La marche de l’Union pour la République (UNIR) du mardi 29 août 2017 domine l’actualité des publications de ce jour. Comme mise en bouche, soulignons que »Le Libéral » et »Le Médium » se font l’écho de la visite d’au revoir effectuée à la HAAC par l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo, Nicolas Berlanga Martinez, le lundi 28 août 2017. « Une marche pour la paix », c’est sous ce thème que la démonstration de l’UNIR s’est déroulée hier. Après le PNP de Tikpi Atchadam le 19 août passé, « UNIR riposte par une gigantesque marche dans les rues de Lomé », fait savoir »La dépêche ». Ils étaient des centaines, des milliers venus de la capitale et de ses environs. « Une marée humaine jamais vue ces derniers temps », remarque le confrère. Pour la sauvegarde de la paix sociale, « UNIR a répondu par une démonstration de force sans précédent », note »Forum de la Semaine » qui informe par la même occasion qu’en « réponse aux inquiétudes du ministre de l’Administration Territoriale, UNIR sursoit aux manifestations d’aujourd’hui et demain » Cette marche de l’UNIR est « une bonne claque pour l’opposition », opine »Le Médium ». « Un tigre qui dort n’est pas mort », renchérit »L’Eveil de la Nation », « C’est un jour historique ! », S’exclame »Togoréveil ». Toujours concernant la marche d’hier, il faut dire que les militants ont répondu à l’appel du parti. « En tout cas, c’est toute une marée humaine aux couleurs du parti (blanc bleu) qui a déferlé dans les rues de Lomé réaffirmant leur soutien indéfectible au Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé », observe »Le Libéral » qui publie l’intégralité de la déclaration faite lors du meeting ayant sanctionné. En se référant aux déclarations des responsables de l’UNIR lors de ce meeting, il est évident que ce parti est décidé à ne plus laissé la rue à l’opposition. C’est justement le 2ème Vice-président, Folly Bazi Katari qui a tenu à le rappeler. « Ce cadre du parti présidentiel originaire de Tchaoudjo a laissé entendre que la marche du jour était une réponse à ceux qui croyaient que le parti était en perdition », écrit »Dounia ». La déclaration liminaire lue à l’issue de cette marche a clairement « condamné les dérapages des militants du PNP lors des manifestations de ce parti le 19 août dernier », ajoute-t-il. Par cette marche, « UNIR part en guerre contre des actes d’incivisme, de vandalisme et de violence sous toutes leurs formes, les incitations à la haine et à la division et le terrorisme », relève »Le Magnan Libéré » Pour »Vision d’Afrique », UNIR a montré sa notoriété « par une mobilisation monstre ». »La Lanterne » rapporte pour sa part des propos du ministre Guy Madjé Lorenzo qui dit : « UNIR veut aussi des réformes mais pas de réformes dans la violence ». »Liberté » révèle que, pour la réussite de cette marche, « l’administration et les moyens d’Etat sont mis à contribution » et que « les employés de la SNPT sont intéressés par 5.000 F CFA et pointés comme ayant travaillé » Par ailleurs, »Le Messager » informe que CAP 2015, le Groupe des six et le PNP « invitent toutes les populations togolaises, sur toute l’étendue du territoire nationale à répondre massivement aux grandes marches qu’ils organisent les mercredis 6 et jeudi 7 septembre 2017 à Lomé et dans les chefs-lieux-lieux de préfecture ». Il reprend ainsi une partie du communiqué rendu public lundi par ces partis de l’opposition. Mais le hic, c’est que quelques heures seulement après la tenue de la marche du parti au pouvoir, le ministre de l’Administration du Territoire, Payadowa Boukpessi a publié un communiqué interdisant à l’avenir, la tenue des manifestations publiques pendant les jours ouvrables, ceci dans le souci d’éviter la paralysie des activités. Pour »La Lanterne », cela ressemble « à une interdiction déguisée des manifestations de l’opposition prévues la semaine prochaine aux jours ouvrables ». Ce qui amène le confrère à conseiller au ministre d’ « alléger la tache au Chef de l’Etat en évitant de jeter de l’huile sur le feu en ces moments sensibles » « Après s’être pavané dans les rues hier, Boukpessi veut interdire les manifestations les jours ouvrables », commente »Liberté » En outre, »Vision d’Afrique » renseigne que les cadres de la préfecture de Tchaoudjo ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis des évènements survenus à Sokodé le 19 août passé et « réitèrent leur ferme soutien à la politique de paix, d’union, de cohésion sociale et de développement sur lequel des mouvements politiques ou associatifs mal intentionnés