Les journaux parus ce vendredi se font l’écho de la marche du CAP 2015 et de la tournée de la commission de réflexion sur les réformes. Sur la première estrade de cette revue, nous évoquons l’hommage aux artistes humoristes qui ont perdu la vie le 23 juillet dernier à la suite d’un accident de circulation. Ainsi que le rapportent »L’Eveil de la Nation », »Le Canard Indépendant », »Forum de la semaine » et »Le Dialogue » c’est au cours d’une cérémonie organisée ce matin par le gouvernement au Lycée de Tokoin et à laquelle ont pris part plusieurs autorités politiques, administratives et traditionnelles, entre autres. Pour sa part, »L’Alternative » déplore des « requiem sélectifs » dans la culture togolaise. Le bihebdomadaire rappelle que le décès, il y a quelques semaines de Basile Adeotsi, président du Syndicat des artistes, interprètes et compositeurs du Togo (SARIAC), n’a pas suscité autant d’émotion comme c’est le cas aujourd’hui avec les humoristes. Marche du CAP 2015 Prévue hier, elle a effectivement eu lieu mais « c’était un échec cuisant, un fiasco », malgré le ramdam médiatique et la distribution de tracts invitant à la mobilisation qui l’ont précédé, observe »Le Dialogue ». »Togoréveil » mentionne que Jean-Pierre Fabre a beau fait de ‘l’import-export’ avec « plus de 120 bus et camions, la mobilisation a été maigre ». »L’Eveil de la Nation » aussi note qu’en dépit de la stratégie du porte à porte et du convoyage des militants vers Lomé, la marche a fait flop. A cet échec, l’hebdomadaire trouve trois raisons : d’abord le fait que le groupe des 6 n’ait pas pris part à la manifestation, ensuite la « lassitude » qui a fini par gagner les militants et enfin ‘l’incapacité’ des responsables du CAP 2015 de proposer une recette autre que la mobilisation de la rue. Abass Kaboua lui, semble avoir retenu les leçons des erreurs du passé. »L’Eveil de la Nation » renseigne que le président du Mouvement des Républicains Centristes convie l’opposition togolaise dans son ensemble à une « autocritique ». »Republicoftogo » indique »Liberté », a publié sur la toile que la marche n’a pas fait foule. Le quotidien estime que ce compte rendu n’est pas objectif. « Si quelqu’un a des yeux et refuse de voir, c’est son propre visage qui est le chemin », commente-t-il. En tout cas, à en croire »Liberté », c’était une véritable « marée humaine » qui a déferlé hier dans les artères de la capitale tant et si bien que les rues ont « tremblé » au passage de ses « milliers » de Togolais venus réclamer la mise en œuvre des réformes. Ce qui fait dire à Mme Brigitte Adjamagbo de la CDPA que « le train de la libération des Togolais est en marche ». De son côté, »Le Canard Indépendant » donne à savoir que Jean-Pierre Fabre demande à Faure Gnassigbé de « prendre en considération ce que dit le peuple ». Même si »L’Alternative » aussi parle de « milliers » de personnes dans la rue, le bihebdomadaire pense qu’il est « impératif pour l’opposition de se réorganiser face au pouvoir » qui a tous les moyens de ses ambitions, dans la perspective des prochaines échéances électorales. Le confrère suggère à l’ANC et au CAP 2015 de « créer les conditions nécessaires » pour que les autres forces de l’opposition se joignent à eux. Tournée de la commission de réflexion sur les réformes Elle a démarré cette semaine à l’intérieur du pays et »L’Union pour la Patrie » a constaté une « adhésion » à la démarche de la commission là où elle est passée jusque-là. Ses membres commencent par « se faire une idée » de l’importance de ce périple et surtout des « réelles aspirations du peuple », ajoute le bihebdomadaire. Justement, »Le Dialogue » précise que les préoccupations des populations tournent autour de la limitation du mandat présidentiel et du mode de scrutin. Sur un tout autre sujet, »Liberté » relate comment la ministre des Postes et de l’Economie numérique fait la pluie et le beau temps dans le secteur des Télécommunications au Togo. Le journal renseigne par exemple qu’elle a fait payer des « frais de licence »amis » » aux fournisseurs d’accès internet. « Qui pour arrêter Cina Lawson ? » s’interroge-t-il. Parlant de la holding des communications électroniques du Togo, »L’Alternative » révèle que sa nouvelle chargée de communication, en provenance de Paris, est arrivée à Lomé en début de semaine. Elle gagnera, selon le tabloïd, 2,5 millions FCFA par an sans compter d’autres avantages. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que 30 mois après leur licenciement, plus de 700 agents contractuels des impôts exigent réparation et restent mobilisés pour mener des actions. Elle rappelle aussi que les universités sociales du Togo demandent une relecture de la loi portant communalisation du Togo et revient sur l’ouverture de la frontière Togo-Ghana 24h/24. Par ailleurs, »Liberté » signale que l’église des Assemblée de Dieu est minée par une « crise malgré la sérénité affichée ». Le journal assure aussi que le Major Kouloum a fait « ‘kidnapper’ deux prêtres vodou » qu’il accuse de vouloir attenter à sa vie mystiquement. Les intéressés auraient été libérés par la justice. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 924 du 03 août 2017
Les journaux parus ce jeudi commentent la marche du CAP 2015. Les publications du jour évoquent également les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Marche du CAP 2015 A en croire »Echos du Pays », elle démarre ce matin à Lomé au rond-point Gakpoto pour chuter au bas fond du collège Saint Joseph où est prévu un « meeting d’échanges » avec les militants et sympathisants. En prélude à cette manifestation, plusieurs responsables de CAP 2015 étaient hier à Dékon pour distribuer les tracts et « mobiliser pour la grande marche de ce matin », informe »Liberté ». Pourquoi alors une telle démarche ? »Echos du Pays » notent qu’elle s’explique par la faible affluence des populations lors des dernières manifestations. Et donc le CAP 2015 a voulu cette fois-ci ratisser large en dépêchant des leaders pour susciter la mobilisation. »Chronique de la semaine » observe que cette marche a lieu un jour ouvrable et « risque de gêner la libre circulation des citoyens pour rien ». L’hebdomadaire en appelle aux forces de sécurité afin qu’elle l’encadre pour éviter tout débordement. Les responsables du CAP 2015 ont avancé comme raisons de leur manifestation l’exigence des réformes et la protestation contre certains actes unilatéraux du pouvoir en place. Que non ! renseigne »Dounia le monde ». Le confrère assure que la marche de ce matin est motivée par des considérations de préséance dans la mesure où le président du PNP, Tikpi Atchadam a réussi à se mettre