Les membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont entamé, le mardi 29 mai 2018, une tournée de prise de contact dans les organes de presse implantés à Lomé et dans ses environs. En se prêtant à cet exercice qui va durer huit (8) jours, l’instance de régulation entend rappeler aux médias les obligations contenues dans leurs cahiers de charges. La première journée de cette tournée conduite par le président Pitalounani Télou a mené la délégation de la HAAC dans Cinq (5) organes audiovisuels à savoir les radios Taxi FM, Pyramide FM, Jésus Vous Aime (JVA), Kanal FM et la télévision New World TV. A chaque étape de son périple, la Haute Autorité a insisté sur l’équilibre de l’information, la pluralité d’opinions, la déclaration du personnel à la caisse de sécurité, la nécessité de se faire établir la carte de presse et le respect scrupuleux de la réglementation en matière de publicité médiatique. En retour, certains responsables des médias visités ont requis le concours de la HAAC pour la revue à la hausse de l’aide de l’Etat à la presse et pour l’harmonisation des tarifs en ce qui concerne la publicité dans les médias. Au total 21 radios, 9 télévisions commerciales et confessionnelles, un organe de presse écrite (Togo-Presse) et une agence de presse (l’Agence Togolaise de Presse) seront visités par l’instance de régulation. Cette tournée qui conduira ultérieurement les membres de la HAAC dans les rédactions des journaux devrait s’étendre à d’autres régions économiques du pays. Le service de presse HAAC
Communiqué de la HAAC du 22 mai
Revue de presse du 14 mai 2018
Le président élu de la Sierra Léone, Julius Maada Bio a été investi samedi dernier dans ses nouvelles fonctions. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence de plusieurs chefs d’Etat parmi lesquels Faure Gnassingbé qui y est allé « accompagner les premiers pas du nouveau président », renseigne »Togomatin ». Le président Faure, précisent »Le Libéral » et »Nouvelle Opinion », « a exprimé, au nom du peuple togolais et de la CEDEAO, ses chaleureuses félicitations à son homologue nouvellement investi ». « Il a réitéré la disponibilité de l’organisation-sous régionale à accompagner le processus de consolidation et de renforcement de l’unité nationale dans ce pays frère », ajoutent les deux confrères. Un autre son de cloche dans les colonnes de »Liberté ». Pour le quotidien privé, « si la honte pouvait tuer quelqu’un », ce serait Faure Gnassingbé. « Ses détracteurs se demandent ce qu’il va raconter aux bien élus » au cours des nombreuses cérémonies d’investiture auxquelles il a pris part, écrit la publication. Sur un tout autre sujet, »Liberté » relève les « non-dits de la décision surprise du pouvoir de rappeler les militaires retraités ». A en croire le tabloïd, c’est le 4è mandat de Faure Gnassingbé qui est en jeu. Et tous les moyens sont bons pour « imposer une présidence à vie », y compris en décrétant « l’Etat de siège, les bastonnades, les séquestrations et violences militaires », assure »Le Correcteur ». Le bihebdomadaire pense que Faure Gnassingbé est une « déception pour le Togo et l’Afrique ». »Liberté » de souligner que l’ « urgence d’une intervention militaire de la CEDEAO au Togo » est toujours d’actualité pour « prévenir tout remake des violences de 2005 ». Dans un registre différent, »Forum de la Semaine » et »Le Libéral » rappellent que le gouvernement togolais a « joint l’acte à la parole » en ouvrant les discussions avec les centrales syndicales. Selon Gilbert Bawara dont les propos sont rapportés par »Togomatin », « Aucune revendication des travailleurs ne sera négligée ». Et suite, à l’ouverture de ces pourparlers, la STT a décidé de « suspendre ses mots d’ordre de grève jusqu’à la fin des discussions » avec le gouvernement, informe »Nouvelle Opinion ». En outre, les publications du jour se sont intéressées à l’affaire Bolloré. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1070 du 11 mai 2018