viennent s’appuyer pour exécuter leurs basses besognes désorganisant ainsi le tissu social et économique ». L’hebdomadaire rapporte aussi que les militants du PNP arrêtés lors des violentes manifestations du 19 août dernier ont été jugés hier. Le secrétaire général de ce parti, Dr Sama Kossi, a écopé de « 18 mois d’emprisonnement dont 9 avec sursis ; les 12 militants restants ont été condamnés par le juge Kadanga à 12 mois d’emprisonnement dont 7 avec sursis ». Sur un sujet sœur, »Courrier de la République » commet un article intitulé « Le PNP, c’est quoi ?, votre pire cauchemar, votre insomnie… ! » dans lequel il offre à lire que le PNP a contraint le ministre Yark à courir « de gauche à droite à perdre haleine » et qu’il a fait des sorties « indignes et scandaleuses ». Le chef de la sécurité « est dans un triste rôle de provocateur, d’un ministre méprisant, arrogant sans aucun égards pour ses compatriotes(…) ; ce qui est malheureux, c’est une parfaite mise en scène pour diaboliser les initiateurs de la marche du 19 août. Advienne que pourra ! », S’exclame le tabloïd. Sur un registre différent, »Le Triangle des Enjeux » fait un zoom sur l’armée togolaise qu’il qualifie de « clanique » et qui est « à l’origine de violations massives des droits de l’homme ». Dans le reste de l’actualité, des confrères se font la caisse à résonnance de l’atelier d’information
Revue de presse N° 941 du 29 août 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce mardi, les manifestations politiques. Mais la première dorsale de cette revue est consacrée à la HAAC et à la visite d’au revoir que l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Nicolas Berlanga-Martinez, y a effectuée hier. Les sites web »Savoirnews.net » et »Icilome.com » s’en font l’écho. Manifestions politiques Pouvoir et opposition avaient prévu de marcher cette semaine, mais in fine, la « guerre de Troie n’aura pas lieu », relève »L’Echiquier ». Et ce, parce que la coalition PNP-CAP 2015 et le groupe des six a fait « gwéta » (a reporté ses manifestations) au camp d’en face, précise »Liberté » qui informe tout comme »L’Indépendant Express » et »L’Alternative » que ces manifestations sont reprogrammées les 6 et 7 septembre. En tout cas, ce report est « salué » par l’UFC, rapporte »Forum de la Semaine ». Mais pas seulement. Cet ajournement est « salutaire », note Pierre Adjété, un citoyen togolais qui commet une libre opinion dans les colonnes de »Liberté ». Qu’à cela ne tienne, UNIR est dans les rues à partir de ce mardi et pour trois jours, souligne »Forum de la Semaine ». »Liberté » elle, renseigne que les marches de la majorité présidentielle n’ont lieu qu’aujourd’hui, contrairement aux trois jours précédemment annoncés. C’est le cas de le dire, l’Union pour la République marche pour, entre autres, soutenir les institutions de la République, la démocratie et la paix. Selon »L’Indépendant Express », l’objectif de cette manifestation inspire la « curiosité » d’autant plus que les « seigneurs de la violence » qui dénoncent aujourd’hui la violence « sont à rechercher dans l’antre du régime Gnassingbé ». Cela fait dire à »Liberté » que la « peur a changé de camp ». Pour le tabloïd, la « contre-manifestation de l’UNIR n’est destinée qu’à refouler la pression populaire et créer au sein de l’opinion, l’illusion d’un ralliement des populations togolaises à la mal gouvernance dont Faure Gnassingbé reste le chef d’orchestre incontesté ». »L’Alternative » révèle que Faure Gnassingbé, justement, a « déjà désigné ses boucs émissaires face à la contestation du régime RPT/UNIR ». Et à l’en croire, ils ont pour noms Séyi Mémène, François Boko et Pascal Bodjona. »L’Indépendant Express » lui, note un « silence sépulcral étonnant » de l’actuel chef de l’Etat devant les différentes manifestations, alors que la mise en œuvre des réformes aurait suffi pour éviter tout ce que l’on observe aujourd’hui. Là-dessus, Gilbert Bawara déclare dans »Forum de la Semaine » que « le chef de l’Etat va accélérer l’agenda des réformes ». Seulement, « le tout n’est pas de faire les réformes », opine Me Tchassona Traoré dans les colonnes de »L’Echiquier ». Le président du MCD assure que ces réformes « doivent être accompagnées d’un changement de mentalité des Togolais ». En outre, »L’Alternative » qui présente le ministre Gilbert Bawara comme un « technocrate » devenu un « politicien zélé » mentionne également que les églises presbytériennes et méthodistes du Togo « appellent à prendre en compte les aspirations profondes et légitimes du peuple ». Par ailleurs, le bihebdomadaire signale que le gouvernement a de manière « voilée intimidé » la presse internationale à laquelle il est reproché un manque d’équilibre dans la couverture de certains évènements. La publication conclut que la liberté d’expression est « menacée » au Togo. De son côté, »Sika’a » constate que la « politique évolue au Togo » et « l’opposition marche enfin ensemble ». Cette opposition « fait sa mue », renchérit »L’Echiquier » qui lui rappelle un certain nombre d’ « erreurs à ne plus commettre », entre autres, ne pas semer entre elle les germes de la désunion, la méthode exclusive. Le journal lui suggère aussi de « rompre avec les recettes qui ne marchent plus et être réaliste ». Il faut relever que le PNP n’a pas les mêmes revendications que les autres partis de l’opposition. C’est pour le retour à la constitution de 1992 et le droit de vote de la diaspora que Tikpi Atchadam et ses partisans ont investi la rue le 19 août dernier. Le président du Parti National Panafricain, d’après »L’Indépendant Express », pointe le pouvoir en place d’avoir « prémédité et planifié un Fréau Jardin bis ». Selon lui, l’intention était de définir un itinéraire pour mieux réaliser un « carnage ». Le confrère, à l’instar de »Liberté » donne à savoir qu’une plainte est déposée à la CPI contre le ministre de la Sécurité. Les plaignants vivant au Togo, en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique accusent Yark Damehame d’avoir « joué un rôle »prépondérant de commanditaire » dans »la répression sanglante et barbare de la marche pacifique du 19 août 2017 ». Et »Liberté » de déplorer que la communauté internationale ne semble pas se presser pour se pencher sur la situation qui prévaut au Togo et attend de venir « compter les morts ». Dans le reste de l’actualité, les confrères indiquent que les rencontres prévues ce lundi dans les préfectures des Lacs, Golfe et Agoè-Nyivé, dans le cadre de la tournée de la commission de réflexion sur les réformes sont reportées. « Après la polémique, transformons Togo Télécom ! » s’exclame »L’Union pour la Patrie » sur un tout autre sujet. Le Service de Presse/HAAC
L’Ambassadeur Nicolas Berlanga-Martinez en visite d’au revoir à la HAAC
Arrivé en fin de mission, le chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo, son Excellence Nicolas Berlanga-Martinez, a effectué, le lundi, 28 août 2017, une visite d’au revoir à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Pour l’accueillir, le président de l’instance de régulation des médias a d’abord eu avec son hôte un tête-à-tête. Cette entrevue a ensuite fait place à des échanges avec le collège des membres de la Haute Autorité. A cette occasion, M. Pitang Tchalla a réitéré ses « compliments et remerciements » à la Délégation de l’UE au Togo ainsi qu’à son chef pour les « appuis multiformes » à l’institution qu’il préside. Il a également rappelé toutes les « contributions » de l’Union Européenne en faveur de la HAAC notamment l’acquisition et la réparation du matériel ainsi que le recrutement du personnel de monitoring. Tout cela, « si besoin en était, est le témoignage éloquent de la détermination de l’institution européenne à accompagner la Haute Autorité dans sa mission de régulation », a-t-il relevé. « Je garde de vous le souvenir impérissable d’un homme attaché à la liberté d’expression », a souligné le président de la HAAC avant de souhaiter davantage de succès à l’Ambassadeur. Dans son intervention, Nicolas Berlanga-Martinez a inscrit sa visite dans la démarche d’un « ami » qui vient dire au revoir à l’instance de régulation avec laquelle il s’est « toujours senti à l’aise ». « Je pars épuisé mais avec la fierté d’avoir pris du plaisir à travailler avec vous pendant ces 4 ans » a déclaré le diplomate européen. Et d’ajouter : « Vous allez avoir une année exigeante pour cause d’élections et j’espère que l’Union Européenne sera à la hauteur de vos suggestions », précisant avoir expliqué à son successeur « l’importance » que revêt la HAAC dans la sauvegarde de la liberté d’expression et de presse au Togo. M. Nicolas Berlanga-Martinez avait pris fonction au Togo comme chef de la Délégation de l’Union Européenne en 2013 en remplacement de M. Patrick Spirlet. Le service de presse / HAAC
Revue de presse N° 939 du 25 août 2017
