La décision du CAR de ne pas prendre part au prochain conclave de la coalition des partis de l’opposition est à la une des journaux parus ce vendredi. C’est »Vérité des Peuples » qui pose la question : « quelle force pour la C14 après la désillusion des manifestations du 26 janvier dernier ? » Pour l’hebdomadaire, ce regroupement de partis « n’a plus de force à faire valoir dans le giron politique » après que ses dernières marches n’ont pas fait foule dans la rue. Et les choses semblent ne pas s’arranger pour la coalition qui projette de réunir ses partis membres dans le cadre d’un conclave prévu le 12 février prochain. Les publications donnent à savoir que l’un de ces partis membres, précisément le Comité d’Action pour le Renouveau a, au travers d’une correspondance, informé la C14 de son intention de ne pas participer à ces assises. »Le Canard Indépendant », »Togomatin » et »Forum de la Semaine » croient savoir que la décision du CAR est la résultante de certaines postures arborées par des responsables du regroupement. Selon les confrères cités supra, ces agissements se déclinent en stigmatisation, conduite hégémonique et refus de prendre en compte les propositions des autres formations membres de la coalition. »Togoréveil » qui donne la parole à un cadre du CAR assure qu’il s’agit bien d’un divorce : « Me Agboyibo est tout furieux parce que lors de la dernière réunion du comité de suivi à Conakry, il avait demandé à la coalition des 14 d’envoyer leurs représentants au sein de la CENI et de demander le report des élections, ce que les facilitateurs avaient accueilli favorablement avant que le président de l’ANC ne vienne opposer son refus et ce malgré la volonté de certaines formations politiques comme le PNP d’aller dans ce sens. Agboyibo regrette d’avoir suivi Fabre et Adjamagbo. Pour nous au CAR, cette affaire est terminée, notre collaboration s’arrête ici ». »L’Eveil de la Nation » de renchérir : « Aujourd’hui c’est acté, la coalition n’attend que le naufrage qui visiblement n’est pas loin puisque le navire n’arrête pas de prendre l’eau ». ‘‘Togoréveil » confirme et signale qu’après le MCD et le CAR, « d’autres départs sont annoncés sans vacarme ». Conclusion du journal : « la coalition n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis le naufrage du 20 décembre ». Toujours en politique, »L’Alternative » explique qu’il n’y a rien de nouveau dans la déclaration de politique générale du gouvernement Klassou II. Pour le bihebdomadaire, c’est tout simplement du « réchauffé ». Un peu dans la même veine, »Liberté » souligne que même déclarée « caduque » et « hors-jeu », la coalition des partis de l’opposition continue de préoccuper le pouvoir. Cela « donne à conclure que les accusations portées sur ce regroupement de constituer une entrave à la mise en œuvre des ambitions de Faure ne sont que des faux-fuyants », écrit le quotidien privé. Dans le secteur de l’éducation, »Togomatin » renseigne que « les fonctionnaires de l’enseignement général sont à la recherche de leur ministre de tutelle ». Par ailleurs, ‘‘Forum de la Semaine » et »Le Canard Indépendant » informent qu’il y a des « menaces » de reprise des mouvements de grève dans les rangs des enseignants. La raison ? Ces derniers ne voient rien venir par rapport à la promesse des 2 milliards de FCFA de primes faite par le gouvernement togolais pour le mois de janvier 2019. Au surplus, ‘‘Liberté » révèle des pratiques corruptives au sein de la justice togolaise. D’après la publication, certains prévenus qu’elle considère comme des « otages des magistrats », qui devraient normalement être élargis sont obligés de payer pour recouvrer leur liberté. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1168 du 06 février 2019
