne pour occuper la présidence de cette institution. « M. Jean-Pierre FABRE, poursuit le journal, ne peut pas envoyer un courrier au Président Faure GNASSINGBE pour le rencontrer en cette qualité et le traiter ensuite d’indigne. C’est politiquement incorrect et moralement inadmissible. » »Togobreakingnews.com » de son côté se fait l’écho de l’intervention de Me APEVON , reçu vendredi sur une radio de la place , qui exhorte le Président togolais « à œuvrer pour qu’à la fin de son mandat, la CEDEAO devienne une institution qui prône véritablement, le bien-être des populations, la démocratie et oblige tous les Chefs d’État membres à devenir des Démocrates. » Sur un registre différent, »Nouvelle Opinion » fait savoir que le processus de décentralisation se poursuit avec la volonté des autorités togolaises de pouvoir aboutir à l’organisation des élections locales dans les délais raisonnables. « Vendredi dernier, les représentants du peuple ont planché sur l’étude du projet de loi sur les communes en commission. Le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi a pris part aux travaux de séances tenues par les députés », écrit-il. Ce projet de loi permettra au Togo « de se doter de 110 à 115 communes sur l’étendue du territoire togolais », ajoute le confrère. Tout à fait autre chose, »Liberté » commet un reportage sur la réconciliation. A l’en croire, c’est une pilule qui passe mal à Atakpamé à cause du Major Kouloum. « Au moment où on parle de réconciliation, on décore les bourreaux. Ça veut tout simplement dire qu’ils sont remerciés pour le service rendu au Président Faure. Si l’on veut vraiment la réconciliation, pourquoi le décorer ?la population n’est pas du tout contente », déclare un habitant de la ville d’Atakpamé, cité par le journal La problématique sur les réformes politiques s’invite encore dans les débats ce jour et »Le Combat du Peuple » trouve que l’opposition togolaise est en panne d’inspiration. « Tous les observateurs, de la scène politique togolaise sont aujourd’hui confortés dans le sentiment que Jean-Pierre FABRE, Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et chef de file de l’opposition est en manque d’inspiration et tourne à vide », constate le tabloïd. Dans les propos de « ce politicien au rancart, trois préoccupations dominent : Réformes, alternance, mobilisation populaires. Ces trois pistes reviennent inlassablement comme un leitmotiv, à une cadence de métronome propre à obliger un sourd à entendre. Ce qui est un leurre puisqu’à l’impossible, nul n’est tenu », commente encore l’hebdomadaire. Toujours sur cette question des reformes, »Le Correcteur » se demande si les débats seront bientôt dans les rues. Réponse du confrère : « Pour beaucoup d’observateurs, face à ce refus des débats au parlement, les réformes avec la nouvelle coalition risquent d’être faites dans les rues » »Forum de la semaine » pour sa part relève les « propositions urgentes de CAP 2015 et du Groupe des six au pouvoir : D’abord « la mise en œuvre dès maintenant par l’Assemblée nationale, des réformes urgentes ayant déjà fait l’objet d’un consensus » ; ensuite « la prise immédiate par le pouvoir d’une initiative de discussion avec l’opposition et l’ouverture de discussion entre le Pouvoir et l’Opposition, dans les plus brefs délais… » En outre, le magazine »Maranatha » revient sur l’audition de son directeur de publication, le pasteur Habib Barth Afolabi, devant le collège des membres de la HAAC le 19 avril 2017,
Revue de presse N° 889 du 9 juin 2017
Les journaux parus ce vendredi évoquent l’unicité d’action de l’opposition en vue d’obtenir les réformes. Ils reviennent également sur les nouvelles responsabilités de Faure Gnassingbé à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Nous débutons cette revue par la visite effectuée mercredi dernier à la HAAC par l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, son Excellence M. Fouad Shérif Shérif. »Liberté », »Waraa les Vainqueurs » et »Afreepress.info » reviennent là-dessus et rappellent que la coopération entre l’Egypte et le Togo a été revisitée à cette occasion en même temps qu’ont été explorées les