Les manifestations politiques occupent le haut du pavé de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi. Il était annoncé ce jour une opération dite »Togo mort » à l’appel du PNP et du CAP 2015. Mais en croire »Hara Kiri », les organisateurs ont « revu à la baisse leurs ambitions » pour finalement opter pour « une demi-journée de recueillements individuels et de prières ». »Le Dauphin » confirme et précise ces recueillements vont durer 6 heures. L’hebdomadaire regrette que ce soit après que le PNP et alliés ont « conduits des militants à l’abattoir ». Certes les réformes sont nécessaires mais devrait-on payer un si lourd tribut ? se demande le confrère. Il y a « nécessité de bannir la violence et préserver la paix sociale à tout prix », recommande la publication. Pour »Togomatin », ce « cafouillage signe l’échec des mobilisations futures à laquelle invitent le PNP et ses alliés ». »Hara Kiri » renseigne que 66 manifestants arrêtés dans le cadre des marches du PNP sont accusés de « délits de rébellion, de destruction volontaire, de voie de fait ». En attendant d’être jugés, ces manifestants ont été « placés sous mandat de dépôt », précise »L’Eveil de la Nation ». Reste que de nouvelles manifestations sont annoncées la semaine prochaine. A celles que projettent d’organiser le CAP 2015, le groupe des six et le PNP les 30 et 31 août, viennent désormais s’ajouter les marches du parti UNIR aux mêmes dates ou presque. « Nul n’ayant le monopole de la rue, UNIR annonce une grande marche les 29, 30 et 31 août à Lomé », informe »L’Eveil de la Nation » qui observe par ailleurs que des formations politiques qui ne représentent que « l’ombre d’elles-mêmes » se sont inscrites dans la logique de « récupération » en mêlant leur voix au chapitre des appels à manifestation du PNP et ses nouveaux alliés. Pour sa part, »Togomatin » offre à lire dans ses colonnes les raisons pour lesquelles le parti de la majorité présidentielle sera dans les rues. On y apprend que l’UNIR marchera pour « soutenir fermement les institutions de la République et dénoncer les actes de violences commis contre les forces de l’ordre et de sécurité dans leurs missions » ainsi que pour « réaffirmer son attachement à la démocratie et à l’Etat de droit ». La semaine prochaine risque donc d’être riche en évènements et les médias auront du grain à moudre comme ce fut le cas le 19 août dernier. Seulement la couverture médiatique des marches de samedi n’est pas exempte de ‘reproches’ surtout celle faite par les médias internationaux qui n’ont pas particulièrement brillé par l’équilibre de leurs informations. Ces ‘reproches’ sont venus du ministère de la Sécurité et de la HAAC. L’instance de régulation a eu une rencontre d’échanges hier avec les correspondants de la presse étrangère accrédités au Togo. La Haute Autorité leur a rappelé les « manquements » constatés dans le traitement des informations, informe »Togomatin ». « Pourquoi ces organes de presse étrangers ont-ils cru bon de passer sous silence des faits aussi graves concernant le retrait aux forces de sécurité de leurs armes de service, leur passage à tabac par des manifestants pour ne s’attarder que sur la répression ? » commente »Hara Kiri ». Et d’ajouter : « L’équité et l’équilibre doivent servir de soubassement au travail du journaliste qui est appelé à prendre de la hauteur et se mettre à l’abri du sensationnel ». En lien avec les professionnels des médias, le journaliste Joseph Gada aurait été pris à partie par un groupe de conducteurs de taxi moto qui lui reprocheraient des propos tenus au cours d’une émission radiodiffusée. Toute chose qui a fait réagir l’OTM, le CONAPP, l’UJIT, le SYNJIT, le PPT, l’URATEL et l’ATOPPEL. Ces sept (7) organisations de la presse « mettent en garde les auteurs de ces actes scandaleux et interpellent les autorités afin qu’elles garantissent et protègent l’intégrité physique et morale des professionnels des médias ». Le Service de Presse/HAAC
La HAAC échange avec les correspondants de la presse internationale
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, le jeudi, 24 août 2017, à son siège à Lomé, une rencontre d’échanges avec les correspondants de la presse internationale accrédités au Togo. Ladite rencontre, conduite par son président, M. Pitang Tchalla, en présence du collège des membres de l’instance de régulation, s’inscrit dans le cadre de la série de concertations que l’actuelle mandature a entreprise depuis sa prise de fonction en juin 2016. Le président de la HAAC a, dans son allocution introductive, saisi l’occasion pour évoquer le traitement des derniers évènements survenus sur le plan national. « Si c’est un agréable devoir de vous remercier et de vous féliciter pour la couverture de l’actualité nationale dans des conditions