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la commémoration du 14è anniversaire de la disparition du président Gnassingbé Eyadema et la situation politique au Togo. Disparition du président Eyadema La date d’hier a coïncidé avec le 14è anniversaire du rappel à Dieu de ce grand homme. Des célébrations œcuméniques ont eu lieu à l’étranger mais aussi sur le territoire national, notamment à Pya en présence du chef de l’Etat, des présidents des institutions et des membres du gouvernement, entre autres. Près de 15 ans après que Gnassingbé Eyadema a tiré sa révérence, il reste « à jamais dans les cœurs » des Togolais, relève ‘‘L’Eveil de la Nation ». Il demeure dans la mémoire collective, confirme »Le Dialogue » qui se questionne : « comment peut-on oublier les actes de générosité posés par ce grand homme d’Etat qui a régné sur le Togo durant 38 ans ? ». Pour sa part, ‘‘Fraternité » donne à revivre « les dernières heures » de l’illustre disparu. »Liberté » elle, s’intéresse à la succession du président Eyadema. Le quotidien privé rappelle qu’un groupe d’officiers supérieurs avaient apporté son soutien à Faure Gnassingbé. La publication se demande ce que sont devenus ces officiers 14 ans après « l’allégeance du siècle ». Dahuku Péré, lui ne faisait pas partie de ces personnalités mais il a travaillé avec feu le président Eyadema. « Qu’est devenu l’ancien président de l’Assemblée nationale ? » se demande »Le Triangle des Enjeux ». Situation politique au Togo Pour ‘‘Liberté », « la crise reste entière » malgré l’épilogue du processus électoral. Non content d’observer que la CEDEAO a « disparu de la circulation », le confrère note que la conduite par l’organisation communautaire du dossier togolais a laissé la population sur sa soif de l’alternance. Le tabloïd en vient à la conclusion que la CEDEAO ne « s’était invitée » dans la ‘crise togolaise’ que pour « secourir Faure Gnassingbé ». Qu’à cela ne tienne, l’institution sous-régionale avait élaboré une feuille de route dans laquelle figure en bonne place la mise en œuvre des réformes. Justement, concernant ces réformes, le ministre Gilbert Bawara, dans des propos rapportés par ‘‘Le Dialogue » assure que « la révision constitutionnelle sera menée à son terme et que des dispositions appropriées seront adoptées ». Quid des élections locales ? « Il faudra les tenir au plus tard au mois d’avril », opine le député Innocent Kagbara toujours dans les colonnes de »Le Dialogue ». Jean Kissi aurait pu faire partie de la présente législature si la C14 n’avait pas boycotté les dernières élections législatives. Ce faisant, l’ex-député de Vo connu pour sa perspicacité est « le grand perdant » de ce refus de prendre part au scrutin du 20 décembre, sans doute « victime du diktat de Jean-Pierre Fabre et Kafui Adjamagbo », souligne »L’Eveil de la Nation ». »La Manchette » évoque un autre rendez-vous électoral : celui de 2020. A en croire l’hebdomadaire, il pourra y avoir soit alternance soit conservation du pouvoir avec des « scénarii » qui mettent au centre du jeu des personnalités telles François Boko, Pascal Bodjona et Kodjo Adédzé. Un tout autre sujet dans la presse du jour, l’affaire d’incendie des marchés. « Quel sort pour les ex-détenus ? » s’interroge »Le Triangle des Enjeux ». De son côté, ‘‘La Dépêche » s’intéresse à un autre détenu, Kpatcha Gnassingbé dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Le journal écrit : « Faure qu’as-tu fait de ton frère ? ». Au surplus, évoquant la dernière sortie médiatique de Mgr Kpodzro, »Le Triangle des Enjeux » signale que l’ancien archevêque de Lomé « prend le fils du Gal Eyadema par le cou ». Par ailleurs, après s’être demandé si « l’éducation est en péril au Togo », ‘‘Liberté » rapporte que « l’absence d’un ministère des Enseignements primaire et secondaire est décriée ». Le Service de Presse/HAAC
Liste des demandeurs de l’Aide de l’Etat à la Presse (PRESSE ECRITE)
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Revue de presse N° 1167 du 05 février 2019
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la situation politique au Togo. Mais d’abord la commémoration ce jour de l’anniversaire de la disparition de Gnassingbé Eyadema. « Il y a 14 déjà que le robuste baobab de Pya a été rappelé par son Créateur », rapporte »Courrier de la République » qui précise que l’ancien président « dégageait un tel charisme, une telle vie et santé que la nouvelle de son décès avait été perçue aux premières heures comme une vraie blague ». Beaucoup d’eau a coulé sous le pont mais il reste présent dans la mémoire collective, relève l’hebdomadaire qui ajoute que l’illustre disparu « manque encore aux Togolais ». Le président Eyadema « reste un modèle de paix » plusieurs années après qu’il a tiré sa révérence, soulignent »Togomatin » et »Vision d’Afrique ». Pour sa part, »Liberté » fait « l’état des lieux » de la succession de Faure Gnassingbé à son père. Le quotidien privé estime que 14 ans après, « la situation semble empirer, puisque l’alternance que le peuple togolais était en droit d’espérer sous l’actuel président n’est qu’à l’étape de rêve lointain ». « Bien plus, l’homme verrouille et repousse indéfiniment l’avènement de cette alternance », poursuit le journal. Dans tous les cas, plusieurs messes ont été dites en la mémoire du président Eyadema, renseigne »Togomatin ». La situation politique du pays intéresse également les journaux parus ce mardi. »L’Alternative » observe un « calme précaire » dans le landerneau mais prévient : « personne n’ignore le peuple et sa capacité à réagir quand il veut ». Seulement, »Le Médium » assure que la rue a montré ses limites. Pour le tabloid, le recours systématique de l’opposition togolaise à la rue peut être interprété comme une panne de stratégies, de réflexion et d’actions. Parlant de l’opposition, ‘‘Nouvelle Opinion » pense que la C14 doit « tirer les leçons de son échec » et changer son fusil d’épaule. « L’opposition doit se réinventer et changer de stratégie », renchérit ‘‘Togo Nyigba ». »Courrier de la République » d’inviter la classe opposante à se remettre en cause et aller vers le « renouveau ». Pendant ce temps, le président Faure Gnassingbé « renforce sa politique d’apaisement » avec la libération des détenus, signalent »Nouvelle Opinion » et »Le Médium ». Il n’oublie pas l’enjeu électoral de 2020. Dans cette optique, il a mis en place sa « locomotive » avec pour chefs de bord Komi Sélom Klassou à la primature et Yawa Tségan à l’Assemblée nationale, mentionne »Togo Nyigba ». De son côté, »Courrier de la République » donne à savoir que les dernières élections législatives constituent plutôt une « patate chaude » entre les mains de Faure Gnassingbé, un « casse-tête » pour le président qui est « obligé d’user de stratagèmes pour maintenir l’équilibre dans son camp, face au mécontentement des cadres et militants ». Qu’à cela ne tienne, l’Assemblée nationale issue du scrutin du 20 décembre est en place. ‘‘Canal D » exhorte les élus du peuple à se mettre « au boulot », car « aucune excuse ne sera tolérée » en ce qui concerne principalement les réformes. Dans un tout autre registre, »Liberté » informe que l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo, David Gilmour, est en fin de mission. A en croire le quotidien, il sera remplacé le mois prochain par Eric William Stromayer qui connait l’Afrique pour avoir servi à plusieurs postes diplomatiques au Maroc, Sénégal et au Burkina Faso. En outre, la presse du jour se fait l’écho de l’atelier de sensibilisation organisé vendredi dernier à l’attention des professionnels des médias par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1166 du 04 février 2019
Les journaux parus ce lundi reviennent sur les élections législatives du 20 décembre 2018. Ils se font aussi l’écho de la signature d’un financement pour l’approvisionnement de la ville de Kara et ses environs en eau potable. Législatives du 20 décembre L’ancien commissaire européen, Louis Michel, se prononce sur ce scrutin et salue son organisation réussie qui a débouché sur une assemblée nationale pluraliste. Il regrette cependant le ‘radicalisme’ de l’opposition qui a été un frein à l’aboutissement du dialogue. « Si la majorité veut ouvrir le jeu, elle doit avoir des interlocuteurs qui ne cassent pas la dynamique de négociation », explique-t-il dans des propos rapportés par »Forum de la Semaine ». Pour »Liberté », « les propos du député européen heurtent le bon sens et le commun des Togolais acquis à la cause de l’alternance ». « Rien d’étonnant en fait, connaissant l’homme », commente le quotidien privé qui présente l’ex-vice Premier ministre belge comme « le plus grand griot ou parrain blanc du pouvoir de père en fils » au Togo. L’autre fait lié aux dernières élections législatives, c’est la sorte de »ping-pong » que se livrent Gerry Taama et Abass Bonfoh ainsi que le rapporte la presse. Selon les confrères, c’est l’ancien président de l’Assemblée nationale qui a été le premier à s’offusquer publiquement du fait qu’un siège ait été attribué au NET de l’honorable