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Revue de presse N° 1062 du 23 avril 2018
Les journaux parus ce lundi évoquent les manifestations que la coalition des 14 partis de l’opposition projette d’organiser cette semaine, alors même que le dialogue politique n’a pas encore refermé ses portes. Après une première demande de reprise des manifestations de rue non concluante, la coalition des 14 revient à la charge pour d’autres marches les 25, 26 et 28 avril prochains. Elle a envoyé dans ce sens une lettre d’informations au ministre de l’Administration territoriale. Mais quelle suite sera réservée à ce courrier ? A en croire »Forum de la Semaine », « le pouvoir laissera la coalition manifester mais en tirera toutes les conséquences ». « Au lieu d’une interdiction sèche comme la dernière fois, le gouvernement autorise cette marche qu’il compte bien canaliser », écrit »Le Libéral ». C’est donc dire que la C14 n’aura pas les coudées franches dans le choix des circuits à emprunter. La confirmation est à lire dans »Togomatin »qui assure que « les marcheurs vont devoir changer d’itinéraires ». « Boukpessi envoie les marches à Bè », c’est à travers ce titre que »Le Correcteur » renseigne sur les recommandations formulées par le ministre de l’Administration territoriale à la coalition. Pour sa part, »Liberté » observe qu’ « à défaut d’interdiction, le pouvoir impose de nouveaux itinéraires et points de chute à la coalition ». Celle-ci va-t- elle se plier à cette recommandation ? Non, répond »Nouvelle Opinion », car malgré la modification des itinéraires par le gouvernement, la C14 « maintient les siens ». « Il faut donc redouter de nouvelles tensions ces mercredi, jeudi et samedi », analyse »Liberté ». « Le pire est à craindre si rien n’est fait surtout du côté de la facilitation pour renouer le fil du dialogue », relève »Le Correcteur ». Justement, à propos du dialogue, quel est son sort ? Le « mystère plane toujours sur son issue », remarque »Vision d’Afrique ». D’après »Nouvelle Opinion », « l’immense majorité des Togolais se demande avec raison s’il n’est pas opportun de siffler la fin du dialogue, puisque le G14 est attaché foncièrement aux marches ». De son côté, »Le Combat du Peuple » pense que la coalition est « au pied du mur ». Wolou Komi fait partie des responsables du regroupement des 14 formations. Le professeur de Droit, à en croire »Liberté », donnait une formation à certains jeunes samedi dernier à Kara lorsqu’il a été « chassé manu militari » de la ville sur instruction du préfet Bakali. Raison ? Les organisateurs n’auraient pas informé l’autorité locale de la présence du Prof. lui-même. « Jusqu’à quand le Colonel Didier Bakali va-t- il continuer de faire de Kara un Etat dans un Etat ? » s’interroge le quotidien privé. « Attention danger ! Balkanisation prononcée du Togo », renchérit »Le Correcteur ». En outre, »Togo-Presse » publie un communiqué du gouvernement qui renseigne de ce que la journée du lundi 30 avril 2018 est « fériée et payée sur toute l’étendue du territoire ». Le lendemain mardi sera le 1 er mai. Il faut aussi compter la journée du 27 avril qui sera également fériée suivie du week-end. Au lieu de mettre le pays au travail le régime actuel, « fêtard et jouissif » a préféré férier la journée du 30 avril, regrette »Liberté ». Cette « semaine généreuse consacre la paresse des autorités togolaises », commente »Le Correcteur » qui se demande : « de quelle école politique sont Faure Gnassingbé et compagnie ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1061 du 20 avril 2018
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent l’accord conclu hier entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Elles s’intéressent également à la situation politique au Togo. Après plusieurs mois de grève, le gouvernement togolais est parvenu à un accord avec les syndicats d’enseignants. Le document se résume en dix (10) points destinés à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. « On peut citer la revalorisation progressive des primes. Un milliard sera octroyé dès cette année. 