difficiles, parfois dangereuses, le traitement qui est fait de cette couverture, interpelle chacun des professionnels que nous sommes, notamment après les derniers évènements dans notre pays », a-t-il relevé. Aussi, a-t-il regretté que « certains médias, profitant de leur force de rayonnement et de leur puissance tous azimuts, ne font pas parfois l’effort d’œuvrer à l’apaisement, au développement national et au renforcement de la démocratie ». Après avoir rappelé aux correspondants de la presse étrangère l’obligation qui leur est faite d’être détenteur d’une accréditation de leurs organes employeurs et de se faire connaître comme tel par les autorités nationale, M. Pitang Tchalla les a exhortés au respect des textes qui encadrent la pratique du métier de journaliste, notamment « l’impartialité dans le traitement de l’information, le recours de toutes les parties impliquées dans la production d’une information, le refus du parti pris ». Les débats qui ont succédé au propos liminaire du président de la HAAC ont permis aux correspondants présents à la rencontre d’exposer un certains nombres de difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice au quotidien de leur profession, entre autres, l’inaccessibilité à certaines autorités à l’effet de recueillir leur opinion ainsi que le leur recommandent les règles des sources contradictoires et de l’équilibre en matière d’information. Le président et les honorables membres de la HAAC ont fait leurs ces préoccupations dont ils ont promis contribuer à la résolution. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 938 du 24 août 2017
Dans leurs livraisons du jour, les confrères reviennent sur les suites des manifestations du Parti National Panafricain du 19 août 2017. « La HAAC appelle les professionnels des médias au respect des règles de déontologie et d’éthique dans l’exercice de leurs fonctions. » C’est en ces termes que »Waraa Les Vainqueurs » se font l’écho du communiqué de la HAAC relatif à la couverture médiatique des manifestations du 19 août passé. Les professionnels des médias « doivent en de pareilles circonstances faire preuve de déontologie et non se livrer à la propagande pour des fins inavouées », recommande la Haute Autorité. »Le Changement » pour sa part reprend en intégralité, ce communiqué de la HAAC. Après la marche du PNP émaillée d’actes de violences, au-delà des morts, des blessés, les dégâts matériels et les condamnations, le confrère se demande « quel Togo les politiques veulent laisser aux générations futures ? » Si les politiques ne prennent pas conscience pour éduquer leurs bases, « c’est un Togo ou l’anarchie est érigée en mode de gouvernance qu’ils laisseront aux futures générations », avertissent »Waraa Les Vainqueurs » »Le Changement » trouve que « L’opposition togolaise a raté le coche en ne soutenant le PNP qu’après coup ». Autrement, elle vient de perdre une occasion en or pour se faire entendre et s’imposer « comme un adversaire irréductible face à un régime cinquantenaire qui ne finit pas de jouer sur les susceptibilités pour demeurer aux affaires », commente-t-il. Violences meurtrières au Togo à l’appel de Tikpi Atchadam : « Faure mal conseillé et poussé dans le trou », écrit »Fraternité ». A l’en croire, c’est en remettant toujours à demain l’opérationnalisation des réformes prescrites par l’Accord Politique Global (AGP) signé en août 2006, que Faure se retrouve aujourd’hui devant l’histoire. Entre s’entêter toujours à s’exécuter par des jeux de cache-cache politique et assouvir à l’aspiration profonde du peuple, Faure est désormais sommé de choisir » Pour » Flambeau des Démocrates », les violences qui ont émaillé, le weekend dernier, la marche du PNP, ont fait couler pour une nouvelle fois, le sang des togolais, interpellent la conscience collective quant à l’impérieuse nécessité à tout togolais de préserver la paix. Ceci malgré les divergences socio politiques. Par ailleurs, l’hebdomadaire renseigne que « Demain vendredi : CAP 2015,le Groupe des 6 et PNP décrètent une journée de recueillement et (…) Togo mort. » La même information est relayée par »Le Perroquet » qui ajoute que « dans le même sillage, tous les togolais sont appelés à participer à une marche les mercredi et jeudi prochains ». La même information est à lire dans le quotidien privé »Liberté ». »Le Changement » renchérit en informant que « Le CAR apporte son soutien à l’initiative » et appelle ses militants à tout mettre en œuvre pour la réussite de la journée de recueillement et de prière de demain. Sur un sujet