Taama à Bassar. Pour lui, cela ressemblait à un arrangement. A son tour, le président du NET serait allé sur les médias répondre à la sortie de M. Bonfoh. Ce dernier, toujours à en croire les journaux, de revenir à la charge à travers cette déclaration : « je pense que pour un arrangement, nous devons nous taire. La radio ne règle rien ». Abass Bonfoh « rabat donc le caquet à Gerry Taama », observe »Liberté » qui se demande si ce « conseil » de l’ancien président suffira à faire taire le premier responsable du NET qui « aime bavarder comme une pie ». Il n’en faut pas plus pour que »Le Correcteur » assure que « Le feuilleton Bonfoh-Taama autour de la comédie électorale est la preuve de la consécration d’une République dépravée ». Signature de financement pour l’approvisionnement de Kara et ses environs en eau potable Il s’agit d’un prêt de 12 milliards de FCFA accordé par le Fonds Koweïtien à l’Etat togolais, renseigne » L’Audience ». Selon le bimensuel, ce financement permettre la réalisation d’un projet d’approvisionnement en eau potable de la vielle de Kara et ses environs, notamment, Bafilo, Kétao, Pagouda, Niamtougou, Atchangbadè, Djmadè et Awandjélo. « A Kara, le taux de desserte qui est actuellement de 47% pourrait passer à environ 80% à l’horizon 2030 », relève »Economie & Développement ». « Après 50 ans de règne, c’est grâce au fonds Koweïtien que les populations de la ville de Kara pourront avoir accès à l’eau potable. Ce n’est pas malheureux ça ? » commente »Liberté » qui fait observer que « durant des décennies, les grands commis de l’Etat, les directeurs de société, les hauts gradés de l’armée et les grands opérateurs économiques issus de la région de la Kara n’ont pu rassembler 12 milliards pour offrir de l’eau potable aux habitants ». Pour le journal, c’est « le signe d’un lamentable fiasco après tout ce temps au pouvoir ». Dans le reste de l’actualité, les publications du jour rendent compte de la tenue vendredi dernier à Lomé d’un atelier de sensibilisation organisé par la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA). Au cours de cet atelier, rapportent les tabloïds, il a été sollicité l’implication des médias dans le combat contre ce fléau. La HAAC a été représentée à cette rencontre par M. Kasséré Pierre SABI qui a présenté une communication sur « le cadre législatif et institutionnel de l’exercice de la liberté de presse et de communication » ainsi que sur « le droit d’accès à l’information et à la documentation publique ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1165 du 1er février 2019
Dans sa parution du jour, ‘‘L’Eveil de la Nation » évoque les « actes forts » du président de la République ces derniers jours, entre autres, sa bénédiction à l’élection d’une femme à la tête de l’Assemblée nationale et surtout sa grâce accordée à 44 détenus. Cela participe à la « décrispation du climat politique et au renforcement de la démocratie », souligne le bihebdomadaire. Sur la libération de ces détenus, »Le Changement » se demande s’il « s’agit des militants de la C14 recommandés par la feuille de route de la CEDEAO ». Dans tous les cas, ces détenus « inculpés pour des faits criminels » ont recouvré la liberté, écrit »Togomatin ». Parmi eux, deux, en l’occurrence Messenth Kokodoko et Joseph Eza sont « revenus de l’enfer », relèvent »Liberté » et »L’Alternative ». L’une des missions du gouvernement Klassou II sera d’œuvrer pour l’adoption des réformes ainsi que cela a été relevé devant l’Assemblée nationale au cours de la déclaration de la politique générale. Mais seulement, « de quelle façon ces réformes vont-elles s’opérer ? » se questionne ‘‘Le Changement », car explique le journal, le pouvoir qui « rechignait » de faire aboutir les réformes « n’est pas loin d’interpréter les textes à sa guise pour aboutir à des réformes biaisées », maintenant qu’il est contraint d’exécuter les recommandations de la CEDEAO. L’autre défi du nouveau gouvernement sera l’organisation des élections locales. Ce scrutin peut-il se tenir avant 2020 ? se demande »Le Canard Indépendant ». La publication pense que « la probabilité de l’organisation d’un tel scrutin avant la présidentielle de 2020 est très faible » d’autant plus que « l’ambiance n’est pas au top au sein du parti au pouvoir ». Parlant de l’échéance électorale de 2020, »Liberté » donne à savoir que le Premier ministre assure que le vainqueur de cette consultation populaire sera Faure Gnassingbé. « Griotisme, quand tu nous tiens ! », commente le quotidien qui en déduit que l’alternance à la tête du pays « n’est pas en vue ». En outre, »L’Eveil de la Nation » assure que « d’énormes défis » attendent le nouveau ministre de la Communication, entre autres, le « déficit de communication » sur les sujets qui font l’actualité. Dans un autre registre, »Togomatin » donne la parole à Louis Michel, ancien commissaire européen. Celui-ci pense que le parlement issu des dernières législatives est « pluraliste avec des indépendants et des membres de l’opposition ». Un tout autre sujet, la sortie de Monseigneur Kpodzro. Il a « déversé sa bile sur les résultats des législatives et sur la CEDEAO », mentionne »Le Changement ». « Pour qui roule »-t-il ? s’interroge »L’Eveil de la Nation ». En réalité, l’ancien archevêque a dit ses 4 vérités à la classe politique togolaise, note »Le Canard Indépendant ». Cette sortie de Mgr Kpodzro sonne comme un « véritable testament laissé aux Togolais », indique »L’Alternative ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1164 du 31 janvier 2019
Les journaux parus ce jeudi continuent de commenter le nouveau gouvernement. Après quelques semaines d’attente, le gouvernement togolais a été rendu public mercredi dernier. Il est conduit par Komi Sélom Klassou. »La Symphonie » justifie cette reconduction par le leadership du Premier ministre qui a débouché sur des avancées notables dans plusieurs départements ministériels. Le bimensuel cite, entre autres, les domaines tels que l’agriculture, le commerce, le développement à la base et la décentralisation. L’équipe Klassou II a été publiée en deux temps. D’abord 23 ministres, puis trois (3) autres ensuite. »Liberté » explique que d’anciens ministres continuent de nourrir l’espoir qu’ils peuvent être rappelés au gouvernement à tout moment, « même les mangeurs de l’argent public ». En attendant, le nouveau gouvernement se met au travail. Après le séminaire de la semaine dernière, le gouvernement s’est retrouvé hier autour du président de la République pour son tout premier conseil des ministres. Ainsi qu’informe ‘‘Togo-Presse », « le chef de l’Etat a instruit l’équipe gouvernementale à poursuivre les réformes dans l’optique de consolider la démocratie et l’état de droit et d’assurer le bien-être des populations ». Mais ce n’est pas tout. Faure Gnassingbé a décidé la libération par grâce présidentielle de 44 détenus, informe »Chronique de la semaine ». »Togomatin » de compléter que les tribunaux de commerce de Lomé et de Kara ont été créés. Le gouvernement connu, les « défis » qui l’attendent le sont aussi, relèvent »Echos du Pays ». Et ces défis sont contenus dans le PND sur lequel est adossé le plan d’action de l’équipe Klassou, notent »Waraa les Vainqueurs ». Pour ‘‘Le Perroquet », « l’ancien nouveau gouvernement » a pour mission « la violation des droits de l’homme, le pillage à huis clos et la conservation du pouvoir ». Quoi qu’il en soit, le gouvernement Klassou II a « 12 mois pour convaincre », relève »Flambeau des Démocrates ». De son côté, »Fraternité » assure que « l’objectif assigné au nouvel exécutif est d’œuvrer pour une victoire du parti au pouvoir en 2020, surtout qu’à ce stade, tout semble montrer que Faure Gnassingbé ne renonce pas encore à être candidat pour un quatrième mandat ». Par ailleurs, »Waraa les Vainqueurs » signalent que le nouveau ministre de la Communication, Foli-Bazi Katata a du boulot dans son département. La publication explique qu’il doit veiller à la mise en œuvre des recommandations des états généraux de la presse, tenus en 2014, œuvrer à ramener la confiance entre les professionnels des médias et le ministère de la Communication puis corriger l’image de marque de la TVT. M. Foli-Bazi a un an pour « guérir la presse et le sport » au Togo, écrit ‘‘Flambeau des Démocrates ». Son prédécesseur, Guy Madjé Lorenzo risque, maintenant qu’il n’est plus au gouvernement, de connaître « des déboires judiciaires pour l’affaire des 600 millions de la CAN 2017 portés disparus », mentionne ‘‘Le Perroquet ». En outre, la presse du jour revient sur les marches de la coalition des partis de l’opposition qui ont connu une faible affluence le week-end dernier. « L’année commence mal pour la C14 », soulignent »Waraa les Vainqueurs ». « Une remise en cause s’impose » dans les rangs de ce regroupement, commente ‘‘Flambeau des Démocrates ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1162 du 29 janvier 2019