9/10è des fonds seront accordés en fonction des grades et 1/10è sera à partir de critères objectifs de mérite conformément aux dispositions du statut particulier. En 2019, 1/5è du budget national qui sera alloué au secteur de l’éducation sera encore retenu comme primes », écrit »Le Canard Indépendant ». Et l’hebdomadaire d’ajouter que le statut particulier des enseignants et son application interviendra dans les « trois prochains mois ». Pour sa part, »Forum de la Semaine » donne à savoir que les enseignants s’engagent en contrepartie à cesser tout mouvement de grève. « Enfin le bout du tunnel ? » s’interroge »Togomatin ». Avec cet accord, « élèves et parents peuvent pousser un ouf » de soulagement, commente »L’Eveil de la Nation ». Le document signé entre les acteurs du monde éducatif « devra être le soubassement qui doit permettre à chacune des parties de jouer efficacement son rôle », poursuit le tabloïd qui embraye : « Désormais les enseignants doivent mettre le turbo pour non seulement rattraper le temps perdu par des cours accélérés, mais les élèves aussi n’auront pas de répit puisque le mois de mai qui pointe à l’horizon est annonciateur des examens de fin d’année ». Dans un registre différent, »Le Canard Indépendant » revient sur la posture de la CEDEAO dans la crise politique togolaise et questionne la « marge de réussite» de l’organisation communautaire. Les « décisions » de celle-ci dans le dossier togolais sont « contestées » par la coalition des 14 alors qu’il n’y a pas longtemps la même coalition appelait à une « intervention militaire » de la CEDEAO. Toujours à propos de la situation politique, »L’Alternative » révèle que des « plans » sont en train d’être « ourdis pour décapiter la coalition des 14 ». Le bihebdomadaire évoque la tentative de « séquestration » des leaders la semaine dernière et assure que la justice aussi pourrait être sollicitée à cet effet. Sur un tout autre sujet, la presse du jour se fait l’écho d’un sondage de l’institut Afrobaromètre. « 87% des Togolais approuve l’avant-projet de révision du gouvernement » en ce qui concerne les réformes, informe »Togomatin ». Ils sont « majoritaires » les Togolais « favorables au retour à la constitution de 1992 et au vote de la diaspora ». Et « 53% des partisans d’UNIR sont contre » la candidature de Faure Gnassingbé en 2020, rapportent »Liberté », »L’Alternative » et »Le Canard Indépendant ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1060 du 19 avril 2018
Les journaux parus ce jeudi reviennent sur le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO tenu la semaine dernière à Lomé. Bien que consacré à la Guinée Bissau, ce conclave n’a pas omis de mentionner la situation politique au Togo dans son agenda. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont donc planché là-dessus et ont, non seulement renforcé la facilitation en adjoignant officiellement le président guinée, Alpga Condé, à son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, mais aussi et surtout à engageant la commission de la CEDEAO à formuler, de concert avec les deux facilitateurs, des recommandations au prochain sommet prévu en juin prochain. Cette posture de l’organisation communautaire démontre qu’elle prend le dossier togolais à bras le corps. Mais pas seulement. En cas d’échec du dialogue ou de défaut de consensus, la CEDEAO va « taper du poing sur la table en faisant des recommandations contraignantes », analyse »Flambeau des Démocrates ». Ce faisant, elle « met ainsi la pression sur les parties prenantes au dialogue » qui sont obligées de trouver une solution à la crise, auquel cas, des « sanctions » pourraient être prises contre elles, commentent »Waraa les Vainqueurs ». Dans la même veine, »Le Perroquet » contemple la « probabilité » pour le pouvoir et l’opposition d’être « sous la menace de la CEDEAO à partir du 30 juin 2018 ». En outre, le journal estime que l’attitude de celle-ci démontre qu’elle est souvent encline à secourir un président en difficultés sur le plan politique dans son pays. L’hebdomadaire conclut que la communauté économique des Etats ouest-africains est un « véritable danger pour l’avènement de la démocratie ». Le communiqué final ayant sanctionné le sommet de Lomé donne également à savoir que la CEDEAO est regardante sur « le respect des délais légaux, des normes et principes de la démocratie et de l’Etat de droit ». A en croire »Liberté », c’est justement ce passage qui plait le plus au pouvoir et ses « caisses de résonnance » qui pourraient s’en servir comme « prétexte » pour foncer droit vers l’organisation des élections législatives, locales et du referendum. Bref, le quotidien n’exclut pas un « ‘autre’ coup fourré en perspective du pouvoir de Faure Gnassingbé ». Pour »Le Changement », la « tentative d’assassinat » des leaders de la coalition participe des « manœuvres en cours pour faire capoter le dialogue et amener les Togolais au referendum le couteau sur la gorge ». Mais Nathaniel Olympio prévient dans les colonnes du même tabloïd: « S’ils s’entêtaient à maintenir leur referendum ou à organiser unilatéralement leurs élections, alors ils feraient peser sur le pays de graves menaces ». C’est dans cette atmosphère que la coalition appelle à de nouvelles manifestations la semaine