parenté, »Le Perroquet » informe que des « manouvres sordides du pouvoir » sont en cours pour dissoudre le PNP. Après la marche, il est apparu que le gouvernement, pour discréditer le PNP, clame sur tous les toits que des munitions et des armes ont été volées au commissariat de Sokodé. Tout est fait pour expliquer à l’opinion nationale et internationale que le PNP est un parti de terroristes, de djihadistes et autres. Pour cela, des magouilles sont entreprises au niveau des laboratoires du système RPT/UNIR pour procéder à la dissolution du parti de Tikpi Atchadam », explique le journal. »Chronique de la Semaine » pour sa part affiche à sa une : « des armes de guerre et munitions dans les mains des djihadistes du PNP ». Le confrère fait savoir également que depuis la marche du 19 août et les violences qui l’ont émaillé, « l’ambassade d’Allemagne plutôt complaisante avec Tikpi Atchadam prend ses distances vis-à-vis du président du PNP. Et pour cause, des informations le mettant en lien avec des mouvements islamistes du Nigéria suscitent assez de méfiance de toutes les chancelleries occidentales. » De même, le tabloïd opine que le peuple Tem est dans « un mauvais drap pour un mauvais combat » Parlant des « armes volées », le porte-parole des Forces Armées Togolaises (FAT), le Colonel Djibril Inoussa a déclaré dans la soirée du mercredi sur la Télévision Togolaise que, pour les retrouver, « des unités spéciales sont activement en train de travailler sur le terrain », propos rapportés par »Forum de la semaine » Tout à fait autre chose, »Le Perroquet » commet un article intitulé : « Démocratie et Développement au Togo : A quand Faure Gnassingbé et Cie comprendront-ils que la bonne gouvernance rythme avec le bien-être du peuple ». Le journal offre à lire que pour diverses raisons, des Togolais ont été contraints à l’exile. Cette diaspora reçoit souvent des demandes d’aides du gouvernement RPT-UNIR et de l’opposition mais « ne font absolument rien pour donner aux togolais et togolaises vivant à l’étranger le droit de vote ». Et pourtant, ajoute-il, « la démocratie est une voie royale vers le développement. » « Jusqu’à quand le gouvernement de Klassou Selom et l’opposition togolaise prendront-ils la diaspora pour une simple vache à lait ? », se demande finalement le journal. Par ailleurs, »Liberté », au vue des massacres de 2005 à la répression du 19 août 2017, pense qu’il est urgent « de poursuivre les donneurs d’ordre et les exécutants » En outre, le quotidien privé revient sur la tournée nationale de la commission de réflexion sur les réformes et note qu’à l’étape de Vogan, l’ex-ministre de l’Economie et des finances, Adji 0. Ayassor « a brillé par son absence, sans doute pour échapper au courroux des populations qui devraient lui demander des comptes dans l’affaire de la route Lomé-Vogan-Anfoin » Au surplus, »Liberté » révèle que « des miliciens du régime au quartier Doumassesse sont en train d’être réactivés pour des desseins obscurs. » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 937 du 23 août 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce mercredi, les manifestations organisées samedi dernier par le PNP. Le Parti National Panafricain a animé hier une conférence de presse conjointe avec le CAP 2015 pour inviter à la mobilisation des partis de l’opposition. Les médias dans leur ensemble n’ont pas été irréprochables dans la couverture des marches organisées le week-end dernier. Ils se sont, pour la plupart, adonnés à des « excès » de toutes sortes sous l’œil inquisiteur de l’organe de régulation qui n’a pas manqué de le faire savoir à travers un communiqué. Il a intéressé plusieurs journaux qui s’en font l’écho. « La HAAC accuse la TVT et les autres médias publics », c’est l’angle choisi par »Forum de la Semaine » pour traiter ledit communiqué repris in extenso dans les colonnes de »Le Messager » et »Le Dialogue ». « La HAAC constate, condamne, félicite et met en garde », telle est l’économie faite par »Le Magnan Libéré » de cette sortie de la Haute Autorité. »Dounia le Monde » renchérit et souligne que c’est la « première fois » que la HAAC « épingle les médias officiels », d’autant plus que l’impression que les Togolais ont pendant longtemps gardé de cette institution est qu’elle « ne s’occupe que des médias privés tout en fermant les yeux sur les dérapages des médias publics ». L’hebdomadaire ne s’explique comment ces médias officiels se sont pris pour ne pas placer les manifestations du 19 août en tête d’affiche de l’actualité dans leurs différentes tranches