L’actualité dans les journaux parus ce vendredi est dominée par la situation politique au Togo. La coalition des 14 partis de l’opposition avait prévu d’organiser des manifestations de rue mercredi dernier et demain samedi. Mais »Togomatin » rappelle que ce regroupement y a renoncé évoquant au passage des raisons sécuritaires pour justifier cette suspension. Une telle décision est-elle la résultante d’une « convergence de vue ou de raison ? » se demande »Vision d’Afrique ». Autre interrogation à lire, cette fois-ci, dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » qui écrit : « annulation des manifestations de la C14, abdication ou repli stratégique ? » Le tabloïd y répond lui-même et donne à comprendre que cette renonciation à manifester s’explique par le fait que la coalition soit « en panne » ou encore « en perte de vitesse ». « La coalition a compris que le pouvoir ne se trouve pas au bout des marches », renchérit »Vérité des Peuples ». Pour sa part »Liberté » évoque la liberté de manifestation telle qu’observée ces derniers temps au Togo et souligne qu’elle a un « goût de confinement » en raison des marches de la coalition cantonnées dans la zone de Bè. Le quotidien privé craint que le pouvoir « interdise systématiquement » désormais les manifestations de l’opposition. Sauf que ce faisant, cela risque de se retourner contre lui, car lorsqu’on refuse à des citoyens de s’exprimer librement y compris dans rue, cela entraîne une « accumulation de frustrations et de rancœurs qui finiront par s’exploser à un certain moment ». Et Jean-Pierre Fabre d’affirmer toujours dans »Liberté » que : « la reconquête de la liberté et de la dignité bafouée par une dictature sans pitié, ne doit pas s’essouffler ». Qu’à cela ne tienne, les manifestations politiques et sociales sont « en berne » ces derniers jours et »Le Changement » se questionne s’il s’agit de « signes avant-coureurs d’une sortie de crise apaisée ou d’une descente aux enfers ? ». Et si cette accalmie était finalement une « aubaine » pour une sortie de crise ? écrit »Le Canard Indépendant ». Dans tous les cas, »Le Tonnerre » annonce l’imminence de la reprise du dialogue d’après les informations qu’il a recueillies depuis Accra. Le gouvernement togolais lui, garde un œil sur les élections prévues cette année et surtout sur les délais légaux dans lesquels doivent se tenir ces élections. Là-dessus, »Vérité des Peuples » se demande pourquoi le G14 « prend en aversion » les scrutins. Pourtant c’est bien la voie pour la résolution de la crise politique, relève »Togoréveil » qui rappelle que le président français, Emmanuel Macron, ne s’était pas trompé en indiquant, il y a six mois, que la consultation électorale était la solution. Dans le reste de l’actualité, les journaux évoquent l’affaire Bolloré. Par ailleurs, »La Symphonie » fait part des menaces de mort qui pèsent sur le directeur de publication de »Forum de la Semaine ». Dimas Dikodo aurait été pris à partie verbalement en début de semaine au sortir d’une émission sur Victoire Fm. L’auteur de cette attaque verbale lui reproche son soutien au régime en place, mentionne la publication. Au surplus, »Le Rendez-Vous » s’attarde sur le président de la République, Faure Gnassingbé dont il ne retient que le mérite d’avoir « endetté le pays au point d’être obligé de voyager de pays en pays pour contacter les dettes afin de payer les fonctionnaires ». L’hebdomadaire se demande « jusqu’où » iront le chef de l’Etat et son armée, qui à l’en croire, s’illustrent dans les « rafles, violations des domiciles et prise d’otages ». A l’aune de ses « exactions », la publication questionne la « santé mentale » des dirigeants. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1068 du 08 mai 2018