en position de force après des manifestations populaires plutôt réussies. En clair, l’objectif de Jean-Pierre Fabre, en convoquant les populations dans les rues de Lomé ce jeudi, est de récupérer son leadership et réaffirmer aux yeux de tous qu’il reste la principale force de l’opposition. Seulement, »Dounia le Monde » pense que l’exercice du jour est un couteau à double tranchant et va lui permettre soit de justifier la posture qu’il a toujours arborée, celle de numéro s’il réussit à drainer un grand nombre de Togolais dans la rue ou alors va sonner pour lui comme un chant de cygne du fait que sa crédibilité va considérablement s’amenuiser. Alors, « la mobilisation de la rue va-t-elle porter ses fruits ? Le CAP 2015 sans l’adhésion de toute la classe politique de l’opposition peut-il réussir le pari de faire entendre raison au parti au pouvoir ? » s’interroge »Flambeau des Démocrates ». »Waraa les Vainqueurs » ne voient aucune valeur ajoutée de la manifestation populaire de ce jeudi. La marche de ce matin est « inutile » d’autant plus que ce genre d’exercice n’a rien donné depuis 2010 et ce n’est pas demain la veille que le « miracle se produira ». L’hebdomadaire recommande à l’ANC et alliés de plutôt opter pour la négociation au lieu de « foncer droit dans le mur ». »Le Perroquet » lui, ne s’explique pas la méthode cavalière du CAP 2015 dans l’organisation de cette marche qui aurait pu avoir plus de poids si elle avait associé le groupe des six. C’est un acte de « diversion » qui arrange le pouvoir, peste le journal. Non content, de demander à Jean-Pierre Fabre et au CAP 2015 de « cesser de prendre les Togolais pour des moutons », le tabloïd se désole de ce que l’opposition ne tire pas les leçons de sa division dont la victime n’est autre que le peuple. Ainsi que le remarque »Forum de la Semaine », « la stratégie salutaire tarde » à émerger de l’alliance entre le CAP 2015 et le groupe des six. »La Voix du Peuple » constate également que l’opposition togolaise retombe invariablement dans les mêmes erreurs. Elle n’a « jamais compris en 27 ans de processus démocratique » qu’au-delà de la dénonciation systématique et de la critique stérile, son rôle est aussi de « participer à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit, former à la citoyenneté et faire rayonner l’image du pays à l’international en jouant franc jeu politique ». Tournée de la commission de réflexion sur les réformes Pendant que le CAP 2015 est dans les rues de Lomé pour manifester, la commission de réflexion sur les réformes se trouve sur le terrain pour recueillir l’avis des populations. « A chacun son job », écrit »Le Bâtisseur ». Parlant de la Commission présidée par Awa Nana, réussira-t-elle sa mission ? se questionne »Dounia le Monde ». Selon »L’Audience », Mme Nana a laissé entendre le premier jour de la tournée que le scrutin uninominal majoritaire à deux tours est « trop coûteux » pour le Togo. Il n’en fallait pas davantage pour que le confrère conclue que la présidente de la commission est « contre toutes réformes ». Autre commentaire du journal : « L’on comprend aisément maintenant que le but poursuivi par Mme Awa Nana et sa clique n’est pas de recueillir l’avis des populations sur les réformes préconisées par l’APG, mais plutôt de les orienter vers le sens voulu par le pouvoir ». De son côté, »Liberté » nous apprend qu’un membre de cette commission, en l’occurrence Adji Otèth Ayassor, a été « copieusement hué » à Dapaong lorsqu’il a pris la parole pour demander aux populations de « faire des propositions de réformes sans tenir compte de la personne qui est au pouvoir ». « Faure Gnassingbé est le véritable problème du Togo pour avoir, comme son père, refusé de lâcher le pouvoir. Alors que Adji Otèth souffre que les Togolais tiennent compte des 50 années de régence de Gnassingbé Eyadema et de son fils, chaque fois qu’ils auront à faire des propositions sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles » mentionne le quotidien privé. Dans tous les cas, « Awa Nana et son réseau ont l’obligation d’être véridiques, ils doivent écouter attentivement les besoins des populations et les rapporter fidèlement à qui de droit » opine »Le Perroquet » qui précise à l’endroit de la commission qu’ « un rapport biaisé peut mettre le feu à ce pays ». Pour leur part, »Echos du Pays » rappellent que la limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin
Revue de presse N° 923 du 02 août 2017
Les journaux parus ce mercredi questionnent la tournée entamée par la commission de réflexion sur les réformes ainsi qu’ils s’intéressent à la marche du CAP 2015 prévue demain dans les rues de Lomé. Aussi, les confrères évoquent-il la transformation en cours de Togo Télécom et Togocel. Tournée nationale de la commission de réflexion sur les réformes Selon les termes du communiqué qui informe de l’organisation de cette tournée, elle doit être comprise à l’aune de la démarche inclusive pour laquelle a opté la commission. En clair, le périple vise à rencontrer les populations et surtout à recueillir leurs opinions en vue proposer des réformes moins contestables. »La Dépêche » a lu ce communiqué et le trouve « laborieux et ridicule » en ce que l’on n’a pas besoin de ces « gymnastiques lamentables » pour mettre en œuvre les réformes, attendu que toutes les propositions y relatives ont déjà été faites et n’attendaient qu’à être récupérées par la commission. L’hebdomadaire qui demande aux membres de cette commission de s’abstenir de « gaspiller » l’argent du contribuable togolais pour leur « agenda caché » se veut incisif : « En voulant infantiliser les Togolais à travers votre dilatoire, vous vous ridiculisez aux yeux du monde ». Pour sa part, »Liberté » reste constante. Pas grand-chose ne sortira de cette tournée et surtout de la commission de réflexion sur les réformes qui a déjà son plan à elle. Le quotidien croit même savoir que Awa Nana et ses collègues sont tout simplement « en tourisme aux frais de la princesse » sur l’ensemble du territoire. D’ailleurs, la publication semble convaincue que certains membres de la commission ne sont pas mus par la volonté de faire aboutir les réformes mais par des motivations alimentaires. Marche du CAP 2015 Les partis membres de ce regroupement politique et leurs militants vont battre le pavé demain pour, disent-ils, faire bouger les lignes en ce qui concerne les réformes constitutionnelles et institutionnelles, entre autres. C’est une « marche vers la discorde entre le CAP 2015 et le G6 sur fond de calculs politiciens », analyse »Forum de la Semaine », tant les deux blocs ne s’entendent pas sur le mode opératoire pour faire