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent le nouveau gouvernement et les marches de la coalition des partis de l’opposition. Gouvernement Klassou II Selon »L’Union pour la Patrie », à la manœuvre, le président de la République a joué une haute partition dans la formation et le déploiement de la nouvelle équipe gouvernementale. Et les 72 dernières heures ont été « non-stop » pour Faure Gnassingbé qui était sur la brèche, relève le bihebdomadaire. »L’Alternative » elle, s’attarde sur l’annonce du gouvernement qui, selon elle, a été faite dans un « grand cafouillage ». Non content de relever que les décrets portant nomination du Premier ministre et composition du gouvernement ont été rendus publics au même moment, ce qui, d’après lui, laisse croire que ce n’est pas le chef du gouvernement qui a proposé les membres de son équipe, le tabloid note que l’appareil gouvernemental n’était pas complet dès sa publication. Commentaire du journal : « passer autant de temps pour désigner Komi Sélom Klassou comme Premier ministre et annoncer une équipe incomplète, il faut prendre ses responsabilités à la légère à la tête du pays pour en arriver là ». Qu’à cela ne tienne, le gouvernement de Sélom Klassou a obtenu la confiance du parlement à l’issue de la déclaration de sa politique générale devant la Représentation nationale, rappelle »Vérité des Peuples ». Et d’ajouter à l’endroit des ministres qu’ils ont une « obligation de réussite » dans leurs missions. D’ailleurs, ces derniers n’ont pas perdu du temps après leur nomination ou reconduction. Dans la foulée, ils ont été conviés à un séminaire gouvernemental marqué par la présence effective du chef de l’Etat, précise »Togo-Presse ». La plupart d’entre eux a pris fonction hier lundi au cours de cérémonies symboliques de passation de service, renseigne ‘‘Togomatin ». « Forts de ce quitus, les nouveaux serviteurs du peuple peuvent maintenant s’atteler à répondre aux exigences de leurs cahiers de charge. Naturellement, ceux qui ont été reconduits ne se feront pas prier pour poursuivre les chantiers sur lesquels ils étaient déjà engagés », explique le quotidien privé. De son côté, »L’Alternative » regrette que des ministres comme Ouro-Koura Agadazi, Ninsao Gonfam, Guy Madjé Lorenzo et Fiatuwo Sessenou, pourtant mêlés à des « scandales », aient quitté le gouvernement « en toute impunité ». Pour sa part, »Le Panafricain » s’attarde sur un membre du gouvernement, en l’occurrence Christian Trimua et rappelle que celui-ci avait été mêlé à un « scandale de tuerie de jeunes filles au Togo » et est également connu pour ses « propos virulents envers les leaders de l’opposition et les populations ». Conclusion du bimensuel : le nommer ministre des Droits de l’Homme est une « pure moquerie à l’endroit du peuple togolais ». Il faut dire que la publication du gouvernement est intervenue quelques jours seulement après l’élection de l’honorable Yawa Tségan à la tête de l’Assemblée nationale. »Le Tonnerre » parle de la « surprise du chef » dans le choix de cette inspectrice des impôts que personne de voyait au perchoir. Dans tous les cas, c’est un choix historique, dans la mesure où c’est la première fois depuis l’indépendance du Togo que l’hémicycle sera dirigé par une femme, relève ‘‘Vérité des Peuples ». Lorsque »L’Indépendant Express » observe le gouvernement et l’Assemblée nationale, il qualifie de « fade » la politique togolaise qui, selon lui, ressemble beaucoup plus à une « mise en scène » qui ne durera que 6 mois. Le journal croit savoir que si « les conditions de négociations sont réunies », il sera mis fin à tout ce « folklore » afin de « passer aux choses sérieuses ». Marches de la C14 « Le peuple était vent debout contre la dictature des Gnassingbé » samedi dernier dans les rues à travers le pays, écrit »Le Panafricain ». Ces marches se sont déroulées « entre le sabotage