La coalition des 14 partis de l’opposition a fait part de son intention d’organiser des manifestations les 9 et 12 mai prochains. Mais le gouvernement togolais, à travers le ministère de l’Administration territoriale, lui oppose les « mêmes arguties », écrit »Liberté ». En fait, le gouvernement togolais n’interdit pas les manifestations mais a quelques objections en ce qui concerne les itinéraires, relève »Togomatin » qui précise qu’il s’agit des mêmes « mesures de sécurité » que lors des dernières marches. Ainsi que renseigne »L’Alternative », le gouvernement recommande à la coalition de débuter ses marches à Bè-Gakpoto avec pour point de chute Djifa- Kpota. Une autre vague pourra quitter le carrefour du marché de Bè pour chuter toujours à Djifa Kpota. Avec cette restriction, le pouvoir est dans la « stigmatisation permanente des populations de Bè », déplore »Liberté ». « Tout porte à croire que le gouvernement veut cacher les manifestations ou les rendre sans effet dans un coin de la ville », commente »L’Alternative » qui ajoute : « lorsqu’on doit se plier à la volonté de celui qu’on combat, alors il faut reconnaitre que la lutte est perdue d’avance ». Le bihebdomadaire de prédire les mêmes scènes désolantes que lors des dernières manifestations du G14, prédit »L’Alternative ». Pour »L’Eveil de la Nation », c’est un « nouveau bras de fer » avec le pouvoir que la coalition des 14 partis de l’opposition cherche à créer « volontairement ». Le journal pense qu’avec les marches qui ne drainent plus du monde dans les rues et l’absence de certains de ces leaders aux réunions et conférences de presse, « le navire de la coalition prend de l’eau ». Dans la perspective des manifestations de cette semaine, les forces armées seront de nouveau consignées dans les casernes, renseigne »Liberté ». Parlant de l’armée, »L’Indépendant Express » révèle que dans son « silence, elle subit, malmenée et manipulée, le martyr d’une torture psychologique ». La publication croit savoir que « ça sent le fauve dans les casernes ». Par ailleurs, »Liberté » et »L’Alternative » informent que le Prof. Aimé Gogué a été « empêché » d’animer une réunion dans les Savanes. Les leaders de la coalition évoquent la constitution togolaise qui garantit le droit de manifestations aux citoyens. Ça tombe bien, c’est la même constitution qui fait obligation au gouvernement de « tenir les élections dans les délais requis », souligne »L’Eveil de la Nation ». Pendant ce temps, »Forum de la Semaine » donne à savoir qu’il est annoncé une rencontre cette semaine entre le facilitateur, Nana Akufo-Addo et la commission de la CEDEAO pour discuter des suites du dialogue inter-togolais. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1067 du 04 mai 2018
La journée internationale de la liberté de la presse sur la première estrade de cette revue. C’était hier et l’OTM en a profité pour rendre public son rapport sur la liberté de la presse au Togo, informent »Togomatin », »Le Tonnerre » et »Togoréveil ». A la lumière du susdit rapport, l’on retient qu’il n’y a pas eu d’évolution au plan quantitatif en ce qui concerne les médias audiovisuels. Le champ de la presse écrite s’est lui élargi avec la délivrance par la HAAC de 29 récépissés en 2017. Idem pour le cercle de la presse en ligne. Pour ce qui est de la qualité, le rapport de l’OTM souligne que des efforts restent à faire dans le sens de la diffusion ou la publication par les médias publics des activités des partis de l’opposition, même si l’accessibilité à ces médias ne relève pas aujourd’hui d’un parcours de combattant. Toujours à propos des médias de service public, leur passage au numérique n’est pas encore effective et les professionnels des médias qui y travaillent peuvent encore améliorer la qualité de leur prestation malgré les difficultés auxquelles ils sont en butte. Le rapport publié par le tribunal des pairs donne aussi à savoir qu’en dépit des efforts « sensibles » consentis par certains médias privés dans l’équilibre de l’information, il est constant que la plupart des journaux, « alignés », et faisant la part belle à la politique ne donne que des informations « en sens unique ». Au titre des rapports, l’OTM explique que ceux entre les médias et le gouvernement sont « plus ou moins cordiaux ». Les relations entre temps « détériorées » entre la presse et les forces de l’ordre et de sécurité se sont « partiellement améliorées