pression sur le pouvoir en plus de nourrir des susceptibilités les uns envers les autres. Marche vers la discorde ou pas, Jean-Pierre Fabre et Brigitte Adjamagbo seront ce matin à Dékon et à Agbalépédo pour « distribuer des tracts » appelant à la manifestation de demain. Là-dessus, »La Croix du Sud » s’interroge : le CAP 2015 réussira-t-il à faire foule tout comme l’a fait il n’y a pas longtemps Tikpi Atchadam ? Justement, parlant du président du Parti National Panafricain, »Le Messager » donne à savoir que des « menaces » planent sur sa vie. Qui lui « en veut ? » se demande la publication. Les récentes sorties du président du PNP ont fait dire à certains analystes qu’il est en train de ravir la vedette au chef de file de l’opposition. C’est pour prouver à l’opinion nationale et internationale que ce dernier a gardé intacte sa capacité de mobilisation que cette marche est organisée, indique »Le Libéral ». Alors, Jean-Pierre Fabre « parviendra-t-il à relever ce défi ? » s’interroge l’hebdomadaire. A son tour, »Vérité des Peuples » se demande si la marche de demain peut avoir un « impact » sur les réformes à opérer. Quoi qu’il en soit, le journal pointe l’intransigeance de l’ANC sur certains pans des réformes. Il lui rappelle qu’en politique, « on fait des choses avec tact, on recule un peu pour permettre à son adversaire de bouger ». Au fait, « entre la méthode de la marche qui a montré ses limites et le consensus ou le lobbying quelle est la meilleure stratégie ? » se questionne »La Lanterne ». Le confrère suggère à Jean-Pierre Fabre de « changer de méthode politique au risque de finir par être humilié ou perdre sa popularité déjà entamée ». »Vision d’Afrique » aussi opine sur le sujet et se demande pourquoi le CAP 2015 organise sa marche au moment où la commission de réflexion sur les réformes a brisé le silence pour se rendre sur terrain. Dans tous les cas, le tabloïd trouve « inquiétante » la « désolidarisation » de plusieurs partis de l’opposition de la manifestation de jeudi prochain. Transformation du groupe Togo Télécom Cette transformation, à terme, aboutira à Togocom, relève »La Dépêche » qui estime qu’ « il faut s’attendre ainsi à la disparition du groupe Togo Télécom et à la privatisation des télécommunications au Togo ». Ce faisant, plusieurs personnes risquent de se retrouver sur le carreau, mentionne »Vision d’Afrique ». Et pour ne pas attendre que la situation n’atteigne un point de non-retour avant d’agir, des syndicats à Togo Télécom et Togocel pourraient donner de la voix dans les prochains jours, renseigne »Le Libéral ». Toute chose qui montre que les agents de ces deux sociétés n’ont pas été associés au projet de transformation. Au-delà, ajoute l’hebdomadaire, les dénonciations enregistrées çà et là prouvent que ledit projet « n’emporte pas l’adhésion des différents acteurs des Télécommunications ». Le moins que l’on puisse dire, insiste le confrère, c’est que les nombreux « griefs contre la transformation qui s’apparente plutôt à un bradage du patrimoine national » doivent amener ceux qui la pilotent à « se ressaisir au risque d’aller droit dans le mur ». »La Lanterne » elle, assure que ce sont des « faussetés » qui sont présentées au chef de l’Etat dans ce dossier de transformation du groupe Togo Télécom et Faure Gnassingbé ne doit pas céder aux manigances des « fossoyeurs des secteurs en pleine renaissance ». « Qui fragilise et brade le groupe Togo Télécom au profit des nouveaux Fournisseurs d’Accès Internet ? » L’interrogation est à lire dans les colonnes de »La Croix du Sud ». Le journal ne tarde pas à mettre à l’index la ministre des Postes et de l’Economie numérique présentée comme celle qui « déstabilise » le secteur des télécommunications au Togo et
Revue de presse N° 922 du 1er août 2017
Les réformes constitutionnelles et institutionnelles concentrent l’attention dans les publications du jour. »L’Union pour la Patrie » rappelle que la commission de réflexion sur les réformes a entamé hier l’écoute des populations pour recueillir leurs avis sur la problématique. Et ce sont les populations des préfectures de Kpendjal à Mandouri et celles de Naki-Est dans la localité du même nom qui ont été écoutées en ouverture, précise le bihebdomadaire. »Liberté », pour sa part, persiste et signe que la présidente de cette commission a des idées derrière la tête en organisant ce périple. Elle croit savoir que Awa Nana, « prépare l’opinion » à accepter le mode de scrutin à un tour. Ainsi donc, le but de la tournée nationale est de « parvenir à faire avaler les couleuvres aux Togolais, en la couvrant d’une prétendue onction populaire ». D’Awa Nana, »L’Indépendant Express » également en parle. A l’en croire, elle symbolise à elle seule « la digression, la diversion et la provocation ». La tournée de la commission des réformes est qualifiée de « comédie » par l’hebdomadaire d’autant plus l’APG a « déjà tout pris en compte » et qu’il ne manque plus que la « volonté politique » pour faire aboutir ces réformes. Evoquant justement, l’Accord Politique Global, »Sika’a » estime qu’il n’est qu’un « simple texte de compromis politique » et ne devrait pas être un document de référence incontournable, car « les problèmes soulevés par l’approche résolutoire de l’APG sont très nombreux et constituent aujourd’hui l’une des causes des multiples blocages politiques que connaît le pays, à l’instar de la question du compteur à zéro, le type de scrutin, le code électoral et la composition de la CENI ». C’est entre autres, pour demander la mise en œuvre des réformes que le CAP 2015 organise une marche jeudi prochain à Lomé, relève »L’Alternative ». Dans les messages qui convoquent cette manifestation, Jean-Pierre Fabre et Brigitte Adjamagbo appellent les populations à la « résistance », souligne »L’Indépendant Express ». Le confrère informe également qu’en prélude à cette marche, l’ANC a initié un atelier de réflexion le 22 juillet dernier sur les « stratégies à mettre en œuvre dans le cadre des prochaines élections ». Parlant de cette marche du 3 août, elle n’est ni plus ni moins qu’une « agitation » destinée à « tromper et abuser l’immaturité politique des militants », note »Le Médium », car les appels à manifester de l’ANC et de ses alliés longtemps « galvaudés » ne font plus recette. Qu’à cela ne tienne, il y a des raisons pour les Togolais de se sentir concernés par la marche de jeudi, écrit »Liberté ». Parmi ces raisons, détaille le quotidien, la dénonciation de la loi « scélérate » sur la communalisation du Togo et le « dévoiement » des réformes. Dans un tout autre registre, »L’Indépendant express » s’intéresse aux réseaux sociaux