pistes de renforcement du partenariat entre l’Ambassade d’Egypte et la HAAC. Unicité d’action de l’opposition Ils sont au total 11 partis politiques à se mettre en bloc pour « exiger » les réformes constitutionnelles informe »L’Alternative ». Il s’agit en fait de l’union entre le CAP 2015 et le groupe des six pour une « meilleure mobilisation », note »Liberté » qui rapporte les propos du professeur Komi Wolou : « lorsque la République est en danger, chacun doit se sentir concerné ». Aussi, le quotidien privé observe-t-il que les autres composantes de l’opposition sont en « contemplation ». Contemplation, c’est ce que semble également dire »Togoréveil » à sa manière. Le journal explique qu’il s’agit d’une « union incomplète », puisqu’il y a eu « plusieurs grands absents ». Quoi qu’il en soit, ce sont les réformes et la décentralisation « à tout prix », indique »Vision d’Afrique ». Y compris par l’insurrection ? »Togoréveil » répond par l’affirmative. « CAP 2015 et le groupe des six seront-ils entendus par leurs militants qu’ils appellent au soulèvement ? » s’interroge le tabloïd. »Waraa les Vainqueurs » se demandent si les responsables des partis politiques présents hier à la conférence de presse pourront « ranger de côté leurs égos pour faire face à l’essentiel ». Election de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO Le président togolais porté à la tête de l’organisation communautaire, »Waraa les Vainqueurs » questionnent les « raisons » qui ont présidé à ce choix. Selon l’hebdomadaire, les chantiers tous azimuts lancés depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir ont fait du Togo un « pays recommandable et fréquentable » et ont rendu son président « digne de confiance ». Et ce n’est pas tout. L’élection du chef de l’Etat togolais peut aussi se justifier par son « expérience en matière de gestion des organisations internationales ». Après l’euphorie de l’élection, place nette doit être faite aux « dossiers brûlants » qui attendent le nouveau président en exercice, relève »Le Canard Indépendant ». Au nombre de ces dossiers, la question de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO qui ne fait pas l’unanimité et la résolution de la crise en Guinée Bissau. »Waraa les Vainqueurs » eux, parlent de chantiers sur lesquels devrait plancher Faure Gnassingbé. Ils sont « aussi divers qu’importants », précise le confrère, à commencer par la question sécuritaire face à la menace terroriste et l’intégration économique. A peine a-t-il revêtu ses habits de N°1 de la CEDEAO que Faure Gnassingbé s’est déjà mis au travail, mentionne »Forum de la Semaine » qui renseigne que le président togolais était hier à la frontière d’Aflao. A en croire le quotidien privé, il y est allé « attirer l’attention des agents de service de la police et de la douane d’appliquer effectivement les textes de la communauté pour la libre circulation des biens et des personnes ». Auparavant, il s’était rendu au Nigeria, complète »Togomatin ». Et »Togoréveil » de conclure à ses « premiers pas vers la CEDEAO des peuples ». Se consacrer à la Communauté régionale c’est bien mais s’occuper beaucoup plus de son propre pays c’est mieux, souligne »Vision d’Afrique ». Au nombre des reproches faits à Faure Gnassingbé, le manque de volonté pour mettre en œuvre les réformes. C’est justement pourquoi l’ANC dénonce son élection à la tête de la CEDEAO. Pour »L’Humanité », il ne saurait avoir un « lien » entre le choix porté sur Faure et la réalisation des réformes. Nathaniel Olympio lui, voit un lien. Le président par intérim du Parti des Togolais pense que c’est une « occasion pour obliger le chef de l’Etat à opérer les réformes au Togo ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » revient sur l’annonce faite récemment en conseil des ministres à propos de l’attribution de licences à deux nouveaux prestataires pour la fourniture d’accès internet. Le bihebdomadaire croit savoir que cela a été tout « sauf un processus transparent », puisque cette attribution a été faite sur fond de clientélisme et de « passe-droits ». Le journal craint que la libéralisation de l’internet « tant attendue et clamée ne se transforme en un vrai canular ». En outre, la publication donne à savoir que la préfecture de l’Ogou s’insurge contre la décoration du major Kouloum. Elle a saisi le HCRRUN pour s’en « indigner et avertir du risque de soulèvement dans tous les Plateaux ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 888 du 08 juin 2017