d’informations et colonnes. « Les Togolais doivent sentir que les médias publics sont créés et les journalistes sont payés par l’argent du contribuable, et pour cela ils ont l’impérieux devoir de donner la primauté aux sujets de préoccupations nationales », embraye le confrère. Le ministre de la Sécurité a lui aussi commis un communiqué. Yark Damehame y a « dénoncé l’inexactitude des informations fournies par les médias internationaux », tout en informant qu’une « enquête judiciaire va situer les responsabilités » relèvent »Le Messager » et »Le Dialogue ». Mais pas seulement, le ministre a également « dénoncé » l’introduction dans la manifestation des « armes venus d’ailleurs », complète »Le Magnan Libéré ». Les marches de samedi ont occasionné deux morts, 77 blessés dont 57 forces de l’ordre et 20 manifestants, précise »Dounia le Monde » qui s’interroge : « à qui la faute ? » Pour »Vision d’Afrique », « l’entêtement » des manifestants a « tout son sens » au regard de « l’inertie » dont fait preuve le gouvernement sur la question relative aux réformes. »Forum de la Semaine » lui, donne à savoir que les « dérives langagières des fidèles du PNP sont une menace à la paix sociale ». Autre son de cloche. »La Dépêche » rapporte que le samedi dernier était le jour où le « trône de Faure Gnassingbé a tremblé ». »Le Triangle des Enjeux » confirme et mentionne à son tour que les marches du PNP ont « fait trembler le pouvoir Togolais ». Quant à »La Lanterne », elle essaie de couper la poire en deux. A l’Etat, elle demande de « comprendre que l’époque de la militarisation est révolue et d’être désormais à l’écoute du peuple ». Et aux leaders de l’opposition, le tabloïd recommande de « respecter le pouvoir en place ». Pendant ce temps, le PNP et le CAP 2015 tentent un rapprochement pour « libérer le Togo », écrit »La Dépêche ». Les deux entités étaient devant les médias hier à Lomé. On retient de cette conférence de presse qu’elles « appellent à une journée de recueillement » vendredi prochain avant d’autres manifestations la semaine prochaine, renseigne »Liberté ». »Dounia le Monde » et »Le Dialogue » eux parle de « Togo mort » ce même vendredi. Quoi qu’il en soit, »Le Magnan Libéré » pense que l’alliance PNP-CAP 2015 est « contre nature et repositionne Jean-Pierre Fabre ». Il se peut que le CAP 2015 ait l’intention de « saborder l’élan PNP et récupérer la mobilisation », analyse »Le Messager ». De son côté, »La Lanterne » prévient que cette union en création sera une « cause perdue d’avance » si elle n’est pas inclusive. »Le Triangle des Enjeux » lui, pense que « la mobilisation et la détermination de tous citoyens sont exigées afin de libérer le pays entre les mains des oppresseurs ». Dans leur parution, les confrères se sont également intéressés à la commission de réflexion sur les réformes. Aussi, »Le Triangle des Enjeux » s’interroge-il : « Cina Lawson assise sur un siège éjectable, Faure Gnassingbé très remonté ? ». Le Service de Presse/HAAC
COMMUNIQUE
COMMUNIQUE 23-08-2017
Communiqué de la HAAC relatif à la couverture médiatique des manifestations du samedi 19 août 2017
Communiqué de la HAAC6
Revue de presse N° 935 du 21 août 2017
La marche du PNP du samedi dernier et ses corollaires domine l’actualité des journaux parus ce lundi. En levée de rideau, signalons que »Le Combat du Peuple » commet un article intitulé : « La mauvaise publicité : Vivement les mesures coercitives de la HAAC ». Le confrère offre à lire que « depuis sa mise en place, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a failli à l’une de ses missions notamment celle relative à la réglementation de la publicité sur les médias ». Il trouve qu’il est temps « de parer au plus pressé en définissant les limites à ne pas franchir afin de mettre fin au laisser-aller auquel on assiste ». Les militants du parti National Panafricain (PNP) ont pris d’assaut les rues de Lomé et de certaines villes de l’intérieur du Togo, le samedi 19 août 2017 en vue d’exiger le retour à la constitution de 1992, le droit de vote de la diaspora et l’alternance politique au Togo. Ces manifestations se sont soldées dans certaines localités par des violences suivies de morts et des blessés. « Manifestations du PNP, deux morts, 77 blessés », informe »Togomatin » qui reprend le bilan officiel établit par le Directeur de la Police, le commissaire Teko Koudouovor, hier dimanche sur la Télévision Nationale. « On dénombre par ailleurs deux bureaux de police brulés et d’autres saccages, un véhicule de la gendarmerie nationale brulé, une