dont l’utilité n’est plus à démontrer mais qui constituent tout autant un danger. Le journal suggère au gouvernement, aux établissements d’enseignement, aux médias, aux ONG, aux associations et à tous ceux qui sont intéressés par la problématique de « penser à de véritables programmes de formation et de sensibilisation sur les dangers qui guettent nos sociétés avec un usage erroné et déplacé des réseaux sociaux ». Aux nombre de ces réseaux, WhatsApp. A en croire »Le Médium », cette application est « source de tension et de division dans les foyers ». Tout à fait autre chose, les Evala ont pris fin et »Mango-Matin » rappelle que Faure Gnassingbé a fait le tour des cantons pour s’entretenir avec les lutteurs. A l’issue de cette tournée une enveloppe aurait été octroyée par le chef de l’Etat. Elle est « au cœur déchirements sociaux et de destructions de biens » à Landa mentionne »L’Alternative ». L’argent offert dans le cadre de ces luttes traditionnelles subordonné au budget de l’organisation et ceux parallèles, donne une forte somme qui aurait pu servir à équiper par exemple les hôpitaux, commente la publication. Une cérémonie de purification doit être organisée à Landa pour « ramener la paix », ironise »Liberté » qui révèle que le « tristement célèbre Major Kouloum est pressenti préfet de Kpélé ». En lien avec la purification, »Sika’a » pense, non sans une pointe d’humour qu’au regard des péchés graves commis au Togo, même un éléphant est insuffisant pour les expier. En outre, »L’Alternative » révèle que le renouveau entre temps annoncé à Moov-Togo se transforme en « désillusion ». Selon le bihebdomadaire qui questionne l’attitude de l’Etat togolais, le personnel de cet opérateur non respectueux de ses engagements envers ses partenaires est toujours dans l’attente de meilleures conditions de travail. Un autre personnel dans « l’inquiétude » et le « malaise », poursuit le tabloïd, c’est celui de Togo Télécom et Togocel. Le projet de transformation de ces deux structures fait craindre en effet une mise sur le carreau d’une partie des employés. Et puis, »Liberté » donne à savoir que suite à un « constat d’irrégularités » dans le processus de décentralisation, les Universités sociales du Togo « exigent une relecture de la loi portant création des communes ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 921 du 31 mars 2017
L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par la question relative aux réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il y a quelque temps, l’on en était à s’interroger sur le mutisme de la commission mise sur pied pour réfléchir sur les réformes politiques. Ce silence a été brisé au travers d’un communiqué dont se font l’écho »Togomatin » et »Nouvelle Opinion » annonçant une tournée sur l’ensemble du territoire national du 1er au 31 août. Bien que le dit communiqué précise que le but de cette tournée est de « recueillir les avis et suggestions des populations pour nourrir la réflexion et proposer des réformes qui tiennent compte de notre histoire et reflètent les réalités et aspirations du peuple togolais », »Liberté » elle croit connaître les « vraies intentions cachées » derrière la tournée de la commission de réflexion. Selon le quotidien privé, ce périple n’est ni plus ni moins que des « manœuvres qui cachent des dessins politiciens évidemment obscurs ». Il s’agit, insiste le confrère, de « trouver une onction populaire pour habiller le projet à scandale qui sera soumis sous peu au gouvernement et le passage en force qui s’en suivra ». C’est du « gaspillage », relève »Le Correcteur » qui parle même de « provocation de trop ». « Si les réformes c’est la Vè République et le passage au septennat pour imposer leur bienfaiteur aux Togolais jusqu’en 2034, il ferait mieux d’aller droit au but au lieu d’offrir ce cinéma loufoque », commente le bihebdomadaire. Pendant ce temps, c’est l’ANC qui sera dans les rues de Lomé jeudi prochain. Pourquoi faire ? Pour réclamer les réformes et surtout « barrer la route aux coups de forces permanents », renseigne »Le Correcteur ». Ce « disque raillé n’apportera rien de nouveau », prédit »Le Combat du Peuple ». Le tabloïd explique que se sentant « au bout du rouleau », l’Alliance Nationale pour le Changement cherche tout simplement à « créer l’évènement ». A cette marche, l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI) ne sera pas, renseigne »Forum de la Semaine » et peut-être les autres partis membres du groupe des six, car « l’idéal aurait voulu que chaque formation au sein de la coalition mobilise sa base avant toute mobilisation populaire », ajoute-t-il. En tout cas, même si certains responsables s’en défendent, d’aucuns interprètent cette non-participation du groupe des six à la manifestation populaire de l’ANC comme un début de malaise dans la coalition. Quoi qu’il en soit, c’est l’hypocrisie et querelle de leadership qui risquent d’anéantir l’opposition togolaise opine »Nouvelle Opinion ». Elle ajoute que c’est le maniement du discours « à des fins propagandistes » qui préoccupe les partis politiques de l’opposition qui se soucient moins du peuple. C’est à qui criera le plus fort pour critiquer le pouvoir et ainsi prouver son existence. Il est souvent reproché à cette opposition de ne pas utiliser la méthode appropriée pour faire aboutir sa lutte. Certains ne comprennent pas sa posture qui consiste à vouloir jouer d’égal à égal avec le pouvoir en place. Parmi eux, Abass Kaboua. Dans une interview publiée dans les colonnes de »La Symphonie », le président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) se demande « comment on peut amener quelqu’un qui a la majorité à se plier aux desideratas de la minorité ». Et de marteler : « Quand on sait qu’on est faible, on respecte le plus fort ». »Le Combat du Peuple » lui s’attarde particulièrement sur Jean-Pierre Fabre et signale que c’est lui le « vrai dictateur » et non le régime en place qu’il a toujours considéré comme tel. « Sans être au pouvoir, Fabre cherche à exercer une étrange dictature sur toute la classe politique en dictant sa loi aux autres partis de l’opposition qu’il traite avec mépris et d’ont les opinions sont balayées d’un revers de main », analyse la publication. Sur un tout autre sujet, »Le Combat du Peuple » reprend un article de »L’Alternative » qui souligne que la transformation en cours du groupe Togo Télécom semble vouée à l’échec à cause de manœuvres de certaines personnes qui veulent s’approprier les télécommunications au Togo. D’après l’hebdomadaire, l’article en question « recèle d’informations pertinentes » et les analyses ainsi que commentaires qui y sont faits sont « bien fondés et démontrent un professionnalisme incontestable ». Le son de cloche est tout autre dans »La Symphonie ». A en croire le journal, l’économie numérique est une priorité nationale et le gouvernement a vu juste en instruisant la création de Togocom pour un « super réseau internet ». Seulement, « des esprits tordus immergés par la portée intelligente et noble du programme de transformation du groupe Togo Télécom, ont subitement émergé, comme par enchantement, tels des lucifuges et fustigent la démarche du gouvernement, avec un argumentaire oiseux et soporifique ». Toujours dans le secteur des télécommunications, »Liberté » donne à savoir que la ministre Cina Lawson a « contourné la loi en lançant un hypothétique appel à candidatures » pour le recrutement d’un Directeur général de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP), structure qui devrait remplacer l’ART&P. Le quotidien privé en vient à la conclusion selon laquelle, « Cina Lawson, avec cet appel à candidatures confié à un cabinet londonien veut faire nommer un de ses inconditionnels qui n’hésiterait pas à se rouler par terre devant elle, le cabinet londonien n’étant qu’une peinture pour enjoliver le vase à magouille ». Dans un registre différent, certains confrères évoquent les luttes Evala. Les lampions de l’édition 2017 se sont éteints il y a plus d’une semaine et »La Symphonie » présente Faure Gnassingbé comme le « grand défenseur des rites et traditions ». Pour sa part, »Liberté » informe que le chef de l’Etat a offert 15 millions de FCFA aux lutteurs de Landa. Sauf que cet argent »divise ». Ainsi que le rapporte le journal, les domiciles du préfet Awaté Hodabalo et du chef canton de Landa ont été « saccagés » par ces lutteurs qui leur « reprochent de vouloir faire main basse sur
Revue de presse N° 920 du 28 juillet 2017
La décentralisation et les réformes politiques sont en tête d’affiche de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi. Dans sa livraison d’hier, »Liberté » relevait le fait que les Togolais soient sans nouvelles de la commission de réflexion sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles qui tarde à faire des propositions dans ce sens. La préoccupation du journal serait-elle remontée jusqu’aux oreilles de la commission ? En tout cas, la structure présidée par Awa Nana Daboya, ainsi que le rapporte »Forum de la Semaine » annonce dans un communiqué qu’elle organise une tournée nationale le mois prochain à l’effet de rencontrer les populations de toutes les préfectures aux fins de « recueillir leurs avis et suggestions pour nourrir la réflexion et proposer des réformes qui tiennent compte de notre histoire, reflètent nos réalités et répondent aux aspirations du peuple togolais ». »Liberté » revient aujourd’hui sur le sujet après donc la publication de ce communiqué et qu estionne le bien-fondé de cette tournée annoncée. « Quel est l’intérêt de toutes ces consultations lorsque la quintessence des réformes politiques, constitutionnelles et institutionnelles se résume, selon les recommandations de la CVJR, à la limitation du mandat présidentiel ? Ou lorsqu’un consensus a été dégagé à l’atelier du HCRRUN ? » se demande le quotidien privé. De la perception du confrère, il découle un manque de volonté de mettre en œuvre les réformes, surtout que, rappelle-t-il, au Benin et en Côte d’Ivoire la commission chargée des réformes s’est vue accorder un mois pour rendre son rapport. Il faut dire que des propositions de textes ont été faites à propos de ces réformes y compris à l’Assemblée nationale sur la limitation du mandat mais les discussions semblent achopper sur l’application des nouvelles dispositions si elles venaient à être adoptées. Alors que d’aucuns estiment que l’application doit être rétroactive, d’autres soutiennent le contraire. C’est notamment le cas de Gerry Taama, le président du Nouvel Engagement Togolais fraîchement reconduit à la tête de son parti pour 4 ans. Pour ce dernier qui s’est exprimé dans les colonnes de »Forum de la Semaine », tous les moyens sont bons pour obtenir les réformes, même s’il faut permettre à celui ou celle qui a déjà effectué deux mandats avant le début de l’application des nouveaux textes de se présenter à l’élection présidentielle. Il motive sa position par la nécessité de faire en sorte que le Togo ne soit plus, comme c’est le cas aujourd’hui, le seul pays où le scrutin se déroule à un tour et sans limitation du mandat. A contrario, le CAP 2015 et surtout l’ANC pensent que la nouvelle loi sur la limitation du mandat doit interdire à quiconque aura déjà fait deux mandats d’être candidat. D’ailleurs, le parti de Jean-Pierre Fabre entend battre le pavé le 3 août prochain pour exiger la mise en œuvre des réformes. Et cela sans ses alliés du groupe des six qui ne trouvent pas opportune cette idée de déverser les militants dans la rue. « Difficile donc d’avoir une convergence de vue » sur les actions à mener pour l’aboutissement des réformes au sein de l’opposition, observe »L’Eveil de la Nation ». Le tabloïd précise que les acteurs politiques de l’opposition sont unanimes sur la nécessité d’opérer les réformes mais c’est le modus operandi qui les divise. C’est peu de le dire, ce n’est pas l’unicité de voix et d’actions, encore moins les rapports cordiaux entre les responsables qui caractérisent le mieux les partis politiques de l’opposition. La dernière illustration est venue de Jean-Claude Homawoo, membre de l’UFC et conseiller de Gilchrist Olympio. L’Union des Forces de Changement appartient-elle toujours à l’opposition ? C’est la question posée à M. Homawoo par le site web ‘Republicoftogo’ dans un entretien dont »Le Canard Indépendant » se fait l’écho. Le conseiller n’a pas mis longtemps pour indexer ceux qui entretiennent cette confusion : « Les critiques récurrentes de Jean-Pierre Fabre ou de Yaovi Agboyibo sont motivées par la jalousie et par le fait de constater que le fondateur de l’UFC reste toujours très populaire. Est-ce le fait que l’UFC soit ou non de l’opposition qui empêche les autres partis d’obtenir les réformes ? ». Cette sortie de Jean-Claude Homawoo suscite quelques commentaires chez »Liberté ». « Entre nous hein, n’est-ce pas la haine supérieure ça ? » écrit la publication. Doutant de la réalité de cette interview, le tabloïd ajoute : « Sous réserve que cet entretien soit vraiment authentique, Jean-Claude Van Damme doit revoir sa copie ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » et »Liberté » donnent à savoir que des centaines de candidats togolais au pèlerinage à la Mecque risquent de ne pouvoir accomplir ce 5è pilier de l’Islam cette année. A en croire