A la une des journaux parus ce jeudi, l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et la phase de purification en préparation sous les auspices du HCRRUN. Mais d’abord la visite d’échanges effectuée hier à la HAAC par l’Ambassadeur d’Egypte au Togo. »Togo-Presse » et »Savoir News » s’en font l’écho et donnent à savoir que le renforcement des liens de coopération entre d’une part l’Egypte et le Togo et entre l’Ambassade d’Egypte au Togo et la HAAC d’autre part était au centre des échanges entre le président, les membres de l’instance de régulations des médias et leur hôte. Election de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO Dans leur livraison de la semaine »Echos du Pays » rappellent que le chef de l’Etat togolais succède à ce poste à Helen Johnson Sirleaf du Libéria pour un mandat d’un an. Aux commandes de l’organisation communautaire, le président Faure continue de recevoir les félicitations de ses pairs de la CEDEAO. Le dernier en date, informe »Forum de la Semaine » est Macky Sall du Sénégal. « A la suite du rassemblement à Monrovia, je tiens à Féliciter Faure Essozimna Gnassingbé, nouveau président de la CEDEAO » a écrit le président sénégalais sur sa page twitter. Au-delà des félicitations, Faure Gnassingbé devrait sérieusement se retrousser les manches pour faire de la CEDEAO des peuples une réalité, indique »Focus Infos ». Mais pas seulement, les difficultés relatives à la libre circulation des personnes et des biens doivent également être aplanies. »Flambeau des Démocrates » se montre sceptique là-dessus d’autant plus que tout ce qui se dit à chaque mandat est un « chapelet de bonnes intentions » car, « la libre circulation des personnes et des biens est un leurre malgré le passeport CEDEAO, la monnaie unique repoussée aux calendes grecques, l’intégration des peuples, un feu de paille ». A en croire »Liberté », rien n’a été épargné dans les médias publics pour relayer la nouvelle du choix de Faure Gnassingbé pour présider la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le quotidien privé croit savoir que « l’ordre » a été donné à ces médias de traiter le sujet sous tous les angles et dans toutes les émissions qu’elles soient politiques, économiques, sportives ou d’ordre social. Même si les tenants du pouvoir la présente comme un trophée, »Le Perroquet » relève que l’élection de Faure Gnassingbé président en exercice de la CEDEAO est « un véritable échec diplomatique » selon l’opposition togolaise, notamment l’ANC. En tout cas, l’hebdomadaire pense que cet évènement « ne fait ni chaud ni froid » aux Togolais qui sont préoccupés par leurs conditions de vie difficiles. Dans les colonnes de »Togo Nyiga », le président du PNP, Tikpi Atchadam pense que Faure Gnassingbé doit faire « profil bas en matière de gouvernance ». Au-delà de cette « victoire diplomatique » de Faure Gnassingbé, le plus important est qu’il fasse opérer les réformes, mentionne »Le Bâtisseur ». De son côté, »Chronique de la Semaine » s’attarde sur les commentaires de l’ANC au sujet de l’élection de Faure au sommet de Monrovia. Le parti de Jean-Pierre Fabre estime que le chef de l’Etat togolais n’est pas qualifié pour assumer son nouveau rôle, lui qui ne serait pas un parangon des pratiques démocratiques, en référence à son « refus » de mettre en œuvre les réformes. « En quoi les réformes qui n’ont pas encore été opérées violent-elles le protocole de la CEDEAO ? » se demande l’hebdomadaire qui explique que le chef de file de l’opposition, par ailleurs président de l’ANC n’est en réalité qu’un « comédien de mauvais goût qui préfère du boucan autour de sa proposition de loi au lieu de se joindre à la commission de réflexion sur les réformes ». Parlant justement de la proposition de loi initiée par l’ANC et l’ADDI, »Liberté » donne à savoir que le président de l’Assemblée nationale a « mis fin » à son étude, « violant ainsi la décision rendue par la Cour constitutionnelle sur le sujet ». Le confrère signale qu’il y a « péril » sur les élections législatives et locales qui seraient « déjà pliées, au regard des manœuvres politiciennes entreprises par le régime en place autour du processus de communalisation du territoire et du découpage électoral projeté ». Le journal en vient à la conclusion que le RPT/UNIR ne varie pas ses méthodes, d’où l’ « urgence d’un renversement du rapport de force par l’opposition ». L’opposition togolaise réussira-t-elle ce pari ? En tout cas, »Le Bâtisseur » renseigne que le CAP 2015 et le groupe des six rencontrent la presse ce jeudi à Lomé. Est-ce là « la fin des égos pour une unicité d’actions ou encore un de ces vieux plats pourris » que cette opposition veut « servir au peuple » ? se questionne le tabloïd. HCRRUN/ Phase de purification Elle sera lancée bientôt mais en attendant, informent »Echos du Pays », le HCRRUN organise une rencontre ce jeudi à Lomé pour permettre aux différentes parties prenantes d’harmoniser les points de vue par rapport aux cérémonies de purification à faire. La phase de purification précède une autre étape importante, celle de l’indemnisation des victimes recensées, complète »Togo Nyigba ». Le son de cloche est tout autre dans »Le Rendez-vous » qui parle d’une « réconciliation décrétée » qui est une « insulte au droit et à la vie humaine ». Tout cela n’est que « l’héritage hideux d’un règne par procuration » qui ne s’embarrasse pas de la réalisation des réformes, poursuit l’hebdomadaire. Au sujet de la réconciliation, »Le Perroquet » assure qu’elle ne sera réussie que si les supposés coupables se repentissent et apportent des garanties de non répétition. Dans un tout autre registre, Loïk Le Floch-Prigent en remet une couche dans ses sorties sur le Togo. Ainsi que le rapportent »Liberté » et »Le Perroquet », l’ex-PDG de Elf a, dans une récente sortie taclé le pouvoir en place non seulement en réitérant la pratique de la torture au
L’Ambassadeur d’Egypte au Togo en visite d’échanges à la HAAC
La journée du mercredi 7 juin 2017 à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a été marquée par la visite d’échanges de l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, son Excellence M. Fouad Shérif Shérif. Première du genre du diplomate égyptien au siège de l’instance de régulation des médias, cette visite a débuté dans le bureau du Président de la Haute Autorité par un tête-à-tête entre M. Pitang Tchalla et son hôte. A cette entrevue, succèdera une séance de travail avec tous les membres de la HAAC dans la salle des plénières de l’institution. Dans son discours de circonstance délivré après les présentations d’usage, M. Tchalla a d’abord remercié l’Ambassadeur pour l’intérêt porté à la HAAC avant de saluer ce déplacement qui selon lui, « traduit l’intérêt sans cesse renouvelé que les peuples d’Egypte et du Togo attachent au renforcement des véritables liens d’amitié et de coopération sud-sud ». Aussi, le Président de la HAAC, après avoir passé en revue la mission de l’institution dont il est à la tête, a-t-il précisé que cette visite de M. Fouad Shérif Shérif contribuera sans aucun doute à dynamiser le partenariat entre les deux parties dans l’intérêt de la réussite de la mission de régulation de la Haute Autorité. Pour sa part, l’Ambassadeur a brossé la palette de la coopération entre l’Egypte et l’Afrique en général et entre son pays et le Togo en particulier. En ce qui concerne le partenariat entre le pays du bord du Nil et le Togo, M. Fouad Shérif Shérif a relevé qu’il s’est décliné ces dernières années, entre autres, en des visites du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, en Egypte et en la signature d’un mémorandum d’entente de coopération dans les domaines du sport, des médias et de la communication. Sur ce dernier point, l’Ambassadeur a indiqué que 450 Togolais ont déjà pu se rendre en Egypte dans le cadre d’un programme de renforcement de capacités des professionnels des médias. Le pays des