prochaine, rapporte »Liberté ». Sur le sujet, »Togomatin » se demande si le groupe des 14 partis de l’opposition est « dans une posture de défiance ». Alors, de quoi il en retournera ? Difficile de répondre. Toutefois, »Chronique de la Semaine » rappelle que ce qui, de l’avis des responsables de la C14, devrait être un « assaut final » samedi dernier, jour de la tenue du sommet de la CEDEAO, a été finalement un « fiasco ». Il faut rappeler que les manifestations de la coalition ont été interdites. Malgré les tentatives de braver l’interdiction, les manifestants ont été dispersés. »Le Rendez-vous » parle de « sauvagerie rééditée » qui a donné l’occasion aux chefs d’Etat présents à Lomé de « découvrir davantage la face bestiale de leur politique ». Dans un tout autre registre, les publications du jour s’intéressent à la convocation ce jeudi de Pascal Bodjona devant la justice ainsi qu’à la promotion du colonel Yark Damehane et du général Félix Abalo Kadanga, respectivement Général de Brigade et Général de Division. Par ailleurs, »Le Rendez-vous » commet un vaste dossier sur « l’implication » du Togo dans le « putsch raté » au Burkina-Faso et s’interroge : « Faure Gnassingbé, un danger sous régional ? » Au surplus, la presse du jour se fait l’écho de l’interdiction de commercialisation et de consommation du tilapia au Togo. Par ailleurs, »La Nouvelle Tribune » révèle que le Forum présidentiel prévu du 20 au 21 avril 2018 est « reporté sine die ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1059 du 18 avril 2018
Quel dénouement pour la situation politique au Togo ? Difficile de le prédire. Cependant, la CEDEAO dont les chefs d’Etat et de gouvernement se sont réunis à Lomé exhorte les acteurs politiques à trouver un compromis pour mettre fin à la crise dans laquelle semble plonger le pays depuis plusieurs mois. A défaut, elle pourra indiquer la voie à suivre. Sur la première estrade de cette revue la HAAC. L’instance de régulation a initié une série de rencontres la semaine dernière avec ses partenaires. Ce fut d’abord avec les responsables des organisations professionnelles de la presse et les correspondants de la presse étrangère au Togo ; ensuite les responsables des agences de communication, de production, de la publicité et des affiches ainsi que les exploitants des vidéoclubs et les projectionnistes des matchs de football en direct ; et enfin les responsables des médias officiels. Deux publications reviennent sur les échanges entre la Haute Autorité et les responsables des médias de service public. »Forum de la Semaine » s’attarde sur les déclarations du président du comité technique Affaires Juridiques et Accès Equitable aux médias officiels. Le quotidien privé retient des propos de Kasséré Pierre Sabi que la HAAC projette d’organiser une rencontre tripartite avec les médias et les partis politiques pour plancher sur l’accès équitable et le problème d’insécurité des équipes sur les lieux de reportage. Lorsque l’instance de régulation rappelle aux médias officiels les responsabilités qui sont les leurs, »La Dépêche » n’en croit pas ses oreilles d’autant plus que, selon elle, l’ « acharnement » de la HAAC sur les médias privés n’a d’égal que sa mansuétude à l’égard de ceux publics où « règne absolument le parti au pouvoir ». Non content de « féliciter » le président et les membres de la Haute Autorité pour leur « audace » tout en les exhortant à la « persévérance », l’hebdomadaire encourage les directeurs des médias officiels à « s’affirmer et à s’imposer » attendu qu’ils « bénéficient aujourd’hui de la couverture de la HAAC ». Situation politique au Togo »Togomatin » en fait le constat : c’est « la trêve après la rue » dans le camp de la coalition qui a tenté de braver l’interdiction de manifester. Et apparemment, mal lui en est pris, puisque, comme le relève »Le Triangle des Enjeux », les marches de la C14 ont connu une « répression sauvage » qui laisse penser que le Togo serait un « Etat policier ». Le journal se demande si « le pouvoir vacillant de Faure Gnassingbé » ne se trouve pas « entre la mort et la résurrection ». Toutefois, cette seule dispersion des manifestants peut-elle expliquer « l’absence de monde » dans les rues la semaine dernière ? s’interroge »Dounia le Monde » qui observe comme une sorte de « lassitude » qui s’empare des militants des partis membres de la coalition. Pendant que l’opposition s’échinait à marcher, le président de la République était parmi ses pairs à l’occasion d’un sommet de la CEDEAO à Lomé. Organiser des manifestations concomitamment à la tenue dans la capitale togolaise d’une rencontre de cette envergure n’est rien d’autre qu’une « tentative de sabotage du sommet », relève »Le Dialogue » qui questionne, par ailleurs, la volonté réelle de la coalition de discuter avec le pouvoir pour trouver des solutions à la situation politique actuelle. »Fraternité » répond et explique que c’est, en fait, le pouvoir qui repousse toutes les propositions de sortie de crise de l’opposition. Une « récusation qui bloque » le dialogue, mentionne le tabloïd. Le choix du groupe des 14 de marcher le jour de la tenue du sommet est une « autre »bêtise » » qui s’est finalement soldée par un « camouflet », opine »Le Messager » puisque, non seulement les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO se sont réunis dans la sécurité et la quiétude mais ils ont surtout abordé la situation politique au Togo, outre celle qui prévaut en Guinée Bissau. Justement à propos du Togo et du dialogue politique qui y est en cours, le sommet de l’organisation communautaire en a fixé les limites ainsi que le souligne »Le Libéral ». Une sorte de « pression » sur les parties prenantes aux pourparlers car, les facilitateurs et la Commission de la CEDEAO doivent pouvoir formuler des recommandations de sortie de crise aux prochaines assises de l’instance ouest-africaine prévues en juin prochain. Autant dire que la balle, ajoute le confrère, est dans le camp des acteurs politiques qui doivent s’entendre sur l’essentiel au risque de voir la CEDEAO « imposer des solutions » comme elle le fait présentement dans le dossier Bissau guinéen. Faure Gnassingbé et le groupe des 14 sont désormais « au pied du mur », commente »La Dépêche ». Le Sommet réussi, il va sans dire que Faure Gnassingbé a « gagné le pari » de l’organisation, écrit »Le Dialogue ». Au-delà du chef de l’Etat, c’est le Togo qui « renoue avec le succès diplomatique », renchérit »Dounia le Monde ». Sauf que le conclave de Lomé ne semble pas avoir laissé le même goût à tout le monde. »La Manchette » attendait une toute autre posture de la CEDEAO qui, à l’en croire, serait « sur les traces d’un complot contre le Togo ». Puisant dans l’histoire lointaine et récente, le journal reproche à la Communauté sous régionale sa manière « sélective » d’appréhender la démocratie dans les pays qui la composent. Dans le reste de l’actualité telle que traitée par la presse du jour, l’affaire d’escroquerie refait surface avec l’invitation adressée à Pascal Bodjona à se présenter devant la justice demain jeudi. Que reproche-t- on à l’ancien ministre de l’Administration territoriale ? se questionne »Dounia le Monde ». A en croire »Fraternité », la « proximité » de l’ex-directeur de cabinet du président avec le facilitateur, Nana Akufo-Addo, « ne plait pas à Faure Gnassingbé ». Pour sa part, »Le Triangle des Enjeux » s’interroge : « le refus de l’offre, les vraies raisons ? ». »La Manchette », quant à elle, parle d’ « acharnement »
Revue de presse N° 1058 du 13 avril 2018
Les journaux parus ce vendredi évoquent les manifestations interdites de la coalition des 14 partis de l’opposition et le sort du dialogue politique. Ainsi que le rapporte »La Lanterne » l’opposition avait appelé à des manifestations mercredi et jeudi derniers, mais celles-ci ont été « atomisées par les forces de l’ordre », puisque interdites par le gouvernement qui a expliqué ne pas vouloir se rendre « complice » de la violation des engagements pris dans le cadre des pourparlers politiques en autorisant la reprise des marches. Non seulement les manifestants ont été « réprimés », mais les leaders de la C14 ont été aussi visés par des tirs de grenades lacrymogènes, renchérit »L’Alternative » qui dénonce les « méthodes d’un Etat voyou ». »Liberté » parle de « barbarie et de tentative d’assassinat sur les leaders de la coalition » avant de questionner l’avis du groupe des 5 ambassadeurs occidentaux au Togo. « Devant tous ces faits, les Togolais attendent des représentants occidentaux dans notre pays qu’ils aient le courage de prendre la mesure de la situation et de tenir un langage de vérité à Faure Gnassingbé », souligne le quotidien privé. « Silence !!! On veut assassiner le chef de file de l’opposition avec du gaz lacrymogène », écrit »Togoréveil ». Dans tous les cas, « l’opposition déplore des blessés ». De son côté, le gouvernement « appelle au calme et à la retenue », signale »Le Tonnerre ». Pendant ce temps, certains confrères s’intéressent à l’avenir du dialogue. C’est le cas de »L’Eveil de la Nation » qui s’interroge : « la C14 vient-elle de prononcer le requiem du dialogue inter togolais ? » L’hebdomadaire observe que les discussions sont « en train de prendre dangereusement de l’eau » et mentionne que l’image du facilitateur est « trainée dans la boue par la coalition et le gouvernement ». Parlant du gouvernement, sa position a été précisée par Gilbert Bawara qui, rappelle »Togoréveil », « réitère la nécessité de faire aboutir les réformes en préservant l’ordre public ». Le ministre de la Fonction publique assure dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » que la coalition a « rompu les soubassements du dialogue » et qu’ « il faut en tirer les conséquences ». »Liberté » rappelle que le pouvoir aussi a violé ses engagements pris devant le facilitateur de suspendre le processus électoral. L’ancien Premier ministre, Edem Kodjo opine également sur la situation politique de son pays. « Il faut prendre le problème à bras le corps et le résoudre », recommande-t-il dans »Le Tonnerre ». Dans les rangs de l’opposition, on met à l’index le gouvernement. Selon Mme Brigitte Adjamagbo qui s’est exprimée dans des propos relayés dans »Le Canard Indépendant », « le gouvernement cherche un prétexte pour mettre fin au dialogue ». C’est pourquoi, le groupe des 14 appelle à une « impressionnante mobilisation » samedi prochain, informe »Liberté ». En outre, »L’Alternative » donne à savoir que l’ex-ministre François Boko « soutient la lutte du peuple togolais ». Quoi qu’il en soit, « aucune cause ne doit menacer la paix au Togo », relève »Togomatin ». A propos de la situation politique et du processus électoral, »L’Eveil de la Nation » interroge ce qui « adviendra si les législatives ne sont pas tenues à bonne date ». Par ailleurs, les publications se font l’écho de la série de rencontres initiée cette semaine par la HAAC à l’effet d’échanger avec ses partenaires. Elles rappellent que ces rencontres ont été l’occasion pour l’instance de régulation de rappeler à ses interlocuteurs un certain nombre de dispositions à respecter dans la droite ligne de sa mission.
LA HAAC rappelle aux médias officiels leurs obligations
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, le jeudi 12 avril 2018, à son siège à Lomé, une séance de travail avec les responsables des médias officiels à savoir Radio Lomé, Togo-Presse, l’Agence Togolaise de Presse (ATOP), la Télévision nationale (TVT) et les radios rurales. Cette rencontre présidée par M. Pitalounani Télou a été l’occasion pour l’instance de régulation des médias de rappeler une fois de plus aux responsables des médias officiels, les responsabilités qui sont les leurs, en ce qui concerne l’égalité de traitement, la couverture médiatiques des évènements et l’accès équitable à ces médias. Dans son exposé, le président du comité technique Affaires Juridiques et Accès Equitables aux médias officiels, M. Kasséré Pierre Sabi, a insisté sur la gratuité et l’accessibilité, deux principes fondamentaux qui devraient guider les médias de service public dans l’accomplissement de leurs missions. Aussi, a-t-il rappelé les autres modalités qui s’appliquent en périodes ordinaire et électorale. En un mot comme en mille, il a invité les partenaires de la HAAC à tout mettre en œuvre pour assurer la visibilité des activités de chaque structure ou citoyen qui en fait la demande. Auparavant, le président de la HAAC a, dans son propos introductif, « exhorté les médias officiels à être les porte-voix de chaque togolais » et surtout à œuvrer de sorte que les fils et filles du Togo « se reconnaissent » à travers leurs programmes et publications, car « les Togolais dans leur diversité placent beaucoup d’attentes » en eux. Dans leurs interventions, les responsables des médias officiels ont fait part d’un certain nombre de difficultés rencontrées dans l’application des recommandations de la Haute Autorité. Entre autres, l’insécurité des reporters sur les lieux de reportage de certaines manifestations politiques ; les moyens techniques, humains et financiers limités et le fait que certains organisateurs rechignent à informer les médias de service public de la tenue de leurs activités. Ainsi s’achève la série de rencontres de prise de contact et d’échanges initiée par la HAAC. Elle a débuté avec les responsables des organisations professionnelles de presse et les correspondants de la presse étrangère et s’est poursuivie avec les responsables des agences de communication, de production, de la publicité et des affiches ainsi que les exploitants des vidéoclubs et les projectionnistes de football en direct. Le Service de presse / HAAC
Publicité, agences de communication et Vidéoclubs: la HAAC sensibilise les acteurs sur la réglementation en vigueur