sans pour autant être au beau fixe ». Selon le document rendu public hier, il y a aussi amélioration des rapports entre les médias et l’instance d’autorégulation d’une part et entre les médias et l’instance de régulation de l’autre. Toutefois, les règles qui régissent la profession de journaliste continuent d’être transgressées. Enfin, l’OTM observe que l’aide de l’Etat à la presse, « insuffisante », a besoin d’être portée à 800 millions de FCFA conformément aux recommandations des états généraux de la presse pour mieux faire face aux défis de l’heure. Et à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse, Reporters sans Frontières a aussi publié son rapport. Le quotidien »Liberté » qui s’en fait l’écho assure que le Togo fait partie des pays où la presse « rencontre des problèmes significatifs ». Toujours en lien avec la presse, »Le Bâtisseur » renseigne que le CONAPP renouvellera son bureau le 18 mai prochain. Quatre directeurs de publication se sont déjà déclaré candidats pour succéder à Jean-Paul Agboh Ahouélété. Il s’agit de Loïc Lawson de »Flambeau des Démocrates », Gérard Weissan de »Sika’a », Joël Egah de »Fraternité » et Tchagnao Arimyao de »Nouvelle Opinion ». L’autre sujet phare dans la presse du jour reste le discours du chef de l’Etat à l’occasion de la fête de l’indépendance. Un discours « plein de sagesse et de promesses idoines pour le Togo », selon »L’Eveil de la Nation » qui le résume comme suit : « réformes dans l’unité et la cohésion sociale, élection dans les délais ». Pour Eric Dupuy de l’ANC membre de la coalition dont les propos sont rapportés dans »Le Bâtisseur », Faure Gnassingbé a parlé comme s’il ne vit pas au Togo mais sur une « autre planète ». La réaction de la C14 cache mal sa « phobie des urnes », commente »Togomatin ». De son côté, »Togoréveil » pense que la coalition ne sera « jamais prête » pour les prochaines échéances électorales et explique pourquoi. Dans tous les cas, »Liberté » relaie les propos de Nathaniel Olympio de la coalition qui prévient que « le peuple togolais n’acceptera plus une élection qui sera jouée d’avance ». Comme le constate »Vision d’Afrique », le gouvernement et l’opposition sont donc à « couteaux tirés » pour ce qui concerne l’organisation des élections conformément au délai constitutionnel. Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent aussi à Vincent Bolloré qui semble aujourd’hui dans de beaux draps. Alors, « faut-il abandonner l’Afrique ?» se demande le PDG du groupe Bolloré. « Une grande interrogation sans réponse », assure »L’Eveil de la Nation ». Quoi qu’il en soit, l’homme d’affaires français est aujourd’hui en « naufrage en eaux profondes », analyse »L’Alternative ». Et cette « affaire » Bolloré risque de conduire des « personnalités » togolaises devant la justice française, indique »Liberté ». Et »L’Alternative » de préciser que Patrick Bolouvi est le « profil intriguant qui intéresse la justice française ». »Le Bâtisseur » signale à l’aune des déclarations du ministre Bawara que « si dans la poursuite du processus judiciaire, l’Etat togolais était requis pour fournir des informations, il le fera ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1066 du 03 mai 2018
A la une des journaux parus ce jeudi : le discours présidentiel à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance et la célébration du 1 er mai. Discours de Faure Gnassingbé »Togo-Presse » rappelle que dans son adresse à la nation vendredi dernier, le chef de l’Etat a « réitéré l’engagement du gouvernement togolais à faire avancer le chantier des réformes engagées pour améliorer les conditions de vie des populations ». Le Président de la République a surtout indiqué que le calendrier électoral de cette année sera respecté. Chose somme toute normale, car les élections font partie des pratiques démocratiques, justifient »Waraa les Vainqueurs ». Seulement, le discours présidentiel ne trouve pas un écho favorable au sein de la coalition des 14 qui « dénonce une provocation », rapporte »Le Changement ». Pour