Pharaons et des pyramides dispose, en effet, d’un paysage médiatique assez fourni avec 600 journaux, 100 chaînes de télévisions et une centaine de stations de radios ainsi que des structures de perfectionnement pour la pratique des métiers dans le secteur de la communication. C’est un Ambassadeur « honoré » et « content » d’avoir rencontré le Président et les membres de l’instance de régulation qui a quitté le siège de la HAAC au terme de sa visite, non sans avoir exprimé sa volonté et sa disponibilité à œuvrer au renforcement de la coopération entre l’Egypte et le Togo. Avant de prendre congé de ses hôtes, son Excellence M. Fouad Shérif Shérif a visité les installations techniques de la division monitoring de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 887 du 07 juin 2017
L’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO cristallise toujours l’actualité des livraisons de ce mercredi. Les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu la session ordinaire de l’organisation le 04 juin dernier à Monrovia, capitale Libérienne. Plusieurs décisions phares ont été prises parmi lesquelles « la désignation du Chef de l’Etat togolais Faure GNASSINGBE comme président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO pour une durée d’un an », informe »Tingo-Tingo » « J’accepte avec humilité et j’en mesure les défis », a déclaré Faure Gnassingbé après sa désignation, propos rapportés par »Le Messager » qui ajoute que, la situation en Guinée-Bissau est le grand dossier qui attend le nouveau Président. Mais pas seulement, « Sécurité, Economie et Diplomatie : les défis de taille qui attendent Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO », renchérit »Le Libéral » qui opine qu’au-delà de tout, « l’élection du Président Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO comme président en exercice reste un succès diplomatique supplémentaire pour le Togo qui en a beaucoup engrangés ces dernières années. » Désigné comme Président en exercice de la CEDEAO, « les choses marchent pour Faure », s’exclame »Fraternité » Mais, cette désignation de Faure Gnassingbé n’est pas du goût de certains opposants togolais. C’est le cas de Jean-Pierre Fabre qui trouve que « la désignation de quelqu’un qui met en danger la paix dans la région comme président n’est pas normale » De même, »Liberté » offre à lire que « Faure Gnassingbé choisi par ses pairs pour prendre les commandes de la CEDEAO, cette décision a de quoi étonner car l’homme est loin d’être un parangon de vertu » En tout cas, une présence était remarquable à ce sommet de la CEDEAO. C’est celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui « entame la mobilisation pour le sommet Afrique-Israël », pense »Le Magnan Libéré ». La preuve, poursuit-il « M.NITANYAHOU a invité les pays de la CEDEAO à faire massivement le déplacement de Lomé pour le sommet ». »Economie et Développement » fait pour sa part l’historique de la création de la CEDEAO et renseigne qu’elle est « créée en 1977 dans un but purement économique. Elle devait, selon les termes officiels de l’organisation, favoriser la croissance économique et le développement de l’Afrique de l’ouest ». Sur un sujet différent, »Courrier de la République » revient sur la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles et trouve que le refus d’opérer ses réformes témoigne « de la mauvaise foi du pouvoir ». Le journal se demande également « pourquoi les chamboulements qui ont été imposés à la constitution en 2002 et 2005 en l’espace de quelques heures deviennent laborieux voire quasi-impossible pour des réformes inscrites par l’APG en 11 ans bientôt ? » Tout à fait autre chose, »Le Magnan Libéré » s’intéresse à la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) qui traverse une zone de turbulence. A en croire le confrère, cette société est confrontée au problème de manque « de personnel pour la distribution des factures. (…), après des investigations, il s’est avéré que la CCET est sous le poids des dettes qui la fait couler au jour le jour. La situation devient inquiétante surtout que, l’administration elle-même ne paie pas le courant et que