La situation politique au Togo toujours à la une de l’actualité dans les journaux.
Le dialogue annoncé par le gouvernement tarde à s’ouvrir. En attendant c’est la question relative au médiateur qui est évoquée. Là-dessus, »Liberté » pense que « même si sa présence ne gage de rien, il est important qu’il y ait un médiateur ou un facilitateur international ». Mais, l’idée n’enchante pas le pouvoir qui « manœuvre à pousser la CEDEAO à renoncer à en déléguer, renseigne le quotidien privé qui observe un « drôle de silence des chefs d’Etat » de l’organisation communautaire. Toutefois, ajoute le confrère, la coalition des 14 « confirme de son côté la médiation de la Guinée et du Ghana ».
Mais de manière générale, la CEDEAO s’est intéressée à la crise politique lors de son dernier sommet. Les chefs d’Etat ont « appelé à un dialogue inclusif », rapporte »Vérité des Peuples ». La même information est à lire dans les colonnes de »La Montagne ». Cet appel est « approuvé » par l’homme politique Nicolas Lawson qui « dénonce » dans le même temps un « jeu malsain des protagonistes », écrit »Togomatin ».
L’autre sujet qui cristallise les commentaires dans la presse c’est l’interview de Faure Gnassingbé dans »Jeune Afrique » relativement à la crise politique. Le président a craché des « vérités toutes crues qui font tourner les méninges à l’opposition », commente »L’Eveil de la Nation ». Pour l’hebdomadaire, cette sortie médiatique du chef de l’Etat a « le mérite de sortir l’opposition de ses illusions, de revoir ses prétentions à la baisse et de descendre finalement de son piédestal et voir la réalité en face ».
»L’Alternative » ne fait pas la même lecture de cette interview. Le bihebdomadaire assure que Faure Gnassingbé a « fait tomber le masque » dans son entrevue pour « révéler qu’il n’est pas prêt à céder le fauteuil présidentiel quitte à noyer les aspirations du peuple dans le sang ». Le tabloïd rappelle au président que « le vent de l’alternance souffle aussi à l’improviste et il pourra le surprendre à tout moment ».
Les publications du jour informent également du vote à l’assemblée nationale de la loi de finances, gestion 2018. Ce budget s’élève en recettes et en dépenses à 1.321.918.601.000 FCFA, soit une hausse de 7,7% par rapport à celui de 2017.
Cependant, l’ANC y a relevé de « nombreuses incongruités », signale »L’Alternative ». A en croire »Liberté », elles ont pour noms « opacité dans la gestion du budget, couverture des détournements, impunité dans les crimes économiques, mauvaise répartition des ressources de l’Etat, mauvaise gestion et gabegie ».
Toujours d’après »Liberté » mais dans un registre différent, la « gestion » du ministère des Affaires Etrangères est « décriée » pendant qu’il y a « malaise au sein du personnel ».
Et puis, »La Montagne » informe que la HAAC est désormais au grand complet avec la nomination comme membre de M. Pitalounani Willibronde Télou.
Le Service de Presse/HAAC