l’ANC, les propos tenus par le Faure Gnassingbé sont « inexacts » et sont susceptibles de créer « l’escalade ». »Le Perroquet » lui, a lu entre les lignes de l’adresse à la nation et a détecté des « intimidations » du président à l’endroit de la C14 en ce qui concerne les manifestations de rue. Le journal assimile le Togo à un « pays en guerre contre lui-même suivant le bon vouloir des FAT et du système RPT/UNIR ». Parlant des hommes en tenue, ils auraient fait d’Agoè un quartier en « état de siège », relève »Liberté ». Quoi qu’il soit, le parti de Jean-Pierre Fabre ne comprend pas comment on peut être à la table de discussions dans le cadre du dialogue politique et se cramponner sur le respect des délais légaux. Cette position de l’ANC, rapporte »Togomatin », est qualifiée de « criminelle » par le président du NET, Gerry Taama, qui explique par exemple que les élections locales n’ont rien à avoir avec les pourparlers politiques dans la mesure où elles permettront « l’amélioration des conditions de vie des populations à la base ». Selon »Waraa les Vainqueurs », l’opposition ne devrait pas avoir peur des élections. Bien au contraire, elle devrait encourager leur tenue pour que « le peuple qu’elle prétend défendre s’exprime lui-même dans les urnes ». Pour sa part, »Liberté » se demande comme le pouvoir en place compte « organiser ses pantalonnades électorales dans un contexte de crise sociopolitique aigüe ». C’est peut-être parce qu’il est sûr de tirer son épingle du jeu, avec les instruments à « fraudes », à l’instar de la CENI, déjà mis sur pied, ajoute la publication. « A quand la reprise du dialogue ? » s’interroge »Liberté ». Et »Flambeau des Démocrates » de regretter que la vie politique au Togo ne soit qu’un « éternel recommencement ». Il faut aussi dire que dans son discours, le chef de l’Etat a annoncé l’amélioration de l’offre de santé, entre autres, l’ouverture dès la prochaine rentrée des écoles d’infirmiers et de sages-femmes à Dapaong, Atakpamé, Kpalimé et Tsévié. Ce sont « de nouvelles promesses de Gascon », souligne »Le Correcteur ». Célébration du 1 er mai Il a été plus célébré plus que le 27 avril, observe »Le Changement ». Le moins qu’on puisse dire c’est que employés et employeurs se sont retrouvés ce jour- là. Pas l’Assemblée nationale où il a été demandé au personnel de fêter en famille, révèlent »Waraa les Vainqueurs » qui continuent de questionner cette « annulation » de la célébration au niveau de la Représentation nationale. Dans tous les cas, les travailleurs ont, dans l’ensemble, formulé des doléances auxquelles le gouvernement réfléchi. »Le Changement » informe qu’il est annoncé l’ouverture dans les semaines à venir d’un cadre de discussions sociales. Dans le reste de l’actualité, les publications renseignent que Didier Améla, membre fondateur a quitté l’ANC. « L’ANC sur la trace de l’UFC ? » se demande »Le Messager ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1065 du 2 mai 2018
Les journaux parus ce mercredi s’intéressent à la célébration du 1 er mai. Ils reviennent également sur l’adresse à la nation du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration du 58è anniversaire de l’indépendance du Togo. Célébration du 1 er mai A en croire »Liberté », cette célébration a été « particulière cette année ». Ainsi que renseigne le quotidien privé, les travailleurs affiliés à la STT, de tout noir vêtus, ont organisé une « marche silencieuse pour exiger un meilleur traitement », question de « diluer un tant soit peu leur misère et booster le fonctionnement de l’administration publique ». De son côté, la Coordination des Centrales Syndicales du Togo (CCST) a organisé une caravane avec pour point de chute l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé où un cahier de doléances a été remis aux « autorités compétentes », informe »La Lanterne ». Mais pas seulement. Elle a aussi « appelé à la résolution de la crise au Togo », ajoute »Liberté » qui rappelle que les travailleurs togolais « ne vivent pas mieux ». A la CEET, la tradition a été