militaire et la résistance du peuple », précise »L’Indépendant Express ». ‘‘Vérité des Peuple » constate que ces manifestations populaires n’ont pas drainé grand monde et questionne les mobiles de cette faible mobilisation : « est-ce la lassitude qui gagne les militants et sympathisants de la C14 ou les forces de l’ordre déployées sur le terrain qui ont amené les militants à avoir peur de sortir ? ». C’est cette dernière raison qu’avance Mme Adjamagbo dans les colonnes de »L’Alternative ». Mais au lieu de s’en « réjouir, le pouvoir devrait plutôt s’inquiéter » de la faible mobilisation observée lors de la reprise des marches, car au moins avec ces marches, « les citoyens arrivent à évacuer leurs frustrations et ressentis », écrit »Liberté ». Tenter de les « empêcher » par des « manœuvres » de tous ordres conduira tôt ou tard à une « explosion » qui risque de faire beaucoup de « dégâts », commente le quotidien. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour se fait l’écho de la visite d’amitié et de travail que le chef de l’Etat a effectué hier à Abidjan en Côte d’Ivoire auprès de son homologue Alassane Ouattara. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1162 du 28 janvier 2019
La publication du nouveau gouvernement, la déclaration de la politique générale de la nouvelle équipe devant l’Assemblée nationale et les manifestations de rue de la coalition des partis de l’opposition sont à la une des journaux parus ce lundi. »Liberté » revient sur le maintien du Premier ministre, Komi Sélom Klassou, à son poste et assure que cette reconduction « relève presque d’une hérésie, d’un non-sens » dans la mesure où le chef du gouvernement a été « moins utile aux populations ». Pour sa part, »Le Correcteur » observe que le gouvernement a été rendu public « en plusieurs temps », il l’a été surtout « en violation de la constitution », attendu que le Premier ministre a été nommé en même temps que les membres de son gouvernement. « C’est ça la gestion du Togo ? quelle bassesse d’esprit », écrit le bihebdomadaire. »Liberté » elle, parle de « véritable salade Russe ». Pour le quotidien privé, « le Togo touche de plus en plus le fond ». La publication relève que la reconduction de certains ministres à leur poste s’explique par l’enjeu électoral de 2020. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle équipe gouvernementale avec à sa tête Sélom Klassou était devant les députés vendredi dernier pour la déclaration de sa politique générale. Il a obtenu la confiance des élus du peuple, rappellent »Togo-Presse » et »Nouvelle Opinion ». »Le Correcteur » s’étonne que les députés aient accordé leur confiance à ce gouvernement malgré les ‘irrégularités’ qui ont entaché sa formation. « Ne dites plus Assemblée Nationale, dites Assemblée Mouton », commente le confrère ». N’empêche, il n’y a pas eu motion de défiance et « les ministres sont officiellement renvoyés à leurs fonctions », mentionne »Méga Info ». Un double défi attend la nouvelle équipe gouvernementale : « la réussite du Plan National du Développement et l’enracinement de la démocratie », soulignent »Togomatin » et »Togo-Presse ». « Les ministres ont l’obligation de réussir leurs missions pour rehausser la politique de Faure Gnassingbé », renchérit »Nouvelle Opinion ». En outre, ‘‘Le Correcteur » revient sur l’élection de l’honorable Yawa Tségan à la présidence de l’Assemblée nationale et signale que c’est « du cosmétique pour attirer les regards sur une Assemblée frelatée ». Pendant ce temps, la coalition renouait avec ses marches le week-end dernier. Elle est pour une « intensification » de la mobilisation pour les réformes et l’alternance démocratique, informe ‘‘Liberté’‘. Mais pour cette reprise des manifestations populaires, ce n’était la grande affluence, note »Togomatin » qui parle de « faible mobilisation ». « La montagne a accouché d’une souris », commente ‘‘Le Combat du Peuple ». Pour sa part »Nouvelle Opinion » estime que cette faible mobilisation dans les rues samedi est un « cinglant revers pour les leaders de la coalition ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1160 du 25 janvier 2018