les deux confrères, les 1800 places prévues pour l’édition 2017 du Hadj sont toutes occupées alors qu’il reste encore 300 personnes à inscrire. Dans un registre différent, »Le Canard Indépendant » revient sur la rencontre qui a réuni les parlementaires de la CEDEAO au Burkina Faso sur la limitation des naissances. Le journal se montre sceptique et souligne que les dirigeants africains doivent d’abord chercher à relever le défi de la bonne gouvernance économique et politique. Parlant de la CEDEAO, un « sommet citoyen » de la société civile sous régionale s’est tenu du 13 au 15 juillet à Lomé sous son égide. Venus du Togo et d’ailleurs, renseigne »La Montagne », les panélistes ont planché pendant trois jours sur le protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance. Selon l’hebdomadaire, il en est résulté plusieurs recommandations dont celle qui prescrit de « composer avec la société civile et les organisations syndicales comme entités pour le suivi et la mise en œuvre » dudit protocole. Les participants ont également recommandé, entre autres, de « mettre en place une commission indépendante d’experts chevronnés pour le suivi des processus électoraux dans l’espace communautaire ». Toujours en lien avec la CEDEAO, »Liberté », après avoir fait le constat de ce que les rackets aux frontières ont la peau dure, se demande si Faure Gnassingbé réussira le combat contre
Revue de presse N° 919 du 27 juillet 2017
Les journaux parus ce jeudi évoquent la décentralisation au Togo. Ils consacrent également leurs colonnes aux réformes politiques et au processus de fusion de Togo Télécom et Togocel. Décentralisation au Togo Le processus est conduit par le gouvernement à travers le ministère de l’Administration territoriale. Payadowa Boukpessi est depuis mardi dernier en visite de travail au Maroc en prélude aux élections locales prévues l’année prochaine, informe »Togomatin ». Le ministre et la délégation qui l’accompagne sont allés « solliciter l’expérience marocaine » pour mieux mener la décentralisation et gérer les cultes, précisent »Forum de la Semaine » et »Waraa les Vainqueurs ». Pour leur part, »Echos du Pays » rappellent qu’il y a quelques jours, l’Union Européenne et l’Allemagne s’étaient engagées, à travers le lancement d’un programme, à mobiliser 12,35 milliards de FCFA pour accompagner le Togo, entre autres, dans la gestion des élections locales qui n’ont plus été organisées au Togo depuis très longtemps. Cet accompagnement financier des partenaires au développement est un « camouflet pour l’opposition », estime »Chronique de la Semaine », car celle-ci avait voté contre le découpage des communes. Comme on le voit, l’Union Européenne est disposée à apporter son appui à la décentralisation et surtout aux élections locales mais d’aucuns estiment que c’est une manière de faire « pression » sur le gouvernement qui ne se montre pas particulièrement prompt à organiser ce scrutin. Ayant peut-être eu vent de ce soupçon de pression, l’Ambassadeur, chef de la Délégation de l’UE au Togo a voulu remettre les choses à l’endroit. « Ce n’est pas à nous de décider comment ça doit être fait. Nous ne serons pas des Talibans pour l’organisation de ces élections locales », clarifie Nicolas Berlanga Martinez dans des propos rapportés dans »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, le processus de décentralisation est « en marche », constate »Flambeau des Démocrates ». Réformes politiques Le sujet sera remis au goût du jour en début du mois d’août prochain dans les rues de Lomé dans le cadre d’une marche qu’organise l’ANC qui entend ainsi remettre une couche de pression sur le pouvoir afin que ces réformes soient matérialisées. Rappelant que le parti à la couleur orange est en alliance avec le groupe de six autres formations politiques, »Le Bâtisseur » se demande si Fabre et compagnie seront seuls à prendre part à cette manifestation publique. A cette interrogation, »Echos du pays » répondent et assurent que la marche du 3 août ne connaîtra pas la participation des autres alliés. Il y a « déjà des zones de turbulence » au sein de l’union autour des réformes, note »Flambeau des Démocrates ». Le confrère pense que « l’unanimité qui reste difficile à faire en ce qui concerne la stratégie de lutte n’augure pas des lendemains meilleurs ». Il fallait s’y attendre souligne »Togomatin » dans son éditorial, étant entendu que le rapprochement entre le CAP 2015 et le groupe des six était une « alliance politique des contraires » à l’aune des stratégies de lutte de chaque regroupement. « Comment deux entités prônant des visions du monde aussi opposées peuvent-elles tenter de se mettre ensemble ? » se demande la publication. Conclusion du bihebdomadaire : « ce n’est pas par cette alliance que les réformes verront le jour au Togo ». Peut-être que le salut viendra de la commission de réflexion mise en place. A ce propos, »Liberté » se questionne : « A quand la fin des travaux des intellos de Faure Gnassingbé ? » Le quotidien privé fait observer que 7 mois après son installation, ladite commission n’a pas encore fourni la moindre proposition de réformes. De son côté, »Le Perroquet » fait savoir à l’opposition togolaise qu’elle n’a plus le droit de « décevoir » le peuple après tant d’années de lutte sans résultats escomptés. Pour »Togonyigba » l’opposition a montré qu’elle n’est pas organisée et prête à constituer une véritable alternative. Alors, le journal exhorte le pouvoir en place à « réformer sans tenir compte des caprices de l’opposition » et d’avoir surtout à l’esprit qu’il « ne peut pas se soumettre à la volonté d’une opposition minoritaire qui ne peut trouver son compte que dans le consensus ». Quid de la question relative à la Commission Electorale Nationale Indépendante ? Les analystes insistent sur une CENI technique mais »Flambeau des Démocrates » prescrit la prudence. « Ce serait une illusion de croire que parce que cette expérience réussit au Ghana et ailleurs, elle réussira forcément au Togo et dans n’importe quelles conditions », commente le journal. Sur le sujet, l’Union des Forces de Changement, mentionne »Togomatin », appelle à une CENI composée de représentants des corps constitués à l’instar des avocats, huissiers, greffiers, enseignants, pharmaciens etc. qui n’auront pas de compte à rendre aux partis politiques. Processus de fusion de Togo Télécom et Togocel »Echos du pays » suggèrent à ceux qui conduisent le projet de traduire les instructions du gouvernement dans les faits pour que Togocom, du nom de la structure qui naîtra de cette fusion puisse « mieux faire » que le groupe Togo Télécom. A en croire »Waraa les Vainqueurs », cette transformation est la mise en exécution d’un « agenda caché de la ministre Cina Lawson pour assouvir ses ambitions personnelles ». »Liberté » elle, parle de « supercherie qui se cache derrière Togocom » et l’intention de certaines personnes de faire main basse sur le secteur des Télécommunications au Togo. Le quotidien indique que l’on avance « vers une privatisation des entités étatiques ». Dans le reste de l’actualité, les confrères informent que les résultats du BEPC ont été proclamés hier. Le taux de réussite de 63,27 cette année est en hausse en comparaison à celui de l’année dernière qui était de 59,54. Tout à fait autre chose, »Le Perroquet » s’intéresse à la démocratie, à la décentralisation et au processus électoral au Togo. Le journal donne à savoir que depuis « cinquante ans, la famille Gnassingbé règne, dirige et usurpe par tous les moyens le pouvoir d’Etat ; le même clan, la même ethnie et la même minorité régente