respectée. Les « revendications » du personnel également relatives à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail ont été remises au directeur général, Mawuli Kakatsi, qui a promis de les transmettre « à qui de droit », rapporte »La Lanterne ». Certains employés ont même reçu des distinctions honorifiques, complète »La Manchette ». Discours du chef de l’Etat à l’occasion de la fête de l’indépendance Cette adresse a touché à presque tous les secteurs, observe »L’Union pour la Patrie ». Entre autres, relève le bihebdomadaire, « l’économie avec le rappel des effets néfastes des manifestations politiques, le social avec l’insistance à la vertu de solidarité entre les fils d’un même pays, le regard attentif à la jeunesse et son soucis d’emploi, le souvenir de ceux qui ont lutté pour nous léguer » l’or de l’humanité » qu’il nous faut sauvegarder pour les générations futures et la politique avec la conviction non balbutiante de Faure Gnassingbé selon laquelle il n’y a pas de compromis avec la voie démocratique librement choisie par les Togolais ». Pour sa part, »La Lanterne » a trouvé un Faure Gnassingbé « téméraire, courageux et déterminé à faire sa part » dans la résolution de la crise malgré la volonté de la coalition des 14 de créer une situation intenable. En ce concerne le volet politique, on retient que les rendez-vous électoraux seront respectés. Ce qui fait penser »Liberté » que le respect des délais légaux n’est en réalité qu’un « prétexte » qui chasse mal l’obsession du pouvoir en place d’organiser les élections prévues cette année. Le discours du chef de l’Etat n’a pas laissé indifférent dans les rangs de l’opposition et surtout de l’ANC qui, souligne »Liberté », « dénonce et condamne les propos inexacts et provocateurs ». Le président du parti, Jean- Pierre Fabre, trouve « contradictoire » que le pouvoir tienne à l’organisation des élections en évoquant le respect des délais légaux et clame au même moment sa volonté de dialoguer à l’effet de trouver une solution à la situation politique du pays. En quoi des élections dans les délais légaux sont-elles en contradiction avec la poursuite du dialogue ? se questionne »Togomatin ». Dans un registre différent, »Liberté » donne à savoir que ces derniers temps les habitants d’Agoè et des quartiers environnants à certaines heures sont fouillés, « bastonnés » et détenus quelquefois « sans motifs réels ». Ce qui « inquiète » le journal, ce sont les empreintes relevées et les photos prises. Par ailleurs, »La Manchette » fait un focus sur la « dictature » et la « dynastie des Gnassingbé ». L’hebdomadaire évoque les « secrets d’un si long règne ». Et puis, »Actu Express » mentionne que « malgré la dépénalisation des délits de presse, le Togo est toujours à la traîne dans le classement mondial de Reporter Sans Frontières sur la liberté de la presse ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1064 du 26 avril 2018
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi : le lancement du système de contractualisation du CHU Sylvanus Olympio, la célébration dans la division du 58è anniversaire de l’indépendance du Togo et l’accord intervenu entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants dans le secteur de l’éducation. Contractualisation du CHU Sylvanus Olympio Elle a démarré mardi dernier après que le président de la République a lancé officiellement le processus. »Echos du Pays » rappellent que cette approche « vise à prévenir ou à corriger, par le biais d’une bonne gestion, les dysfonctionnements et les maux dont souffrent les structures sanitaires publiques du pays ». L’hebdomadaire donne à savoir que le processus de contractualisation comporte sept axes à savoir « la gestion des ressources humaines, la gestion financière, la gestion de la pharmacie, l’amélioration de la satisfaction des patients, le renforcement du plateau technique, l’amélioration de la prise en charge des indigents, l’amélioration de l’hygiène et de l’assainissement ». Pour »Waraa les Vainqueurs », le projet de contractualisation