voiture en fourrière et 11 motos des agents partis en incendies. », ajoute le confrère qui s’interroge : « au finish, on aura enregistré autant de morts et blessés pour quel résultats ? »Nouvelle Opinion » trouve que le PNP a gagné le pari de la mobilisation et en tire trois leçons : « Jamais d’opposition aujourd’hui sans le PNP, les acteurs politiques face à leurs responsabilités, les partis politiques doivent former leurs militants à la non-violence, il est de même des autorités en charge de la sécurité. » Pour »La Voix du Peuple », quatre raisons expliquent la grande mobilisation du 19 août passé. « La première est sociale, la deuxième est le problème d’impunité, la troisième est le chômage, la dernière raison qui est la mère de tous, la solution qui s’impose pour un changement fructueux pour le Togo est l’éducation ». Pour l’hebdomadaire, c’est la base de toutes choses. « Tikpki Atchadam veut-il lancer le Djihad au Togo ? », se demande »Togoréveil ». A l’en croire, des photos et des vidéos montrant des manifestants du PNP, des civiles désarmant les forces de sécurité, circulent sur les réseaux sociaux(…) et c’est dans un mélange de « fanatisme religieux, chapelet, coran et arme à l’appui et un militantisme excessif, que les militants du PNP ont fait trembler Sokodé. Eveillant dans plusieurs esprits des soupçons d’une forme de Djihad qui ne dit pas son nom. ». Heureusement, se réjouit le tabloïd, « les forces de l’ordre n’ont pas donné la réplique que tout le monde craignait », mais pour combien de temps encore ? se demande-t-il. Le confrère explique sa crainte par le fait que « des armes circulent encore dans les mains d’on ne sait qui. Une vraie menace sécuritaire désormais sur le Togo » »Liberté » propose le film « d’une journée historique qui a ébranlé le pouvoir de Faure Gnassingbé » qui a fait usage d’une « barbarie moyenâgeuse » pour réprimer les manifestations. « Faure Gnassingbé, hostile à tout changement démocratique, aura réussi à réunir les forces démocratiques contre lui. On assiste à une véritable levée de boucliers. De Jean-Pierre Fabre de l’ANC à Mouhamed Tchassona-Traoré du MCD en passant par Nathaniel Olympio (Parti des Togolais), Kafui Brigitte Adjamagbo-johnson (CDPA), ou encore Gerry Taama (NET), entre autres, tous dénoncent la répression aveugle des manifestations pacifiques organisées par la PNP », fait savoir le quotidien privé. »Le Correcteur » pour sa part s’intéresse à la personne même du leader du PNP dont il retrace le parcours politique. Il se demande si cet homme peut « tenir dans la durée », connaissant les « moyens d’action du système RPT-UNIR ». Il précise aussi que plusieurs arrestations ont été faites parmi les militants du PNP dont le secrétaire général, Dr Sama. L’hebdomadaire publie par ailleurs un communiqué relatif à la blessure de son reporter par les forces de l’ordre. « Bien que notre reporter soit en gilet de journaliste et donc facilement identifiable, il a été pris pour cible par les Forces de l’Ordre qui, dans leur répression des manifestants l’ont atteint au crâne par une belle en caoutchouc au niveau du Grand Pont d’Agoe-nyivé », peut-on lire dans le communiqué. »Le Combat du Peuple » trouve que « ceux qui ont choisi de mourir pour la constitution de 1992 ont sacrifié leur vie pour rien parce que le jeu n’en vaut pas la chandelle ». Tikpi Atchadam « est venu trop tard dans un monde trop vieux. Il doit le savoir et éviter certaines dérives pour ne pas perdre son éclat. », conseille le journal. Tout à fait autre chose, »Le Combat du Peuple » commet un article sur l’Office Togolaise des Recettes (OTR). Il relève « la nouvelle vision » du directeur qui a décidé de « rétablir l’équilibre entre l’économie et la finance et a clairement expliqué que la fiscalité doit être au service de l’économie. » Concernant toujours l’OTR, »Liberté » publie un droit de réponse émanant de cette institution. « Les derniers développements de l’actualité dont votre journal s’est fait l’écho dans son numéro 2499 du 14 août 2017, citant pèle mêle des agents de l’office dont l’identité est soigneusement tue, portant des accusations graves sur les dirigeants de l’Office et ce, sans aucun recoupement, ont pour moi, constitué le franchissement de la ligne rouge », lit-on entre autres dans ce droit de réponse. Dans le reste de l’actualité, certains confrères reviennent sur la visite effectuée par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, Président en exercices de la CEDEAO, jeudi dernier en Sierra Léone. Le Service de Presse/HAAC