Communiqué de la HAAC relatif à l’audition du Bimensuel ‘PANORAMA’
Communiqué de la HAAC relatif à l’audition du Bimensuel »PANORAMA »
Revue de presse N° 918 du 26 juillet 2017
Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la mort tragique de 5 artistes humoristes, l’appui de l’Union Européenne et de l’Allemagne au processus de décentralisation au Togo et la fusion annoncée de Togo Télécom et Togocel. Mort tragique de 5 artistes humoristes Ils revenaient de Kara où ils sont allés apporter leur grain de sel à la réussite des luttes traditionnelles en pays kabyè. Ils ont été emportés par la faucheuse suite à un accident de circulation. Autrefois, l’évocation des noms comme Folo, Agbasco ou Ousmane entre autres, suscitait du rire, désormais ce sont plutôt des larmes et des pleurs, regrette »Le Libéral ». Suite à ce drame, le gouvernement, au travers d’un communiqué, a présenté ses condoléances aux familles si durement affectées. Mais pas seulement. « Depuis mardi, des émissaires du gouvernement, porteurs d’un message du président de la République, rendent visite aux parents des victimes à qui ils apportent du réconfort », informe »Le Libéral ». Le moins qu’on puisse dire, c’est que la mort de ces humoristes a déclenché une avalanche de réactions de compassion. Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a, dans un communiqué, déploré cet « évènement malheureux » et a présenté ses condoléances aux familles éplorées, mentionne »Forum de la Semaine ». Idem pour le Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD), rapporte »Le Magnan Libéré ». »Le Dialogue » rappelle que Faure Gnassingbé a également compati à la douleur des familles éprouvées. Outre le chef de l’Etat, Agbéyomé Kodjo, Gilbert Bawara et bien d’autres personnalités se sont exprimées face à cette perte enregistrée dans le monde culturel. De son côté, »Liberté » pense qu’ « au-delà de cette pluie de compassions et d’hommages aux victimes, il urge de trouver des solutions à la fréquence des accidents tragiques sur la nationale numéro un ». Si certains ont choisi les voies classiques pour opiner sur ce triste évènement, d’autres ont plutôt opté pour les réseaux sociaux. Seulement, dans ce dernier cas, l’usage des images n’a pas toujours été fait avec mesure et à bon escient y compris par les professionnels des médias, obligeant l’Observatoire Togolais des Médias à monter au créneau pour rappeler les règles de l’art. « Dans ce contexte de vive douleur, l’OTM appelle les professionnels des médias à la retenue et à l’esprit de responsabilité… et leur demande de s’abstenir de publier et diffuser les clichés des morts », écrit l’organe d’autorégulation dans son communiqué publié dans les colonnes de »Le Magnan Libéré ». Par ailleurs, le tribunal des pairs rappelle aux médias que « la liberté de la presse doit s’accompagner du respect des règles d’éthique et de déontologie, notamment celle interdisant la publication des images choquantes ». L’usage mal à propos des médias sociaux et surtout de whatsapp est d’autant entré dans les habitudes que »Le Magnan Libéré » se demande si ce dernier cité est un « outil pour choquer ou pour informer ». Il est temps que les utilisateurs des nouveaux médias fassent preuve de plus responsabilité et d’humanisme suggère l’hebdomadaire. Justement, la HAAC a lancé la réflexion la semaine dernière à Kara à propos de ces médias sociaux, de sorte à en tenir compte dans le champ médiatique et à y étendre sa mission de régulation, ajoute le journal. Comme dit plus haut, ces humoristes qui sont passés de vie à trépas à la suite d’un accident revenaient de la région de la Kara où se sont déroulées les luttes Evala. Pendant une semaine les lutteurs ont rivalisé d’ardeur dans les différentes arènes et ce sont des échanges entre eux et le président de la République qui sont venus refermer les portes de l’édition de cette année, relève »Le Libéral ». Pour sa part, »Le Magnan Libéré » signale que la finale de Pya s’est achevée « en queue de poisson ». Toute chose qui a obligé le président Faure Gnassingbé à se retirer après qu’un camp a découvert la « tricherie » de la partie adverse qui a aligné un lutteur ayant déjà achevé ses trois années d’initiation. Soutien de l’UE et de l’Allemagne à la décentralisation au Togo Pour aider le gouvernement à concrétiser sa volonté de faire aboutir le processus de décentralisation, l’Union Européenne et l’Allemagne ont lancé à cet effet, en partenariat avec le ministère de l’Administration territoriale, un programme, rappellent »Le Libéral » et »Le Dialogue ». Ledit programme qui génère 12,35 milliards de FCFA au gouvernement togolais va lui permettre, entre autres, de couvrir les besoins financiers des collectivités locales, indique »Le Messager ». Au cours de la cérémonie de lancement, le ministre Payadowa Boukpessi a « réaffirmé » la tenue de élections locales l’année prochaine, informe »Le Magnan Libéré ». « »Probablement en juin 2018 » », précise »Forum de la Semaine ». En attendant, »Fraternité » publie la liste des 116 communes prévues avec leurs chefs-lieux et leurs ressorts territoriaux. Fusion de Togo Télécom et Togocel Le processus semble aller bon train et les deux sociétés feront place nette à une seule qui pourrait prendre la dénomination Togocom mais »Vision d’Afrique » renseigne que des personnes tapies dans l’ombre seraient en train de distiller au sein de l’opinion l’idée selon laquelle cette fusion ne serait pas la « panacée ». Et l’hebdomadaire de conclure que la « guerre » des intérêts pour l’occupation du « trône ne fait que commencer ». »Le Messager » lui s’interroge : « Quels sont les avantages de cette transformation pour les consommateurs ? Que devient le groupe Togo Télécom ? Faut-il craindre une privatisation du groupe Togocom ? » A ces questionnements, »Actu Express » ajoute les siens : « Que cache Cina Lawson en refusant le nom Togo Télécom au profit de Togocom ? » Sans attendre la réponse à ces interrogations, le confrère interpelle le chef de l’Etat sur les « manœuvres » de la ministre des Postes et de l’Economie numérique en direction d’une privatisation de la structure. Cette crainte est partagée par »La Lanterne » qui signale une volonté d’un « ministre et son clan de faire main