ce courant est acheté à 250 F CFA pour être vendu à 140 F CFA. » Quand la CEET prend en charge les frais de fonctionnement du Contour Global, « comment veut-on qu’elle s’en sorte ? », s’interroge le tabloïd. Par ailleurs, »Liberté » commet un article sur la décentralisation et renseigne que des communes sont créées sur fond de tribalisme et de conservation du pouvoir. Le quotidien privé pense donc qu’il y’a un « nouveau coup de force du régime en perspective ». Dans le reste de l’actualité, certains confrères évoquent le licenciement « sans motifs » des employés de CIT-Communication Sarl, société chargée de la distribution en détails des produits de télécommunication de Togo Cellulaire. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 886 du 06 juin 2017
Les journaux parus ce mardi reviennent largement sur l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO. »Le Combat du Peuple » sur la première marche de cette revue. Le confrère revient sur les démarches entreprises par l’OTM dans le but de jouer les médiateurs entre Jean-Paul Agboh-Ahouélété et Lucien Messan. La publication pointe un « deux poids deux mesures » de l’instance d’autorégulation qui n’a rencontré que l’un des protagonistes. « Le comportement du président de l’OTM n’est pas sain parce que M. Ekpé est sorti du cadre légal de sa mission en voulant régler en catimini un dossier qui est déjà tombé dans le domaine public ». Tout en remerciant et félicitant le président et les membres de la HAAC qui ont su régler le différend « avec responsabilité », le tabloïd accuse le Tribunal des pairs d’un « parti pris en faveur de M. Agboh-Ahouélété ». Le 51è sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est achevé il y a quelques jours à Monrovia au Libéria. Ainsi qu’informe »Nouvelle Opinion » plusieurs sujets étaient au centre de ce rendez-vous de haut niveau, à l’instar de « la nécessaire réforme des instances de fonctionnement, la question de l’intégration régionale, le bilan de la situation économique, la question de la stabilité régionale et de la lutte contre le terrorisme ». Ce qui aura le plus marqué ce sommet c’est l’élection de Faure Gnassingbé au poste de président en exercice de la CEDEAO. Le chef de l’Etat togolais succède ainsi pour un an à son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf. Dans la foulée, Faure Gnassingbé, loin de se complaire dans l’autosatisfaction a « aligné ses priorités pour la communauté », indique »L’Union pour la Patrie ». »Togo-presse et »L’Eveil de la Nation » confirment que le président togolais n’a pas eu le temps de gamberger, puisqu’il a « pris l’engagement de faire des sauts qualitatifs vers ce qu’il a qualifié d »’objectif unique » pour faire de l’organisation communautaire une CEDEAO des peuples ». « Il nous faudra sans plus tarder enlever les dernières barrières au brassage et à l’imbrication de nos populations, responsabiliser notre jeunesse en encourageant sa mobilité économique dans l’espace régional, mettre à contribution nos hommes d’affaires, mettre à profit nos potentiels démographiques, miser sur l’agriculture et l’industrialisation », dira-t-il dans des propos rapporté dans »L’Audience ». Il est à noter que le sommet s’est déroulé en présence d’un invité de marque, le Premier ministre israélien. Selon »Forum de la Semaine », Benjamin Netanyahu était allé « faire la cour » aux Etats ouest africains afin qu’ils participent au prochain sommet Afrique-Israël prévu en octobre à Lomé. De son côté, »L’Alternative » tire la sonnette d’alarme sur les « liaisons dangereuses » que Faure Gnassingbé, et partant le Togo, entretient avec l’Etat hébreu. Ce rapprochement, assure le bihebdomadaire peut contenir les « germes » de la mésentente avec certains pays africains, autant qu’il peut exposer le Togo aux agissements peu recommandables de certains »ennemis » d’Israël. »Liberté » qui évoque une « bagarre entre gardes togolais et israéliens selon la chaîne de télévision i24 news », questionne le message que la CEDEAO a à l’endroit des peuples en lutte pour la démocratie et l’alternance. Le confrère estime que le choix porté sur le chef de l’Etat