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi : la formation du nouveau gouvernement, l’élection du président de l’Assemblée nationale et les manifestations de rue de la coalition des partis de l’opposition. Formation du nouveau gouvernement L’annonce de la composition du nouveau gouvernement est intervenue tard hier et il est à signaler que cette équipe sera conduite par Komi Sélom Klassou. Marquée par la présence de cinq ()5 femmes, elle voit onze (11) ministres quitter le navire gouvernemental pour dix (10) nouvelles entrées. Parmi les ministres qui font leur entrée au gouvernement, l’on peut citer, entre autres, le commissaire de l’OTR Kodzo Adédzé. Dans le rang de ceux qui ne figurent plus dans la nouvelle équipe, il y a, entre autres, Guy Madjé Lorenzo, Ninsao Gnofam, Ouro-Koura Agadazi, Nicoué Broohm et Bernadette Legzim-Balouki. Sont reconduits à leur poste : Victoire Dogbé, Gilbert Bawara, Cina Lawson, Yark Damehane, Robert Dussey, Payadowa Boukpessi, Sani Yaya, Puis Agbétomey, Dèdèriwè Ably-Bidamon et Moustafa Mijiyawa. Mais ce n’est pas tout. A en croire »Forum de la Semaine », « ce nouveau gouvernement est appelé à s’agrandir dans les heures ou jours à venir, car plusieurs portefeuilles et non moins importants manquent à l’appel, à l’instar de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche, de la Communication, des Sports, des Enseignements primaire et secondaire, de la Finance inclusive, de l’urbanisme et Habitat ». L’on observe donc que Komi Sélom Klassou est reconduit à son poste. »Togomatin » explique pourquoi le Premier ministre sortant est « l’homme de la situation ». Selon le quotidien privé, il n’était pas important de changer le cap tenu par M. Klassou qui est impliqué dans la mise en œuvre des réformes et dans le processus de décentralisation ainsi que le Programme National de Développement (PND) et qui, sans doute aura un important rôle à jouer dans les préparatifs de l’élection présidentielle de 2020. Aussi, toujours d’après la publication, « la reconduction du Premier ministre est un acte fort, car pour une première fois, les deux personnalités les plus importantes du pays après le chef de l’Etat, ne sont pas issues du Nord du pays », toute chose qui « montre que le président va toujours au-delà des carcans et vole au-dessus des clichés. » Dans tous les cas, »L’Eveil de la Nation » assure que cette reconduction non seulement de M. Klassou mais aussi d’une bonne partie de ses ministres est tout sauf une surprise et signifie que « le chef de l’Etat prend le risque d’assumer et d’affronter toutes sortes de critiques, car loin de faire du surplace avec une équipe reconduite à plus de la moitié, Faure Gnassingbé fait le choix de la consolidation des grandes actions qu’il a entreprises à la tête de l’Etat ». L’analyse est toute autre dans les colonnes de »Le Canard Indépendant ». Pour l’hebdomadaire, le gouvernement tel que publié « a plutôt l’air d’un réchauffé dont l’objet principal semble être la consolidation du pouvoir de Faure Gnassingbé dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020 ». Election de Yawa Tségan à la tête de l’Assemblée nationale Alors que »Forum de la Semaine » s’attarde sur le parcours de la nouvelle présidente de la Représentation nationale, ‘‘L’Eveil de la Nation » évoque les « raisons cachées » derrière ce choix. Le bihebdomadaire donne à savoir que « derrière cette désignation se cachent des raisons politiques et des calculs dans la perspective de 2020 ». »L’Alternative » présente l’honorable Tségan comme une « marionnette ». « En permettant l’élection de cette inspectrice des Impôts au perchoir, Faure Gnassingbé se donne les moyens de contrôler directement la présidence de l’Assemblée nationale et de faire ainsi passer ses désirs sans aucune opposition », commente le bihebdomadaire. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle législature aura des défis à relever, notamment le vote des réformes, relève »Togomatin ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour évoque les marches de la C14 prévues demain samedi. »L’Eveil de la Nation » se demande si la coalition « rassemble les ingrédients pour une prise de pouvoir par la rue ». Au surplus, »L’Alternative » révèle que des ristournes du Trésor qui devraient servir à « gratifier le personnel » de la Télévision Togolaise (TVT) sont au centre d’une « tension ». Le Service de Presse/HAAC