peut être perçu comme une « thérapie de choc » pour améliorer les prestations sanitaires qui laissent à désirer. Il va donc sans dire, ajoute le journal, que les personnes qui auront désormais la charge de la gestion des centres hospitaliers « seront mues par l’esprit de l’excellence au travail ». Le lancement du processus du CHU S.O intervient à la veille de la célébration du 58è anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. C’est le cas de le dire. 58è anniversaire de l’indépendance du Togo La commémoration de cet anniversaire intervient « sur fond de division politique », entre le pouvoir et la coalition des 14 partis de l’opposition, qui ont chacun de son côté son agenda, constatent »Echos du Pays ». « Une situation fort regrettable pour l’image du Togo », déplore »Flambeau des Démocrates ». »Le Patriote » se désole de constater que c’est « encore un rendez-vous manqué » de raviver la flamme du patriotisme et du rassemblement à l’effet d’œuvrer pour le développement du pays, au-delà des chapelles politiques. De son côté, »Liberté » observe que les Togolais ont passé ces 58 ans d’indépendance « dans la dépendance des Gnassingbé ». Pendant ce temps, la C14 est dans la rue pour trois jours de manifestations qui ont débuté hier et pour lesquelles pouvoir et opposition sont « à couteaux tirés », écrivent »Echos du Pays ». Ce sont des manifestations « violentes » en toute « défiance de l’autorité », précise »Chronique de la Semaine » qui ajoute que le regroupement des 14 foule par là-même au pied les recommandations de la CEDEAO. Et comme il fallait s’y attendre, ces marches ont été « étouffées dans l’œuf » par les forces de l’ordre et de sécurité qui ont « bouclé les points de rassemblement » non autorisés, renseignent »Flambeau des Démocrates » et »Waraa les Vainqueurs ». »Liberté » informe que les manifestants sont « réprimés » et les leaders de la coalition « assiégés ». »Le Changement » lui, pointe du doigt les « incongruités » du ministre de l’Administration territoriale qui « tendent à créer des problèmes là où il n’y en a pas ». Des incongruités qui seraient en fait, la résultante de son « changement unilatéral des itinéraires » définis par la C14. Et dans le bras de fer qui l’oppose au pouvoir en place, la coalition à deux options : soit « couler » ou alors « rebondir », analyse »Fraternité ». Quand à »Focus Infos », il signale que pendant que la C14 manifeste, ce sont les entreprises et les commerçants qui « paient l’addition ». Accord gouvernement-syndicats d’enseignants Ce modus vivendi est intervenu la semaine dernière et « les parents d’élèves peuvent pousser un ouf de soulagement », commentent »Waraa les Vainqueurs ». Plus de temps à perdre, il faut immédiatement se remettre au travail, exhortent »Echos du Pays ». »Chronique de la Semaine » et »Flambeau des Démocrates » informent qu’un nouveau découpage de l’année scolaire a été fait dans la foulée. Pour autant, la conclusion de cet accord sonne-t- elle le glas de la crise dans le secteur de l’éducation ? se demande »Le Patriote ». Interrogation similaire dans »Fraternité ». Une chose est certaine, « l’année scolaire ne sera pas blanche », mentionne »Le Changement ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1063 du 25 avril 2018
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : le lancement hier à Lomé du processus de contractualisation du CHU Sylvanus Olympio et la situation politique au Togo. Lancement de la contractualisation du CHU Sylvanus Olympio Après une phase pilote qui a produit des résultats satisfaisants à Atakpamé et à Blitta, le système de contractualisation de structures hospitalières publiques s’étend désormais à Lomé et précisément au CHU S.O. Le lancement officiel a été assuré par le président de la République, Faure Gnassingbé qui a profité pour « toucher du doigt les réalités » de cet hôpital, précise »Le Libéral ». Il faut entendre par le vocable contractualisation la mise en place d’un système mixte public-privé dans le but de maximiser les objectifs. En