togolais « fait désordre », car il n’est pas le « parangon de vertu démocratique ». Rappelant que l’ANC avait tenté de mettre la pression sur les dirigeants des pays membres de la CEDEAO afin que Faure Gnassingbé ne soit pas élu président, »Le Combat du Peuple », assure que c’est un « échec politique cuisant pour ce parti politique et ses dirigeants qui n’ont jamais cessé de faire preuve de naïveté dans le cas d’espèce ». Du reste, l’hebdomadaire demande à Faure Gnassingbé de « marquer positivement son mandat à la tête de la Communauté en posant des actes concerts » de sorte que le Togo puisse en « tirer les dividendes ». Pour sa part, »Golfe Info » pense que Faure Gnassingbé à la présidence de la Communauté ouest-africaine c’est un « exercice risqué » pour lui dans la mesure où il y accède à une « période assez délicate marquée par l’épineux problème de l’adhésion du Maroc, une certaine guerre de leadership en son sein et par la gestion des intérêts stratégiques, parfois contradictoires, pour ne pas dire antagonistes de ses membres ». Le Service de Presse/HAAC
Coopération : l’Ambassade de Chine fait don de matériel informatique à la HAAC
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a réceptionné, le vendredi 26 mai 2017 à son siège à Lomé, un don de l’Ambassade de Chine au Togo. Ledit matériel est composé de : – Deux (2) ordinateurs de bureau – Deux (2) photocopieurs multifonctions – Un (1) laptop – Un (1) disque dur externe – Un (1) appareil numérique – Un vidéoprojecteur Ce don est l’expression la plus achevée des liens étroits de coopération qui existent entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’instance de régulation des médias et l’Ambassade de Chine d’autre part. Cette coopération féconde s’est traduite par une visite de l’Ambassadeur Yuxi LIU à la Haute Autorité, le 28 mars 2017. A cette occasion, le Président de la HAAC, Pitang TCHALLA, avait réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à l’institution dont il a la charge. Pour sa part, son Excellence Monsieur Yuxi LIU avait félicité la HAAC pour son rôle dans la sauvegarde et le renforcement de la liberté d’expression et de presse au Togo. Dès la réception du matériel, le Secrétaire Administratif et Financier de la HAAC, M. Piniwè Doug-Ba SIMAWAQUE, a, au nom du Président de la Haute Autorité, remercié le donateur pour cet élan de générosité. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 885 du 02 juin 2017
Les journaux parus ce vendredi traitent de la décentralisation et des réformes politiques au Togo. Sur le premier palier de cette revue, la ‘bisbille’ entre journalistes avec pour illustration les attaques par médias interposés que se sont livrés deux directeurs de publications non moins présidents d’associations de presse. »Carrefour » indique qu’il y a longtemps que l’éclatement au grand jour de cette passe d’armes pendait au nez à la corporation. L’hebdomadaire trouve « inadmissible » que les professionnels des médias s’offrent ainsi en spectacle pour la moindre peccadille. Il est temps que le métier de journaliste soit placé sur un piédestal d’honneur et de dignité surtout pour ceux des jeunes gens qui ambitionnent d’embrasser cette noble profession, prescrit-il. Mais au fait, qu’est-ce qui peut expliquer cette hostilité entre des personnes exerçant le même métier qui devraient au contraire faire dans le corporatisme ? A cet état de fait, le journal trouve deux explications plausibles : le « conflit de générations » entre les plus jeunes et leurs devanciers ainsi que la « singularité des contextes et des approches ». Dans tous les cas, »Carrefour » dit apprécier la diligence doublée de « fermeté » avec laquelle la HAAC a réagi par rapport à la dernière illustration de la violation de la règle de confraternité. Le drame quelquefois est que les réseaux sociaux sont le prolongement de ces attaques entre confrères. Ce secteur semble être la foire aux méchancetés sur autrui. C’est pourquoi, rappelle »Courrier de la République » l’OTM « appelle les journalistes à un usage responsable de ces réseaux ». La publication rapporte que dans son dernier communiqué publié en