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) poursuit sa série de rencontres de prise de contact et d’échanges. Après les responsables des organisations professionnelles de presse et les correspondants de la presse étrangère au Togo mardi, c’est autour des responsables des agences de communication, de production, de la publicité et des affiches ainsi que les exploitants des vidéoclubs et les projectionnistes de football en direct de déférer, le mercredi 11 avril 2018, à l’invitation de l’instance de régulation des médias. A l’occasion, elle a sensibilisé ses partenaires sur les dispositions qui réglementent les secteurs de la publicité médiatique, l’affichage publique, les agences de communication et de production ainsi que les vidéoclubs et de la projection des matchs de football en direct, dans le but d’y instaurer plus de « discipline ». Non sans avoir dressé le constat du non-respect de la réglementation en vigueur, entre autres, l’article 43 de la loi organique relative à la HAAC qui fait obligation aux sociétés de production audiovisuelle, aux agences de publicité et aux vidéoclubs d’obtenir l’autorisation de la Haute Autorité avant toute installation et exploitation. Il en est de même pour les messages publicitaires qui doivent recevoir l’avis préalable de l’instance de régulation. Tout en exhortant les participants à la rencontre à « plus de responsabilité et de professionnalisme », le président de la HAAC, M. Pitalounani Télou, les a invités à observer à l’avenir les dispositions ci-dessus évoquées, sous peine de « mesures disciplinaires prévues à l’encontre des contrevenants ». Bien d’autres dispositions ont été rappelées et des conseils prodigués au cours des interventions des présidents des comités techniques Agence de Communication, de Production, de la Publicité et des Affiches ; des Autorisations ainsi que de la Télévision, du Cinéma et des Vidéoclubs, respectivement MM. Komlan Agbéka, Kanake Lalle et Mme Aminata Adrou. Les participants ont également eu droit à la parole. Ils ont fait part d’un certain nombre de préoccupations auxquelles ont répondu le président et les membres de la Haute Autorité relativement, entre autres, à la concurrence déloyale que subissent leurs secteurs de la part des débits de boisson. Service de presse / HAAC
La HAAC rappelle ses chantiers aux responsables des organisations de presse et aux correspondants de la presse étrangère
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, le mardi 10 avril 2018 à son siège à Lomé, une rencontre de prise de contact et d’échanges avec les responsables des organisations professionnelles de presse et les correspondants de la presse étrangère au Togo. Présidée par M. Pitalounani Télou, président de l’instance de régulation des médias, cette rencontre à laquelle ont également pris part les membres de l’institution a permis à la HAAC de rappeler à ses partenaires les chantiers entamés par la mandature actuelle. Il s’agit, entre autres, de la relecture de certains textes règlementaires et législatifs en matière de communication, notamment du code de la presse et de la communication ainsi que la loi organique relative à la HAAC et le cadre juridique des communications audiovisuelles. Dans son allocution introductive, le président de la Haute Autorité a donné à savoir, en ce qui concerne les textes, que les propositions faites par l’instance de régulation et les organisations de presse ont été prises en compte par le ministère en charge de la Communication qui porte ce projet de relecture des textes. « Je reste persuadé que les nouveaux textes permettront de renforcer le professionnalisme et d’améliorer les conditions de travail des hommes et des femmes des médias », a dit M. Télou. Le président de la HAAC a invité les professionnels des médias à un traitement « responsable et équilibré de l’information et à une application stricte des principes fondamentaux prescrits par les différents textes qui encadrent la pratique du métier de journaliste ». A sa suite, les membres de l’institution ont tour à tour pris la parole pour rappeler un certain nombre de dispositions et faire le point des activités dans leurs comités techniques respectifs. Leurs interventions ont été axées sur les autorisations d’installation et d’exploitation des chaînes de radio et de télévision, les modalités de prise en compte de la presse en ligne, la carte de presse, la délivrance des récépissés et la publicité médiatique. Cette série de présentations a débouché sur les débats au cours desquels les partenaires de la HAAC ont fait part de préoccupations relatives à la régulation des médias en ligne, de la publicité et à la relecture des textes. Après les responsables des organisations de presse et les correspondants de la presse étrangère, la HAAC échangera avec les responsables des agences de communication, de production et de la publicité ainsi que les exploitants des vidéos clubs.