clair, « l’Etat assurera tous ses engagements financiers, et les sous-traitants se contenteront d’assurer la gestion », explique le ministre de la Santé, Moustapha Mijiyawa dans des propos rapportés dans »Dounia le Monde ». Il ajoute dans un autre extrait relayé dans »Forum de la Semaine » que « la formation sanitaire garde son statut public, les agents qui y travaillent relèvent de l’Etat de même que les infrastructures et les équipements ». Ce processus de contractualisation a pour « principal objectif d’assurer une meilleure gestion des structures hospitalières du Togo et d’améliorer les prestations des centres de santé publics du pays », relève »Hara Kiri ». Effectivement, « avec un tel projet, les populations et les patients peuvent nourrir l’espoir d’un lendemain meilleur en ce qui concerne les soins qui leur seront faits », écrit »Le Messager ». Exit donc les débrayages de praticiens de la santé et place à la qualité de soins aux Togolais, renchérit »Vérité des Peuples ». »Le Magnan Libéré » confirme et assure que « la corruption, le mauvais accueil et l’arnaque » n’auront plus leur place. En un mot comme en mille, ce sera la fin du « laisser-aller » dans nos hôpitaux, souligne »Togomatin ». Cependant, pour que le nouveau système soit couronné de succès, les responsables doivent être formés au management des hommes, à l’art de motiver les équipes et que l’ensemble des professionnels de l’hôpital se sente concerné par le projet, suggère »Republicoftogo.com » dont l’article est repris par »Dounia le Monde ». Justement, la nouvelle approche semble ne pas faire l’unanimité au sein des praticiens. Certains ont même boycotté la cérémonie de lancement. Là-dessus, »Le Magnan Libéré » pense que ceux-là ont « raté l’occasion » d’exposer directement leurs revendications au chef de l’Etat présent sur les lieux. Situation politique au Togo Des marches au dialogue et retour à la case de départ, ainsi peut se résumer la situation politique au Togo. En fait, la coalition des 14 partis de l’opposition entend renouer avec la rue et ce, dès aujourd’hui, demain et samedi prochains. Sauf que le gouvernement fait savoir que rien ne sera plus comme avant en ce qui concerne les itinéraires, note »Le Messager ». Il faut donc les changer et le ministre de l’Administration territoriale a formulé des recommandations à cet effet. Recommandations que la C14 n’aurait pas l’intention de respecter. Ce qui fait craindre de « l’électricité dans l’air », mentionne »Vérité des Peuples ». Les jeunes « conscients » de l’opposition aussi s’en inquiètent et appellent la jeunesse togolaise dans son entièreté à une prise conscience, signale »Forum de la Semaine ». Pour »Le Libéral », en « refusant » de respecter les itinéraires recommandés par l’autorité, la coalition se met dans une « logique de provocation ». Et le choix d’organiser les manifestations à la veille du 58è anniversaire de l’indépendance du Togo cache mal le manque de « respect pour la patrie » et le reniement du « vivre ensemble », déplore »Togomatin ». De son côté, »Le Magnan Libéré » questionne l’option des marches comme solution et se demande si le « radicalisme » de l’opposition n’est pas finalement un « obstacle » à l’alternance politique au Togo. Quant à »Dounia le Monde », il interroge le « sort » du dialogue avec la reprise des marches et les « conséquences » que le gouvernement veut « tirer » de cette décision du regroupement des 14 partis de l’opposition. Même préoccupation dans »Vérité des Peuples ». En outre, »Liberté » donne à savoir que le dernier sondage de l’institut Afrobaromètre montre à suffisance le désir d’alternance des Togolais dans leur majorité. Les résultats de ce sondage est un véritable « pavé jeté dans la marre », observe »La Dépêche ». Pour sa part, Gerry Taama relativise les données de ce sondage dans une tribune libre publiée dans les colonnes de »Forum de la Semaine » et »Le Libéral ». Par ailleurs, les publications du jour se font l’écho des tribulations judiciaires de Vincent Bolloré. Service de presse/HAAC