intégralité dans »Togoréveil », l’instance d’autorégulation a souligné que les réseaux sociaux « ne constituent pas des sources fiables d’informations » et en a profité pour inviter les professionnels des médias au respect des dispositions du code de déontologie et de celles du code de la presse et de la communication. Justement, parlant des réseaux sociaux, »Le Canard Indépendant » note que les corps habillés en sont les « nouveaux accrocs ». Tant et si bien que le ministre de la Sécurité a dû rendre public un communiqué pour mettre le holà et menacer de sanctions tous ceux qui continueront à délaisser leur boulot pour s’accrocher à leur téléphone portable. Décentralisation au Togo Un atelier dont le lancement a été présidé par le Premier ministre a été organisé mardi dernier à l’effet d’explorer les voies et moyens de rendre effectif ce projet. Avec ces assises, peut-on dire que le Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNDS) est « enfin dans sa phase opérationnelle ? » se questionne »Carrefour ». C’est vrai que la réflexion est lancée mais les acteurs politiques pourront-ils parler d’une seule voie pour faciliter l’aboutissement du processus ? se demande à son tour »Vision d’Afrique ». »Forum de la Semaine » répond et assure que le pouvoir et l’opposition sont « sur la même longueur d’onde ». »Vérités des Peuples » a également son interrogation : les discussions « constructives et franches » qui ont eu lieu entre les membres du CNDS sont-elles un « atout pour l’aboutissement ». Quant à »L’Union pour la Patrie », elle va « au-delà » du lancement des travaux du Conseil pour constater qu’il y a « encore du chemin à faire » pour aboutir à une véritable décentralisation au Togo. « Le plus dur reste à faire », renchérit »Le Changement ». Réformes politiques Entre Faure Gnassingbé qui a créé une commission pour réfléchir sur la question et Jean-Pierre Fabre qui opte tantôt pour l’Assemblée nationale, tantôt pour la rue, « qui bloque » ces réformes ? s’interroge »Le Canard Indépendant ». « Il ne faut pas chercher trop longtemps avant de conclure que Faure est le seul à ne pas vouloir de la concrétisation des réformes », rétorque »Courrier de la République » qui observe que le Togo ressemble à un « véritable bazar » où les chantiers sont lancés sans « jamais être réceptionnés, ceci sous le regard complaisant des autorités ». Finalement, « entre Eyadema et Faure, les Togolais ont leur préférence », ajoute le tabloïd. A propos des réformes, »Carrefour » signale que face au bocage, Jean-Pierre Fabre appelle à la « détermination du peuple ». Pour faire bouger les lignes, Me Yaovi Agboyibo réaffirme dans les colonnes de »Le Changement » que « le régime en place ne peut pas changer sans ressentir en face une indignation populaire massive couplée avec une disponibilité sincère au dialogue ». Certains confrères ont abordé l’accord UFC-RPT. »Vérité des Peuple » estime que le deal a contribué, quoi qu’on dise, à « l’apaisement » au Togo. Le constat est sans concession dans »Courrier de la République » qui pense que les « délices » sont allés aux deux premiers responsables des partis signataires Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé, tandis que le peule continue dans la « souffrance ». En outre, »Liberté » révèle que seul le Togo a ratifié la charte de Lomé sur la sécurité maritime en Afrique. C’est un « échec » pour le chef de l’Etat togolais et de l’argent « jeté par la fenêtre », poursuit le quotidien privé. Par ailleurs, »L’Alternative » mentionne que la Représentante résidente du Centre des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement (UNREC) qui est en fin de mission au Togo, est le « symbole des errements des Nations Unies au Togo ». A en croire le bihebdomadaire, Ige Olatokunbo est connue pour ses « accointances avec le clan au pouvoir » en plus d’avoir joué à diviser la société civile togolaise. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour a évoqué la journée de l’arbre célébrée hier au Togo, la fin de la tournée d’informations du HCRRUN et les suites du score fleuve du match Gbikinti-Maranatha. Le Service de Presse/HAAC