Revue de presse N° 1057 du 6 avril 2018
Le président de la République, Faure Gnassingbé a effectué cette semaine une visite en Côte-d’Ivoire et au Ghana. »Le Tonnerre » établi un lien entre ces déplacements et le dialogue politique et se demande si « les lignes vont bouger » à l’issue de ce voyage. De son côté, »Togomatin » observe que la coalition des 14 « ne croit plus » aux pourparlers inter-togolais pour sortir le pays de la crise qu’il semble traverser, à preuve, elle ne cache plus son intention de recourir à la rue pour se faire entendre. Renouer avec la rue, c’est justement, « l’appel » que lance Koffi Yamgnane en direction du peuple, renseigne »Liberté ». Si l’opposition compte reprendre ses manifestations, le pouvoir en place aussi « se réserve le même droit », car personne n’a le monopole de la rue, relève »L’Eveil de la Nation ». Pendant ce temps, le pouvoir multiplierait les manœuvres pour « retarder » les discussions, mentionne »Liberté » qui n’en veut pour preuve que l’interpellation du président du Réseau des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD) pour une affaire de rapport et le « harcèlement contre les responsables des organes de presse qui ont relayé ledit rapport ». Avec la reprise probable des marches, « l’espoir d’un consensus au tour de la table des discussions s’amenuise », souligne »Le Canard Indépendant ». Il faut éviter de rompre le fil du dialogue, c’est pourquoi, »L’Eveil de la Nation » recommande que « par respect pour le facilitateur, Nana Akufo-Addo, les deux parties, pouvoir et opposition, se réfèrent au règlement intérieur du dialogue en renonçant à toutes manifestations pendant les discussions et que la CENI aussi arrête le processus électoral pendant que des solutions sont en train d’être trouvées à la situation politique ». Quoi qu’il en soit, « le dialogue reste la voie privilégiée » pour résoudre un différend, rappellent le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi et le président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé, Fogan Adégnon dans »Togomatin ». De son côté, la CNTT « invite les acteurs au dialogue à privilégier l’intérêt des travailleurs », rapporte »Libération ». »L’Enquêteur » assure que « la seule leçon à tirer de la crise actuelle est qu’elle est meurtrière pour tout le monde et pour le monde des affaires ». Le journal suggère donc aux protagonistes d’ « éviter la perte des valeurs et de tout mettre en œuvre pour se comprendre ». Dans un tout autre registre, »L’Eveil de la Nation » rappelle que le comité d’organisation du forum présidentiel de la jeunesse a fait le point sur ses rencontres régionaux. Il se dit « satisfait des préparatifs », précise »Togo- Presse ». Et sur la question relative au budget de ce forum qui cristallise les commentaires sur les réseaux sociaux, le président du comité, le Prof Dodzi kokoroko a laissé entendre que le comité n’a reçu aucun franc, rapporte »Forum de la Semaine ». Là-dessus, »Liberté » écrit : « Est-ce que c’est forcé d’organiser ce forum ? » Et d’ironiser : « On verra bien si après son organisation, tous les problèmes du Gnassingbéland seront résolus (…) ». Au surplus, »L’Alternative » signale que la santé et l’éducation sont deux secteurs « à l’abandon » au Togo qui est branché sur un « pilotage automatique ». Et puis, »Togo-Presse » donne à savoir que l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo, David Gilmour, a effectué hier une visite d’échanges à la HAAC. La même information est à lire sur les sites web »Afreepress.info » et »Togotribune.com ». Service de presse/HAAC