Revue de presse N° 917 du 25 juillet 2017
Les journaux parus ce mardi continuent de s’intéresser à l’édition 2017 des luttes traditionnelles en pays kabyè qui s’est achevée samedi dernier. Mais d’abord la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. C’est »Togomatin » qui évoque l’instance de régulation des médias pour rappeler qu’elle était en journée de réflexion le 19 juillet dernier à Kara pour plancher sur la gestion des consultations électorales. Le bihebdomadaire précise que cette réflexion élargie aux responsables des médias officiels a permis aux participants, entre autres, d’envisager une meilleure organisation en vue de faire face efficacement aux rendez-vous électoraux de 2018. Luttes traditionnelles en pays Kabyè Le rideau a été tiré samedi sur l’édition de cette année. Le lendemain, Faure Gnassingbé a fait le tour des cantons pour rencontrer les lutteurs et surtout les « féliciter pour le courage et l’endurance » dont ils ont fait preuve tout au long de ces rites ainsi que pour les entretenir sur la « symbolique » qu’ils revêtent, informe »Togomatin ». Le fait est rare pour ne pas être souligné, »Togo-Presse » renseigne que c’est la première fois que l’inverse se produit, c’est-à-dire que « c’étaient les Evala qui se rendaient à chaque fin de lutte au domicile du président Faure pour le saluer ». Et cette nouveauté n’est pas fortuite, ajoute le quotidien national qui souligne qu’elle traduit l’amour du chef de l’Etat pour ces lutteurs. Dans les localités qui ont été le théâtre des empoignades dans le cadre des luttes Evala, l’ambiance était bon enfant avec comme corollaire chants, danses et rires aussi. Sauf que « Folo, Agbasco, Ousmane ne nous feront plus rire », regrette »Togomatin ». Les trois noms cités supra et 2 autres artistes humoristes ont laissé leur vie dans un accident de circulation survenu sur leur chemin du retour à Lomé en provenance de Kara. La triste nouvelle a fait mouvoir plus d’un et le président de la République n’est pas resté insensible. « J’ai appris avec une immense peine la disparition, dans un accident de circulation, de plusieurs compatriotes, dont de célèbres humoristes. Je partage profondément la douleur des familles éplorées et leur présente mes sincères condoléances ainsi que celles de la nation togolaise », a écrit Faure Gnassingbé dans un message posté sur son compte twitter et rapporté dans »Forum de la Semaine » et »L’Union pour la Patrie ». Dans un communiqué rendu public hier, le gouvernement dit également compatir à la douleur des familles et de la corporation des personnes disparues si durement éprouvées. C’est le cas de le dire, ce sont les réseaux sociaux qui ont très vite informé de cette douloureuse nouvelle avec des photos parfois choquantes sur l’ampleur de l’accident et surtout montrant les corps sans vie des humoristes. Cet état de fait offusque »Togomatin » qui explique que faire usage et mal à propos de ces images c’est « manquer de rendre à ces artistes l’hommage qu’ils méritent et surtout galvauder la très belle image qu’on a eu d’eux de leur vivant et que le bon sens aurait voulu qu’on garde d’eux à jamais ». Et le journal d’interpeler la conscience des utilisateurs des réseaux sociaux. »L’Alternative » aussi opine sur les luttes Evala, édition 2017 et cet accident mortel. Elle parle d’une « curieuse édition, après de prétendues purifications du pays ». « Faut-il y voir un signe des temps ? » s’interroge le bihebdomadaire. Et ce n’est pas tout. L’autre « tâche noire », poursuit le journal, c’est la « fraude » assortie de « chienlit » auxquelles les spectateurs ont assisté à la finale de Pya. A en croire le confrère, fidèle à cette pratique, l’équipe junior de Pya Akéi a fait appel à des « mercenaires » pour faire face aux lutteurs de Pya Haut. La manœuvre ayant été découverte, l’arène était devenue un « champ de bataille », cette fois-ci pas à la loyal. « L’affrontement » a généré un « environnement hostile » tant et si bien que Faure Gnassingbé a dû « se retirer discrètement pour se mettre à l’abri », écrit le tabloïd. Conclusion de la publication : « la fraude n’est pas pratiquée que lors des élections ». Ces « manipulations frauduleuses sont au cœur de vives polémiques dans plusieurs autres localités du pays », insiste-t-elle. La presse du jour donne également à savoir que l’Union Européenne et l’Allemagne appuient le processus de décentralisation au Togo. Cet appui s’est matérialisé par le lancement hier à Lomé d’un programme qui rapporte au Togo environ 12,35 milliards de FCFA. Ledit programme s’étale sur la période 2017-2021 et « contribuera à améliorer la gouvernance locale et l’accès des citoyens aux services municipaux », indique »Togo-Presse ». Ce financement est une manière de mettre la pression sur le gouvernement afin que les élections locales se déroulent en 2018 comme prévu, note »Liberté ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » donne à savoir que « face à la démission de l’Etat », un Togolais vivant aux Etats-Unis a lancé une collecte de fonds pour « sauver » le CHU Sylvanus Olympio pendant que Faure Gnassingbé entend s’occuper de la santé des populations de la CEDEAO. Au surplus, »Togomatin » mentionne qu’un exercice de simulation a été organisé pour tester le système sécuritaire dans les environs de l’hôtel Radisson Blu 2 Février, en prélude au Forum sur l’Agoa prévu en août prochain à Lomé. Ce rendez-vous servira de test à la tenue du sommet Israël-Afrique qui abordera la question relative au terrorisme. Le Togo aurait pu choisir de parler d’autres choses dans la mesure où l’organisation du sommet d’octobre prochain peut déclencher la « colère » des terroristes qui chercheront à s’intéresser au Togo qui semble entretenir de bonnes relations avec Israël, car « l’ami de mon ennemi est mon ennemi », ironise »Liberté ». Et puis, »L’Alternative » croit savoir que le projet de fusion annoncée de Togo Télecom et Togocel n’a pas de grandes chances de réussite, au regard des manœuvres et non-dits qui l’entourent. Pendant ce temps, ajoute le journal, la ministre Cina Lawson peine à rassurer